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M.5.1-Les victimes - Témoignage de Said, une victime algérienne

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Témoignages de victime : Said

Il s'agit d'une victime de maltraitance sexuelle étant enfant en Algérie. Ce témoignage est extrait du livre "pédophilie : prévenir pour protéger" écrit par Latifa Bennari, fondatrice de l'association l'ange bleu, voir le topic suivant :
http://adep.etudiantforum.com/t41-j1-les-temoignages-l-ange-bleu
Notez que dans le livre, le témoignage est raporté exactement comme la victime l'a écrit, mais j'ai préféré résumer les propos de la victime en écrivant de manière abrégée à la troisième personne écrit en italique puis faire les commentaires en écriture normale.
Il est dit que ce témoignage a été choisi pour figurer dans le livre en raison de la pertinence des propos et que c'est représentatif de ce qui arriverait fréquemment en Algérie malgré le fait que la victime soit un garçon (qui est supposé plus rare que les victimes filles).


Personnellement, j'ai encore beaucoup de mal à situer quel sexe est plus abusé que l'autre dans les cas de maltraitance sexuelle concernant les enfants. Les adolescents et les adultes sont à l'évidence plutôt des individus de sexe féminin. Mais dans les enfants, des chiffres indiqueraient que un tiers des victimes sont des jeunes garçons et les deux autres tiers sont des filles. Apparemment dans les affaires de pédosexualité commis par des hommes de dieu ou des sectes. Les garçons semblent aussi plus visés par les prédateurs qui exercent des métiers près des enfants, comme les éducateurs ou enseignants. Tandis que les filles sont plus visées par les incestueux et les beaux parents. Je distingue les cas d'inceste des cas d'abus commis par des beaux pères, car l'inceste désigne surtout un rapport sexuel entre un enfant et son parent direct, tandis que le beau père notamment si il n'a rencontré que l'enfant récemment ne sera pas vu comme un parent direct, mais plutôt une tierce personne.

-Said voudrait entamer une procédure judiciaire contre des pédophiles dans sa ville, Annaba.
-LB (Latifa bennari) : Je tiens à vous féliciter pour votre courage dans un milieu et un contexte qui n'est pas encore ouvert à ce genre de révélations. J'ai beaucoup appris sur l'Algérie souvent chapeauté par les cultes et la loi du silence. Le soutient des victimes a été pour moi la meilleure des thérapies, avec mes efforts pour reconnaître la vie et le fonctionnement mental des agresseurs, dans le but de mieux comprendre ce phénomène souvent destructeur.


Comme quoi il y a des raisons personnelles aux démarches qu'elle effectue. C'est une bonne chose de le reconnaître et c'était prévisible. On ne se donne pas autant de mal, voir d'acharnement si on n'a pas une raison personnelle à côté, notamment si ça ne répond pas à un besoin personnel particulier ou une gratification personnelle. Ce qui n'est pas plus mal d'un côté, car ça peut motiver la personne à surpasser, encore faut-il être capable de se remettre en question et d'évoluer son point de vue. L.Bennari montre régulièrement qu'elle en est bien capable.

-LB : Pour commencer, vous pourriez d'ores et déjà me raconter un peu votre histoire... Il convient de dénoncer les actes avérés mais pas nécessairement les tendances quand il n'y a pas de passage aux actes.

Effectivement, les tendances n'ont pas forcément à être dénoncés car celà n'encourage pas les pédophiles à ne pas passer à l'acte au contraire. Celà entraine un mépris voir la haine envers eux, alors que beaucoup d'entre eux ne méritent pas un tel mépris. Et mépris et haine entraine fréquemment mépris et haine de la part des pédophiles aussi, ce qui n'est donc pas constructif. Il vaut mieux de préférence être vigilant vis à vis d'individus ayant des tendances à aimer beaucoup les enfants. Mais ne pas confondre vigilance et paranoia voir persécution.

Said, deux mois plus tôt, est tombé malade, ne pouvait plus marcher normalement à cause d'une sciatique. Ce mal corporel la fait reflechir, mettre sa vie en persepective et constater à quel point il était dans un mauvais état psychologique. Il reste enfermé dans le noir en ne faisant que dormir ou regarder la télé. Il prend des médicaments qu'un neuropsychiatre lui a prescrit et qui n'a pas le temps de le voir pour parler. Mais Said conserve des tendances suicidaires, considérant sa vie comme foutue et se reprochant d'avoir fui sans cesse. Il est angoissé à l'idée d'avoir travaillé et étudié futilement, ce qu'il appelle le plus grand mensonge de sa vie qui a duré des années depuis qu'il s'est découvert comme étant pour lui un misérable pédé que les hommes utilisent beaucoup pour assouvir leurs besoins.

