ADEP

ADEP veut dire Association pour Débats et Etudes sur la Pédophilie. Il s'agit donc d'un lieu pour débattre et étudier la pédophilie et surtout les pédophiles. FORUM INTERDIT AU MOINS DE 16ANS


Vous n'êtes pas connecté. Connectez-vous ou enregistrez-vous

E.6.0 Les différents types de pédophiles - Pédophiles passifs - Présentation

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas  Message [Page 1 sur 1]

Quelques extraits du livre de Latifa Bennari, "pédophilie, prévenir pour protéger". Je poste d'abord les extraits qui précèdent les témoignages de pédophiles passifs qui seront aussi postés prochainement. Je commenterai ces extraits juste après.

Lorsque j'ai commencé à parler autour de moi de donner la parole à certains pédophiles, j'ai suscité consternation et incompréhension. Mais la majorité des victimes a compris rapidement le sens de ma démarche.
Pour comprendre, il convient d'abord de réflechir. Or le traitement médiatique récent a beaucoup nui à la reflexion, en mettant en avant des cas terribles et spectaculaires.

Ce traitement volontiers sensasionnaliste des affaires dites de pédophilie renvoie à l'appétit de scandale si répandu dans nos sociétés. En un sens, ces affaires font vraiment celles de certains journaux en quête d'un tirage ou audimat maximal. Le pédophile violeur rend ainsi un fier service à ce type de presse.

Comprendre la pédophilie pour prévenir le passage à l'acte, c'est le cauchemar des rédacteurs en chef qui n'attendent que le prochain drame pour faire les gros titres. On assiste à une véritable exploitation des conséquences dramatiques pour les victimes, sans la moindre recherche qui pourrait permettre de comprendre et d'empêcher à nouveau de tels drames.
Les pédophiles sont avant tout des êtres humains, avec les mêmes besoins fondamentaux que les autres, la reconnaissance de leur droit à l'expression et une considération minimale, en tant qu'un individu.

Au nom de quoi les priver de ces droits, surtout dans la mesure où la meilleure façon de comprendre la genèse de leurs attirances est encore d'écouter ce qu'ils ont à nous dire?

Mieux comprendre la pédophilie, c'est mieux lutter contre ses conséquences, c'est être en mesure d'en protéger plus efficacement les enfants, c'est prendre en compte les évènements susceptibles de donner naissance à ce désir et apporter des réponses précoces pour aider les jeunes personnes à risque (on ne devient pas pédophile à quarante ans).

Qu'est-ce donc qu'un pédophile? La question peut paraître saugrenue, pourtant je pense indispensable de la poser et d'y répondre, tant sont grands les malentus. Un pédophile est une personne attirées sexuellement par les enfants.

Le terme pédophilie renvoie en effet à une attirance sexuelle, relativement stable et fixée , et non aux actes susceptibles d'en découler. Il est donc essentiel de poser cette distinction entre attirances et actes.

Un pédophile n'est pas nécessairement passé à l'acte . Pour désigner une personne ayant eu des relations sexuelles avec des enfants, certains spécialistes ont proposé d'utiliser le terme de pédosexuel. Un pédophile n'est pas nécessairement un pédosexuel et un pédosexuel n'est pas nécessairement un pédophile.

En effet certaines personnes en viennent à agresser sexuellement des enfants sans être attirées par les enfants en général : il peut alors s'agir d'une impulsion subite aux causes variées (alcool, drogue, détresse affective et/ou sexuelle, pulsions violentes...) ou d'une sexualité de structuration sadique (où l'âge des personnes violées n'est déterminant qu'en tant qu'élément croissant le contraste entre la puissance du violeur et la faiblesse de la victime).

Il convient aussi de dénoncer l'usage abusif qui est fait du terme pédophilie pour désigner des situations mettant en des adolescents. La pédophilie désigne l'attirance sexuelle pour les individus impubères. Lorsque les attirances sexuelles d'une personne portent sur les adolescents, on parle alors d'hébéphilie. Bien sûr la frontière n'est pas toujours étanche entre pédophilie et hébéphilie, mais il s'en faut de beaucoup que tous les pédophiles soient des hébéphiles et à l'inverse, les hébéphiles des pédophiles.

Je condamne bien évidemment le passage à l'acte pédosexuel. Mais au nom de quoi condamner des individus sexuellement attirés par les enfants qui n'en ont jamais touché un seul? Au nom de quoi les priver de leur droit à s'exprimer et à être écouté? Mon expérience m'a convaincue que l'écoute de ceux que j'appelle les pédophiles abstinents et passifs est véritablement une des clefs de voûte à la prévention de la maltraitance sexuelle.

Or pour l'instant le profil du criminel sexuel médiatisé est généralisé à tous les pédophiles, y compris à ceux qui ne sont jamais passés à l'acte. Ces derniers n'ayant jamais pu jusqu'à l'heure actuelle s'exprimer ouvertement, se retrouvent mêlés publiquement à une violence dans laquelle ils ne reconnaissent pas.

Cette vision réductrice et disqualifiante en a plongé plusieurs dans un profond désespoir, menant certains au suicide, déstabilisant d'autres jusqu'au passage à l'acte involontaire et incontrôlé.

Mon expérience me permet d'affirmer que l'interprétation et la description de leurs tendances sont souvent partielles voir erronées, ce qui exaspère au plus haut point ces pédophiles. Ces derniers sont en effet souvent excédés par l'étiquette de pervers ou de transgresseurs qui leur est systématiquement appliquée.

Pour que davantage de pédophiles frappent à la porte des praticiens, il faudrait déjà que ces derniers affichent un minimum de compétences et de connaissances dans ce domaine. Beaucoup, pour justifier leur dogmatisme, posent comme principe que tous les pédophiles sont des être sournois et manipulateurs. Je voudrais qu'ils m'expliquent dans ce cas comment ils espèrent établir une relation thérapeutique alors que d'emblée le minimum de confiance fait défaut.

Certains pédophiles sont attirés exclusivement par les petites filles, d'autres exclusivement par les petits garçons, d'autres encore par les enfants des deux sexes, avec ou non une préférence pour l'un ou l'autre. Sur internet s'est répandue une terminologie qui distingue boylovers et girlovers, souvent abrégés BL et GL. Il faut toutefois conserver à l'esprit que le concept de boylover inclut autant les pédophiles homosexuels que les pédérastes (hébéphiles homosexuels).

