ADEP

ADEP veut dire Association pour Débats et Etudes sur la Pédophilie. Il s'agit donc d'un lieu pour débattre et étudier la pédophilie et surtout les pédophiles. FORUM INTERDIT AU MOINS DE 16ANS


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H.1.2 -Points de vue des gens - Points de vue des victimes - Peut-on pardonner?

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J'ai lu la charte, et je sais qu'il ne faut pas s'impliquer, hors tous nos jugments se font sur notre vecu . On ne peut etre neutre, car dans la vie on a besoin de certitude pour avancer.

De plus je suis dans la partie temoignange de victime, donc je pense être dans le bon endroit. J'aimerais avoir un avis different.

On nous dit enfant d'obeir a nos parent, de les respecter, mais doit on suivre ce principe quant on a un pere incestueux, offrant comme unique contact et moment proche de lui des attouchements. Faut il aimer cet homme qui ne nous remarqué enfant et adolescent que pour poser les mains sur nos corps ?

On dit qu'il faut pardonner dans la vie et avancer . Mais quant on en reparle a l'auteur, celui ci a des pertes de memoire ou dit que cela est vieux.. Lui continue sa vie, nous on a l'ame sarifié de ses actes.

Faut il pardonner ? Je ne sais pas, mais la haine et la colere nous detruit et non l'autre. Car n'ayant pas conscience de ses actes ,ou ne voulant pas en avoir conscience plutot.

C'est vieux, c'est comme ca... On ne peut changer sa vie, meme si on a des doutes sur notre avenir. On dit que l'on peut porter plainte, mais la justice, qui n'a que le nom, est souvent inexsitante.

Du moins je vois un psy, et aussi cela que puisse paraitre etrange, c'est a du a une situation difficile personel que cela m'est reaparu , comme si que avant je faisais obstacle, alors que ca a durée des années.

Maintenant j'accepte les termes d'agressions sexuelles, pedophilie (alors que je ne pense pas que mon pere le soit)... Je ne sais pas ce que je suis venu chercher sur le forum en parlant ainsi, peut etre un besoin de parler, de voir une autre opinion.

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Bonsoir, ça tombe bien que vous parliez du "pardon" de la victime envers l'abuseur, j'avais l'intention d'en parler justement comme celà avait été annoncé dans les suggestions.

Une petite précision, vous pouvez parler de vous, mais pour rester le plus objectif possible, je demande juste à ce que chacun parle de soi à la troisième personne. Même si ça se voit que la personne en question c'est vous, ce n'est pas grave. Je me doute bien que l'objectivité est in mythe est qu'on ne peut pas l'être entièrement, mais je demande au moins à ce que vous essayiez de l'être afin que vous compreniez et que vous mettiez bien en évidence aux autres que votre vécu est un exemple de ce qui peut arriver. J'ai tellement vu de gens qui s'impliquaient personnellement dans les discussions, sur un sujet aussi délicat à évoquer en plus, qui ont dégénéré très souvent en règlement de compte, où la personne ne tenait compte que de son vécu et entrait en conflit avec une autre personne au vécu différent et résultat personne n'écoutait personne et chacun restait focalisé sur son vécu sans essayer de comprendre le vécu différent et les circonstances de l'autre. Ce n'est pas l'envie que me manque de parler de moi non plus d'ailleurs. Et c'est aussi pour que chacun soit à égalité, car je ne voudrais pas voir les gens être catalogués suivant qui ils sont.

Pour en revenir au sujet, si vous voulez en parler, parlons-en, ça m'intéresse. Mais je ne répondrai pas ce soir, car je n'ai pas la force. Mais promis, je vous répondrai d'ici peu.

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Le pardon dans ce genre de vécu est assez compliqué. Autant que les faits dans la pedophilie concerne la victime et l'auteur. L'incest touche aussi le reste de la famille directement ou indirectement.

Ma vision du pardon est dans une nature "egoiste", c'est a dire pardoner l'autre,non pas acceptant ce vecu ou en lui cherchant des faux pretextes, mais pour pouvoir avancer dans la vie. Essayer d'abandonner cette haine qui immobilise la personne, afin de renaitre et de reprendre une vie normal, tout en sachant que ce vecu ne sera jamais oublie et qu'il a forgé l'enfant devenu adulte.

Pour ma par, c'est a la victime de choisir le pardon, et non l'entourage , car c'est elle qui l'a vecu... J'ai remarqué, que nombres de victimes d'inceste ont une forme de "compassion" , voir de pitié envers l'auteur, mais pas toute(D'autre c'est un haine viscerale.).

Je ne pense pas que l'on puisse pardonner totalement, car ceux sont des agressions repeter durant l'enfance, on ne peut aimer quelqu'un qui nous maltraite. Pourtant dans ce type de vecu, il y'a aussi le quotidien et les moments de vie familiale normale, qui font que la victime regrette de ne pas avoir eu une vie comme tout le monde.
Avec l'auteur, il est courant de partager des moments de joie et d'insouciance, si bien qu'un avis tranché et difficile a etablir. Le sentiment entre la colere, l'indiferrence et l'oublie(et non le pardon), oscile souvent entre ses variales.

Je me demande si le pardon n'est pas plutot de l'oublie. Oublier ses moments penibles, afin de ne pas etre definit juste par ce passé et pouvoir avoir l'esprit libre de l'entrave pshycologique des agressions subies.

Le but etant juste d'avoir une vie normale, et non réellement de pardonner l'auteur. Car si la victime a était sous son emprise enfant, elle ne veut plus l'être adulte. Si le pardon en est la voie, pourquoi pas ?

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J'ai lu la charte, et je sais qu'il ne faut pas s'impliquer, hors tous nos jugments se font sur notre vecu . On ne peut etre neutre, car dans la vie on a besoin de certitude pour avancer.

L'objectivité consiste à mettre de côté le plus possible son vécu et de ne pas en tenir compte dans les raisonnements que l'on fait. Effectivement, c'est difficile, car le vécu influence en effet, mais il y a aussi la part de reflexion extérieure. On peut par exemple prendre son vécu et se dire qu'on pourrait voir les choses différemment suivant divers facteurs qui influent sur le vécu et donc sur le point de vue que l'on a.


De plus je suis dans la partie temoignange de victime, donc je pense être dans le bon endroit. J'aimerais avoir un avis different.

Cette partie du forum est plus fait pour débattre du point de vue des victimes, notamment sur la pédophilie. Ce n'est pas vraiment fait pour que les victimes puissent se confier, surtout que malgré les connaissances que j'ai, je n'ai pas pour vocation de pouvoir les aider et que le but est de débattre objectivement afin d'apprendre.

On nous dit enfant d'obeir a nos parent, de les respecter, mais doit on suivre ce principe quant on a un pere incestueux, offrant comme unique contact et moment proche de lui des attouchements.

De nombreux abuseurs, dont certains pères incestueux, usent de leur autorité pour pousser les enfants à faire des choses qu'ils ne feraient pas sans cet abus d'autorité. Pour qu'un rapport avec un enfant soit respectueux, il ne faut pas que l'adulte influence l'enfant à faire des choses qu'il ne ferait pas de lui même, qu'il ne comprendrait pas et n'apprécierait pas pleinement. Ca, vous pouvez le voir dans le topic des circonstances des abus sexuels, http://adep.etudiantforum.com/t60-m2-les-victimes-les-circonstances-des-abus-sexuels .
Les abuseurs usent presque toujours, voir toujours d'influences pour abuser les enfants. Parfois, ça peut être des influences douces, comme demander gentiment et poliement au lieu d'imposer par exemple. Mais celà reste une influence, car des enfants peuvent dire oui, sans savoir à quoi ils disent oui, pour faire plaisir par exemple.

D'autres abuseurs usent en quelque sorte de coercition, c'est à dire oblige l'enfant à faire ce qu'ils veulent, sans violence physique, mais par la menace, par abus d'autorité, par chantage.
En ce qui concerne l'obéissance, il faut en effet respecter les parents, mais comme je l'ai dit plus haut, une relation, qu'elle soit parent/enfant, amoureuse, d'amitié ou autres, doit être respectueuse. L'enfant doit respecter ses parents, mais c'est réciproque. Un parent doit aussi respecter l'enfant en tant que tel. Les enfants ont des droits, des devoirs et des interdits, mais les parents aussi. Un parent usant de son autorité pour abuser son enfant est pervers, voir le topic sur la perversion : http://adep.etudiantforum.com/t67-e42-les-differents-types-de-pedophiles-les-pedophiles-pervers-la-perversion-pedophile-qu-est-ce-que-c-est.
Par pervers, j'entends que c'est un individu qui a poussé quelqu'un à agir d'une certaine façon, afin d'en tirer un profit égocentrique sans tenir compte des conséquences que ça aura sur les autres. Même si la perversion consiste surtout à pousser l'autre à adopter son point de vue, toujours pour en tirer profit. Par exemple en disant à l'enfant, "tout le monde aime ça, c'est bien de jouir sexuellement, etc..."

Une personne, notamment un parent, qui ne s'occupe de son enfant que pour en tirer profit est donc très égocentrique et n'a un enfant que pour en tirer un profit personnel sans tenir compte de l'autre. C'est en quelque sorte aussi de la domination, où le parent ne tient compte que de ses envies et désirs à lui, sans tenir compte des désirs et envies de l'autre et aussi des capacités de compréhension et de l'immaturité sexuelle de l'enfant, en plus le sien.
Les enfants se développent sexuellement à leur rythme, qui ne doit pas être perturbé par des expériences sexuelles trop précoces qui pourraient leur faire sauter des étapes et les empêcher de se construire harmonieusement et celà les rendra instable émotionnellement et en plus pourrait leur donner de fausses idées sur les rapports sexuels et les relations sociales, car les enfants auront eu alors de mauvais exemples, mais si cet exemple est celui d'un parent, censé donner l'exemple justement, l'enfant aura des chances de prendre cet exemple comme référence et réagir et construire son point de vue à partir de l'exemple qu'il aura eu sous les yeux, notamment des parents qui exercent souvent une influence forte qui s'étend durant toute l'enfance.
Il y a aussi les parents qui abusent par domination et qui comme je le disais, font passer leurs envies au dessus des autres, voir le topic suivant : http://adep.etudiantforum.com/t16-g12-les-enfants-relations-adultes-enfants-la-domination#126

Faut il aimer cet homme qui ne nous remarqué enfant et adolescent que pour poser les mains sur nos corps ?

Chacun est libre d'aimer qui il veut. Les conséquences suite aux abus sexuels sont diverses et variées, suivant de nombreux facteurs. Vous pouvez lire le topic des conséquences des abus sexuels, http://adep.etudiantforum.com/t61-m3-les-victimes-les-consequences-des-abus-sexuels.
Si l'abuseur a abusé de l'enfant, mais lui a en même temps donné de l'affection, des cadeaux par exemple, certaines victimes peuvent se sentir confuses et aimer l'abuseur pour les bonnes choses que ce dernier lui a apporté. Certaines victimes prennent leur vécu comme une généralité, en se disant par exemple, dans les cas d'incestes, que ce que son père lui a fait, était normal. Certaines victimes aiment leurs abuseurs et ne se rendent parfois pas compte des conséquences des abus sexuels qu'elles ont vécus. Elles peuvent minimiser les dégats ou alors attribuer leurs instabilités émotionnelles (ou diverses autres conséquences) à autre chose.

Notez que vous demandez "faut-il aimer cet homme...", personne ne peut vous obliger à aimer quelqu'un. Si vous ne l'aimez pas, on ne peut pas vous forcer à l'aimer. Les sentiments en revanche peuvent changer suivant le point de vue que l'on a. Par exemple, si on apprend que l'abuseur était psychotique, on peut alors, sinon l'aimer, moins le hair et moins le blamer pour le mal qu'il a fait. Mais sinon, on ne peut pas forcer à aimer quelqu'un, ni de croire en dieu si vous n'y croyez pas par exemple, ni d'aimer les haricots verts si vous n'aimez pas ça. Les parents ayant autorité sur vous (étant enfant), peuvent forcer leurs enfants à dire qu'ils croient en dieux, ils le diront par obligation, mais ça ne voudra pas dire qu'ils y croiront pour de vrai. Les victimes, c'est pareil, on peut leur faire dire qu'ils aiment leurs abuseurs, si ils ne les aiment pas, le fait de le dire ne changera pas ce qu'ils ressentent en réalité. Au contraire dire le contraire de ce qu'on pense et s'autopersuader du contraire de ce qu'on ressent, n'est généralement pas une bonne chose. Une victime qui hait son abuseur par exemple et qui se force à dire qu'elle l'aime, met en opposition deux faits la concernant et deux sentiments différents qui vont entrer en conflit et la rendre confuse et la désorienter encore plus qu'elle ne l'est déjà.

On dit qu'il faut pardonner dans la vie et avancer . Mais quant on en reparle a l'auteur, celui ci a des pertes de memoire ou dit que cela est vieux.. Lui continue sa vie, nous on a l'ame sarifié de ses actes.

Pardonner une personne, ça fonctionne comme aimer une personne. C'est à dire, on ne peut pas vous forcer à pardonner une personne, si vous ne voulez pas lui pardonner et si vous n'arrivez pas à lui pardonner. Pareil, on pourrait vous obliger à dire que vous lui pardonnez, si en fait vous lui en voulez toujours, ça ne va pas vraiment vous aider. Pareil, vous risquez même de regretter de dire que vous pardonnez car vous pourriez entrer en conflit avec votre conscience qui lui en veut toujours.
De nombreux parents obligent leurs enfants à demander pardon, mais là, c'est par politesse et pour faire comprendre à l'enfant qu'il s'est mal conduit envers quelqu'un, en bref, c'est l'enfant qui a mal agi dans ces cas là. Mais dans le cas d'un abus sexuel, c'est l'abuseur qui a mal agi.

Sinon aussi, le pardon est possible suivant l'importance du préjudice. Si une personne vous bouscule dans la rue et vous dit "pardon", vous pouvez toujours dire ou vous dire que vous ne lui pardonnez pas, vous lui pardonnerez quand même car vous oublierez très vite ce petit incident qui n'aura aucun impact et aucune conséquence sur votre vie et ne vous aura causé qu'un tout petit désagrément. Et comme vous le dites, effectivement, pardonner, c'est aussi en partie oublier, passer outre, passer à autre chose. Mais quand le préjudice commis est marquant comme le décès d'un proche, une mutilation, un viol, un abus, qui d'une certaine façon, modifie le point de vue de la personne de manière sûrement permanente. Le pardon est bien plus difficile, car on ne peut pas oublier un traumatisme où un proche et continuer de vivre comme si rien ne s'était passer. Donc si l'oubli est plus difficile voir impossible, le pardon, qui permet de passer à autre chose, en est bien plus dur.

On peut pardonner un abuseur d'avoir oublié le mal qu'il a fait car ce n'est pas sa faute, mais ça n'a rien à voir avec le mal qu'il a fait délibérément en étant conscient de ce qu'il faisait. Lui pardonner sa perte de mémoire ce n'est pas pardonner le mal qu'il a fait. Mais c'est vrai que c'est perturbant de voir un homme qui a fait beaucoup de mal et ne pas s'en souvenir, ça lui permet de se débarasser de sa conscience, ça donne l'impression qu'il fait exprès d'oublier ce qui le dérange et c'est rageant pour la victime qui elle s'en souvient et a du mal à vivre avec.

Faut il pardonner ? Je ne sais pas, mais la haine et la colere nous detruit et non l'autre. Car n'ayant pas conscience de ses actes ,ou ne voulant pas en avoir conscience plutot.

La haine et la colère font parti d'un processus naturel face aux difficultés et surtout les drames de la vie, surtout ceux qui nous marquent à jamais. Souvent quand un drame arrive, on passe par plusieurs étapes qui sont les suivantes :
-Le refus
-La colère ou le marchandage
-Le marchandage ou la colère
-La tristesse
-L'acceptation

Néanmoins celà vaut pour les drames qui changent le point de vue subitement. Si une personne est handicapée de naissance par exemple, elle ne passera pas par ces étapes, contrairement à une personne qui devient handicapée du jour au lendemain. Pour une victime d'inceste qui a duré plusieurs années, généralement, cette personne aura assimilé les abus à son vécu et ne passera donc pas forcément par ces étapes non plus. Néanmoins, cette même victime pourrait passer par ces phases, en découvrant ce qu'est une relation plus harmonieuse entre parent et enfant. Par exemple, elle peut s'imaginer que les relations incestueuses sont normales, même si ça fait souffrir, mais en découvrant et en observant d'autres rapports parents/enfants respectueux, la victime peut passer par ces phases, en commençant par refuser que les rapports incestueux ne soient pas normaux, puis ensuite marchander avec la réalité, puis par éprouver de la colère envers le parent incestueux qui l'a fait souffrir en pretextant ou supposant que c'était normal.