C'est assez classique chez les victimes de se sentir sales, d'avoir eu des rapports sexuels avec des hommes et se sentir du coup comme un "pédé" et donc comme un homosexuel qui sont encore (sûrement encore plus en Algérie) assez méprisés. Surtout que ayant été abusé quand il était enfant, il a du coup une mauvaise image du sexe qui pour lui ne représente que du dégout car il n'a pas pu découvrir la sexualité et les rapports à son rythme et donc d'apprendre à aimer celà, il en est sûrement resté à une image écoeurante de nudité, de pénétration etc...

Il semble et dit étudier beaucoup pour surmonter la réalité que lui fait mal et éviter de finir prostitué (ce qui l'angoisse encore plus). Il a également beaucoup travaillé, douze heures par jour sans se plaindre, apparemment aussi pour se fatiguer et vite s'endormir et en voulant oublier ses désirs sexuels et le tord qu'il a subi.

Comme je le disais dans le dossier sur les victimes, notamment les conséquences des abus sexuels, certaines victimes deviennent dépendantes de certaines choses et cherchent à fuir la réalité en se réfugiant dans le drogue, dans l'automutilation, le renfermement parfois même le plaisir sexuel qui permet d'étouffer le sentiment de malaise et d'en retirer que le plaisir. Lui, ce sont les travaux et les études qui lui ont permis de fuir cette réalité sûrement trop difficile et trop angoissante pour qu'il y fasse face. C'est d'ailleurs sûrement quand il s'est fait mal au dos et a donc dû arrêter ses activités que ses angoisses et autres ont alors fait surface et qu'il n'a plus pu étouffer grâce au travail ou aux études, vu qu'il n'était plus en état de travailler et d'étudier.

Son premier violeur est le frère d'une voisine : Abdellah, marié par la suite et père. Said se souvient qu'il la pénétré à l'âge de six ans quand il allait à l'école. Said dit avoir été très mignon étant enfant donc une belle proie. Ces viols ont duré jusqu'à ses douze ans. Il accusa la soeur du violeur de n'avoir rien fait alors qu'elle a vu certaines choses. Ce qui a conduit Said à se dire qu'Abdellah ne faisait rien de mal.
Un autre voisin du nom du Youssef l'a aussi violé pendant plusieurs années. Un cousin de Said les a vus une fois alors qu'il avait environ 9ans et ce dernier a pris plaisir à faire la honte à Said et à le coercisé à avoir des rapports avec lui. A l'âge de 12ans, Abdellah a commencé à moins le violer car il s'est éloigné. Mais les trois fils de la même voisine, eux aussi ont contraint Said à des rapports sexuels, pendant plusieurs années. La mère de Said ne savait rien et n'avait pas beaucoup de temps libre. Quand les deux grands parents vivants avec Said sont morts, la situation a empiré, car Said s'est retrouvé seul et sans défense chez lui quand sa mère travaillait (beaucoup).


On peut tout de même constater que cette situation est incroyablement tendue et que le nombre d'abuseurs d'enfants dans l'entourage de cette victime est vraiment impressionnant. Etait-ce parce que c'était en Algérie? Parce que c'était il y a longtemps? Que je sache en France, ce genre de drame est rare, sûrement moins rare qu'on le pense car celà doit se dérouler à notre insu, mais je pense que les services sociaux et la vigilance (voir paranoia) des gens font que ce genre de chose arrive de manière bien moins extrêmiste. Même si bien sûr, il y a des affaires louches, comme une histoire comme quoi Jack Lang aurait abusé de plusieurs enfants avec des amis et que celà reste sans conséquence pour lui, très certainement parce que c'est un homme influent.

Said faisait des cauchemars fréquents, dont un où il se voyait forcé d'enterrer des morts revenant zombifiés à la vie. Il cauchemarde aussi sur des démons la nuit tentant de l'attraper et lui incapable de maintenir la porte fermée pour les empêcher d'entrer. Il a eu peur dans le noir et ne pouvait dormir sans sa mère et urinait en dormant.