La pédophilie ne s'exprime pas de manière identique pour tous les pédophiles. Certains pédophiles sont attirés uniquement par des enfants appartenant à des tranches d'âges bien précises, d'autres par des enfants présentants telles ou telles caractéristiques (type de cheveux, traits de visage, constitution physique...).

J'ai constaté en outre que la présence d'attirances ponctuelles doit être un phénomène beaucoup plus répandu qu'on pourrait le croire ; cette présence d'attirances ponctuelles n'implique pas pour autant que les personnes concernées soient pédophiles, car la pédophilie suppose la fixation et le caractère récurrent des fantasmes sexuels.

Le fait que le terme de pédophilie désigne une attirance sexuelle tend à faire oublier que cette attirance se double, pas toujours mais fréquemment, d'une attirance affective. Il existe ainsi beaucoup de pédophile amoureux. C'est précisément parce qu'ils aiment les enfants que certains pédophiles abstinents ont fait le choix de ne pas passer à l'acte.

Au lieu de nier la possibilité de tels sentiments, comme s'acharnent à le faire certains protecteurs de l'enfance, il serait bon, je crois, de s'appuyer sur leur existence pour aider ces pédophiles aimants dans leur décision de protéger les enfants.

J'appelle pédophiles abstinents, ceux qui ont fait le choix assumé de ne pas passé à l'acte. Ce choix peut résulter de différentes raisons : condamnation morale du passage à l'acte, choix pragmatique de ne pas exposer l'enfant aux conséquences possibles d'une relation pédosexuelle même consentante (relecture rétrospective, répression sociale, dramatisation excessive dans le cadre d'un procès, etc...), refus d'imposer ses désirs à un enfant aimé...
Ceux que j'appelle pédophiles passifs sont ceux pour lesquels l'absence de passage à l'acte n'est pas le fruit d'une décision assumée mais le résultat de plusieurs facteurs indépendants de leur volonté, telles des inhibitions relationnelles majeures, la peur de la prison ou celle de perdre tout contact avec leurs proches... Beaucoup de ces pédophiles présentent le risque d'un passage à l'acte imprévisible et incontrôlé.
J'appelle pédophiles actifs, indépendamment de la présence de passage à l'acte ou pas, ceux qui n'excluent pas d'avoir des relation pédosexuelles. Soit en profitant d'opportunités qui s'offrent à eux, soit en les recherchant intentionnellement (en fonction d'un nombre plus ou moins important de conditions qu'ils décident de poser).

Pour finir cette esquisse de terminologie, il me reste à aborder la question du rapport personnel des pédophiles à leurs attirances. Quand la présence d'attirances pédophiliques est en contradiction avec l'image du moi de l'individu, le plongeant dans des états comme le désarroi, l'angoisse ou la honte, ces attirances sont dites, égo-dystoniques. Lorsque les attirances pédophiliques sont bien intégrées au moi de l'individu, qui les accepte donc comme partie intégrante de lui même, ces attirances sont qualifiées d'égo-synthoniques.

Les actifs sont souvent égo-synthonique, ce qui rend difficile de les convaincre d'être abstinents.

Mais un grand nombre de pédophiles abstinents sont eux aussi en égo-synthonie : le fait d'accepter pleinement leurs attirances comme une part d'eux mêmes leur permet de mieux les gérer et de vivre avec elles d'une façon qu'ils estiment satisfaisante.

En revanche, la grande majorité des pédophiles passifs se trouvaient en état d'égo-dystonie.

Il s'agit d'une situation particulièrement dangereuse, car les troubles découlant de ce dégout de soi peuvent entraîner chez eux des actes désespérés, totalement imprévisibles (suicide, viol, meurtre...).

Souvent les pédophiles passifs ont vécus pendant des années dans le refoulement de leurs attirances.

Pourtant un peu comme dans un vase qui se remplit progressivement et finit par déborder, celles-ci finissent par réapparaitre au niveau de la conscience , le plus souvent sous la forme de rêve érotique. Le pédophile passif prend alors peur d'une réalité qu'il ne peut plus se cacher, ni fuir. Dédramatiser la présence d'attirances pédophiliques est une première étape essentiel du désamorçage, faire passerla personne d'un état d'égo-dystonique et d'instabilité psychologique à un état d'égo-syntonie et de stabilité, nécessaire à la prise de recul).

Une question revient souvent : comment devient-on pédophile, quelles sont les origines?
La cause qui revient souvent est celle d'un abus précoce : le pédophile ne ferait alors que reproduire le schéma dont il fut originairement la victime. Ce type de situation existe mais ne semble pas représenter la majorité de tous les cas (tout de même près de 40% de ceux que j'ai pu rencontrer).

Je tiens à rappeler au passage que tous les enfants abusés ne deviennent pas pédophiles.

La majorité des agresseurs ayant eux mêmes été abusés durant leur enfance sont ceux qui en avaient éprouvé du plaisir en dépit de leur absence de consentement (certains avaient honte de ce plaisir).

De façon plus générale, les abandons, les pertes affectives, les pertes de repères, la mauvaise qualité des relations entre parents et enfants forment un terreau propice au développement des attirances pédophiliques.

Il ne faut pas oublier que tous les pédophiles ont d'abord été des enfants, que c'est souvent dans leur enfance que s'enracinent leurs attirances, et que malheureusement certains des enfants d'aujourd'hui deviendront les pédophiles de demain.

Les témoignages de pédophiles sont révélateurs de la diversité des attitudes et des approches.
Assumer le statut de pédophile n'est pas chose aisée, surtout lorsque l'on a exclu d'emblée d'avoir des relations sexuelles avec des enfants, comme Michel. Une fois que l'on a pris conscience de l'inutilité, voire de la nocivité, d'une lutte contre soi-même vient parfois le désir d'apprendre à s'accepter tel qu'on est, en évitant de succomber à la tentation angoissante du passage à l'acte comme Stéphane. Mais parfois ce sont aussi des leçons de la vie qui motivent le choix de l'abstinence et permettent la prise de recul, en l'absence de conflit intérieur majeur comme Arnaud.