Par conséquent, la haine et la colère nous détruit mais sont naturelles, voir parfois nécessaires comme en passant par la colère pour en arriver après à l'acceptation qui, à défaut d'être le pardon, est une étape importante vers la guérison. L'acceptation est aussi un moyen de finir en paix avec soi-même.
En effet, car le but aussi est de se déculpabiliser afin d'accepter mieux ce qui nous ait arrivé. Donc il faut savoir qui est responsable, comment, pourquoi, les circonstances, les conséquences, etc... Souvent suite à la mort d'un enfant par exemple, les parents cherchent à tous prix un coupable, souvent ils s'en prennent à eux même, au lieu d'accepter un simple enchainement de circonstances qui ont provoquer un accident. Souvent les victimes commettent des erreurs comme se laisser manipuler, ne pas dire non, ne pas se défendre (ce qui leur fait culpabiliser). Mais il ne faut pas non plus oublier, que les enfants sont influençables, sont du genre à se soumettre à l'autorité, sont faibles, immatures, émotifs, naifs et fragiles et que les abuseurs de toutes sortes, profitent justement de tout celà pour les influencer, les coerciser, voir les violenter et les forcer et que donc la plus grosse part de responsabilité en tant qu'adultes forts, matures, figure d'autorité voir parentale qui ont le devoir d'exercer ces pouvoirs sur les autres à bon escient et non à des fins égocentriques sans tenir compte des conséquences.

C'est vieux, c'est comme ca... On ne peut changer sa vie, meme si on a des doutes sur notre avenir.

On peut, par contre, changer le regard que l'on a sur l'abus sexuel et sur les drames que l'on vit et sur l'avenir. Je sais, ce n'est pas facile à faire. Mais c'est faisable et certaines victimes devraient essayer justement de modifier leurs regards sur la vie, sur leurs vécus, sur leur avenir.
Une mère dont le bébé est mort, parfois abandonne tout espoir, se dit que la vie n'a plus d'intérêt, qu'elle n'a plus d'avenir. Si elle arrive à reprendre espoir d'avoir un autre enfant, de donner son amour maternel à un autre enfant, qu'elle éduquera et dont elle assurera l'avenir, elle peut alors reprendre espoirs en elle et en l'avenir.

Sinon effectivement, le doute en l'avenir est souvent très angoissant. Genre on ne sait pas ce qui nous attend demain, ni dans un mois, si on sera mieux ou si ça ira encore pire. Il existe une thérapie, qui consiste à guérir de l'abus sexuel par étape, dont l'une des premières est de considérer l'abuseur comme seul responsable de l'abus sexuel. Vous pouvez en savoir plus dans les topics suivants :
http://adep.etudiantforum.com/t62-m41-les-victimes-les-therapies-la-rupture-du-silence
http://adep.etudiantforum.com/t63-m42-les-victimes-les-therapies-de-victime-a-survivant
http://adep.etudiantforum.com/t64-m43-les-victimes-les-therapies-du-survivant-au-combattant
http://adep.etudiantforum.com/t65-m44-les-victimes-les-therapies-du-combattant-a-la-guerison

On dit que l'on peut porter plainte, mais la justice, qui n'a que le nom, est souvent inexsitante.

Ca à ce niveau là, je ne sais pas trop quoi vous dire. Mais c'est vrai qu'une confrontation (symbolique ou non) avec son abuseur fait partie des étapes de guérison, notamment à la fin de la thérapie. Porter plainte peut symboliquement signifier qu'aujourd'hui on tient l'abuseur comme responsable de ce qu'il a fait et qu'aujourd'hui on a le courage de lui dire non et de lui tenir tête, un peu comme si l'emprise qu'il avait sur sa victime n'était plus. Rien que ça, ça peut aider, suivant ce que ressent la victime. Parce que d'autres victimes ne veulent tout simplement plus entendre parler de leurs abuseurs, tandis que d'autres ressentent le besoin d'une confrontation...


Du moins je vois un psy, et aussi cela que puisse paraitre etrange, c'est a du a une situation difficile personel que cela m'est reaparu , comme si que avant je faisais obstacle, alors que ca a durée des années.

Oui, parfois les victimes oublient, notamment les victimes très jeunes qui refoulent et dont la mémoire n'est pas vraiment encore à maturité. Ou alors parfois, la douleur d'un abus, d'un viol ou un trauma quelconque est parfois étouffé par quelque chose qui masque la douleur. Métaphoriquement parlant, ça peut parfois être comme la marée qui monte et qui cache le sable, dès que la marée baisse, le sable réapparait. Le sable était toujours présent, mais juste dissimulé.


Maintenant j'accepte les termes d'agressions sexuelles, pedophilie (alors que je ne pense pas que mon pere le soit)... Je ne sais pas ce que je suis venu chercher sur le forum en parlant ainsi, peut etre un besoin de parler, de voir une autre opinion.

Alors attention, un abus sexuel n'est pas forcément une agression sexuelle. Pour qu'il y ait agression, il faut qu'il y ait violence et effet de surprise. Ce qui n'est souvent pas le cas dans les affaires de pédosexualité où les abuseurs usent plutôt de manipulation. Quant à la pédophilie, c'est l'attraction sexuelle envers les enfants, pas les rapports sexuels qui en découlent parfois. Et effectivement, la plupart des incestueux ne sont pas des pédophiles, souvent ce sont des parents qui ont un instinct parental très faible et qui rejette et brise le lien parent/enfant, ou des parents qui font jouer à l'enfant un rôle qui n'est pas le sien, parfois même des parents psychotiques (= qui sont déconnectés de la réalité). Voir les sujets :
Sur les incestueux :
http://adep.etudiantforum.com/t45-f6-les-pedocriminels-les-incestueux#234
Sur l'instinct parental :
http://adep.etudiantforum.com/f20-o-l-instinct-parental

Le pardon dans ce genre de vécu est assez compliqué. Autant que les faits dans la pedophilie concerne la victime et l'auteur.

Le pardon dépend aussi de l'auteur en effet. Le pardon dépend en bonne partie déjà du préjudice commis et de ses conséquences.
Mais celà dépend aussi de l'auteur, suivant plusieurs facteurs.

-L'auteur était-il responsable de ses actes?
Si c'était un attardé mental par exemple, ou un psychotique, l'auteur n'avait peut-être alors pas l'intention de faire le mal qu'il a fait. Le pardon est donc moins difficile à accorder. Surtout dans le cas d'un psychotique où l'abuseur est du coup en quelque sorte aussi une victime.

-L'auteur ne serait-il pas une victime d'abus sexuel lui aussi?
Certains experts disent que 50% des pédophiles sont des victimes d'abus sexuels dans l'enfance. Mais c'est faux, c'est beaucoup moins. Mais comme dit dans le topic des conséquences des abus sexuels. Certaines victimes normalisent les abus sexuels vécus au point de les reproduire. Ces abuseurs là doivent être punis pour qu'ils comprennent qu'ils ont fait quelque chose de mal et surtout doivent être éloignés de la société car ils ne sont pas aptes à y vivre. Ils doivent donc aussi être soignés avant d'être libérés. Si ils sont en quelque sorte victimes d'abuseurs aussi, le pardon est plus faisable, car on peut considérer que ce n'est pas leur faute si ils ont abusé d'enfants, mais c'est bien évidemment encore moins de la faute de ces enfants.

-L'auteur regrette-t-il ses actes?
Certains disent que les abuseurs d'enfants ne regrettent jamais. Ce qui est bien évidemment faux. Certains regrettent, notamment les pédophiles non assumés, qui n'assument pas leurs pédophilies dont les attractions ne se résument qu'à des envies de sexe avec les enfants. Il s'agit de pédophiles compulsifs, voir le sujet : http://adep.etudiantforum.com/t19-d2-cas-soignables-pedophiles-compulsifs ou de dérèglements hormonaux : http://adep.etudiantforum.com/t84-d3-cas-soignables-dereglement-hormonale . A nouveau, ces cas là sont aussi plus ou moins des victimes, ils faut donc les punir mais aussi les soigner et sachant qu'une cause sous jacente les a poussé à passer à l'acte, on peut leur pardonner moins difficilement que d'autres cas. A l'inverse un pédosexuel qui ne regrette pas, qui n'a pas de scrupules aura plus de mal à se faire pardonner, allez savoir d'ailleurs si il en aura envie, il y a peu de chances sauf pour faire bonne figure auprès de la justice pour tenter de diminuer sa peine.

Un abuseur qui demande pardon et semble regretter sincèrement ce qu'il fait, ça peut faire du bien à ses victimes. Elles peuvent se dire alors que si l'abuseur regrette et tente d'arrêter de faire du mal, celà donne un p'tit peu de sens à leur souffrance et surtout l'abuseur reconnait alors qu'il est le responsable du mal qu'il a fait et celà fait du bien à la victime que l'abuseur le reconnaisse et ça les déculpabilise en même temps. Le pardon peut parfois être accordé dans ces cas là. Mais c'est à la victime de décider, dont la décision sera fortement influencée aussi par la souffrance.

-L'auteur est-il un dominant ou/et sadique?
Si il a pris un plaisir sadique à faire du mal à des enfants, généralement alors, il est inutile de les soigner ceux là. Car c'est essentiellement leurs comportements sadiques qui les ont poussé à faire du mal aux enfants et non leurs pédophilies et pulsions éventuelles. Ces cas là sont donc bien plus difficile à pardonner. Surtout que généralement, ceux là ne regrettent pas le mal qu'ils font. Voir le sujet sur les sadiques et dominants : http://adep.etudiantforum.com/t83-e5-les-differents-types-de-pedophiles-les-pedophiles-sadiques-et-ou-dominants#235
En bref, un abuseur violent, à moins qu'il soit psychotique, est bien plus dur à pardonner, car non seulement il est encore plus dangereux que la plupart des autres abuseurs, mais en plus le préjudice est alors plus fort pour la victime qui aura subi des sévices sexuels mais aussi physiques.

-L'auteur est-il un pédosexuel de bonne foi?
On rappelle qu'un pédosexuel est un individu pas forcément pédophiles qui a des rapports sexuels avec les enfants. Les pédosexuels de bonne foi pensent ne rien faire de mal en ayant des rapports sexuels avec les enfants qu'ils estiment respectueux en considérant que l'enfant est demandeur et en considérant que les influences qu'ils ont exercé sur lui ne sont que légères et que l'enfant n'avait qu'à dire non si il ne voulait pas.
Là, c'est plus compliqué, car l'abuseur d'un côté effectivement ne force pas l'enfant, mais d'un autre côté, ce genre d'influence leur permet de se déculpabiliser pour faire culpabiliser l'enfant qui a dit oui à son abuseur. Ce qui peut rendre la victime furieuse envers elle-même ou/et envers son abuseur. Le pardon peut alors être soit plus facile, soit plus difficile, suivant la façon dont la victime perçoit le rapport et les conséquences.
La victime peut repprocher à son abuseur de s'être voilé la face en s'autopersuadant ne rien faire de mal parce que ça l'arrangeait de penser ainsi. Il y a donc de quoi lui en vouloir plus et donc celà rend le pardon plus difficile.

L'incest touche aussi le reste de la famille directement ou indirectement.

Effectivement voir le début du topic sur l'inceste : http://adep.etudiantforum.com/t45-f6-les-pedocriminels-les-incestueux#148

Ma vision du pardon est dans une nature "egoiste", c'est a dire pardoner l'autre,non pas acceptant ce vecu ou en lui cherchant des faux pretextes, mais pour pouvoir avancer dans la vie.

Le pardon sert aussi à ça en partie. A ne pas se focaliser sur une erreur commise, un désagrément, voir un préjudice et ainsi passer à autre chose et se projeter dans l'avenir plutôt que de rester coincé à un évènement du passé.

Le vécu, aussi dur qu'il puisse être, il faut l'accepter justement. Si on ne l'accepte pas, on risque de revenir dessus et de ne pas pouvoir avancer justement. Quoi qu'il arrive, une victime restera une victime et justement reconnaître et accepter son statut de victime, c'est la première étape qui mène à la guérison. Comme dit plus haut, il y a cinq étapes dans ce genre d'épreuves. Le refus, le marchandage, la colère, la tristesse et l'acceptation. Ne pas accepter, c'est refuser et celà empêche de passer aux étapes suivantes qui elles même permettent en partie la guérison.
Il ne faut pas nier le vécu, surtout pas d'ailleurs. Il faut changer le regard sur ce vécu et éventuellement la contourner comme s'en faire une force au lieu d'une faiblesse par exemple.

Essayer d'abandonner cette haine qui immobilise la personne, afin de renaitre et de reprendre une vie normal, tout en sachant que ce vecu ne sera jamais oublie et qu'il a forgé l'enfant devenu adulte.

Abandonner cette haine n'est pas chose facile aussi. Ce n'est même parfois pas faisable, notamment si la victime souffre encore beaucoup. C'est encore pour ça que je dis qu'une victime devrait apprendre à changer le point de vue qu'elle a sur son abus afin de moins souffrir afin de moins hair et éventuellement de pardonner ou du moins de passer à autres choses. Si une victime essaye de passer à autre chose alors qu'elle souffre beaucoup, elle ne pourra pas passer à autre chose. Voir pire, elle sera frustrée de ne pas réussir à passer à autres choses. Si elle souffre encore, il faut trouver un moyen d'atténuer la douleur (mais surtout pas avec de la drogue ou de l'alcool ou autres attitudes toxicomanes) et ensuite de la transformer en transformant le point de vue que l'on a sur le traumatisme. Mais celà prend du temps. Il est très dur de pardonner quelqu'un qui nous a fait souffrir à long terme et si on arrive pas à se remettre de cette souffrance, on sera tenté de lui en vouloir tant que la souffrance dure.

Pour ma par, c'est a la victime de choisir le pardon, et non l'entourage , car c'est elle qui l'a vecu...

On peut dire que l'entourage est moins concerné et qu'il peut pardonner si il le veut, mais qu'il n'a pas à demander, exiger ou autres à la victime de le faire, surtout que l'impact et le préjudice et donc les conséquences ne sont pas du tout les mêmes. La victime souffre souvent beaucoup plus que l'entourage et donc les facteurs permettant le pardon, à savoir notamment le degré de souffrance, ne sont pas comparables avec les facteurs permettant le pardon de l'entourage. Donc chacun doit être libre de pardonner ou pas.
La victime a donc le choix de pardonner ou pas en effet et n'a pas à se laisser influencer par l'entourage. Que ce soit dans un sens ou dans l'autre. Si la victime veut pardonner, mais que l'entourage ne veut pas, la victime a le droit de pardonner, notamment si elle veut passer à autres choses.
L'affaire Roman Polanski est assez aberrant à ce sujet, les gens qui réclament et exigent que Polanski soit jugé, alors que sa victime ne veut plus en entendre parler. Peut-être l'a-t-elle pardonné, peut-être n'en souffre-t-elle pas? Visiblement les gens veulent décider à sa place de ce qu'elle doit faire, alors que la décision lui revient.

J'ai remarqué, que nombres de victimes d'inceste ont une forme de "compassion" , voir de pitié envers l'auteur, mais pas toute(D'autre c'est un haine viscerale.).


Comme je le disais, le point de vue de la victime sur ses abus varient suivant les circonstances de l'abus et ses conséquences.
L'inceste serait, d'après certains experts, le type d'abus dont les traumatismes sont les plus forts. Surement parce que la victime vit avec son abuseur (puisque c'est un parent) que celà dure longtemps (pour les mêmes raisons) et que le mélange de rapports sexuels et rapports parentaux est souvent perturbant en effet, encore plus qu'un simple abus sexuel commis par une tierce personne, car à celà s'ajoute le rapport parental qui entre en conflit avec le rapport sexuel car ce sont des rapports incompatibles.