Celà arrive souvent aussi aux victimes, surtout ceux qui sont maintenues au silence par la terreur. Les cauchemars sont souvent des reflets de nos angoisses. Enterrer les morts peut signifier qu'il s'enterre lui même, car il ne se sent pas vivant, voir voulait mourir. Ou celà représente le fait qu'on lui fasse faire des choses qu'il considère glauque et désagréable. Les zombies, représentent sûrement ses abuseurs qui le harcèlent et qui reviennent toujours vers lui pour l'abuser. Le fait de les voir en zombies, est un moyen peut-être de les déshumaniser en les voyant plus en monstre qu'en humain. Sans compter que les zombies sont effrayants et donc celà peut traduire la peur que Said a des gens (dont ses abuseurs). Les zombies en plus étant déjà morts, sont parfois considérés comme inarrêtables, Said en cauchmardant des zombies révèle sans doute aussi un sentiment d'impuissance face à des monstres qu'il ne peut pas enterrer, qui reviennent toujours et qu'il ne peut pas tuer. Il en va de même pour les cauchemars de la porte qu'il n'arrive pas à maintenir fermée pour empêcher des démons de venir l'attraper. Celà démontre qu'il se sent impuissant face à une situation effrayante où des gens lui veulent du mal.

Said a appris que toute la famille voisine se vantait de l'avoir niqué et celà a entrainé d'autres personnes à venir le harceler sexuellement et le menacer en lui disant qu'il était condamner à subir leurs pénis. Said allait jusqu'à suivre leurs exigence en en demandant plus, ce qui a augmenté ses abus.

En bref, Said semble s'être adapté à l'atmosphère oppressante et morbide dans lequel ses abuseurs le plongeaient sadiquement et avec domination. Said a commencé à sinon normaliser, du moins accepter qu'on l'abuse sexuellement en se résignant à la triste réalité qu'il ne pouvait pas fuir, c'est à dire continuer d'être abusé sexuellement sans protester. C'est d'ailleurs peut-être pour ça que plus tard, il a étudié et travaillé durement sans se plaindre. Il se sentait peut-être condamné à vivre une vie difficile et malheureuse.

Ses abuseurs parlant souvent religion, Said a alors associé l'Islam (Ils sont en Algérie) à l'hypocrisie et a voulu se convertir au christianisme. Mais un journaliste l'a alors dénoncé comme leader d'un mouvement Chrétien.
Said a voulu se suicider plusieurs fois, sans réussir à passer à l'acte et se punissait en se tailladant le bras.


Un autre sympthome classique des victimes qui se sentent sales notamment quand elles ont été abusées plusieurs fois par plusieurs personnes. Elles se considèrent alors parfois comme des salopes qui ont beaucoup de rapports sexuels et avec plusieurs personnes. L'automutilation a aussi pour effet de libérer les endorphines lesquelles soulagent la douleur et aussi étouffe une souffrance intérieure en la remplaçant par une douleur physique. Bien que le cas de Said soit un peu différent de ceux là. Lui, c'est parce qu'il s'en veut d'être faible non seulement de ne pas être capable de tenir tête à ses abuseurs, mais en plus de se laisser faire et encore en plus de demander plus et donc de s'accommoder aux rapports sexuels à l'origine imposés, ce qui lui donne le sentiment à ses yeux sûrement d'être encore plus sali car il n'en est plus à subir les abus mais à les demander alors qu'au fond il trouve ça glauque et répugnant. En plus il s'en veut d'être impuissant vis à vis de sa propre vie auquelle il n'arrive pas à mettre fin. Il doit culpabiliser de n'avoir aucun contrôle sur sa vie, même pas le contrôle d'y mettre fin.

Il pense encore à se suicider avec des médicaments pour moins choquer sa famille. La séance avec un psychiatre ne l'a pas aidé, car ce dernier était trop commerçant.

Ca malheureusement, en Algérie je ne sais pas, mais en France, selon moi, le diplome ne fait pas le thérapeute. Beaucoup d'entre eux, dont plusieurs avec qui j'ai parlé n'étaient pas assez compétents et assez motivés pour parler de la pédophilie et des victimes. Il ne faut pas hésiter à changer jusqu'à en trouver un qui soit habilité à parler de sujets aussi délicats. Malheureusement, il n'y en a pas beaucoup.

Said a également assisté à la tentative de suicide d'un voisin et les réactions de tristesse de l'entourage de ce dernier le dissuade de passer à l'acte. Il soupçonne ce voisin d'avoir été abusé aussi, il a survécu et a dit "demandez à Kahlid pourquoi j'ai fait ça, il le sait". Ce Kahlid est un oncle qui vit avec lui.

L'amour d'un proche, comme notamment un parent aimant inconditionnellement son enfant, peut sauver la vie de ce dernier, rien qu'en l'aimant et le montrant souvent par des "je t'aime" dissuade souvent l'enfant de faire des choses dangereuses voir de se suicider car il ne veut alors pas faire atrocement souffrir une personne qui lui a apporté tant d'amour et de soutient.