On peut alors choisir d'oeuvrer dans le sens de la prévention comme pour Mickael et Samuel. S'agissant du désir pédophilique et de son devenir, certains pédophiles constatent que c'est seulement après avoir cessé de lutter contre celui-ci et en s'acceptant pleinement comme un tout qu'ils voient évoluer leur sexualité vers des formes socialement acceptables comme pour Samuel. Parfois, la page est même définitivement tournée, par exemple dans le cadre d'une vie de couple comme pour Patrice.

Certains pédophiles abstinents qui s'assument pleinement me contactent pour m'exposer les mécanismes qu'ils ont mis en place dans leur vie afin de mieux gérer leurs attirances pédophiliques sans déraper, sans souffrir et sans forcément utiliser de supports visuels. Ils souhaitent apporter un soutien et une espérance aux jeunes pédophiles qui découvrent leur orientation sexuelle, pour les encourager à ne pas se replier sur eux-même dans la souffrance et la honte.



Voir le profil de l'utilisateur http://adep.etudiantforum.com
Lorsque j'ai commencé à parler autour de moi de donner la parole à certains pédophiles, j'ai suscité consternation et incompréhension. Mais la majorité des victimes a compris rapidement le sens de ma démarche.
Pour comprendre, il convient d'abord de réflechir. Or le traitement médiatique récent a beaucoup nui à la reflexion, en mettant en avant des cas terribles et spectaculaires.

Tout à fait et en plus des cas qualifiés à tord de pédophilie, alors que la pédophilie, c'est l'attraction sexuelle pour l'enfance, ce ne sont pas les crimes sexuels envers les enfants. De nos jours du coup, on confond pédophilie et pédocriminalité et on en vient à faire l'amalgame du style, un pédophile fait forcément du mal aux enfants alors que c'est faux. D'où effectivement le fait que les médias ont fortement nui à la reflexion. De nos jours on entend souvent "arrêté pour pédophilie", alors qu'on ne peut pas arrêter quelqu'un parce que c'est un pédophile, mais parce qu'il a fait du mal sexuellement à des enfants. Sans compter que de nombreux cas de pédocriminalités ne sont pas commis par de vrais pédophiles.

Ce traitement volontiers sensasionnaliste des affaires dites de pédophilie renvoie à l'appétit de scandale si répandu dans nos sociétés. En un sens, ces affaires font vraiment celles de certains journaux en quête d'un tirage ou audimat maximal. Le pédophile violeur rend ainsi un fier service à ce type de presse.

Oui et de nombreux journalistes n'hésitent d'ailleurs même pas à en rajouter et déformer la réalité pour obtenir un reportage ou article plus sensassionnel par appat du gain.

Comprendre la pédophilie pour prévenir le passage à l'acte, c'est le cauchemar des rédacteurs en chef qui n'attendent que le prochain drame pour faire les gros titres. On assiste à une véritable exploitation des conséquences dramatiques pour les victimes, sans la moindre recherche qui pourrait permettre de comprendre et d'empêcher à nouveau de tels drames.
Les pédophiles sont avant tout des êtres humains, avec les mêmes besoins fondamentaux que les autres, la reconnaissance de leur droit à l'expression et une considération minimale, en tant qu'un individu.

Oui et ça, des tas de gens l'oublient, tant la société tend à déshumaniser les pédophiles, souvent qualifiés de monstruosités et autres rejouissances permettant aux gens de lâcher leur haine et mépris (ce qui est un besoin chez les humains). Ces gens pronent aussi souvent la torture et la mort pour les pédophiles, parfois, voir souvent sans tenir compte du fait que le pédophile ait abusé d'enfant ou non. Voir le sujet : http://adep.etudiantforum.com/t75-h5-le-point-de-vue-des-gens-comparaison-entre-les-pedophiles-et-les-antipedophiles
Les pédophiles ont les mêmes droits et mêmes interdits que tous. Ils ont droit d'aimer les enfants, de les toucher sans leur faire de mal, comme un non pédophile le ferait affectueusement par exemple. Ils ont droit de fréquenter des enfants, de regarder et prendre un plaisir sexuel avec des images et des vidéos d'enfants dans lesquelles les enfants ne souffrent pas. Et ils n'ont pas le droit de faire du mal aux enfants de quelque manière que ce soit. Ni plus, ni moins que n'importe quel autre individu non pédophile.

Au nom de quoi les priver de ces droits, surtout dans la mesure où la meilleure façon de comprendre la genèse de leurs attirances est encore d'écouter ce qu'ils ont à nous dire?

Oui, laisser les pédophiles s'exprimer est important, pour eux et pour mieux comprendre la problématique. Car effectivement comme je le dis souvent, lutter contre la pédosexualité et tenter de remédier aux problèmes de la pédophilie sans la comprendre, celà revient à soigner un malade sans savoir pourquoi et comment il est malade, ce qui a donc de grandes chances d'échouer.

Mieux comprendre la pédophilie, c'est mieux lutter contre ses conséquences, c'est être en mesure d'en protéger plus efficacement les enfants, c'est prendre en compte les évènements susceptibles de donner naissance à ce désir et apporter des réponses précoces pour aider les jeunes personnes à risque (on ne devient pas pédophile à quarante ans).

Effectivement, le but est non seulement d'aider les pédophiles en détresse (et il y en a beaucoup) mais aussi de leur apprendre à ne pas faire de mal aux enfants. Celà peut paraitre utopique, mais en sensibilisant les pédophiles sur le danger que représente la pédosexualité, leur apprenant le respect envers les enfants, à exploiter leurs sentiments amoureux et de tendresse pour les enfants, celà peut faire en sorte à ce que de nombreux pédophiles ne fassent plus de mal aveuglément et hypocritement aux enfants, mais au contraire qu'ils les protègent. Je dis d'ailleurs souvent que les enfants ne devraient appartenir à personnes, pas même à leurs propres parents. Ils devraient être réservés à ceux qui les aiment et qui les protègent.

Qu'est-ce donc qu'un pédophile? La question peut paraître saugrenue, pourtant je pense indispensable de la poser et d'y répondre, tant sont grands les malentus. Un pédophile est une personne attirées sexuellement par les enfants.