Je ne pense pas que l'on puisse pardonner totalement, car ceux sont des agressions repeter durant l'enfance, on ne peut aimer quelqu'un qui nous maltraite.

Pareil, ça dépend encore une fois des circonstances et conséquences. La fréquence des abus est en effet un facteur qui empire le traumatisme => pardon alors plus difficile.
Mais ça dépend aussi comment la victime vit ses abus. Certaines n'y voient pas de la maltraitance, malgré les conséquences fréquemment néfastes.
Certaines estiment même qu'il n'y a rien à pardonner.
Beaucoup de gens au contraire aiment quand même ceux qui les maltraitent. Les enfants aiment souvent leurs parents, même quand ceux ci sont violents, ils gardent de l'affection pour eux. Certains se disent par exemple "mon père n'est pas méchant, il est juste malheureux", certes ce n'est pas une raison pour faire souffrir son enfant, mais parfois ça donne envie à l'enfant de ne pas lui en vouloir voir de le plaindre et même parfois de se sacrifier pour son père. On ne peut pas dire qu'on ne peut pas aimer quelqu'un qui nous maltraite, ça dépend de trop de choses.

Pourtant dans ce type de vecu, il y'a aussi le quotidien et les moments de vie familiale normale, qui font que la victime regrette de ne pas avoir eu une vie comme tout le monde.

Oui. Surtout si elle se rend compte que l'inceste n'est pas fréquent dans les familles.

Avec l'auteur, il est courant de partager des moments de joie et d'insouciance, si bien qu'un avis tranché et difficile a etablir. Le sentiment entre la colere, l'indiferrence et l'oublie(et non le pardon), oscile souvent entre ses variales.

Tout à fait et c'est effectivement perturbant pour les victimes car la relation oscille entre bonne, enrichissante et perturbante, néfaste. Celà fait douter la victime, la désoriente et comme je le disais, le doute est l'un des sentiments les plus angoissant. Le livre de Christophe Tison, "il m'aimait" est assez intéressant à ce sujet là.


Je me demande si le pardon n'est pas plutot de l'oublie. Oublier ses moments penibles, afin de ne pas etre definit juste par ce passé et pouvoir avoir l'esprit libre de l'entrave pshycologique des agressions subies.

Oublier ou les mettre de côté et passer à autre chose plutôt. Effectivement celà permet de se libérer d'un poids qui nous fait mal et de nous projeter dans l'avenir.
Mais le pardon consiste aussi à accorder à l'autre une faveur comme quoi, notamment on souffre moins du mal qui a été fait (certains abuseurs s'en veulent de la souffrance de leurs victimes) ou que l'on reconnait que ce n'est pas de sa faute, ce qui déculpabilise l'abuseur qui peut avoir honte de lui (si il a honte de lui) et lui enlève un poids à lui aussi.
Mais le pardon de grande préférence doit alors plutôt être mérité. Pour des abuseurs, le pardon devrait plutôt être accordé à ceux qui n'étaient pas responsables de leurs actes, des déficients mentaux, des psychotiques, des victimes qui normalisaient l'abus... Ou de ceux qui font l'effort pour ne plus faire de mal et qui regrettent ce qu'ils ont fait, comme certains compulsifs qui se soignent pour calmer leurs pulsions et ainsi ne plus passer à l'acte. Celà dit les pédosexuels compulsifs ne regrettent pas tous leurs actes non plus. Mais certains regrettent, n'ont pas choisi d'être compulsifs et tentent de se retenir.

Le but etant juste d'avoir une vie normale, et non réellement de pardonner l'auteur. Car si la victime a était sous son emprise enfant, elle ne veut plus l'être adulte. Si le pardon en est la voie, pourquoi pas ?

Oui en effet, le but est avant tout pour la victime de moins souffrir et donc d'être moins haineuse envers soi même ou/et son abuseur et donc de passer plus facilement à autres choses. Ce qui revient atténuer le préjudice commis par l'abuseur et donc lui accorder en quelque sorte le pardon en vivant dans le présent et se projettant dans l'avenir au lieu effectivement de continuer à vivre sous son emprise via la souffrance du traumatisme et de continuer à penser au mal qu'il a fait.

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J'ai lu votre reponse, mais je ne vais pas pouvoir entrer dans le domaine de la pedophilie, ne la connaissant pas.

Du moins pour les profils de pere incestueux rencontré, je sais qu'il en existe trois grand type, peut etre plus,mais je n'ai rencontre que celui de l'homme dominant, genre "tyran domestique", ne pensant qu'a son plaisir et ne s'occupant pas de ses enfants.
Hommes qui n'eleve pas, ne s'occupe pas de ses enfants. Ne s'interrressent pas eux dans la vie quotidienne.
L'enfant sait que si il a une probleme, il ne pourra rien lui demander, car n'etant pas a son ecoute et ne s'interressant pas a lui. Il a une figure de père absent, rejetant une image assez negative de l'homme.

De plus, la plus par des moments partager avec lui sont de nature sexuel, malgrés que des fois, il y'a des moment de "complicité", mais seulement quant celui ci le veut. On rit et on s'amuse que quant se dernier le decide.




Pour revenir au pardon, je ne pense pas qu'on puisse oublier cela, puisque des evenements anodin reste en memoire. Il faut avancer dans le vie, ce dire que cela sont des experience qui nous ont forgé, mais surtout ne pas rester sur son passé. Le passé ne peut etre réecrit, il faut acceper ce que nous avons etait, sans espere quoi que ce soit d'autre.

Pour le terme "agression sexuel", c'est vrai que ceux ne sont pas des agressions sexuelles dans le sens juridique.
Etant dans une situtation de domination, et surtout, dans un formatage pervers du que cela comence tot. Comment un enfant dont le pere va le "surprendre" entrain de se laver, et que se dernier voulant cacher son corp, son pere va lui dire "Qu'il n'a pas a faire cela, qu'il ne doit pas a se cacher et qu'il doit retirer sa serviette".
Un enfant, dont la figure parental a toute autorite, peut il desobeir a son père meme si son ordre et totalement absurde. Surtout qu'en dessous d'un certain age, l'enfant ne voit pas le cote "sexuel" de son corps.
Je sais que cet exemple illustre juste une atteinte, car il n'y a pas eu de violence ou de chantage. On peut obeir a quelqu'un sans aprouver l'ordre que l'on recoit, comme un escalve a qui on lui ordonne une tache a accomplir alors qu'il n'a pas envie, mais la faisant car etant sous une domination, ou plus simplement, un employé dans une entreprise qui va obeir a son chef, meme si ce qu'il doit faire ne lui plait pas.

Le pardon englobe aussi le domaine de l'obeissance, car il y a la trahison et "l'abus de pouvoir". Le parent a abusé de son autorité pour realiser ses actes... Sans oublier la tension quotidienne ou vit l'enfant, souhaitant que cela ne se reproduise plus. L'enfant demande l'arret de ce comportement, mais l'adulte va tourner en derision ses propos, voir user de son statut pour le faire taire.

Les gens refechissant a cela, se limitent surtout aux actes corporels, alors que beaucuop oublie le quotidien a gerer. Comme par exemple le poid du secret imposé, qui est aussi un reproche de plus envers cette personne. Car autant que l'on peut accepter d'avoir des secrets pour des acte qu'on a commi... Mais obliger quelqu'un de garder le secret sur des actes imposé, joue aussi sur "la balance" du pardon.

Je ne pense pas que l'on puise réellement pardoner, mais juste en soit passer a autre chose, ne pas se laisser dominer par le passé et essayer d'etre en acord avec soi même, ne pas avoir honte de soit ou de son vecu. Se reconstruire en quelque sorte.

Je pense que le pardon, comme j'ai dit, est "egosite", dans le sens, essayer d'oublier afin de pouvoir vivre ou revivre.

Le pardon englobe donc les actes corporelles, mais aussi le quotidien vecu et le cote psychologique. Les gens oublient les echanges verbeaux (expressions et phrase de nature sexuelle ou pas) ou les actes (autre que sexuel) commi durant cette periode.

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Du moins pour les profils de pere incestueux rencontré, je sais qu'il en existe trois grand type, peut etre plus,mais je n'ai rencontre que celui de l'homme dominant, genre "tyran domestique", ne pensant qu'a son plaisir et ne s'occupant pas de ses enfants.
Hommes qui n'eleve pas, ne s'occupe pas de ses enfants. Ne s'interrressent pas eux dans la vie quotidienne.
L'enfant sait que si il a une probleme, il ne pourra rien lui demander, car n'etant pas a son ecoute et ne s'interressant pas a lui. Il a une figure de père absent, rejetant une image assez negative de l'homme.

Oui, c'est bien le cas typique du père incestueux, dominant, égocentrique, faisant passer ses envies à lui au dessus des autres sans tenir compte des conséquences de ses actes et du mal qu'il fait. L'enfant effectivement peut avoir après une mauvaise image des hommes. Et c'est aussi le cas de l'incestueux qui rejette sa paternité en faisant de son enfant ce qu'il a envie d'en faire et sans assumer ses responsabilités.

De plus, la plus par des moments partager avec lui sont de nature sexuel, malgrés que des fois, il y'a des moment de "complicité", mais seulement quant celui ci le veut. On rit et on s'amuse que quant se dernier le decide.

Idem, le cas typique du dominant qui impose les moments de détente quand lui en a envie et les moments où ses besoins sexuelles doivent être satisfaits quoi qu'en pensent ou disent les autres.

Pour revenir au pardon, je ne pense pas qu'on puisse oublier cela, puisque des evenements anodin reste en memoire.

Oublier non, ce genre de chose ne s'oublie presque jamais. Mais attention, si oublier permet de mieux pardonner, ça ne veut pas dire que pardonner est synonyme d'oublier. On peut pardonner sans pour autant oublier, comme par exemple, comme je le disais, si celui qui a commis le méfait fait l'effort de changer, celà peut soulager sa victime qui peut, si elle le désire, lui accorder son pardon.
Et sinon oublier on peut surpasser le traumatisme et faire en sorte à ce qu'on en souffre beaucoup moins. On ne l'oublie pas pour autant, mais la douleur étant atténuée, on arrive à beaucoup moins y penser au profit de pensées plus positives et plus valorisantes.

Il faut avancer dans le vie, ce dire que cela sont des experience qui nous ont forgé, mais surtout ne pas rester sur son passé. Le passé ne peut etre réecrit, il faut acceper ce que nous avons etait, sans espere quoi que ce soit d'autre.

Oui. Comme je le disais il faut changer son regard sur le traumatisme et sur l'avenir. Il faut faire en sorte de diminuer la souffrance afin de pouvoir mieux avancer en souffrant moins et en ayant plus d'espoir en un avenir plus paisible et moins douloureux. Le passé ne peut être réécrit en effet, mais ce genre de trauma laisse souvent des sequelles qu'il est possible de modifier. Les trauma provoquent des réaction en chaîne qui aboutissent souvent à des comportements dysfonctionnels qui font souffrir. Si on recrée la réaction en chaîne en partant du début, on peut faire en sorte à ce que le comportement dysfonctionnel et la souffrance, disparaissent et soient remplacés par des comportements plus sains et moins autodestructeurs. De l'espoir il faut en avoir au contraire et se dire que c'est possible, afin d'avoir envie d'avancer et d'imaginer que l'avenir sera plus radieux que le passé.

Etant dans une situtation de domination, et surtout, dans un formatage pervers du que cela comence tot. Comment un enfant dont le pere va le "surprendre" entrain de se laver, et que se dernier voulant cacher son corp, son pere va lui dire "Qu'il n'a pas a faire cela, qu'il ne doit pas a se cacher et qu'il doit retirer sa serviette".

C'est à nouveau de la domination et un manque de respect de la part du parent qui ne respecte pas son enfant et lui interdit d'avoir de l'intimité, probablement pour mieux contrôler l'enfant en lui privant de ses libertés. C'est une façon d'exercer son pouvoir sur l'enfant, afin de rappeler que c'est lui le maître et que c'est sa volonté qui passe avant celles des autres.

Un enfant, dont la figure parental a toute autorite, peut il desobeir a son père meme si son ordre et totalement absurde. Surtout qu'en dessous d'un certain age, l'enfant ne voit pas le cote "sexuel" de son corps.

Chaque enfant a son caractère et même les enfants abusés par des parents incestueux dominants réagissent différemment suivant leur tempérament et les influences extérieures. L'enfant si il n'en peut plus d'être tyranisé et de souffrir, sachant en plus que celà n'est pas normal, risque de se rendre compte que le seul moyen d'arrêter de souffrir est de se rebeller. Comme on dit, la souris peut parfois mordre le chat qui joue sadiquement avec elle. Mais celà dépend de plusieurs choses. D'autres enfants peuvent être conditionnés à se soumettre à la volonté des dominants, sous peine de souffrir encore plus. Le reflexe conditionnel poussera alors l'enfant à continuellement se soumettre.
Il est fréquent aussi que les enfants aient du mal à tenir tête à celui ou celle qui les ont dominés, voir violentés. Même quand l'enfant devient plus grand et plus fort que le parent dominant, il peut continuer à avoir peur de ce dernier, encore une fois par reflexe conditionnel qui fait qu'il suffit au dominant de hausser un peu le ton pour tout de suite dissuader l'enfant, même devenu grand et fort, de continuer à se rebeller. Car l'enfant a été conditionné à se soumettre face aux stimuli, qui est dans cet exemple, le parent qui hausse le ton et effraye l'enfant. Ce genre de reflexe, cet instinct de survie, on ne s'en débarasse pas facilement.

Je sais que cet exemple illustre juste une atteinte, car il n'y a pas eu de violence ou de chantage. On peut obeir a quelqu'un sans aprouver l'ordre que l'on recoit, comme un escalve a qui on lui ordonne une tache a accomplir alors qu'il n'a pas envie, mais la faisant car etant sous une domination, ou plus simplement, un employé dans une entreprise qui va obeir a son chef, meme si ce qu'il doit faire ne lui plait pas.

Si la comparaison avec l'esclave, forcément dominé, est assez pertinente, je ne suis pas d'accord avec la comparaison avec l'employé. Un employé est payé pour faire ce que son employeur lui demande, du moins dans le contrat signé. Et même si un employé fait quelque chose de désagréable, comme nettoyer les poubelles par exemple, il sait pourquoi il le fait. Il sait que ça va servir à quelque chose et qu'il sera payé en retour. Tandis qu'un enfant abusé sexuellement, souvent non seulement peut ne pas apprécier ce qu'on lui fait mais en plus ne pas comprendre pourquoi on le pénètre par exemple. Donc non seulement, il y a le désagrément d'être abusé mais en plus la confusion et l'incompréhension qui angoissent la victime et qui forcément perturbent son point de vue qui se construit alors sur des bases fragiles et déforment sa vision des rapports avec les autres et l'enfant devra se construire des mécanismes de défense qui lui permettront d'être moins confus et de moins souffrir, mais qui seront primitifs surtout si la victime est jeune et donc peu mature, peu apte à comprendre et donc interprêtera l'abus, les relations et autres de manières encore plus étranges qui compliqueront ses rapports avec les autres, son intégrité, sa gestion des émotions, son image d'elle même, etc...


Le pardon englobe aussi le domaine de l'obeissance, car il y a la trahison et "l'abus de pouvoir". Le parent a abusé de son autorité pour realiser ses actes... Sans oublier la tension quotidienne ou vit l'enfant, souhaitant que cela ne se reproduise plus. L'enfant demande l'arret de ce comportement, mais l'adulte va tourner en derision ses propos, voir user de son statut pour le faire taire.

Oui, la trahison de celui en qui on avait confiance est d'autant plus déroutant pour la victime et celà peut avoir des répercussion sur son intégrité plus tard. Par exemple, la victime peut mal réagir envers un ami qui lui demande un service, car la victime pourrait assimiler "rendre un service en faisant confiance" à "se faire avoir et souffrir". En bref, la victime va encore prendre son abuseur pour exemple, surtout si c'est un parent avec lequel elle a vécu et dont elle a subi les abus pendant une longue période, ce qui forcément marque plus la victime qui va solidifier ses mécanismes de défense qu'elle va forcément conserver, même longtemps après la fin des abus, et qui non seulement ne vont plus lui servir mais l'empêcher de vivre sainement et de bien s'intégrer.
Un abuseur égocentrique et dominant a peu de chances d'accepter les demandes de quelqu'un, surtout si la personne est son martyr qu'il domine et prend plaisir à dominer égocentriquement sans tenir compte des autres.