Said se sent désorienté sexuellement, il est vierge et ne sait pas si il est homo ou hétérosexuel, il semble asexuel.

Celà n'est pas du tout étonnant. Le fait qu'il ait été abusé sexuellement à de nombreuses reprises pendant plusieurs années durant son enfance l'a forcément empêché de se découvrir sur le plan sexuel. L'enfance (et l'adolescence) est la période où l'on découvre les sentiments, le plaisir sexuel et qu'on expérimente sa sexualité pour apprendre à se connaître soi même, quels sont nos besoins sexuels et sentimentaux. Mais des abus sexuels surtout répétés pendant plusieurs années peuvent empêcher alors l'enfant de faire ses découvertes et donc de se déveloper normalement (par normal je veux surtout dire harmonieusement et progressivement de façon à être bien épanoui et heureux sexuellement et sentimentalement). Celà peut même, si entre les abus sexuels on ne laisse vraiment pas le temps à l'enfant de se découvrir, carrément empêcher l'enfant de se développer sexuellement tout court. Au lieu de développer son point de vue sur la sexualité et les sentiments sur des bases fragiles et perturbantes (qui auront pour effet une instabilité sexuelle et émotionnelle), il ne se développe pas du tout.

Il n'a plus envie de rien, si ce n'est qu'il est épris d'amour pour les enfants du voisinnage mais sans être pédophile qu'il dit.

Il dit ne pas être pédophile, mais j'en doute un p'tit peu. Les frontières sont parfois poreuses entre un fort amour pour les enfants et la pédophilie. Il a en tous cas des sentiments pour eux et les sentiments influent sur le développement de l'attraction sexuelle. Il serait intéressant de savoir si les enfants qu'il fréquente sont surtout des garçons ou des filles.

Il leur donne beaucoup d'attention, les aide à l'école, les occupe, les caresse et les calinent. Les enfants l'adorent et reviennent sans cesse le voir.

Celà ressemble à une sorte de pédophilie projectionnelle, dans laquelle il se projette sur les enfants et semble chercher à donner à son moi enfant les choses qu'il n'a pas pu avoir, à savoir de l'affection, des rapports physiques affectueux et du respect réciproque. Le fait d'aimer les caresser et les caliner appuie pas mal sur cette éventualité. Il est même surprenant qu'il arrive à les caliner et les caresser, autrement dit les toucher, alors que toucher et être touché comme il l'a été durant son enfance l'ont plus fait souffrir qu'autre chose, ce qui me laisse penser qu'il doit ressentir quelque chose de sexuel, au moins un peu de plaisir affectif voir sexuel mu par les sentiments qu'il a pour ces enfants.
Si c'était de la pédophilie projectionnelle, il serait très certainement plus attiré par les garçons que par les filles, car il peut plus se retrouver et identifier son moi enfant à travers des jeunes garçons, puisqu'il est lui même un garçon.
En psychanalyse, on dit souvent qu'une victime d'abus sexuel s'est faite volée une partie de son "moi" (connaissance de soi), comme je le disais plus haut, Said a certainement une connaissance de lui même très limitée dû à ses abus sexuels (puisqu'il ne sait même si il est homo ou hétérosexuel). Un moyen ou du moins une étape pour se remettre de ses abus sexuels, c'est de récupérer les parties perdues de son "moi", c'est à dire notamment le solidifier afin de mieux se connaitre soi même et de mieux gérer ses émotions et savoir ce qu'on veut, aime ou pas. Said en allant voir des enfants, pourrait en quelque sorte se voir à travers eux notamment en projettant son moi enfant sur eux (normalement surtout sur les garçons). Celà pourrait être un moyen pour lui de se connaitre mieux et de récupérer et solidifier son moi enfant qui l'aidera à mieux se développer et aider l'adulte (son moi adulte) à se sentir moins perdu.

Il affirme vouloir aller en justice principalement pour que l'on reconnaisse les abus qu'il a subis et que les enfants qu'il fréquente soient en sécurité.

Celà confirme assez bien ce que j'ai dit juste au dessus. Celà peut-être un moyen de se déculpabiliser aussi de n'avoir pas su dire non à ses abuseurs. Alors peut-être qu'il a besoin de s'affirmer en disant non aujourd'hui en tentant une action en justice afin de protéger les enfants qu'il aime et qu'inconsciemment peut-être qu'en protégeant ces enfants, il protège son moi enfant qu'il projette sur eux.