Pas tout à fait, c'est surtout une personne attirée sexuellement par l'enfance. Ce qui l'attire envers les enfants, ce sont les caractéristiques propres aux enfants et éventuellement exclues des adultes.

Le terme pédophilie renvoie en effet à une attirance sexuelle, relativement stable et fixée , et non aux actes susceptibles d'en découler. Il est donc essentiel de poser cette distinction entre attirances et actes.

Oui!

Un pédophile n'est pas nécessairement passé à l'acte . Pour désigner une personne ayant eu des relations sexuelles avec des enfants, certains spécialistes ont proposé d'utiliser le terme de pédosexuel. Un pédophile n'est pas nécessairement un pédosexuel et un pédosexuel n'est pas nécessairement un pédophile.

Oui. Et il est plus que temps que chacun y mette du sien pour comprendre tout celà, car c'est très important.

En effet certaines personnes en viennent à agresser sexuellement des enfants sans être attirées par les enfants en général : il peut alors s'agir d'une impulsion subite aux causes variées (alcool, drogue, détresse affective et/ou sexuelle, pulsions violentes...) ou d'une sexualité de structuration sadique (où l'âge des personnes violées n'est déterminant qu'en tant qu'élément croissant le contraste entre la puissance du violeur et la faiblesse de la victime).

Oui. Voir aussi le dossier sur les pédophiles sadiques et dominants : http://adep.etudiantforum.com/t83-e5-les-differents-types-de-pedophiles-les-pedophiles-sadiques-et-ou-dominants

Il convient aussi de dénoncer l'usage abusif qui est fait du terme pédophilie pour désigner des situations mettant en des adolescents. La pédophilie désigne l'attirance sexuelle pour les individus impubères. Lorsque les attirances sexuelles d'une personne portent sur les adolescents, on parle alors d'hébéphilie. Bien sûr la frontière n'est pas toujours étanche entre pédophilie et hébéphilie, mais il s'en faut de beaucoup que tous les pédophiles soient des hébéphiles et à l'inverse, les hébéphiles des pédophiles.

Effectivement, l'attraction envers les adolescents, appelée éphébophilie (ou hébéphilie), n'est pas la même chose que la pédophilie. Malgré parfois quelques points communs, notamment la relation inégalitaire entre l'adulte et l'ado et l'adulte et l'enfant, l'attraction éphébophile ne repose pas sur les mêmes critères que la pédophilie qui est l'attraction envers l'enfance tandis que l'éphébophilie se focalise sur des critères plus adultes, ou oscillant entre enfance et adulte. Mais de nombreux pédophiles attirés par les petites filles ne sont pas attirés par les adolescentes quand elles commencent à avoir une taille adulte et des seins, car celà les empêchent de considérer ces jeunes filles comme des enfants, car ce sont des critères propres aux adultes et non aux enfants. Pareil pour des pédophiles qui aiment les jeunes garçons, quand ces derniers commencent à avoir des poils au visage et la voix qui mue, l'attraction pédophile n'est parfois plus, car le pédophile ne peut plus considérer le jeune garçon comme un enfant. Pour des éphébophiles, c'est parfois le contraire, certains sont attirés par les enfants, mais ils ont besoin de critères accentuant plus la masculinité ou la féminité, comme la voix forte pour les garçons et les seins pour les filles. Ce qui fait que certains éphébophiles veulent d'un enfant mais ayant déjà quelques caractéristiques adultes, donc ils préfèrent les adolescent(e)s.

Je condamne bien évidemment le passage à l'acte pédosexuel. Mais au nom de quoi condamner des individus sexuellement attirés par les enfants qui n'en ont jamais touché un seul? Au nom de quoi les priver de leur droit à s'exprimer et à être écouté? Mon expérience m'a convaincue que l'écoute de ceux que j'appelle les pédophiles abstinents et passifs est véritablement une des clefs de voûte à la prévention de la maltraitance sexuelle.

Oui. Attention toutefois, toucher un enfant n'est pas interdit, tant que celà est fait sans mal.

Or pour l'instant le profil du criminel sexuel médiatisé est généralisé à tous les pédophiles, y compris à ceux qui ne sont jamais passés à l'acte. Ces derniers n'ayant jamais pu jusqu'à l'heure actuelle s'exprimer ouvertement, se retrouvent mêlés publiquement à une violence dans laquelle ils ne reconnaissent pas.

Effectivement oui, de nombreux pédophiles ne se reconnaissent pas du tout dans de nombreux profils de prétendus pédophiles médiatisés ou des pédophiles cités et généralisés par des faux experts, comme Pierre Mailloux qui affirme que les pédophiles se marient tous avec des mères ayant des enfants pour abuser de ces derniers. De nombreux pédophiles, même actifs, ne sont pas du tout comme ça.

Cette vision réductrice et disqualifiante en a plongé plusieurs dans un profond désespoir, menant certains au suicide, déstabilisant d'autres jusqu'au passage à l'acte involontaire et incontrôlé.

Oui, empêcher et nuire à la compréhension de la pédophilie et des pédophiles, fait aussi que ces derniers finissent par passer à l'acte, alors qu'une considération, un respect, une écoute appropriée contribueraient beaucoup à ce que celà n'arrive pas. On rejette souvent tout sur les pédophiles, qui seraient malades, dangereux, voir programmés à l'avance pour abuser d'enfants, mais la société et les gens ont aussi leurs parts de responsabilité, tant ils jouent un rôle important dans les influences à passer à l'acte ou pas. Beaucoup nie cette responsabilité, évidemment car c'est plus facile de tout mettre sur le dos des pédophiles, et parce que celà leur permet de mieux mépriser ces derniers, ce qui est parfois, voir souvent le but de la manoeuvre.

Mon expérience me permet d'affirmer que l'interprétation et la description de leurs tendances sont souvent partielles voir erronées, ce qui exaspère au plus haut point ces pédophiles. Ces derniers sont en effet souvent excédés par l'étiquette de pervers ou de transgresseurs qui leur est systématiquement appliquée.