Attention toutefois à ne pas oublier que les abuseurs n'abusent pas tous de leur autorité. Leurs méthodes diffèrent. Beaucoup manipulent, influencent doucement. D'autres font du chantage et des menaces. D'autres sont violents etc...

Les gens refechissant a cela, se limitent surtout aux actes corporels, alors que beaucuop oublie le quotidien a gerer. Comme par exemple le poid du secret imposé, qui est aussi un reproche de plus envers cette personne. Car autant que l'on peut accepter d'avoir des secrets pour des acte qu'on a commi... Mais obliger quelqu'un de garder le secret sur des actes imposé, joue aussi sur "la balance" du pardon.

L'adulte qui demande à l'enfant de garder le secret lui manque de respect. C'est difficile pour un enfant de garder un secret et c'est parfois culpabilisant, car l'enfant peut se dire qu'il a fait quelque chose de mal et donc ça peut le dévaloriser intérieurement et le ronger de ne pouvoir en parler. Celà l'oblige à faire face seul à ses abus alors qu'en parler et demander l'avis à d'autres personnes peut lui apporter un soutient et lui faire adopter des mécanismes de défense moins privitifs car basés non pas sur son unique avis à lui mais sur celui des autres aussi.

Le secret imposé aux très jeunes enfants entraine parfois l'oubli. Car les enfants très jeunes peuvent ne pas encore être capables de mentir, car mentir implique une activité cérébrale complexe et le cerveau immature des jeunes enfants n'ont pas encore cette capacité. Alors au lieu de mentir, inconsciemment ils oublient. Mais ils n'oublient pas complètement, le secret et surtout le traumatisme ressurgit sous formes de terreurs nocturnes, images, flashbacks, cauchemars, crises d'angoisses...

L'adulte qui oblige à garder le secret à l'enfant, est donc plus difficilement pardonnable, car c'est un préjudice supplémentaire, qui n'est souvent pas sans conséquences. La souffrance en est alors plus grande et le pardon plus dur.

Je ne pense pas que l'on puise réellement pardoner, mais juste en soit passer a autre chose, ne pas se laisser dominer par le passé et essayer d'etre en acord avec soi même, ne pas avoir honte de soit ou de son vecu. Se reconstruire en quelque sorte.

Ca c'est votre point de vue, basé sur le vécu que vous évoquez là. Mais rappelez vous que chaque cas diffère. Les circonstances et les conséquences des abus sexuels ne sont pas toujours les mêmes. Les victimes n'ont pas le même tempérament et les abuseurs sont différents aussi. Même les influences extérieures jouent un rôle important car ils construisent le point de vue et influent donc sur l'image que l'on peut avoir de soi, de l'abuseur, des abus etc... Tout celà fait que l'envie ou le refus de pardonner varient. Celà fait aussi que la souffrance varie aussi, ce qui influe sur l'envie voir la possibilité de pardonner ou pas.

Dans le cas que vous évoquez, le pardon semble en effet très difficile.
L'abuseur est le père de la victime. Il est pervers, très dominant, très égocentrique, ne se comporte pas du tout comme un père et a visiblement aucun scrupules et ne chercherait donc pas à se faire pardonner. En plus, si il a oublié, bien que ce ne soit pas de sa faute, le pardon est en effet très difficile. Comme je le disais, les victimes pardonnent parfois plutôt quand l'abuseur regrette sincèrement, essaye de ne plus faire de mal, est psychotique ou lui même une victime qui prend exemple sur son abuseur. Ce père là ne semble correspondre à rien de tout ça.

Mais j'ai vu un cas par exemple, où un oncle avait abusé de sa nièce sous l'effet d'une pulsion sexuelle. Il a été en prison, sa nièce l'a reçu à sa sortie de prison, l'a pris dans ses bras et lui a fait promettre de ne jamais recommencer et lui a pardonné. L'oncle qui a de l'affection pour sa nièce et qui a eu honte de qu'il a fait, fait de son mieux pour que ça ne se reproduise pas. Il demande des soins entre autres en se disant qu'il n'est pas à l'abris de recommencer et que donc il veut limiter cette possibilité le plus possible. Le pardon a été possible, d'une part parce que la victime n'a été abusée qu'une fois, parce que l'abuseur regrette sincèrement et qu'il soigne la cause sous jacente à l'abus qu'il a commis. Sans compter que sa nièce a de l'affection pour lui et réciproquement. L'oncle culpabilisait de ce qu'il a fait et le pardon de sa nièce lui a enlevé un poids et lui a même donné envie de soigner ses pulsions. Le pardon était donc là, bien plus faisable et a même été bénéfique.

Je pense que le pardon, comme j'ai dit, est "egosite", dans le sens, essayer d'oublier afin de pouvoir vivre ou revivre.

Pratiquement tous nos comportements sont influencés par des motivations partiellement égoistes vous savez. Par exemple, moi, je fais parfois des cadeaux à la personne que j'aime. C'est pour lui faire plaisir. Mais c'est aussi, parce que moi j'aime lui faire plaisir. Lui faire plaisir, me fait plaisir à moi aussi. Donc en bref, le geste de générosité, je le fais en partie pour moi.

Le pardon c'est pareil. On pardonne souvent plus pour soi même que pour les autres.
Dans un cas, où l'abuseur est vraiment désolé et demande pardon, parfois la victime se sentirait mal de ne pas lui pardonner alors qu'il regrette sincèrement, alors la victime parfois pardonne, mais du coup toujours en partie pour elle.

Surtout que comme je le disais, un abuseur qui semble vraiment regretter le mal qu'il a fait et qui s'excuse, celà fait souvent du bien à la victime. Latifa Bennari, présidente de l'association l'ange bleu, aime bien faire rencontrer des abuseurs d'enfants qui regrettent avec des victimes. Les victimes ça leur fait du bien de voir un abuseur qui fait des efforts pour ne plus faire de mal et l'abuseur, ça lui fait du bien de voir une victime qui l'encourage et le soutient à poursuivre ses efforts au lieu de le juger mal pour ce qu'il a fait.


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Un petit point, quant je disais que l'auteur a oublie, c'est lui qui affrime cela. Lors de la discution, il se rappelait surtout de ce qui l'arrangait. C'est un oublie de circonstance et non réel , surtout que cela a durée des années et qu'il a abusé ses deux enfants.

D'ailleurs, je sors du sujet "du pardon",il est vrai que chaque enfant a son caractere et , je vais encore parler de moi, les deux enfants ayant subi cela n'ont pas eu la meme reaction au fil du temps. L'un s'étant rebellé, tandis que l'autre etait resté assez soumis.

Le poid du secret est aussi ambivalent. Autant que l'enfant va le faire en obeisssant a l'agresseur, mais aussi pour lui. En effet, il se rend compte de l'anormalite de la situation, et afin d'etre comme les autres, ne dira rien. Il fera tout pour garder le secret et sera indirectement complice de l'auteur, car cherchant aux maximums de cacher ce vecu. De plus, malgrés la passivite de l'enfant dans ce genre de chose, il se sentira complice de n'avoir rien fait, rien dit, rien empecher. Il esssayera pas divers moyens d'etre comme les autres enfants, et se dira a force que c'est comme ca, qu'il ne pourra rien changer, et donc ne parlera pas aussi pour cela.
L'omerta simposant d'elle même par la force des choses.

Je suis de votre avis, mon exemple de l'employé n'est pas bon, celui de l'esclave oui.

Il est vrai que les abuseurs n'usent pas toujours de leur autorité. Mais en generale ils vont tout meme l'uitliser si ils veulent que cela dure sur une longue periode. L'enfant comprend a force, aux regards et aux attitudes, si l'auteur aura envie de renouveler ses envies ou pas.
D'ailleurs l'enfant cherchera des methodes, des fois meme inconsciement, pour eviter de devoir resubir ses actes.

Je connais, de nom, l'association "l'Ange bleu" et je trouve interressant cette demarche de rencontre. Comprendre les raison qui pousse un individu a un comportement tel et souvant une question que se pose les victimes.

Je ne serais rien rajouter sur le pardon, d'ailleurs j'ai devié du sujet pour commenter ou repondre aux points abordés. Après ca deviendrait encore plus personnel et j'evite autant que possible.

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Un petit point, quant je disais que l'auteur a oublie, c'est lui qui affrime cela. Lors de la discution, il se rappelait surtout de ce qui l'arrangait. C'est un oublie de circonstance et non réel , surtout que cela a durée des années et qu'il a abusé ses deux enfants.

Ah. Moi je pensais qu'il était Alzheimer ou quelque chose comme ça. Mais si vous dîtes qu'il le fait exprès, y'a encore plus de quoi lui en vouloir et donc encore moins de raisons de lui pardonner.


D'ailleurs, je sors du sujet "du pardon",il est vrai que chaque enfant a son caractere et , je vais encore parler de moi, les deux enfants ayant subi cela n'ont pas eu la meme reaction au fil du temps. L'un s'étant rebellé, tandis que l'autre etait resté assez soumis.

Celà ne sort pas tout à fait du sujet, le caractère de l'enfant influe sur la volonté de pardonner ou pas.


Le poid du secret est aussi ambivalent. Autant que l'enfant va le faire en obeisssant a l'agresseur, mais aussi pour lui. En effet, il se rend compte de l'anormalite de la situation, et afin d'etre comme les autres, ne dira rien.

Oui, certaines victimes ressentent de la honte et culpabilise de ce genre de relations notamment si elles savent que les autres ont des relations différentes et plus saines avec leurs parents. Certaines victimes se sentent aussi dévalorisées de faire ce genre de choses, considérés comme sales, notamment avec ses propres parents, ce qui les pousse encore plus parfois à se taire, car elles ont trop honte.

Il fera tout pour garder le secret et sera indirectement complice de l'auteur, car cherchant aux maximums de cacher ce vecu.

Oui, et celà est souvent culpabilisant pour l'enfant de se sentir complice, de s'être tue. Se taire, c'est encourager l'abuseur à recommencer, voir à sous entendre que la victime apprécie les abus. Certaines victimes se sentent aussi coupables de s'être tues alors que parler aurait pu parfois empêcher l'abuseur d'abuser d'autres enfants. Mais les enfants ne s'en rendent souvent pas compte et surtout, si ils sont soumis, ils ne peuvent généralement pas parler. Et certaines ne parlent pas aussi à cause de l'emprise de l'abuseur, parfois l'emprise affectif du style "si tu parles on sera séparés et j'en mourrai, tu en seras responsables". D'autres par la menace "si tu parles, on partira dans un autre pays et tu ne reverras jamais ta famille." Etc... Il y a plein d'autres exemples possibles. Tout celà rend le pardon encore plus dur aussi. Car celà fait des préjudices et des traumatismes supplémentaires et donc de la souffrance supplémentaire plus difficile à atténuer et donc moins pardonnable.

De plus, malgrés la passivite de l'enfant dans ce genre de chose, il se sentira complice de n'avoir rien fait, rien dit, rien empecher.

Oui.

Il esssayera pas divers moyens d'etre comme les autres enfants, et se dira a force que c'est comme ca, qu'il ne pourra rien changer, et donc ne parlera pas aussi pour cela.

Oui et ce genre de comportement peut se retrouver chez l'adulte plus tard. Genre, l'adulte qui s'est soumis étant enfant et s'est dit qu'il n'y avait rien à faire face aux abus, peut continuer de se laisser abuser (au niveau confiance) à être de nature fataliste. Ou parfois au contraire, à s'énerver au moindre signe qui lui évoque un abus de confiance possible et à être de nature revanchard et se dire que ce qui lui est arrivé, étant enfant, n'arrivera plus jamais étant adulte et qu'il peut laisser sa colère et sa haine sortir, maintenant qu'il est plus grand et plus fort, quitte malheureusement à ne parfois pas être en colère et haineux envers les bonnes personnes car il peut en vouloir à la terre entière ou avoir besoin d'évacuer sa colère sur le premier qui passe.

Il est vrai que les abuseurs n'usent pas toujours de leur autorité. Mais en generale ils vont tout meme l'uitliser si ils veulent que cela dure sur une longue periode.

Oui et non, comme je le disais, il y a différentes méthodes comme celles dites plus haut. Le chantage affectif, la menace d'enlever l'enfant, de s'en prendre à un être aimé et celà marche tout autant voir même plus que l'abus d'autorité et les abuseurs égocentriques et dominants n'ont généralement pas de scrupules à s'en servir. Les presque seuls à ne pas y avoir recours sont les pédosexuels de bonne foi, vu qu'ils considèrent que le plaisir est réciproque et la relation enrichissante pour les deux.

D'ailleurs l'enfant cherchera des methodes, des fois meme inconsciement, pour eviter de devoir resubir ses actes.

Ou des méthodes pour s'accommoder aux abus, c'est à dire les mécanismes de défense. Par exemple, certaines victimes pour mieux accepter la souffrance, se disent qu'on leur fait du mal parce qu'elles le méritent. Et comme je le disais, ça les aide sur le moment à moins souffrir d'une certaine façon, mais après une fois adultes, dans le même exemple, elles attribuent alors la méchanceté des autres, collègues, patrons abusifs et autres, au fait qu'elles le méritent encore. C'est un comportement dysfonctionnel et quelque part autodestructeur.

Je connais, de nom, l'association "l'Ange bleu" et je trouve interressant cette demarche de rencontre. Comprendre les raison qui pousse un individu a un comportement tel et souvant une question que se pose les victimes.

Oui et ça permet à chacun, abuseur et victime, d'être aussi plus lucides, de mieux comprendre et donc de mieux accepter certaines choses et d'élargir leur point de vue afin de trouver plus de solutions, de comprendre les autres, de ne plus se restreindre à son vécu, etc... Chacun y gagne.

Après ca deviendrait encore plus personnel et j'evite autant que possible.

Si vous voulez en dire plus, vous pouvez. C'est comme vous voulez.

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Pour le pardon, on va rentrer ensuite dans un grand debat aux multiples acteurs durant les faits.
Par exemple, dans une famille un pere abuse ses enfants, un enfant peut pardonner pour les actes qu'il a subi, mais pas pour ceux qu'a fait subir son père à l'autre enfant.
Ou un autre exemple. Un enfant qui pardonne son pere des abus qu'il a subi, mais la mere qui ne pardonera jamais son mari pour ses actes.
Pour le pardon on peut trouver autant d'exemple que de cas...


Parler plus de moi, ca serait etaler mon passé sur un forum, chose que je ne veux pas.
Car il y aura toujours un pervers en quête d'histoire de ce type afin d'obtenir par sa lecture une gratification sexuelle. D'ou la raison qu'il faut faire attention a ce que l'on dit.


J'ai exprimé mon opinion et mes idées sur le pardon. Je ne serais rien dire de plus actuelllement.

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Pour le pardon, on va rentrer ensuite dans un grand debat aux multiples acteurs durant les faits.

Le but en fait, est de débattre de qu'est-ce qui rend le pardon plus facile, moins difficile. Quels sont les facteurs?
A savoir il y a les circonstances. Suivant ces circonstances de l'abus sexuels, le préjudice commis diffère, donc la souffrance et la gravité du traumatisme diffère aussi et donc le pardon en devient plus ou moins dur.

Il y a aussi l'abuseur. Qu'est-ce qui a poussé l'abuseur à abuser de l'enfant? Comment a-t-il fait? Regrette il? Même si ça reste un crime d'abuser un enfant, suivant la raison de l'abuseur, sa façon de faire et ses regrets, certains cas sont plus pardonnables que d'autres.

Et enfin, il y a la victime. Chaque victime réagit différemment suivant la façon dont elle a vécu l'abus, suivant son caractère, etc... Même deux victimes qui ont été abusées exactement de la même façon, ne vont peut-être pas réagir de la même façon. La souffrance notamment varie alors et comme je le disais, plus on souffre, moins on pardonne généralement.