Il en parlé à un voisin médecin qui lui a conseillé d'aller en justice. Il en parle aussi à un ami sur internet. Des amis lui ont recommander une psychologue femme et avocate plutot que des hommes, ce qui lui convient mieux aussi.

Il est important en effet de choisir son thérapeute de manière à être à l'aise. Même si les femmes ont généralement plus de mal à cerner les hommes notamment sur le plan sexuel, car le fonctionnement sexuel diffère beaucoup des gens, notamment entre les femmes et les hommes qui anotomiquement et psychologiquement sont souvent très différents.
Mais si une victime d'abus sexuel se sent mal à l'aise avec les hommes, car il peut par exemple ne plus avoir confiance en eux, tellement de nombreux hommes lui auront fait du mal, comme c'est sûrement le cas de Said. Il vaut mieux en effet qu'il se fasse aider par une femme avec laquelle il se sentira sûrement plus en sécurité.

Said dit de sa mère que grâce à elle, ils (lui et son frère) n'ont manqué de rien et étaient très bien élevés et restaient en dehors des conflits. Il semble avoir peur de la faire culpabiliser en lui révélant les abus sexuels qu'il a subis et qu'elle se sentira punie par dieu (car elle est religieuse) après avoir déjà été mariée à deux alcooliques. Said dit de son frère qu'il est gentil mais qu'il se défend contrairement lui qu'il se qualifie de naif et faible et bon qu'à étudier et offrir sa grosse queue. Il veut entamer une procédure pour se déculpabiliser d'avoir été naif. Il a peur néanmoins des réactions excessives de son frère et sa mère.

Celà démontre encore une fois le sentiment de dévalorisation de Said qui allait apparemment jusqu'à s'encourager à être abusé sexuellement pour se dire qu'il sert au moins à quelque chose. Les études sont clairement aussi un moyen pour lui, non seulement d'étouffer sa tristesse et sa confusion, mais aussi de sa valoriser et de se dire qu'il est bon à quelque chose.

Il culpabilise aussi à l'évidence de ne pas être aussi fort mentalement que son frère. Celà peut arriver aussi assez souvent dans les fratries que les frères, notamment petits frères, admirent et envient la force et le pouvoir supérieurs de leurs frères, notamment leurs grands frères. Bien que celà ne soit pas précisé dans le récit, il est possible aussi que Said ait été naif et faible face à ses abuseurs car il a été confronté à eux très tôt et à de nombreuses reprises et que ces derniers l'ont affaiblis psychologiquement en le dévalorisant pour l'obliger à se taire et l'obéir, comme par exemple lui faire la honte d'être fragile et de coucher avec autant de personnes. En bref, ce sont sûrement ces circonstances et ces influences qui ont donné une image de naiveté et de fragilité à Said, surtout qu'il était très jeune quand celà a commencé. Et plus on est jeune, plus on est faible, sensible et influençable. Il est possible que le frère de Said n'ait pas été confronté à ces influences et circonstances qui ont mis en valeur une forte fragilité et naiveté de Said, alors que si ça se trouve, il n'était ni plus ni moins faible et naif que les autres enfants de son âge, y compris probablement son frère qui lui n'a probablement pas été marqué par des expériences abusives qui lui auraient fait de croire qu'il était faible et naif.

Plus tard, Said dit aller mieux, notamment depuis qu'il a mis quelques personnes de confiance au courant de ses abus, dont sa mère et son frère. Mais il ne peut entamer de procédures car lui et sa famille sont menacés. Il préfère alors laisser tomber les poursuites pour ne pas mettre ses proches en danger. Mais il remercie l'ange bleu pour son soutient.

Plutôt regrettable selon moi de céder à la pression pour laisser tomber les poursuites. Sans compter que celà permet à des pédocriminels de la pire espèce de s'en tirer sans être punis et donc très probablement de continuer à faire du mal à d'autres enfants. Mais c'est compréhensible car il ne veut pas mettre sa famille en danger et perdre encore plus que ce qu'il a déjà tant perdu. Le fait d'en avoir parlé à sa famille a dû lui enlever un poids. Maintenant sa mère et son frère peuvent le soutenir et porter cette lourde charge avec lui qui forcément donc le rend plus léger, sans compter que celà déculpabilise peut-être sa mère qui sentait que son fils allait mal et en ignorait la cause (elle aurait pu croire que c'était de sa faute) et donc en même temps décupalbilise en même temps Said qui culpabilisait sûrement de lui faire de la peine.

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