Effectivement, l'étiquette de pervers revient très souvent. On dit de la pédophilie que c'est une perversion sexuelle, alors que normalement la perversion pédophile, n'est pas la pédophilie elle même, mais un comportement qui consiste à pervertir les enfants pour les pousser à avoir des rapports sexuels. Il y a donc une forte nuance avec la pédophilie, qui est l'attraction sexuelle envers l'enfance et non un comportement. Voir les deux sujets sur les pédophiles pervers :
http://adep.etudiantforum.com/t66-e41-les-differents-types-de-pedophiles-les-pedophiles-pervers-autobiographie-d-un-pedophile-pervers
http://adep.etudiantforum.com/t67-e42-les-differents-types-de-pedophiles-les-pedophiles-pervers-la-perversion-pedophile-qu-est-ce-que-c-est
Quant à l'étiquette de transgresseur, elle est tout aussi abusive. Je l'ai rarement entendue contrairement à l'étiquette de pervers par contre. Un pédophile ne transgresse pas forcément la loi ou l'intimité des enfants.

Pour que davantage de pédophiles frappent à la porte des praticiens, il faudrait déjà que ces derniers affichent un minimum de compétences et de connaissances dans ce domaine. Beaucoup, pour justifier leur dogmatisme, posent comme principe que tous les pédophiles sont des être sournois et manipulateurs. Je voudrais qu'ils m'expliquent dans ce cas comment ils espèrent établir une relation thérapeutique alors que d'emblée le minimum de confiance fait défaut.

Malheureusement, je confirme celà aussi. De nombreux praticiens, même les prétendus meilleurs, ont une compétences relativement limitée dans la compréhension de la pédophilie. Beaucoup d'entre eux généralisent effectivement, comme ceux qui pensent que les pédophiles sont tous des manipulateurs. Beaucoup ne cherchent qu'à dénoncer des activités illgales sans écouter leurs patients. Généraliser pour les gens non thérapeute se comprend, mais pour des praticiens, c'est vraiment un comble. Ils savent très bien par exemple que quand ils ont un pédophile en face d'eux, c'est un individu unique, avec un point de vue et vécu unique et non la généralité des pédophiles qui existent. Généraliser est toujours partiellement hypocrite, car celà consiste à voir ce qu'on veut voir, et à faire voir aux autres ce qu'on veut qu'ils voyent en dissimulant des parts de la vérité dérangeantes. Comble des combles de la part d'un thérapeute. De nombreux autres thérapeutes iront aussi jusqu'à questionner le pédophile encore et encore, jusqu'à lui faire dire ce qu'ils veulent qu'il dise, quitte à ce que ce soit faux, voir laver le cerveau du pédophile. Et certains thérapeute font la même chose avec des victimes. Ce qui est bête, c'est que ce mode opératoire est le même que celui du pédophile pervers qui cherche à laver le cerveau des enfants vis à vis des rapports sexuels. De nombreux thérapeutes adoptent bêtement l'extrême inverse en faisant de la généralisation et en lavant le cerveau de leurs patients. Ainsi j'ai vu de nombreuses victimes pourtant suivies qui n'avait plus aucune lucidité et qui sortait un discours du style que les pédophiles ne regrettaient jamais leurs actes pédosexuels. Visiblement, le thérapeute a mis cette idée dans la tête de la victime afin de la déculpabiliser et qu'elle croit ce qui l'arrange. Déculpabiliser les victimes, c'est bien, il faut le faire, mais intelligemment pas en les aveuglant autant que les pédocriminels le font.

Certains pédophiles sont attirés exclusivement par les petites filles, d'autres exclusivement par les petits garçons, d'autres encore par les enfants des deux sexes, avec ou non une préférence pour l'un ou l'autre. Sur internet s'est répandue une terminologie qui distingue boylovers et girlovers, souvent abrégés BL et GL. Il faut toutefois conserver à l'esprit que le concept de boylover inclut autant les pédophiles homosexuels que les pédérastes (hébéphiles homosexuels).

Les boylovers et girlovers désignent surtout, principalement des pédophiles qui assument leurs attractions envers les enfants (éventuellement adolescent(e)s). Souvent ils fréquentent des enfants ou cherchent à en fréquenter. Voir sinon, ma classification des pédophiles sur le lien suivant : http://adep.etudiantforum.com/f10-e-les-differents-types-de-pedophiles
Et le lien sur les childlovers : http://adep.etudiantforum.com/t28-e22-les-differents-types-de-pedophiles-les-pedophiles-assumes-les-childlovers

La pédophilie ne s'exprime pas de manière identique pour tous les pédophiles. Certains pédophiles sont attirés uniquement par des enfants appartenant à des tranches d'âges bien précises, d'autres par des enfants présentants telles ou telles caractéristiques (type de cheveux, traits de visage, constitution physique...).

Les pédophiles ont chacun leurs critères d'attractions et leurs préférences, comme n'importe quel autre individu. Ils ne sont pas attirés par n'importe quel enfant. Et généralement, contrairement à ce que Pierre Mailloux affirme, les pédophiles accordent une grande importance au visage et au sexe de l'enfant (seuls 10% des boylovers aiment aussi les petites filles et généralement il y a toujours une préférence). Mailloux affirme que seul le corps enfantin compte pour les pédophiles, ce qui est complètement faux, ce n'est presque jamais le cas. Voir dossier sur les critères d'attraction des pédophiles :
http://adep.etudiantforum.com/t55-h42-points-de-vue-des-gens-points-de-vue-des-pedophiles-leurs-criteres-d-attraction

J'ai constaté en outre que la présence d'attirances ponctuelles doit être un phénomène beaucoup plus répandu qu'on pourrait le croire ; cette présence d'attirances ponctuelles n'implique pas pour autant que les personnes concernées soient pédophiles, car la pédophilie suppose la fixation et le caractère récurrent des fantasmes sexuels.

La pédophilie est, j'en suis sûr, plus naturelle qu'on pourrait le croire, car :
-De sources non sûres, apparemment 30% des hommes répondraient positivement à des stimuli pédophiles.
-Les gens attirés par les enfants sont fréquents. Ils ne sont généralement pas pédophiles, mais l'attraction physique et sentimentale est bien là pour beaucoup de gens, ce qui sous-entend que suivant leurs structurations entre autres, ces gens là pourraient être pédophiles.
-Rien n'est absolue chez les humains. Un individu ne peut pas être 100% hétérosexuel. Il y a toujours une part plus ou moins grosse aussi d'homosexualité et même de pédophilie. Celà dépend après de comment la personne s'est structurée, ainsi que son point de vue. La génétique a selon moi un certain rôle à jouer aussi.
Je ne dirais pas que la pédophilie suppose le caractère récurrent des fantasmes sexuels. Je dirais surtout qu'elle repose sur le plaisir sexuel vis à vis des stimuli pédophiles. C'est à dire un plaisir sexuel à voir, fréquenter et toucher des enfants.