Par exemple, dans une famille un pere abuse ses enfants, un enfant peut pardonner pour les actes qu'il a subi, mais pas pour ceux qu'a fait subir son père à l'autre enfant.

La victime peut en vouloir à l'abuseur pour le mal qui lui a fait, mais elle peut aussi lui en vouloir pour le mal qu'il a fait à quelqu'un d'autre. Le facteur de pardon varie. Ce sont deux conditions différentes. On ne pardonne pas quelqu'un pour le mal qu'il nous a fait, comme on pardonne pour le mal qu'il a fait à d'autres et pour son mauvais comportement en général.
Suivant les trois facteurs précités en haut, la victime peut pardonner son abuseur et peut pardonner d'avoir abuser un autre enfant. Par contre, ce qu'elle ne peut pas faire, c'est pardonner à la place de l'autre victime. L'autre victime n'a pas à pardonner l'abuseur parce que la première victime l'a fait.
Un proche de victimes, donc qui n'est pas une victime, a de quoi quand même en vouloir à l'abuseur, même si les facteurs ne sont pas les mêmes. Comme vous le dites dans le cas suivant de la mère qui ne peut pardonner le père d'avoir abusé de leurs enfants.

Ou un autre exemple. Un enfant qui pardonne son pere des abus qu'il a subi, mais la mere qui ne pardonera jamais son mari pour ses actes.
Pour le pardon on peut trouver autant d'exemple que de cas...

Le but n'est pas d'évoquer tous les cas de figures possibles, et effectivement il y en aurait beaucoup. Il serait difficile de faire une liste exhaustive de tous les cas. le but est plutôt d'évaluer les facteurs qui font que certains pardonnent et d'autres pas. De cette façon, on peut évoquer indirectement de nombreux cas dont chacun a des facteurs différents.


Parler plus de moi, ca serait etaler mon passé sur un forum, chose que je ne veux pas.
Car il y aura toujours un pervers en quête d'histoire de ce type afin d'obtenir par sa lecture une gratification sexuelle. D'ou la raison qu'il faut faire attention a ce que l'on dit.

Ce serait dommage de vous abstenir rien que pour ça. Surtout que vous savez, ces pervers de ce genre comme vous dites, n'ont pas besoin de lire des histoires de victimes. Généralement, ils en écrivent eux même et se les échangent parfois entre eux. Sans compter que ça ne changera rien à votre vécu que quelqu'un vienne tirer profit de votre histoire. Vous n'en saurez rien et aucun préjudice ne sera commis envers personne.
Il y a des tas de pédophiles qui prennent un plaisir sexuel à regarder des images d'enfants acteurs dans les sites qui leur sont consacrés. Les enfants n'ont souffrent nullement, n'en tiennent pas compte et n'ont pas à le savoir. Et même si ils le savaient, ce serait dommage que leurs sites soient fermés pour ça, alors qu'aucun mal n'est fait à personne.
Tandis qu'en parler peut faire du bien, vous ouvrir, échanger et éventuellement voir les choses dans un autre angle, ce qui peut aider à trouver des solutions et se sentir mieux.
Mais c'est à vous de voir en effet et ça reste votre droit le plus strict d'en parler ou pas, surtout que ça ne regarde que vous.

J'ai exprimé mon opinion et mes idées sur le pardon. Je ne serais rien dire de plus actuelllement.

Je vous remercie de votre participation et vous souhaite beaucoup de courage pour surmonter tout ça.

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L'abuseur n'a pas l'air d'eprouver de remord. Disons que devant le rappel des faits il s'est "effacé", mais c'est juste pour ne pas les assumer, et le temps faisant oublier les echanges verbaux echangé, il reprend deja sa vie insouciante d'avant.

Les echanges sur votre forum, j'en ai fait parle a l'autre victime, qui les a lu. Elle m'a dit que je pouvais plus échanger, mais sur un site aussi libre d'accés, cela ne me plais pas vraiment.
Surtout que je ne sais rien de vous. Ce n'est pas que je veux connaitre la personne que vous etes, mais votre but dans cette demarche. Autant que vous connaissez la mienne, autant que moi j'ignore la votre. Je ne pense pas que vous avez été victime, mais peut etre que je me trompe.

Pour en revenir au discution, on sortira vite du theme du pardon, car ce genre de vecu touche l'individu sur pluiseur plan, deja sa relation avec des persones tiers.

Pour ma par, j'ai une grand colere contre la sociéte, par ma situation actuelle, je n'ai pas le choix de prendre la position que je voudrais, ce qui augement ma colere envers elle.
Ce qui est trés impotant dans ce genre de passé, je trouve, c'est de pouvoir decider de la demarche que l'on veut y donner, et non une qui nous soit imposé par une situation non choisie.


Je vous remercie pour le courage que vous me dite que je fais. Mais le courage n'exsite pas dans une situation imposé, soit qu'on essaye d'y faire face, soit on sombre. Je ne pense avoir fait preuve de courage.


Si vous tenez a coninuer nos echange, je vais rester sur le cote pshycolgique, et non sur le cote "physique". Je veux dire que je ne vais pas detailer des actes sur le cote corporel. Dire qu'on met une main aux fesses a un enfant, n'avance pas la conversation en soit, surtout que detaillé ce genre d'acte, n'a aucun interet. En plus ecrire des textes "pedoerotique" sont interdits et bien que l'on soit victime, c'est donné accès a son intimité.
Il est evident qu'en parlant de fait, on raconte des elemets, mais les survolé suffit amplement a faire comprendre ce vecu.

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L'abuseur n'a pas l'air d'eprouver de remord. Disons que devant le rappel des faits il s'est "effacé", mais c'est juste pour ne pas les assumer, et le temps faisant oublier les echanges verbaux echangé, il reprend deja sa vie insouciante d'avant.

Ce n'est pas étonnant qu'il n'éprouve pas de remords. Généralement, ceux qui éprouvent le plus de remords, sont les non assumés, les compulsifs qui essayent de se retenir. Ceux qui sont de bonne foi (et encore...) et ceux qui abusent à basse fréquence et qui ne vont pas trop loin. En bref, les moins égocentriques. Donc les abuseurs qui sont moins égocentriques, vont se retenir, se remettre en question et donc abuser occasionnellement et non durant plusieurs années. Sinon ceux qui sont de bonne foi et qui pensent que les rapports sexuels ne font pas de mal aux enfants si ces derniers donnent leur consentement. Ceux là peuvent avoir des regrets, mais il faut pour celà qu'ils se remettent en question et les gens (pédos, abuseurs ou autres) ne le font pas souvent.

Un père qui domine et qui est profondément égocentrique, n'a pratiquement aucune chance d'avoir des remords. Il faudrait que son point de vue change considérablement afin qu'il passe de la domination et de l'égocentrisme, à l'empathie et l'altruisme. Ce qui sont des contraires. Il est donc presque infaisable que ce genre d'abuseurs ait des remords ou alors celà prendrait beaucoup de temps pour celà se fasse et que l'abuseur y mette du sien pour reflechir beaucoup afin d'adopter un point de vue différent, ce qui encore une fois arrive rarement.

Les echanges sur votre forum, j'en ai fait parle a l'autre victime, qui les a lu. Elle m'a dit que je pouvais plus échanger, mais sur un site aussi libre d'accés, cela ne me plais pas vraiment.

On peut faire ça sur message privé si vous préférez.

Surtout que je ne sais rien de vous. Ce n'est pas que je veux connaitre la personne que vous etes, mais votre but dans cette demarche. Autant que vous connaissez la mienne, autant que moi j'ignore la votre. Je ne pense pas que vous avez été victime, mais peut etre que je me trompe.

Pour en savoir plus sur moi et mes motivations, vous pouvez lire ma présentation ici :
http://adep.etudiantforum.com/t5-dante-admin#5

Pour en revenir au discution, on sortira vite du theme du pardon, car ce genre de vecu touche l'individu sur pluiseur plan, deja sa relation avec des persones tiers.

Si vous décidez de continuer à poster en vous éloignant du thème, je déplacerai peut-être certains posts sur un autre topic, afin que celui là reste centré sur le pardon.

Pour ma par, j'ai une grand colere contre la sociéte, par ma situation actuelle, je n'ai pas le choix de prendre la position que je voudrais, ce qui augement ma colere envers elle.
Ce qui est trés impotant dans ce genre de passé, je trouve, c'est de pouvoir decider de la demarche que l'on veut y donner, et non une qui nous soit imposé par une situation non choisie.

Je pense que c'est un moyen aussi de reprendre le contrôle de sa vie et de soi même d'avoir le choix des démarches que l'on peut faire et que donc c'est important pour la victime de sentir qu'elle a le choix, qu'elle a des possibilités qui lui conviennent et qu'elle puisse avoir les moyens d'aller jusqu'au bout de ces possibilités. Celà doit être effectivement frustrant que les moyens ne nous soit pas donnés.

Je vous remercie pour le courage que vous me dite que je fais. Mais le courage n'exsite pas dans une situation imposé, soit qu'on essaye d'y faire face, soit on sombre. Je ne pense avoir fait preuve de courage.

Pas de quoi. Mais j'ai dit que je vous souhaitais du courage pour tout ça. Je ne sais pas vraiment à quel point vous êtes courageuse. Déjà, vous reconnaissez être victime. C'est déjà courageux vous savez. Ca peut vous paraitre bête, mais certaines victimes refusent d'être victimes. Elles n'osent pas le reconnaitre, elles sont bloquées à l'étape du refus, qui est la première étape comme je le disais vers l'acceptation avant le refus, le marchandage, colère, tristesse. Vous avez l'air vous d'en être à la colère et aussi un p'tit peu au marchandage car vous avez un p'tit peu de mal avec les mots que vous utilisez. Pouvoir faire les démarches que vous souhaitez faire, c'est peut-être aussi un accès pour vous à l'acceptation. Ce qui est donc comme je le disais frustrant qu'on ne vous donne la possibilité de les faire, car celà vous empêche peut-être d'accepter mieux et de pouvoir plus facilement en quelque sorte reprendre votre vie et passer à autre chose.

Si vous tenez a coninuer nos echange, je vais rester sur le cote pshycolgique, et non sur le cote "physique". Je veux dire que je ne vais pas detailer des actes sur le cote corporel. Dire qu'on met une main aux fesses a un enfant, n'avance pas la conversation en soit, surtout que detaillé ce genre d'acte, n'a aucun interet.

C'est toujours vous qui voyez. Mais d'un côté raconter exactement ce qui nous arrive permet de se replonger parfois dans le traumatisme, mais ça permet aussi en même temps de se soulager d'un poids, car il y a souvent besoin que ça sorte et souvent, une fois qu'on a raconté, on voit le vécu de façon différent et ça permet à l'interlocuteur de mieux comprendre ce que la victime peut ressentir. Du moins mieux la cerner et mieux expliquer ses angoisses, ses traumatismes, ses réactions... Car celà varie beaucoup.

Et aussi, je ne crois pas que celà soit votre cas, car vous m'avez l'air d'avoir déjà assez bien travaillé sur vous. Mais certaines victimes refusent parfois de raconter par honte ou par peur de replonger dans l'acte perturbant. Mais aussi parfois par refus de reconnaitre ce qui est arrivé. Parfois elles déforment un peu ce qui est arrivé ou dissimulent certains détails (comme les plus honteux par exemple), là c'est négocier avec la réalité et donc en quelque sorte toujours refuser un peu ce qui est arrivé. Etape du marchandage en gros. C'est pourquoi en parler pleinement me parait important, plutot que de les survoler. Mais je pense que vous en avez moins besoin car vous avez l'air d'être déjà passée par ces phases là, surtout si vous consultez.

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Ce genre d'echange a aussi un interet pour moi, avoir un autre avis sur mon passé et une approche differente. Mon but étant de progresser plus rapidement dans ma demarche.
Je cherche aussi des reponses, tout en sachant que je ne les aurait pas tout ici.


Etrangement, quant on vie cela, on ne voit pas le cote incestueux de cette relation. Il y'a de cela quelque année on m'aurait dit j'avais vecu l'inceste ou de la "pedophilie", j'aurais refuse ses termes en toute franchise.
Pire, quant je les vivais, je ne voyais pas la perversion réelle de ses actes.


Ma colere envers la sociéte , est , je pense, un transfert que je ne peux pas porté sur l'auteur. Surtout que cette derniere, par divers experience, m'a donné mes arguements pour ma colere.


Ne maitrisant pas votre systeme de citation, j'ai reprit ainsi une de vos phrases:
"Vous avez l'air vous d'en être à la colère et aussi un p'tit peu au marchandage car vous avez un p'tit peu de mal avec les mots que vous utilisez. Pouvoir faire les démarches que vous souhaitez faire, c'est peut-être aussi un accès pour vous à l'acceptation. "

J'ai un petit peu de mal dans mes mots employé ? Que voulez vois dire?


Les victimes qui ne veulent pas parler ont plusieurs raisons, les votres, mais aussi qu'elles n'ont pas envie d'être definie par ses actes . Je me vois mal raconter dans une conversation cela.
Aprés vouloir dissimuler les details , qui peuvent etre les plus "honteux", c'est tout a fait normal.
C'est detaillé des moment intimes, je pense que vous feriez de même.
Vous avez du mal a raconter des moments sexuels voulu, alors quant ils sont imposé, le tabou est plus important.
Il ne faut pas oublier que c'est defini comme de la matraitance sexuelle enfantile.

Je vous parlerez mieux la prochaine fois, je vous ai aussi envoyé un MP.

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Etrangement, quant on vie cela, on ne voit pas le cote incestueux de cette relation. Il y'a de cela quelque année on m'aurait dit j'avais vecu l'inceste ou de la "pedophilie", j'aurais refuse ses termes en toute franchise.
Pire, quant je les vivais, je ne voyais pas la perversion réelle de ses actes.

Très probablement parce que vous étiez conditionné à vivre celà. Vous preniez comme référence celui que vous donnaient vos parents. Un enfant battu qui a est battu depuis tout petit notamment, pense que c'est normal d'être battu puisqu'il n'aura rien vécu d'autres et n'aura pas eu d'autre exemple de relation parent/enfant. Pour certaines victimes, c'est pareil. C'est pour ça que le nombre d'abuseurs, la durée et fréquence des abus sont des facteurs importants car celà pousse la victime à normaliser les abus qu'elle vit et donc à réagir en conséquences de cette normalisation, en ayant une mauvaise image de soi qui mérite d'être maltraité, qui considère les rapports parentaux comme étant domination et abus, qui considère qu'il est normal que les enfants soient abusés etc...
Il est fort de votre part de comprendre et réaliser que ce que vous avez vécu n'était pas normal et donc que vous n'avez pas à le normaliser voir à le reproduire, plusieurs victimes ayant été abusées de la même façon que vous, normaliseraient leurs abus.
Et quand on est enfant, que sait-on de la sexualité et de la perversion? On ne sait que ce que l'on nous apprend et ce qu'on nous montre. Les enfants ne connaissent généralement pas la définition de la perversion. Quant à la sexualité, les enfants ne la découvrent que petit à petit à leur rythme, normalement non imposé, pour que ce soit harmonieux.


Ma colere envers la sociéte , est , je pense, un transfert que je ne peux pas porté sur l'auteur. Surtout que cette derniere, par divers experience, m'a donné mes arguements pour ma colere.

Un besoin d'évacuer votre colère, car il est difficile de le faire contre un abuseur qui fait semblant d'oublier. On peut être en colère contre lui pour tout, mais le fait qu'il fasse semblant de ne pas se souvenir empêche peut-être d'avoir l'impression qu'il ait entendu et donc empêche la colère d'être évacuée.


Ne maitrisant pas votre systeme de citation, j'ai reprit ainsi une de vos phrases:
"Vous avez l'air vous d'en être à la colère et aussi un p'tit peu au marchandage car vous avez un p'tit peu de mal avec les mots que vous utilisez. Pouvoir faire les démarches que vous souhaitez faire, c'est peut-être aussi un accès pour vous à l'acceptation. "

J'ai un petit peu de mal dans mes mots employé ? Que voulez vois dire?

On voit que vous avez un petit peu de mal à trouver les mots, comme utiliser pédophilie pour désigner la relation incestueuse, alors que vous même vous dites que ce n'était visiblement pas un pédophile. Vous utilisez aussi le mot agression, alors que ce ne sont pas des agressions non plus visiblement. Un peu comme si vous aviez encore un p'tit peu de mal à accepter et jouiez avec certains mots pour négocier avec la réalité.