Le fait que le terme de pédophilie désigne une attirance sexuelle tend à faire oublier que cette attirance se double, pas toujours mais fréquemment, d'une attirance affective. Il existe ainsi beaucoup de pédophile amoureux. C'est précisément parce qu'ils aiment les enfants que certains pédophiles abstinents ont fait le choix de ne pas passer à l'acte.

Oui et c'est là dessus qu'il faut jouer aussi pour sensibiliser les pédophiles à faire du bien aux enfants au lieu de leur faire du mal. La pédophilie a de bonnes chances d'être, dans de nombreux cas, dûe à une affection pour les enfants tellement forte qu'elle en devient aussi sexuelle.
Il y a aussi des pédophiles actifs qui ont occasionnellement des rapports sexuels avec des enfants, en s'autopersuadant de ne pas leur faire de mal, généralement en s'assurant que l'enfant est demandeur et apprécie ces rapports sexuels. Très souvent, ces pédophiles là influencent aussi l'enfant à avoir des rapports sexuels, mais ils sont sûrs de ne pas leur faire de mal. D'un côté, il y a une petite part d'égocentrisme qui tire profit de l'enfance (l'humain est égocentrique de nature de toutes façons), d'un autre, il y a quand même une part de respect qui refuse d'imposer à l'enfant les rapports sexuels, alors ils l'obtiennent d'une manière douce, qu'ils considèrent comme étant respectueuse, sans se rendre compte des risques pour les enfants. On appelle ces pédophiles, les actifs de bonne foi.

Au lieu de nier la possibilité de tels sentiments, comme s'acharnent à le faire certains protecteurs de l'enfance, il serait bon, je crois, de s'appuyer sur leur existence pour aider ces pédophiles aimants dans leur décision de protéger les enfants.

C'est sûr que de nombreux protecteurs de l'enfance (ou prétendus protecteurs de l'enfance, car beaucoup cherchent plus à nuire aux pédophiles que protéger les enfants) nient hypocritement l'existence de ces types de pédophiles.

J'appelle pédophiles abstinents, ceux qui ont fait le choix assumé de ne pas passé à l'acte. Ce choix peut résulter de différentes raisons : condamnation morale du passage à l'acte, choix pragmatique de ne pas exposer l'enfant aux conséquences possibles d'une relation pédosexuelle même consentante (relecture rétrospective, répression sociale, dramatisation excessive dans le cadre d'un procès, etc...), refus d'imposer ses désirs à un enfant aimé...
Ceux que j'appelle pédophiles passifs sont ceux pour lesquels l'absence de passage à l'acte n'est pas le fruit d'une décision assumée mais le résultat de plusieurs facteurs indépendants de leur volonté, telles des inhibitions relationnelles majeures, la peur de la prison ou celle de perdre tout contact avec leurs proches... Beaucoup de ces pédophiles présentent le risque d'un passage à l'acte imprévisible et incontrôlé.
J'appelle pédophiles actifs, indépendamment de la présence de passage à l'acte ou pas, ceux qui n'excluent pas d'avoir des relation pédosexuelles. Soit en profitant d'opportunités qui s'offrent à eux, soit en les recherchant intentionnellement (en fonction d'un nombre plus ou moins important de conditions qu'ils décident de poser).

Ceux qu'elle appelle pédophiles passifs sont en fait des pédophiles qui passeraient volontier à l'acte si il n'y avait pas de lois l'interdisants. On peut considérer alors que ce ne sont pas des pédophiles respectueux, contrairement à ceux qu'elle appelle les pédophiles abstinents. (Voir ma classification des pédophiles).

Pour finir cette esquisse de terminologie, il me reste à aborder la question du rapport personnel des pédophiles à leurs attirances. Quand la présence d'attirances pédophiliques est en contradiction avec l'image du moi de l'individu, le plongeant dans des états comme le désarroi, l'angoisse ou la honte, ces attirances sont dites, égo-dystoniques. Lorsque les attirances pédophiliques sont bien intégrées au moi de l'individu, qui les accepte donc comme partie intégrante de lui même, ces attirances sont qualifiées d'égo-synthoniques.

Moi, pour faire simple, je distingue les pédophiles assumés (donc égo-synthoniques) et non assumés (égo-dystoniques). Et effectivement l'intégration des attirances au moi psychologique (la conscience et connaissance de soi) joue un rôle très important dans l'acceptation ou non. Quand ce n'est pas le cas, le pédophile a effectivement souvent honte et est souvent angoissé. Voir le sujet sur les pédophiles non assumés : http://adep.etudiantforum.com/t29-e31-les-differents-types-de-pedophiles-les-pedophiles-non-assumes-pourquoi
Et aussi sur les assumés, généralement ce sont les childlovers : http://adep.etudiantforum.com/t28-e22-les-differents-types-de-pedophiles-les-pedophiles-assumes-les-childlovers

Les actifs sont souvent égo-synthonique, ce qui rend difficile de les convaincre d'être abstinents.

Oui, car comme dit plus haut, souvent ils s'autopersuadent de ne pas faire de mal aux enfants, ce qui les aident encore plus à assumer leurs pédophilies et pédosexualités. Leur demander d'être abstinents, c'est donc souvent aussi leur demander de renoncer à ce qu'ils veulent croire et ont besoin de croire pour mieux vivre leurs pédophilies, ce qui est en effet très dure.

Mais un grand nombre de pédophiles abstinents sont eux aussi en égo-synthonie : le fait d'accepter pleinement leurs attirances comme une part d'eux mêmes leur permet de mieux les gérer et de vivre avec elles d'une façon qu'ils estiment satisfaisante.

Bien sûr aussi. De nombreux pédophiles assumés refusent les rapports sexuels avec les enfants et ont appris à se contenter de virtuels, d'images, de vidéos (pas forcément illégales) et de rapports légaux avec des enfants avec des contacts physiques qui leur apportent à la fois un plaisir affectif, sentimental et sexuel.

En revanche, la grande majorité des pédophiles passifs se trouvaient en état d'égo-dystonie.

Les pédophiles non assumés très souvent sont des pédophiles qui n'ont pas de sentiments pour les enfants. Leurs pédophilies ne se résument alors qu'à des envies voir des pulsions sexuelles, ce qui fait que quand ils sont passifs, ils ont vraiment très peu de chances d'assumer leurs pédophilies, puisque non seulement ils ne peuvent se satisfaire sentimentalement (puisqu'ils n'ont pas de sentiment) mais ils ne peuvent pas se satisfaire sexuellement, ce qui les empêche encore plus d'assumer leurs pédophilies qui rend ces pédophiles beaucoup plus malheureux qu'autres choses. Alors que les pédophiles assumés qui exploitent leurs pédophilies en se satisfaisant sexuellement et sentimentalement sont souvent heureux. Contrairement à ce qu'on pourrait croire, la pédophilie heureuse existe. Pour les pédophiles et les enfants.

Il s'agit d'une situation particulièrement dangereuse, car les troubles découlant de ce dégout de soi peuvent entraîner chez eux des actes désespérés, totalement imprévisibles (suicide, viol, meurtre...).

D'après ce que je sais, fréquemment quand on refoule sa pédophilie, surtout si elle est très forte (on est pédophile à différent degré), on se crée une forte frustration qui va croissante et qui fait qu'on n'arrive pas à se satisfaire et quand la goutte fait déborder le vase, le pédophile peut en quelque sorte faire exploser sa frustration pédophile de manière violente et brutale en passant à l'acte subitement et en relachant toute la frustration accumulée. Un peu comme une personne qui fait semblant d'être gentil, qui joue un rôle qui ne lui correspond pas, à force de frustration de ne pas être soi même, la véritable personnalité fait surface de manière brutale en chassant le personnage que nous ne sommes pas.

Voir le profil de l'utilisateur http://adep.etudiantforum.com
Souvent les pédophiles passifs ont vécus pendant des années dans le refoulement de leurs attirances.

Oui, puisqu'ils n'assument pas leurs pédophilies, ils essayent de la rejeter et de la refouler. Celà arrive souvent aux pédophiles tardifs, qui développent leurs pédophilies tardivement et donc ne l'ont pas bien intégré à leur moi et qui donc pour reprendre les termes de Mme Bennari, sont égo-dystoniques.

Pourtant un peu comme dans un vase qui se remplit progressivement et finit par déborder, celles-ci finissent par réapparaitre au niveau de la conscience , le plus souvent sous la forme de rêve érotique. Le pédophile passif prend alors peur d'une réalité qu'il ne peut plus se cacher, ni fuir. Dédramatiser la présence d'attirances pédophiliques est une première étape essentiel du désamorçage, faire passerla personne d'un état d'égo-dystonique et d'instabilité psychologique à un état d'égo-syntonie et de stabilité, nécessaire à la prise de recul).

Autrement dit, le désamorçage consisterait à aider le pédophile à assumer ses attractions sans faire de mal. Ce qui est doublement difficile. Car d'une part, il est très difficile de pousser un individu a changé son point de vue, comme pousser un pédophile non assumé à assumer sa pédophilie. Et c'est encore plus dur parfois quand il s'agit en plus de l'interdire de passer à l'acte. Mais sinon, pour certains cas, il faut sinon pousser le pédophile à assumer sa pédophilie, du moins lui apprendre à vivre avec et la gérer. Après il y a différentes façons de gérer sa pédophilie et il n'est pas forcément nécessaire de l'assumer. On peut la gérer tout en la refoulant, si on arrive à se satisfaire sexuellement, notamment pour les pédophiles non exclusifs. Par exemple, un hétérosexuel qui est aussi pédophile peut très bien réussir à refouler sa pédophilie en ne vivant que des relations amoureuses et sexuelles qu'avec des femmes, ce qui l'aide à mettre de côté sa pédophilie, surtout si c'est un pédophile non préférentiel.

Une question revient souvent : comment devient-on pédophile, quelles sont les origines?
La cause qui revient souvent est celle d'un abus précoce : le pédophile ne ferait alors que reproduire le schéma dont il fut originairement la victime. Ce type de situation existe mais ne semble pas représenter la majorité de tous les cas (tout de même près de 40% de ceux que j'ai pu rencontrer).

En réalité, c'est largement moins que ça. Latifa Bennari semble surtout avoir rencontré des pédophiles en détresse ou arrêtés, jéduciarisés. Et ces cas précités sont loin de représenter l'ensemble des pédophiles. Les pédophiles en détresse sont souvent des pédophiles non assumés et il arrive fréquemment que ces derniers n'assument leur pédophilie à cause de l'image abusive et souffrante qu'ils en ont, à cause de leurs propres statuts de victimes. Mais de nombreux pédophiles assumés n'ont jamais été abusés et ne considèrent pas alors la pédophilie voir la pédosexualité pour certains actifs, comme se résumant à des relations abusives.
Mais il arrive néanmoins en effet que la pédophilie soit dûe à un trauma, notamment un abus sexuel étant enfant. Voir le sujet équivoque : http://adep.etudiantforum.com/t18-d1-cas-soignables-pedosexualite-suite-a-un-trauma

Je tiens à rappeler au passage que tous les enfants abusés ne deviennent pas pédophiles.

Que je sache environ 10% reproduisent les abus qu'ils ont subis (ce qui fait des pédosexuels et non pas forcément des pédophiles).

La majorité des agresseurs ayant eux mêmes été abusés durant leur enfance sont ceux qui en avaient éprouvé du plaisir en dépit de leur absence de consentement (certains avaient honte de ce plaisir).