Les victimes qui ne veulent pas parler ont plusieurs raisons, les votres, mais aussi qu'elles n'ont pas envie d'être definie par ses actes . Je me vois mal raconter dans une conversation cela.

Ca dépend quel type de conversation. Si c'est entre copains, que vous parlez de la pluie et du beau temps, ça va paraitre peut-être un peu gênant en effet d'aborder d'un coup ce sujet là. Mais suivant la conversation, être victime est en partie ce que vous êtes et celà vous permet d'avoir votre propre avis, votre propre vécu et votre propre point de vue sur certaines choses qui peuvent être évoquées en pleine conversation banale.
J'ai l'impression quand vous dites ne pas vouloir être défini par ces actes, ça ressemble un peu à de la honte et de la peur du regard des autres ou de la peur d'être stigmatisé. Effectivement, il ne faut pas en parler n'importe comment et à n'importe qui, surtout au début. Mais il ne faudrait pas vous restreindre non plus par peur du regard des autres ou par honte.

Aprés vouloir dissimuler les details , qui peuvent etre les plus "honteux", c'est tout a fait normal.

C'est normal d'un côté. Mais d'un autre côté, il n'est pas normal qu'une victime ait honte (même si ça arrive souvent). La honte empêche de parler, empêche de se libérer d'un poids qui quand on le garde en soi, fait souvent mal.

C'est detaillé des moment intimes, je pense que vous feriez de même.
Vous avez du mal a raconter des moments sexuels voulu, alors quant ils sont imposé, le tabou est plus important.
Il ne faut pas oublier que c'est defini comme de la matraitance sexuelle enfantile.

C'est pour ça qu'il faut en parler progressivement. Il y a certaines méthodes pour celà. Ecrire par exemple. Ecrire sur un pc, sans le montrer à personne, c'est un début. C'est parfois, voir souvent plus facile d'écrire que de parler tout en sachant en plus que personne ne lira ce qu'on écrit. Ca permet de se décharger déjà un peu. Après on peut montrer ce qu'on a écrit à une personne, une seule, de confiance. Pareil, si il le lit, ce sera plus facile de le faire lire que de lui dire. Il y a aussi l'échange sur internet, comme ici. Ecrire sur un forum à quelqu'un, qu'on ne connait pas et qui ne peut pas nous regarder, c'est beaucoup plus facile que de parler en face. L'interlocuteur ne nous connait pas et donc en parler n'aura aucune conséquences sur la vie de la victime. Ou il y a, en parler à huit clos, comme un psy, qui protège ses patients avec le secret médical. Et qui est un inconnu, rien que ça, c'est important aussi parfois. Un inconnu est moins apte à juger et juge souvent moins, voir pas du tout, normalement, si c'est un psy.

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Trés jeune nous avons vecu ses actes. Donc, n'ayant nul experience ou reference, on pense que cela est normale. Quant on prend conscience de l'anormalité des actes, on ne sait pas comment reagir pour changer la situation.

L'enfant ne connait rien de la sexualité. Son sexe sert juste à uriner. Il ne peut comprendre un regard ou un geste sexualisé sur son corps avant un certain age.
Pour mon experience. Moi et l'autre nous nous sentions moins agréssé quant le contact etaient sur les fesses, même , ca nous etait presque indifferent.
Par contre sur les autre parties de corps, cela nous deplaissait bien plus.


Je suis de votre avis, j'accepte encore mal mon passé. D'ailleurs c'est un sujet assez tabou. Je sais que je negocie avec le mots pour rendre mon passé moins penible .Il m'a falut un temps considerable pour dire attouchement sexuelle par exemple.


La stigmatisation est vrai. On ne veut pas etre reconnu comme celui qui a subi l'inceste. Ne pas etre defini par des actes ancien et non voulu.
La honte, est un sentiment courrant. On sent salie et rabaissé. Ce n'est pas un senitment voulu. D'ailleur c'est aussi l'un des facteurs pour la vicime qui va l'empecher d'entamer une procedure.
En plus, pour en parler, il faut trouver quelqu'un qui sache ecouter, et ce n'est pas simple. Souvent entre victime on se comprend mieux. Les reactions sont plus posé et l'ecoute meilleur.

Pour mon passé, n'arrivant pas a le raconter au psy. Je lisais mes "pensées" dans un carnet, mais cette methode avait ses limite, car sciemment j'ometais des passages. Donc j'ai prefere taper mon texte et lui donner.

Du moins j'essaye de me faire violence et d'avancer en lui devoilant des choses que je preferais garder secretes.

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Un dossier sur le thème du pardon pour résumer le tout selon moi.

I-Exemple d'une bousculade

Je dirais déjà que pardonner peut avoir plusieurs sens. Certains diront que pardonner, c'est oublier le désagrément ou le préjudice subi. Dans certains cas effectivement, pardonner, c'est passer à autres choses. Ce n'est pas rester focalisé, perturbé ou en colère vis à vis d'un tord causé. C'est aussi donc, dans ces cas là, sinon oublier, du moins passer à autres choses, reprendre sa vie où elle en était sans être pertubé par le désagrément ou le préjudice vécu. Celà dit, ce n'est pas parce qu'on passe à autres choses et que l'on reprend sa vie comme si de rien n'était que l'on pardonne la personne qui nous a causé du tord. Mais on pardonne plus facilement une personne qui nous a causé du tord si on arrive à passer à autre chose. Comme l'exemple cité dans un post antérieur. Si une personne nous bouscule dans la rue, malgré le désagrément, on aura vite oublié et donc en quelque sorte pardonné. On ne restera pas focalisé sur un évènement aussi peu signifiant qui nous aura causé qu'un léger désagrément et qui n'aura pratiquement pas eu de conséquence sur notre vie. Mais ce n'est pas parce qu'on passe à autre chose voir qu'on oublie le tord qui a été causé qu'on ne tient plus rigueur ou pour responsable la personne qui nous causé un désagrément ou un préjudice. Dans le même exemple, si la personne qui nous a bousculé l'a fait de son plein gré voir pour le plaisir. Même si on l'oubliera vite, on en tiendra alors plus rigueur l'individu et donc on lui pardonnera difficilement, malgré les conséquences de cette bousculade qui resteront, pareille, quasi-insignifiante.

Pardonner en effet, c'est aussi ne plus en vouloir à une personne qui a causé du tord. Plus on en veut à la personne qui a fait quelque chose de mal, moins on arrive à lui pardonner. Celà est lié aussi avec le désagrément et le préjudice commis. Toujours dans le même exemple, si une personne nous bouscule et nous fait tomber et qu'on se fait une entorse. Le désagrément sera plus dur à tolérer et on aura plus de difficultés à pardonner cette personne dont le tord commis aura des conséquences plus signifiantes, plus désagréables et à plus long terme. On aura donc plus de mal à oublier, on ne pourra même pas oublier, tant que l'entorse ne sera pas guérie et on en subira, durant tout ce temps, les conséquences. Ce qui rend l'évènement impossible à oublier pendant un certain temps et le désagrément bien plus dur à supporter, donc le pardon bien plus difficile. Mais celà peut dépendre aussi encore une fois de la façon dont on tient la personne responsable et comment on lui en tient rigueur.

En effet, encore dans cette exemple. L'individu qui nous a bousculé, l'a-t-il fait exprès? Si il nous a bousculé exprès, l'a-t-il fait avec intention de nous faire avoir une entorse? S'est-il excusé? N'a-t-il pas lui même été bousculé, ce qui l'a entrainé à nous bousculer? Tous ces facteurs là ne changent pas le préjudice commis mais influent sur la façon dont on peut en vouloir à l'individu, voir sa responsabilité dans l'histoire.

J'en conclus qu'il y a notamment trois facteurs qui influent sur le pardon éventuel envers un abuseur sexuel.

II-Les trois facteurs influants sur le pardon

-La première qui est la plus évidente, c'est suivant si la victime est du genre à pardonner ou pas. Deux victimes ayant été abusées exactement de la même façon, dans les mêmes circonstances et pour les mêmes raisons, ne vont pas forcément pardonner leurs abuseurs toutes les deux, ni de la même façon. Certaines personnes pardonnent plus facilement ou moins difficilement que d'autres.

-La deuxième, c'est l'impact et les conséquences du préjudice commis. Plus les conséquences sont mauvaises plus nous allons avoir de quoi en vouloir au responsable. Nous n'allons pas en vouloir autant à une personne qui nous a bousculé et causé un désagrément à très court terme, qu'à une personne qui nous aura bousculé et fait avoir une entorse. Les conséquences sont plus graves et dureront plus longtemps. Donc c'est moins pardonnable et le désagrément n'en est que plus difficile à supporter.

-Le troisième facteur est la personne qui nous a causé du tord. Suivant si cette personne nous a causé du tord volontairement, avec intention de nuire, avec regrets, par accident etc... Nous allons plus ou moins lui en vouloir suivant donc les raisons qui ont poussé l'individu à nous causer du tord. Si une personne nous bouscule et fait avoir une entorse, nous avons moins de raisons de lui en vouloir si c'était un accident que si il l'a fait exprès. Surtout que si il l'a fait exprès et qu'il n'a pas de regret, celà veut dire qu'il pourrait très bien recommencer. L'estime que nous aurons vis à vis de cet individu baissera alors et moins on aura d'estime pour une personne nous ayant fait du mal, moins nous avons de chances de lui pardonner. Moins on a d'estime pour une personne, plus on la méprise. Et plus on la méprise moins on lui pardonne le mal qu'elle fait.

Mais essayons maintenant de comparer l'exemple de la bousculade avec un abus sexuel.

III-La pardon vis à vis des conséquences d'un abus sexuel

Un type abuse un enfant sexuellement. On peut se poser les mêmes questions sur les circonstances de l'abus comme pour le cas de la bousculade. Comme quand on se posait la question de savoir la façon dont la personne nous a bousculé, jusqu'où l'abuseur est-il allé?
L'abuseur a-t-il fait souffrir volontairement sa victime comme l'individu qui nous a bousculé l'a-t-il fait volontairement?
Quel est l'impact du préjudice sur la victime, donc aussi la victime peut-elle oublier, et comme dans le cas d'une petite bousculade, passer à autre chose et reprendre sa vie comme si de rien n'était?

La réponse à tous ça influe fortement de la même façon pour un abus sexuel, sur la possibilité de pardonner ou pas.

Premièrement, plus l'abuseur est allé loin dans sa façon d'abuser sa victime, plus l'impact sera fort et plus le préjudice aura des conséquences et donc moins la victime arrivera à oublier ce qui est arrivé.

Pour en savoir plus sur les conséquences des abus sexuels, vous pouvez lire le topic suivant :
http://adep.etudiantforum.com/t61-m3-les-victimes-les-consequences-des-abus-sexuels
Même si certaines victimes oublient l'abus sexuel, si l'impact est fort, l'expérience abusive ressurgit d'une certaine façon quand même. Même si la victime se souvient et essaye de passer à autre chose, elle ne se débarassera pas des conséquences du traumatisme simplement par envie de passer à autre chose.

Comme pour le cas de la bousculade, si on nous blesse durant cette bousculade, nous aurons beau nous dire qu'on veut passer à autre chose, si l'entorse au pied nous fait souffrir, nous empêche de marcher, celà nous empêche de reprendre notre vie comme elle était avant. Nous ne pourrons pas passer à autre chose, nous serons plutôt obligés de nous adapter à cette nouvelle situation et nouvelle condition de vie jusqu'à ce que la blessure guérisse. Un abus sexuel, c'est un peu pareil. Même si on veut reprendre notre vie comme elle était avant, le traumatisme psychologique compliquera le quotidien de la victime qui aura mal au niveau psychologique et l'empêchera de revivre normalement car celà perturbera ses relations sociales et sa vision des choses. Elle ne pourra alors pas reprendre sa vie comme elle l'était, elle sera plutôt obligée de s'adapter à son nouvel état psychologique, jusqu'à ce que le traumatisme guérisse (éventuellement).

Celà rend le pardon donc plus difficile en raison du mauvais souvenir et des conséquences de l'abus sexuel que la victime subit, qui l'obligent à s'y replonger, perturbant sa vie à long terme. Tandis que certains abus légers peuvent parfois être sans conséquences, bien qu'il soit difficile d'anticiper les réactions d'une victime, car celà dépend de nombreux facteurs. Comme la bousculade, si on nous bouscule, il est difficile d'anticiper les conséquences, on peut s'en tirer indemme tout comme on peut heurter un objet qui nous blessera ou autre. Mais si la victime parvient à oublier l'abus et que celà n'a pas eu de conséquences sur sa vie, elle peut donc oublier, reprendre sa vie où elle en était et en quelque sorte pardonner plus facilement.

IV-Le pardon vis à vis des raisons et façons d'agir de l'abuseur

Celà dit après, la victime peut, malgré l'absence de traumatisme, en vouloir à son abuseur pour le tord causé. Mais comme l'exemple de la bousculade, celà dependra d'une part de la rancune de la victime. Certaines sont plus rancunières que d'autres et pardonnent moins facilement. Mais celà dépend aussi du point de vue que la victime aura sur l'abus sexuel vécu. Comme le cas de la bousculade. L'abuseur a-t-il fait exprès de faire du tord à sa victime? La plupart considéreront que oui, mais certains abuseurs sont de bonne foi et considèrent ne pas faire de mal tant qu'ils obtiennent le consentement des enfants notamment. Tandis que d'autres abuseurs non seulement font sciemment du mal aux enfants mais en plus en sont contents, tout comme celui qui bouscule les gens pour le plaisir de dominer et provoquer. L'abuseur en est alors moins pardonnable.

Sinon, une personne qui bouscule, peut nager en plein délire, tout comme un abuseur psychotique qui n'est plus connecté à la réalité. Où comme une personne qui bouscule une autre personne parce qu'elle a elle même été bousculée, certains abuseurs abusent d'enfants en reproduisant les abus sexuels qu'ils ont eux même subis. Si le préjudice commis peut rester fort et difficilement pardonnable en raison notamment des conséquences que celà aura sur les victimes, ces facteurs remettent en cause la responsabilité de l'individu, l'abuseur et celui qui bouscule.
On peut plus pardonner une personne non responsable ou qui n'a pas fait exprès de faire du mal ou qui est elle même victime. Tandis qu'une personne pleinement responsable de ses actes, qui a agi volontairement et n'a pas agi par normalisation de ses influences sera plus dure à pardonner.
Une personne psychotique n'est pas vraiment responsable de son comportement, car elle même, n'a plus toute sa tête, malgré le mal qu'elle aura pu faire, il y aura donc moins de quoi lui en vouloir. Un abuseur qui reproduit les abus sexuels qu'il a vécu parce qu'il normalise ses abus, est moins responsable de ses actes qu'une non victime, car cet abuseur là n'aura fait, en quelque sorte, que ce qu'on lui a appris à faire ce qui aura déclenché une réaction en chaîne un peu comme celle qui fait qu'un type bouscule une autre personne après avoir été, elle même, bousculée. Comme dit plus haut, à défaut d'être une excuse, celà remet en cause sa responsabilité et donc rend le cas plus pardonnable, surtout si on peut modifier structurellement l'abuseur ou le soigner. Soigner sa psychose pourrait l'empêcher de recommencer à abuser d'enfants. Modifier sa structuration afin de faire disparaitre son comportement abusif, qui est le résultat de mauvaises influences et mauvaises éducation, peut aussi empêcher que l'abuseur recommence.

Ensuite il y a la réaction de celui qui est en faute. S'excuse-t-il?
Rien que le fait de s'excuser peut rendre la victime plus encline à pardonner. En effet, si l'abuseur s'excuse, celà veut dire, d'une part, qu'il reconnait sa responsabilité. Ce qui peut déjà déculpabiliser certaines victimes qui du coup en souffrent moins et donc peuvent pardonner moins difficilement.
S'excuser sous-entend aussi que l'individu en tord, regrette le désagrément ou le préjudice causé. Ce qui veut dire à priori qu'il fera en sorte de ne pas recommencer, peut-être même qu'il en a tiré une leçon. Celà peut aussi soulager la victime qui se dit qu'au moins le mal qu'elle a subi n'aura pas été inutile car celà aura permis à une personne qui s'est mal comporté de se remettre en question et qui s'empêchera de refaire du mal aux autres. Voir peut-être même que la personne en faute, en tirera une leçon et donnera l'exemple à ceux qui ne se remettent pas en question. Tout celà donnera plus ou moins un sens à la souffrance de la victime et donner un sens à un mal que l'on vit en essayant d'être optimiste, celà soulage souvent la douleur. Il est en effet particulièrement perturbant quand un drame nous arrive de ne pas comprendre ce drame et de ne pas trouver une justification, en se disant par exemple "pourquoi moi... Je n'ai pas mérité celà... la vie est injuste..." Souvent les gens pensant ainsi, sombrent dans la dépression et dans un cercle vicieux qui fait qu'ils dépriment plus à force de se poser des questions dont ils ne trouvent pas les réponses et moins ils trouvent les réponses, plus ils dépriment. Mais trouver des réponses ou des raisons ou un aspect plus optimiste, diminue donc la dépression, donc la souffrance et permet donc éventuellement parfois de pardonner.

Un autre facteur à prendre en compte vis à vis de la personne en tord, était-ce un accident?
Une personne qui nous bouscule, était-ce un accident? Si oui, il est plus pardonnable et moins responsable du désagrément subi. Même si la bousculade nous a fait tomber et avoir une entorse. On ne lui en tiendra généralement pas autant rigueur si c'est un accident. Nous aurions plus de quoi lui en vouloir si il nous a bousculé volontairement, mais sans vouloir nous blesser. Nous lui en voudrons encore plus si il nous a bousculé volontairement avec l'intention de nous blesser. C'est pareil pour un abus sexuel.
Les mêmes questions se posent alors vis à vis d'un abuseur. A-t-il abusé d'un enfant par accident? L'a-t-il fait sciemment mais pour vouloir se satisfaire sexuellement? L'a-t-il fait dans le but de lui faire sciemment du mal?
Dans le premier cas, même si on n'en entend pas beaucoup parler, le cas est plus pardonnable. Un abuseur peut abuser d'un autre enfant, quand il se découvre une pédophilie tardive et avec un taux d'hormones trop élevé. Ou un dérèglement hormonal, ou un pédophile compulsif qui n'a pas pu retenir ses pulsions. Si l'abuseur s'est alors retenu d'abuser des enfants mais à quand même cédé, il se peut déjà qu'il ait des regrets, voir qu'il se fasse aider pour ne pas recommencer même si ça aurait été mieux de se faire aider pour ne pas passer à l'acte une première fois. Il s'agit donc de cas plus pardonnable qu'un abuseur qui a abusé de plusieurs enfants, sans tenir compte du mal qu'il faisait. Un abuseur compulsif est aussi en quelque sorte victime de ses pulsions, ce qui diminue sa responsabilité vis à vis des abus qu'il a commis. Bien qu'il reste tout de même partiellement responsable car il aurait pu se faire aider plus tôt, bien qu'il arrive malheureusement que les pédophiles compulsifs ne trouvent pas l'aide qu'ils réclament (voir le documentaire du sujet : http://adep.etudiantforum.com/t58-j5-les-temoignages-des-pedophiles-dans-le-documentaire-de-la-pulsion-a-l-interdit ).
Après il y a les cas d'abuseurs qui abusent donc d'enfants, souvent plusieurs, et se disant qu'ils ne font rien de mal et que les enfants sont consentants.
Il y a aussi ceux qui abusent d'enfants, pas dans le but de faire du mal aux enfants, mais qui savent qu'ils leur font du mal, sans en tenir compte, car leur but est de se soulager sexuellement et égocentriquement.
Et enfin, il y a ceux qui non seulement sont conscients du mal qu'ils font, mais en plus, prennent du plaisir à faire souffrir.
Ces différents cas sont pardonnables à différentes échelles. Car comme dit plus haut, le pardon dépend aussi de l'estime que la victime aura sur son abuseur.
-Si l'abuseur a tenté de se retenir de faire du mal, c'est qu'il n'est pas forcément une mauvaise personne, voir que c'est une victime lui aussi des pulsions pédophiles qu'il a et qu'il n'a pas choisi d'avoir. L'estime de la victime envers son abuseur peut alors remonté. Notamment si il regrette et se fait aider pour ne pas recommencer (comme l'un des cas du documentaire précité).
-Si son abuseur ne se rendait pas compte du mal qu'il faisait, son estime envers lui pour remonter un peu aussi, bien que souvent ces abuseurs s'autopersuadent plus de ne pas faire de mal qu'ils ne pensent réellement ne pas faire de mal.
-Si l'abuseur n'a pas tenu compte du mal qu'il faisait pour satisfaire ses besoins sexuels, l'estime de la victime va baisser, notamment parce qu'il s'agit d'un abuseur particulièrement égocentrique et qui du coup, n'aura pas trop de scrupules à abuser plusieurs enfants et plusieurs fois.
-Si l'abuseur se délecte carrément par domination voir sadisme de faire souffrir ses victimes, l'estime de la victime va encore plus chuter. Car non seulement l'abuseur est égocentrique mais en plus il aime faire du mal, donc il fait encore plus de mal qu'un simple abuseur et il ne se gênera pas pour recommencer lui non plus.

Après c'est le droit le plus strict de la victime de pardonner son abuseur ou pas. Certaines sont plus aptes à pardonner que d'autres. Personne ne peut pardonner à la place de la victime et forcer une victime à pardonner son abuseur. Et celà dépend donc aussi des circonstances puis des conséquences de l'abus sexuels ainsi que de l'estime que la victime aura sur son abuseur.

Un détail qui a son importance aussi, c'est que parfois, la victime ne se rend pas compte que certains de ses problèmes psychologiques sont dûs aux abus sexuels qu'elle a subis. Elle ne fait pas le lien entre les deux et du coup peut moins en vouloir à son abuseur car elle ne le tient dans ce cas pas responsable des conséquences de l'abus sexuels dont elle n'a pas conscience ou qu'elle attribue à d'autres choses ou dont elle ne comprend pas les origines. Du coup, cette victime peut ne pas forcément avoir une mauvaise estime vis à vis de son abuseur et du coup lui pardonner ses abus, ou considérer même qu'elle n'a rien à lui pardonner.
Il en va de même pour les victimes qui normalisent les abus sexuels vécus. Si elles considèrent qu'avoir été abusées était normal, elles en voudront moins à leurs abuseurs et n'auront pas forcément une mauvaise estime d'eux. Ce qui peut les conduire à pardonner plus facilement ou comme dans le cas précédent les amener à considérer qu'il n'y a rien à pardonner, puisque pour elles, avoir été abusées étaient normal, d'où parfois après, la victime qui reproduit les abus sur d'autres enfants.

V-Un cas concret

Si on prend maintenant un cas concret, comme le père incestueux évoqué par Sedna dans les posts précédents.

On ne peut pas d'une part dire si les victimes de cet abuseur sont enclines à pardonner ou pas.
Mais on peut évaluer les circonstances. Le père incestueux s'est montré dominant et égocentrique au point d'abuser ses enfants plusieurs fois pendant une longue période, sans tenir compte du mal qu'il faisait. Il ne les a visiblement pas pénétré, c'est sans doute le seul point que peut le rendre pardonnable, mais avec tout le reste, le pardon est très difficile.
Les victimes en souffrent encore beaucoup et sont encore très perturbées. Les conséquences de ces abus sexuels sont donc très importantes et rendent le pardon particulièrement difficile tant elles ont un impact signifiant et fortement influant sur la vie des victimes, qui ne peuvent pas vivre en tournant la page comme si rien ne leur était arrivé et en faisant abstraction de leur souffrance qui ressurgit fréquemment. La souffrance et les impacts des abus sont donc très importants et ont de très grandes chances, d'empêcher ces victimes de pardonner leur abuseur.

Le pardon, pourrait à la rigueur être faisable suivant les raisons de l'abuseur d'avoir fait du mal et donc de l'estime de ses victimes envers lui.
Mais le père incestueux n'a eu de scrupules que vis à vis du fait qu'il n'ait pas violé ses enfants. Mais visiblement il s'est plus contenté d'attouchements parce qu'il ne ressentait pas le besoin d'aller plus loin. Mais il ne s'est pas fait aider pour mieux se retenir (en supposant qu'il ait été compulsif). Il a abusé de ses enfants plusieurs fois pendant plusieurs années, sous-entendant qu'il n'a jamais eu de regrets ou de remords pour le mal qu'il a fait. Il a toujours imposé ses envies sans tenir compte du mal qu'il faisait, ce qui fait de lui une personne dominante. Il nie sa responsabilité en faisant semblant de ne pas se souvenir. Rien ne dit dans les dires de ses victimes qu'il était psychotique. Donc en bref, ses victimes auront de fortes chances d'avoir une très mauvaise estime de leur abuseur qui n'a pas de regret, ni de remord, qui était dominant et égocentrique, qui a abusé de ses enfants à de nombreuses reprises pendant plusieurs années.

On peut dire que la capacité de la victime à pardonner forme une balance avec les conséquences des abus sexuels et l'estime qu'elle aura de son abuseur.
-Plus sa capacité à pardonner sera forte plus celà pèsera lourd d'un côté et plus la victime pardonnera.
-Plus les conséquences du préjudice seront importantes, combinées avec la mauvaise estime que la victime aura de la personne en tord, plus ça pèsera lourd d'un autre côté et moins la victime pardonnera.

Dans le cas évoqué par Sedna. Les conséquences sont très lourdes et la mauvaise estime envers l'abuseur est très forte aussi. Donc à moins que la victime ne soit vraiment d'un genre extrême à pardonner. Il y a de très fortes chances que la capacité à pardon pèse beaucoup moins lourd que les conséquences et la mauvaise estime, rendant le cas très difficile à pardonner.

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Témoignage sur le pardon, extrait du livre,"pédophilie : prévenir pour protéger", de Latifa Bennari, présidente de l'ange bleu, que je salue au passage.

Je mets d'abord le témoignage que je commenterai plus tard.

"On me demande parfois si j'ai pu pardonner à mon agresseur. Ma réponse est non. Peut-être aurais-je pu lui pardonner s'il avait manifesté des regrets et m'avait demandé mon pardon. Or jamais il ne le fit. Au delà des violences sexuelles que j'ai subies, l'indifférence et l'insensibilité de M à mon égard accentuaient encore ma souffrance. Jamais je ne ressentis chez lui le moindre regret de ses agissements, même en présence d'autres personnes. Il affichait toujours cette image paternelle qui rassurait mon entourage, tranquillisait mon père. Personne ne pouvait se douter de ce que je subissais et que la réalité était aux antipodes de l'image qu'il offrait.

J'ai pourtant refusé de dénoncer les agissements de M, même après notre départ pour l'Algérie, dans l'intérêt de sa famille. Car M était par ailleurs, un bon père de famille. Ses enfants menaient une vie très stable et heureuse et en aucun cas je n'aurais voulu faire quoi que ce soit qui eût pu détruire toute une famille innocente. J'ai seulement fait en sorte, de mettre un terme au calvaire que M avait commencé à faire vivre à une autre petite fille.

J'aurais tant voulu ressentir un signe de regret de sa part, à un moment ou un autre. Mais cette attitude de déni qu'il avait, jusque dans notre dernière entrevue, ne pouvait laisser place au pardon.
Pourtant le pardon est possible dans certains cas, ainsi que je l'ai vu pour de nombreuses victimes. Même si je ne crois pas que le pardon déculpabilise ou déresponsabilise en quelque façon les délinquants sexuels, je crois qu'il est souvent une étape importante pour les deux partie sur le plan psychologique : d'une part pour la victime dans son processus de reconstruction, d'autre part pour le délinquant ou criminel sexuel quand celui-ci est sincère et capable d'une prise de conscience qui contribue à la prévention de la récidive. Le pardon est possible et souhaitable, à mon sens, lorsque l'auteur est exempt de cette perversité qui me semble avoir caractérisé M dans ce qu'il m'a fait endurer personnellement. Au début, comme je l'ai dit, j'avais tendance à projeter la personnalité de M sur tous les auteurs de maltraitance sexuelle. Mon expérience m'a amené à revoir cette manière de penser : si ces auteurs de maltraitance présentent souvent une certaine perturbation, voire quelque perversion, les authentiques sadiques et pervers sont rares d'après mon expérience.

Derrière la façade du monstre, il y a dans bien des cas un être humain qui souffre de ce qu'il ressent pour les enfants et de ce que, parfois sans l'avoir mesuré, il leur a fait subir. La prise de conscience et le désarroi que j'ai constatés chez plusieurs auteurs, lorsqu'ils me semblaient authentiques, ont suscité plus d'une fois chez moi le souhait que leur(s) victime(s) puisse(nt) leur pardonner. Celà dit, le pardon ne se commande pas et ne relève que de la personne victime.

Le pardon est une grâce et un bienfait. Mais il doit être mérité."

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On me demande parfois si j'ai pu pardonner à mon agresseur. Ma réponse est non. Peut-être aurais-je pu lui pardonner s'il avait manifesté des regrets et m'avait demandé mon pardon. Or jamais il ne le fit.

Déjà en effet, le fait de ne pas l'avoir demandé ou de ne pas avoir montré signe de regret est un facteur qui fait diminuer l'estime que la victime aura envers son abuseur, donc celà rend le pardon plus difficile.

Au delà des violences sexuelles que j'ai subies, l'indifférence et l'insensibilité de M à mon égard accentuaient encore ma souffrance.

Idem, comme je le disais, la souffrance et les conséquences causées par le préjudice subi rend le pardon plus difficile car on peut plus difficilement passer à autre chose quand la souffrance augmente. On a encore donc de quoi en vouloir encore plus à l'abuseur qui a fait du mal volontairement, à long terme et sans en éprouver du regret, faisant encore plus souffrir la victime.

Jamais je ne ressentis chez lui le moindre regret de ses agissements, même en présence d'autres personnes. Il affichait toujours cette image paternelle qui rassurait mon entourage, tranquillisait mon père. Personne ne pouvait se douter de ce que je subissais et que la réalité était aux antipodes de l'image qu'il offrait.

L'abuseur est en plus un habile manipulateur et un hypocrite qui donne une bonne image de lui à son entourage et cachant un esprit vil et pervers. La victime n'en est alors que plus perturbée tant celà augmente sa confusion, son isolation et que personne du coup n'ira la croire. Celà augmente la souffrance de la victime car elle doit mener son combat contre son abuseur seule, qu'elle n'a aucun soutient, voir qu'elle est rabaissée et considérée comme une menteuse. Celà fait qu'il y a encore de plus de quoi en vouloir à l'abuseur qui en plus tire profit de manière perverse à rabaisser sa victime et la réduire à l'état d'impuissance vis à vis de la situation où elle ne peut compter sur personne. Ce qui diminue encore l'estime que la victime aura envers son abuseur, rendant le pardon presque impossible.

J'ai pourtant refusé de dénoncer les agissements de M, même après notre départ pour l'Algérie, dans l'intérêt de sa famille. Car M était par ailleurs, un bon père de famille. Ses enfants menaient une vie très stable et heureuse et en aucun cas je n'aurais voulu faire quoi que ce soit qui eût pu détruire toute une famille innocente. J'ai seulement fait en sorte, de mettre un terme au calvaire que M avait commencé à faire vivre à une autre petite fille.

Il est plus fréquent qu'on le croit que les pédophiles, mêmes les actifs, qui ont des enfants sont de bons pères de famille.
Si c'était bien courageux et faire preuve d'altruisme de ne pas avoir dénoncé l'abuseur, en pensant au reste de la famille. Il est tout de même regrettable que l'abuseur s'en soit sorti et n'ait pas payé le mal qu'il a fait. Non pas qu'il faille se venger mais au moins donner l'exemple d'une société où le mal fait à autrui, surtout à une telle intensité, ne reste pas impuni. Sans compter que dénoncer un abuseur permet parfois d'éviter aussi qu'il fasse d'autres victimes. Mais la victime dont on parle est aussi venu au secour d'une autre victime. Celà est aussi courageux et celà lui permet en même temps de se dire qu'au moins, si elle ne l'a pas dénoncé, elle ne l'a pour autant pas laissé agir à sa guise. Mais celà appartient aussi à la victime de dénoncer son abuseur.

J'aurais tant voulu ressentir un signe de regret de sa part, à un moment ou un autre. Mais cette attitude de déni qu'il avait, jusque dans notre dernière entrevue, ne pouvait laisser place au pardon.

La victime aurait voulu ressentir un signe de regret chez son abuseur, surement parce que celà aurait atténué sa souffrance elle même déjà provoquée par l'abuseur. L'abuseur avait une chance en fait de se racheter un p'tit peu ou du moins de diminuer un p'tit peu la souffrance qu'il a faite endurer à sa victime de manière forte et prolongée. Or il ne l'a pas fait. Remarque celà dit, on ne peut pas forcer une personne à regretter, même si on force une personne à dire qu'elle regrette, même si elle même se force à dire qu'elle regrette, si ce n'est pas sincère, celà pourrait ne pas soulager la victime. Mais la victime a plus de quoi en vouloir à son abuseur, si ce dernier ne s'excuse pas, notamment si celà aurait pu soulager sa douleur, ça fait qu'il y a encore une raison de plus pour avoir de quoi lui en vouloir. D'autant plus que comme dit précédemment, si l'abuseur regrette, celà veut dire parfois, voir souvent, qu'il va faire en sorte de ne pas recommencer, même si certains recommencent quand même, généralement ceux qui ont des scrupules et des regrets évitent de recommencer et n'abusent pas d'enfants autant que ceux qui sont sans scrupules. Ce pédophile pervers (je rappelle que ce n'est pas un pléonasme) qui a abusé de sa victime en usant de manipulation, voir de coercition et de force, pendant des années, n'est à l'évidence pas du genre à avoir des regrets, car il ne s'est en rien retenu pendant longtemps et ne s'est pas gêné pour manquer fortement de respect envers sa victime en la plongeant presque sadiquement dans une situation où elle est rabaissée sans cesse, démontrant clairement qu'il est sans scrupule et donc sans regret. Mais un abuseur qui regrette sincèrement peut au moins réaliser le mal qu'il a fait et éviter de recommencer, ce qui augmente l'estime que la victime peut avoir envers lui et rendre le pardon plus accessible.

Pourtant le pardon est possible dans certains cas, ainsi que je l'ai vu pour de nombreuses victimes. Même si je ne crois pas que le pardon déculpabilise ou déresponsabilise en quelque façon les délinquants sexuels,

Bah, un peu quand même. Quand on pardonne, c'est aussi parfois qu'on ne tient pas ou plus rigueur la personne qui nous a causé du tord. Donc celà permet justement à cette dernière de soulager sa conscience (donc de déculpabiliser), voir parfois de se dire que si on lui a pardonné, c'est qu'elle peut recommencer, la prochaine fois on lui pardonnera encore et ainsi de suite...
Certains pourraient se dire que si on leur pardonne, celà les décharge de leurs responsabilités aussi. Car ils pourraient se dire qu'ils n'ont rien fait de mal. Mais celà serait une mauvaise interprêtation de leur part (surement volontaire), car si ils n'ont rien fait de mal, c'est plutôt qu'il n'y a rien à pardonner, or si on leur pardonne, c'est qu'un tord aura tout de même été causé. Un tord dont ils ont une certaine responsabilité.

je crois qu'il est souvent une étape importante pour les deux partie sur le plan psychologique : d'une part pour la victime dans son processus de reconstruction,

Oui. Comme je l'ai dit dans le topic d'échange avec une victime. Souvent on passe par plusieurs étapes lorsque ce genre de drame nous arrive.
-Le déni/refus que ce soit arrivé
-Le marchandage/négociation avec la réalité
-Colère/haine envers soi même ou les autres
-Tristesse/dépression et difficultés à vivre avec
-Acceptation/début d'adaptation à la nouvelle situation

Pardonner, et que l'abuseur demande pardon, permet de mieux franchir ces étapes. L'abuseur qui demande pardon permet à la victime de mieux réaliser ce qui est arrivé et donc de franchir l'étape du déni voir du marchandage. En effet, si l'abuseur ne s'excuse pas, voir réfute ce qui est arrivé, la victime pourrait avoir du mal à réaliser ce qui est arrivé et rester coincée à l'étape du refus et du marchandage. Pardonner son abuseur peut aussi dans certains cas aider la victime à passer à autres choses et franchir l'étape de la colère et la haine, car elles pourraient alors diminuer, bien qu'elles soient dans un premier temps nécessaires au processus et se doivent d'être évacuées. Mais celà soulage tout de même la haine qui d'une certaine manière, notamment si elle dure trop longtemps, est autodestructrice. Elle pousse à une colère généralisée qui perturbe l'intégration de la victime dans la société et parfois la victime s'adonne alors à des addictions souvent mauvaises. On rappelle que l'amour rend aveugle, il en va de même pour la haine, voir encore plus pour la haine, qui du coup empêche la victime (et n'importe qui) d'être lucide et donc de se reconstruire sur de bonnes bases et d'avancer de manière contructives.
Par ailleurs, la demande de pardon de l'abuseur permet à la victime de se déculpabiliser. Car celà met en valeur le fait que l'abuseur reconnait ses tords et sa responsabilité vis à vis de ce qu'il a fait et donc enlève parfois un poids difficile à porter pour la victime. Il arrive en effet assez souvent que les abuseurs pervers s'arrangent pour que ce soient les victimes qui portent le poids des responsabilités en s'arrangeant subtilement pour que la victime s'offre à l'abuseur.

d'autre part pour le délinquant ou criminel sexuel quand celui-ci est sincère et capable d'une prise de conscience qui contribue à la prévention de la récidive.
Le pardon est possible et souhaitable, à mon sens, lorsque l'auteur est exempt de cette perversité qui me semble avoir caractérisé M dans ce qu'il m'a fait endurer personnellement.

La perversion qui consiste à manipuler sa victime et faire passer ses envies en premier plan au détriment de la prise en compte des envies de l'autre, est souvent aussi qualifiée d'égocentrique, car l'individu pense à lui avant tout, comme tout le monde me direz vous, mais les pervers ne tiennent pas compte de l'autre. On peut penser avant tout à soi, mais ça ne veut pas dire pour autant qu'on n'a pas une conscience qui nous dit et nous empêche de tenir compte de ce que l'autre veut ou ne veut pas et des conséquences de nos actes.
Souvent les pervers de ce genre, comme l'abuseur dont il est question:
-Soit ils ont conscience du mal qu'ils font mais ils n'en tiennent pas compte voir s'en moquent. Ils sont tellement égocentriques que le mal qu'ils font leur indiffère.
-Soit, ils ont conscience du mal qu'ils font, mais s'autopersuadent du contraire pour soulager leur conscience en obtenant par exemple le consentement de l'enfant. Ils se disent que sous certaines conditions, ils ne font pas de mal. Souvent ils prennent en compte, comme tout le monde d'ailleurs, des facteurs qui leur donnent raisons de penser comme ils veulent penser et mettent à l'écart les facteurs qui remettent en cause ce qu'ils veulent croire et préfèrent ne pas se poser la question ou se la posent mais en se répétant les arguments (toujours basés sur les facteurs qui les arrangent) qui vont en leurs faveurs.
-Il y a aussi le cas de psychopathes qui n'ont pas de conscience et sont incapables de distinguer le bien et le mal. Mais là, il s'agit souvent dans ces cas là de maladies mentales voir de tares.
Dans le premier cas, effectivement comme c'est le cas de M, le pardon est très difficile, car ces individus là, même si on leur fait comprendre que ce qu'ils font est mal, ils s'en moquent et souvent le réalise déjà. Mais dans le deuxième cas, c'est un peu plus gérable. L'individu, bien qu'il endorme sa conscience, essaye de se donner bonne conscience. Il a plus de scrupules et plus de conscience et est donc plus récupérable et plus apte à réaliser le mal qu'il fait et surtout à en tenir compte et se remettre en question. En effet, déjà si il essaye de soulager sa conscience en obtenant le consentement de l'enfant par exemple, c'est déjà en quelque sorte une remise en question et une certaine forme de conscience. Cette capacité de se remettre en question et le fait d'avoir plus de conscience que le premier cas peut aider l'individu à changer son point de vue et donc effectivement à éviter les récidives.

Au début, comme je l'ai dit, j'avais tendance à projeter la personnalité de M sur tous les auteurs de maltraitance sexuelle.

Ce n'est pas étonnant, beaucoup font pareil. En revanche, rares sont ceux qui reconnaissent avoir eu tords et qui réalisent qu'il vaut mieux dire la vérité afin de trouver de meilleures solutions. La plupart des gens cherchent plutôt à faire circuler ceux qu'ils veulent que la vérité soit au lieu de la vraie vérité. Comme dit plus haut, ils ne tiennent compte que des facteurs qui correspondent à ce qu'ils veulent que la réalité soit. Pierre Mailloux, grand expert en pédophilie (soit disant), en est le parfait exemple, mais il est loin d'être le seul. Latifa Bennari semble vraiment faire exception.

Mon expérience m'a amené à revoir cette manière de penser : si ces auteurs de maltraitance présentent souvent une certaine perturbation, voire quelque perversion, les authentiques sadiques et pervers sont rares d'après mon expérience.

Si je suis d'accord que les violeurs d'enfants sadiques sont rares, qu'est-ce qu'elle appelle "authentique pervers"? Un pédophile pervers est un individu qui pervertit l'esprit de l'enfant et le pousse à adopter son point de vue sur les pratiques sexuelles afin d'en tirer un profit égocentrique. Et ceux là par contre sont très fréquents. Voir les sujets suivants sur les pédophiles pervers :
http://adep.etudiantforum.com/t66-e41-les-differents-types-de-pedophiles-les-pedophiles-pervers-autobiographie-d-un-pedophile-pervers
http://adep.etudiantforum.com/t67-e42-les-differents-types-de-pedophiles-les-pedophiles-pervers-la-perversion-pedophile-qu-est-ce-que-c-est

Derrière la façade du monstre, il y a dans bien des cas un être humain qui souffre de ce qu'il ressent pour les enfants et de ce que, parfois sans l'avoir mesuré, il leur a fait subir.

Oui. J'en parle dans le sujet du pourquoi des pédophiles non assumés dont voici le lien :
http://adep.etudiantforum.com/t29-e31-les-differents-types-de-pedophiles-les-pedophiles-non-assumes-pourquoi
En effet les pédophiles ne choisissent pas d'être sexuellement attirés par les enfants et un grand nombre d'entre eux en souffrent. Beaucoup ont des fantasmes et des envies (pas pareilles) qu'ils ne peuvent pas mettre en pratique. Certains notamment ceux qui n'assument pas leur pédophilie, n'ont pas beaucoup de sentiments envers les enfants et leurs attractions envers eux ne se résument qu'à des envies de sexe, ce qui leur est interdit. Non seulement ils n'ont pas le droit de passer aux actes mais en plus ils ne peuvent vivre de relations d'amour et sentimentales puisqu'ils n'ont pas de sentiments pour les enfants. Mais plusieurs facteurs sont à prendre en compte et certains font que des pédophiles souffrent plus que d'autres etc...
Ils sont eux même victimes de leurs attractions envers les enfants qu'ils ne choisissent pas.
Après, passer à l'acte avec les enfants est un choix, mais il faut tenir compte aussi des facteurs qui ont poussé l'individu à choisir voir des choix qu'il a eu. Ces facteurs qui influent sur le choix de l'individu, et qui parfois le pousse à passer à l'acte, ne sont pas à prendre à la légère. Celà ne fait pas forcément d'eux des êtres foncièrement mauvais. Comme on dit aussi, rien n'est absolu. Les pédosexuels ne sont pas tout noirs et les non pédophiles ne sont pas tout blancs, il y a surtout du gris, il faut tenir compte aussi donc de la couleur de ce gris, est-il plutot sombre ou clair?
Voir donc le sujet précité et les pourquoi des passages aux actes :
http://adep.etudiantforum.com/t34-f4-les-pedocriminels-passages-a-l-acte-comment-et-pourquoi

La prise de conscience et le désarroi que j'ai constatés chez plusieurs auteurs, lorsqu'ils me semblaient authentiques, ont suscité plus d'une fois chez moi le souhait que leur(s) victime(s) puisse(nt) leur pardonner.

Ce serait mieux en effet, comme Mme Bennari le dit plus haut, pour que chacun puisse avancer. Celà permettrait aussi à l'abuseur d'obtenir la rédemption et parfois, notamment si il est sincère, lui donner le courage de poursuivre ses efforts pour contenir ses éventuelles pulsions. Celà peut aussi le soulager, car certains d'entre eux, culpabilisent du mal qu'ils ont fait, en raison notamment de pulsions qu'ils n'ont pas su contenir. Ils aimeraient parfois se dire qu'ils ne sont pas mauvais et obtenir le pardon de leurs victimes peut les aider dans cette démarche. Rejeter les pédosexuels qui n'ont pas su voir pas pu contenir leurs pulsions sexuelles est un facteur aggravant la récidive. Celà ne donne pas envie aux pédosexuels de se faire aider à contenir leurs pulsions. Surtout que ce n'est pas facile du tout, les pulsions sexuelles ne sont pas de simples envies que l'ont met à l'écart et dont on fait facilement abstraction. Il s'agit aussi d'hormones qui gèrent le corps et surtout le cerveau et le comportement. On ne s'en débarrasse souvent pas comme on veut.
Voir les sujets sur les pédophiles compulsifs :
http://adep.etudiantforum.com/t19-d2-cas-soignables-pedophiles-compulsifs
Et sur les dérèglements hormonaux :
http://adep.etudiantforum.com/t84-d3-cas-soignables-dereglement-hormonale
Rejeter, insulter, mépriser un pédophile ou un pédosexuel compulsif a de fortes chances de lui donner envie d'être méchant et de faire du mal. Certains parfois se disent "quoi que je fasse, ils disent que je suis un monstre et ils me lancent des pierres, alors pourquoi continuerai-je mes efforts, puisqu'en me retenant je suis traité comme un monstre alors qu'en ne me retenant pas, je suis traité comme un monstre aussi, mais au moins je serai un monstre qui souffre moins de ses pulsions." Latifa Bennari le dit bien d'ailleurs "à force de jeter des pierres à un gentil chien, tout gentil qu'il est, il finira par mordre".

Celà dit, le pardon ne se commande pas et ne relève que de la personne victime.
Le pardon est une grâce et un bienfait. Mais il doit être mérité.

Le pardon est un choix que la victime se doit d'avoir, qui ne doit pas être imposé et devrait plutôt être mérité, je suis d'accord. Mais ce n'est pas toujours le cas. Certaines victimes pardonnent facilement des abuseurs qui ne le méritent pas. Certains abuseurs qui font de gros efforts et cherchent à se faire pardonner ne l'obtiennent pas forcément, ce qui est compréhensible mais néanmoins regrettable (je rappelle que compréhensible n'est pas synonyme d'acceptable).
Le sujet étant le pardon, on n'est pas obligé de se restreindre qu'aux abus sexuels. Premier exemple qui me vient à l'esprit. Un mari infidèle, sa femme peut lui pardonner de l'avoir trompé une fois. Le mari la trompe une deuxième fois, sa femme le pardonne à nouveau. Mais est-ce que ces pardons plutôt excessifs sont mérités? Selon moi non. Mais celà reste le droit le plus stricte de la victime, d'infidélité dans ce cas présent, de pardonner la personne en tord.

Un petit détail sur lequel il faudrait peut-être faire attention aussi. Si une victime en veut très fortement à son abuseur et que ce dernier fait tout pour se faire pardonner, la victime peut se dire "je serais un monstre moi aussi de ne pas lui pardonner", alors elle peut en arriver à lui dire qu'elle lui pardonne. Mais si ce n'est pas sincère? La victime pourrait en souffrir d'avantage d'avoir donné le pardon à une personne qu'elle ne pardonne en fait pas du tout. Mais dire qu'elle lui pardonne, même si ce n'est pas sincère, peut soulager aussi sa conscience et sa colère et donc moins la faire souffrir. Difficile à dire. Mais je pense que le pardon doit rester un choix sincère.

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