Oui. Mais parmi ceux qui reproduisent, il doit bien y avoir aussi ceux qui normalisent l'abus sexuel (comme c'est le cas de ceux qui éprouvent du plaisir et se disent que les enfants qu'ils abuseront en auront aussi) et considèrent qu'il est normal d'avoir été dominés, violentés voir plongé dans une atmosphère glauque et terrifiante, voir parfois torturés. Celà dépend en partie notamment de la fréquence et durée des abus sexuels. Plus les abus sont répétés durant une longue période, plus l'enfant normalisera ses abus et aura des chances de les reproduire. Voir le sujet sur les circonstances des abus sexuels : http://adep.etudiantforum.com/t60-m2-les-victimes-les-circonstances-des-abus-sexuels

De façon plus générale, les abandons, les pertes affectives, les pertes de repères, la mauvaise qualité des relations entre parents et enfants forment un terreau propice au développement des attirances pédophiliques.


Effectivement, ces raisons peuvent provoquer une réaction en chaine qui peuvent faire développer l'attirance et/ou les sentiments pédophiliques.

Il ne faut pas oublier que tous les pédophiles ont d'abord été des enfants, que c'est souvent dans leur enfance que s'enracinent leurs attirances, et que malheureusement certains des enfants d'aujourd'hui deviendront les pédophiles de demain.

Tout à fait, c'est notamment souvent durant l'enfance que les premières attractions et premiers sentiments pédophiles apparaissent. Souvent on dit que quand un jeune garçon de dix ans se met à développer des attirances pour des garçons de son âge, c'est de l'homosexualité et que celà devient de la pédophilie si ils n'évoluent pas dans la tranche d'âge de ses attractions. Hé ben non, pas forcément. Si le garçon est attiré par le fait que ces garçons qui l'attirent soient des enfants, c'est déjà de la pédophilie. Si il est attiré par la masculinité des garçons de son âge, là oui, c'est de l'homosexualité. La différence ne se voit pas encore, mais les sentiments et critères d'attraction ne sont pas du tout les mêmes si c'est l'un ou l'autre.
Durant l'enfance on se découvre, on découvre ses sentiments, ses attractions et on construit son point de vue. Suivant ces sentiments, points de vue, besoins etc... Un enfant developpera éventuellement une pédophilie.
"Malheureusement certains des enfants deviendront des pédophiles". Celà peut sembler étrange, mais moi, j'enlèverais le mot malheureusement. Certains pédophiles sont heureux voir fiers d'être pédophiles. Si ils le sont sans faire de mal aux enfants, voir qu'ils prennent plaisir à rendre heureux les enfants pour lesquels ils ont de forts sentiments, la pédophilie peut être une bonne chose.

Les témoignages de pédophiles sont révélateurs de la diversité des attitudes et des approches.
Assumer le statut de pédophile n'est pas chose aisée, surtout lorsque l'on a exclu d'emblée d'avoir des relations sexuelles avec des enfants, comme Michel. Une fois que l'on a pris conscience de l'inutilité, voire de la nocivité, d'une lutte contre soi-même vient parfois le désir d'apprendre à s'accepter tel qu'on est, en évitant de succomber à la tentation angoissante du passage à l'acte comme Stéphane. Mais parfois ce sont aussi des leçons de la vie qui motivent le choix de l'abstinence et permettent la prise de recul, en l'absence de conflit intérieur majeur comme Arnaud.

Pas grand chose à dire, si ce n'est que oui, les pédophiles feraient mieux d'apprendre à vivre avec leurs attractions plutot que les refouler. Beaucoup de gens, même des thérapeutes vont jusqu'à affirmer bêtement à des pédophiles en détresse que c'est soignable et que celà disparait si on se soigne. Chose à ne surtout pas leur dire, car c'est souvent faux. Voir le sujet sur comment aider les pédophiles en détresse : http://adep.etudiantforum.com/t30-e32-les-differents-types-de-pedophiles-les-pedophiles-non-assumes-comment-les-aider

On peut alors choisir d'oeuvrer dans le sens de la prévention comme pour Mickael et Samuel. S'agissant du désir pédophilique et de son devenir, certains pédophiles constatent que c'est seulement après avoir cessé de lutter contre celui-ci et en s'acceptant pleinement comme un tout qu'ils voient évoluer leur sexualité vers des formes socialement acceptables comme pour Samuel. Parfois, la page est même définitivement tournée, par exemple dans le cadre d'une vie de couple comme pour Patrice.

Chaque cas est différent. Certains acceptent mieux leur pédophilie quand ils parviennent à donner à sens à ce dernier, comme pour faire de la prévention et venir en aide aux autres. D'autres parviennent à mettre leur pédophilie de côté, notamment en exploitant leur sexualité autrement, comme un pédophile qui est aussi hétérosexuel, il peut réussir à mettre de côté ses attractions pédophiles en se satisfaisant sexuellement et sentimentalement avec des femmes, surtout si son attraction envers les femmes est suffisamment forte pour le satisfaire pleinement.
Il vaut mieux en effet accepter en quelque sorte sa pédophilie et apprendre à vivre avec et la gérer qu'essayer de la rejeter et faire comme si elle n'existait pas. Dans bien des cas, celà est voué à l'échec. Les attractions surtout si il y a des sentiments, celà ne s'obtient pas par la force. Celà se développe tout seul et indépendamment de notre volonté.

Certains pédophiles abstinents qui s'assument pleinement me contactent pour m'exposer les mécanismes qu'ils ont mis en place dans leur vie afin de mieux gérer leurs attirances pédophiliques sans déraper, sans souffrir et sans forcément utiliser de supports visuels. Ils souhaitent apporter un soutien et une espérance aux jeunes pédophiles qui découvrent leur orientation sexuelle, pour les encourager à ne pas se replier sur eux-même dans la souffrance et la honte.

Il est étonnant que l'auteur utilise le terme "orientation sexuelle" pour désigner la pédophilie. De nombreux experts, notamment Pierre Mailloux (encore lui je sais), disent que la pédophilie n'est pas une orientation sexuelle mais une pervertion ou une maladie. Pourtant la pédophilie est aussi une orientation sexuelle, quoi qu'en disent ces (faux) experts. La pédophilie est dans certains cas pathologique, mais dans bien d'autres cas, elle est simplement une question de gouts différents, besoins différents, sentiments différents. Celà fait des pédophiles, des gens différents certes, mais pas malades ni pervert (surtout que la pervertion est une question de comportement et non d'attirance)




Voir le profil de l'utilisateur http://adep.etudiantforum.com

Contenu sponsorisé


Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut  Message [Page 1 sur 1]

Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum