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M.5.0-Les victimes - Témoignage et échange avec une victime

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Voici un échange que j'ai eu avec une victime.

Notez que si je poste cet échange dans la section "victime" et non dans la section "point de vue des gens", c'est parce cette dernière est réservé à ce que pense les gens de la pédophilie. La section victime est quant à elle entièrement consacrée aux victimes de pédocriminels, ressenti, conséquences etc... A chaque nouveau post, correspond à une réponse donnée par la victime.



MALHEUREUSEMENT IL MANQUE LE DEBUT
La victime souffre de crise de larmes compulsives, notamment aux alentours d'activité sexuelle et s'auto-mutile fréquemment. Voici donc ce que je lui ai répondu :

Vous assimilez probablement les rapports physiques aux attouchements abusifs que vous avez subis et n'êtes probablement pas encore tout à fait à l'aise à l'idée d'être touchée de manière sensuelle car vous en faites peut être inconsciemment l'assimilation aux sentiments de malaise vécus lorsque vous avez été abusée, même si le contexte n'est pas le même, les similitudes au niveau de toucher et être touchée peuvent encore vous mettre mal à l'aise.

Il est aussi assez fréquent d'être instable émotionnellement, comme piquer des crises d'angoisse, de nerfs, de larmes dans votre cas, suite à un abus sexuel où enfant, on est encore en stade développement émotionnel où l'on apprend à gérer et maîtriser nos émotions. L'abus plonge alors parfois l'enfant dans un état émotionnel inconnu qui le désoriente qu'il n'est pas encore assez mature et solide psychologiquement pour y réagir de façon appropriée en gérant ses émotions correctement. C'est plus compliqué que ça, mais l'idée générale c'est ça. Les crises de larmes peuvent avoir plusieurs raisons, essayez de savoir ce que vous ressentez durant ces crises, de la peur, de l'angoisse, de la haine... Suivant l'émotion, le ressenti sur la sexualité (et très probablement l'abus sexuel) diffère et il faut savoir quelle émotion vous ressentez afin de mieux comprendre comment vous pouvez apprendre à mieux l'évacuer ou/et mieux la gérer.

L'automutilation peut venir en raison d'un dégoût de soi même, on ne s'aime pas alors on se fait du mal ou en s'enlaidit. Ca peut venir aussi du fait que la douleur libère des endorphines lesquelles paradoxalement procurent du plaisir. Ou il y a encore le fait que la douleur physique qu'on s'inflige permet de masquer et dissimuler une autre douleur (psychologique ou physique).

C'est difficile à dire après, car de très nombreux facteurs entrent en compte suivant les circonstances des abus sexuels, suivant aussi la façon dont la victime vit l'abus, celà entraine des conséquences diverses et variées.



Dernière édition par Dante (Admin) le Dim 20 Mai - 14:10, édité 1 fois

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Tout d'abord, je tiens à vous dire que je ne suis pas spécialiste en victimes. J'ai des connaissances, mais je connais plus les pédophiles que les victimes d'abus sexuels.


Alors en effet il faudrait que je me demande ce que je ressens pendant ces crises de larmes. Je dirai de l'angoisse, ou le besoin de pleurer, de relâcher prise... Faut que je réfléchisse.

L'envie et le besoin de pleurer signifie qu'on a besoin d'évacuer quelque chose. Si ça vous revient sans arrêt, ça veut dire que quelque chose en vous est coincé et ne veut pas sortir et que pleurer n'est pas suffisant pour l'évacuer. Etonnament, pleurer ça fait du bien, on se sent souvent mieux après. On entend souvent "faut pas pleurer, ça sert à rien de pleurer..." bah si, ça sert.

J'ai besoin de m'automutiler (griffe avec ciseaux ou rasoir mais rasoir pas fait depuis longtemps, quand je suis en colère mais pas contre moi même, mais en conflit avec quelqu'un, ou bien quand je me sens mal. C'est pas pour me punir, mais plus pour me sentir mieux, ça me libère.

Ca me parait étonnant que ce ne soit pas de la colère, ou un sentiment négatif envers vous même, vu ce que vous dites après, que vous avez honte de vous. La honte doit à mon avis, peut être pas être la cause principale de vous auto-mutiler, mais elle doit bien avoir un lien quand même.
Le problème est aussi que vous automutiler, non seulement vous mettez votre vie en péril en agissant ainsi mais en plus vous contournez le problème, sans le résoudre. Car vous étouffez probablement le problème, comme je le disais à l'aide des endorphines et aussi en masquant la douleur psychologique que vous ressentez en la remplaçant par la douleur physique. Ca va vous paraitre dur, mais la douleur et l'angoisse ne diminueront pas avec le temps si vous n'y faites pas face. Vous dites que ça vous libère, mais moi je pense que c'est illusoir, j'ai l'impression que c'est le contraire, ça vous enferme. Vous avez l'impression que c'est une solution, mais vous ne pourrez pas faire ça éternellement, il faut trouver autre chose.

La façon dont je vis l'abus ... Et bien c'est assez bizarre. Je revois toujours les images en tête disons que ça fait flash back, mais je me dis pas que c'est une image horrible...

L'expérience vous a marqué, donc vous l'avez fortement mémorisé, d'où les flash. Pour d'autres victimes, ce sont les terreurs noctures et les cauchemars qui font ressurgir et s'exprimer la source de l'angoisse. La peur (et l'angoisse) est un sentiment fort exprès, car elle nous pousse à nous éloigner de ce qui est dangereux, c'est un instinct de survie, c'est pour ça qu'on mémorise souvent les mauvais souvenirs.

Je pense que vu que vous avez pris du plaisir à l'abus, les images ne vous inspire du coup pas de l'horreur, mais plutôt de l'angoisse ou de la confusion. Sûrement en fait de l'angoisse dûe à la confusion. Vous n'avez pas compris ce qui vous arrivait à ce moment là.

La confusion viendrait surement alors du sentiment ambigü que vous avez ressenti au moment de l'abus. D'un côté le plaisir, d'un autre le malaise vis à vis du rapport physique abusif. Vous étiez sûrement assez âgée pour ressentir un plaisir sexuel (vous aviez 8/9ans peut être?), mais pas assez pour apprécier pleinement un rapport physique sensuel, notamment en étant touchée par une tierce personne, car avant de se laisser toucher sensuellement sur les zones érogènes de notre corps, on commence souvent par nous toucher nous même afin de mieux connaitre notre corps et les sensations des rapports physiques à tels endroits, de telles façons etc... avant de passer à l'étape suivante qui consiste à se laisser toucher, cette fois par une autre personne que soi même, dans un cadre respectueux. Psychologiquement parlant, ce genre d'expérience auto-érotique permet de solidifier le "moi" psychologique, qui représente la conscience et permet de mieux nous connaitre, savoir ce qu'on aime ou pas. En fait, il se peut qu'en ayant été abusée et contrainte de brûler les étapes de votre maturation sexuelle, une partie de votre "moi" vous permettant de mieux vous connaitre, d'être mieux consciente de ce que vous vivez niveau sexuel et autres, et mieux stabiliser vos émotions, vous a en quelque sorte été volé. Et pour pouvoir le récupérer, il existe certaines méthodes thérapeutiques.

Votre instabilité émotionnelle, entrainant des crises de larmes, vient très probablement de là. Du fait que les sentiments vis à vis de l'expérience abusive soient instables, un coup le plaisir, un coup le malaise. Le fait est que ça désoriente d'un coup ressentir l'un et un coup l'autre et quand on est désorienté, qu'on ne sait plus où en est, qu'on ne sait plus où on va, ça fait peur, car on ne comprend pas, on ne sait pas trop à quoi s'attendre. Donc ça angoisse, un peu sûrement comme quand on commence un nouveau travail, on ne sait pas à quoi s'attendre, donc on angoisse devant l'inconnu et l'incompréhension. On accepte souvent mieux ce qu'on comprend.

Non, par contre je m'en veux de ne pas avoir dit "non", car je me suis laissée faire, j'ai rien dis, et j'ai peut-être aimé... Oui je crois ... ça me fait encore plus culpabiliser...

Oui, c'est classique aussi ça. Les victimes s'en veulent souvent de ne pas avoir dit non, d'avoir été manipulée, en gros d'avoir été faible, soit faible en étant crédule ou incapable de se défendre. Il y a des victimes, c'est encore pire, elles s'offrent à l'abuseur manipulateur qui s'est arrangé pour que l'enfant s'offre de lui même à lui pour ainsi faire endosser toute la responsabilité à l'enfant, car l'abuseur n'aura du coup rien fait contre la volonté apparente de l'enfant.

Notez que dans un rapport respectueux, un individu (pédophile ou autres) ne doit pas influencer un moins mature que lui à faire quoi que ce soit qu'il pourrait ne pas comprendre et ne pas apprécier pleinement, même si l'influence est douce, il y a manque de respect, moins que dans le cas d'un abus par la force par exemple certes, mais le manque de respect est là quand même, car il cherche à tirer profit de manière égocentrique (voir pervers) en faisant passer son désir avant tout au détriment de l'autre (ce qui est valable dans toutes les relations). Si le moins mature est prêt à échanger un plaisir sexuel avec l'autre, il n'aura pas besoin qu'on l'influence pour engager cet échange, il le fera tout seul.

Déjà vous pouvez vous dire, que vous toucher, c'est lui qui en a pris l'initiative, pas vous qui l'avez incité ni encouragé à le faire.
Quant aux plaisirs que vous avez ressenti, c'est normal, vous n'avez pas à culpabiliser pour ça. Vous avez tout simplement réagi au stimulus sexuel et votre organe génital n'a pas d'yeux, il s'est contenté de répondre aux stimuli.


Et aussi, je ne reverrais surement jamais l'agresseur ... Je sais même pas à quoi il ressemble ... Je m'en rappelle plus... Je pourrai pas déposer plainte ou quoi...je suis seule avec ça...

A ce niveau là, je ne sais pas trop quoi vous dire. Peut-être que vous pouvez porter plainte contre X et faire une déposition qui pourra servir éventuellement si on le retrouve, si d'autres victimes se manifestent et qu'on remonte jusqu'à vous. Il reste pour le retrouver le fait qu'il connaissait votre mère à l'âge où vous avez été abusé, c'est mince mais c'est mieux que rien. Mais c'est à vous de décider si vous voulez le faire ou pas. Notez que ça peut vous être bénéfique de vous confronter à votre abuseur, symboliquement, pas forcément en vrai. Ce genre de thérapie, fait partie des étapes vers la guérison quand on a été abusé sexuellement. Mais ça se fait surtout vers la fin, quand on a repris confiance en soi, quand on tient l'abuseur comme unique responsable, quand on a changé les comportement disfonctionnels en comportement plus adapté et qui ne sont plus autodestructeur et quand on a laissé tomber la toxicomanie, dans votre cas l'auto-mutilation, ce n'est pas de la drogue ou de l'alcool, mais le but de vous auto-mutiler est le même que ceux qui noient leurs douleurs dans la drogue ou l'alcool. Sachez en tous cas, que vous pouvez faire ce genre de thérapie et que ça pourrait vous aider. Celà se base sur plusieurs étapes. Pour en savoir plus, vous pouvez lire ceci.
http://adep.etudiantforum.com/t62-m41-les-victimes-les-therapies-la-rupture-du-silence
http://adep.etudiantforum.com/t63-m42-les-victimes-les-therapies-de-victime-a-survivant
http://adep.etudiantforum.com/t64-m43-les-victimes-les-therapies-du-survivant-au-combattant
http://adep.etudiantforum.com/t65-m44-les-victimes-les-therapies-du-combattant-a-la-guerison

Notez que moi, je ne dispense pas et je ne connais pas bien ces thérapies, mais elles peuvent vous aider et elles ont fait leurs preuves en tous cas.

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Comment voulez vous que je fasse pour faire face à ces douleurs et angoisses?

Les regardez en face, les reconstruire aussi. Le problème est aussi que vous êtes visiblement dans l'incertitude, vous doutez de certains détails et ça peut vous empêcher de bien y faire face. Ca parait difficile, mais le mieux est que vous vous souveniez exactement de ce qui s'est passé afin de mieux comprendre et mieux lutter contre. Si vous ne savez pas vraiment contre quoi vous luttez, vous avez peu de chances de gagner. Il faut parler, vous souvenir, analyser, décortiquer l'abus, les émotions que vous avez ressenti, que vous ressentez à quel moment, pour quelles raisons au lieu de les refouler et les garder enfouis en vous, surtout que vous voyez bien que ça ressort toujours. Il existe des méthodes thérapeutiques pour vous aider à mieux vous souvenir et mieux comprendre.
Il faut aussi arrêter les comportements d'automutilation, comme je l'ai dit, ça vous donne l'impression de vous sentir mieux, parce que vous étouffez le problème, mais le problème il est toujours là et vous ne l'avez pas résolu. Je sais, c'est plus facile à dire qu'à faire. D'ailleurs les thérapeutes ont souvent des difficultés avec les victimes à un certain niveau. C'est quand il s'agit de leur faire abandonner leurs comportements disfonctionnels afin de les remplacer par d'autres comportements plus adaptés et moins autodestructeurs. Souvent les victimes sont très angoissés à ce niveau là, car celà équivaut à abandonner les mécanismes de défense qui les aident à se sentir mieux. Mais les victimes ne savent pas qu'il y a des mécanismes de substitution et de remplacement.


Alors aussi, j'ai des sortes de terreurs nocturnes : je cris, je hurle, j'insulte, je parle. Parfois je me lève inconsciemment et j'ouvre les volets. Et souvent j'ouvre les yeux à ce moment là. Mais bien sur tout ça n'arrive pas tout le temps, juste des fois, par période. Mais pour les cris, hurlement, parlote, je n'ai aucun souvenir. Ce sont les gens qui dorment avec moi, qui me le disent.

Oui, c'est fréquent aussi les terreurs nocturnes. Bah, ouvrir les volets peut avoir une fonction symbolique pour vous, ou être une réponse à vos angoisses. Peut-être que vous ouvrez les volets inconsciemment pour ne pas être dans le noir, comme vous dites après que vous en avez peur. Mais ça, il serait bon que vous découvriez les raisons de ce geste inconscient. Encore une fois pour mieux comprendre, et plus vous comprendrez plus vous saurez comment faire face et moins vous serez angoissez, car l'inconnu fait peur comme je le disais.

J'ai peur du noir, ça me fait comme une crise d'angoisse "vite vite la lumière, sinon je me sens mal", que ce soit pour dormir ou bien dans une cage d'escalier, ou pièces, ou autre. Pourtant rien ne s'est passé dans le noir.

Mais le noir est angoissant, car on ne sait pas où on va, ça revient un peu à ce que je disais, la peur de l'inconnu (de ce qu'on ne voit pas) et selon moi, ça prouve que votre angoisse vient vraiment du fait d'être désorientée. Le noir vous désoriente, alors vous angoissez, car vous assimilez la perte de repères dans le noir, à la perte de vos repères intérieurs.
C'est pourquoi, je suis sûr qu'être reconfrontée et reconstruire les pièces du puzzle de l'abus sexuel peut vous être d'un grand secour, car vous ne serez alors plus désorientée. Vous savez comment on soigne les phobies? Par exemple un arachnophobe (qui a peur des araignées). On confronte l'arachnophobe à sa peur. Bien sûr on lui demande pas d'attraper directement une mygale avec sa main. On commence genre par s'approcher d'une araignée enfermée dans un verre, puis par la faire bouger, puis par jouer avec elle avec un stylo, bref, par étape. Et ça marche et ça permet aussi en même temps de réalisé les pourquoi et les comments. L'arachnophobe peut réaliser qu'il a moins peur suivant certaines circonstances mais plus dans d'autres et donc mieux comprendre sa peur, mieux la situer, mieux la contourner, voir même savoir d'où elle vient, etc...

Si vous lisez le lien sur l'étape de la rupture du silence et reconnaître être une victime. Celà consiste à prendre conscience d'être une victime. Vous avez conscience d'être une victime, mais plusieurs incertitudes planent et plusieurs détails sont sûrement bloquées dans votre inconscience et vous empêchent de vraiment comprendre votre statut de victime.

Et puis autre chose, le mieux à faire pour vous aider aussi est de reconstruire la réaction en chaîne qui vous a fait aboutir aux crises de larmes, à l'automutilation, terreurs nocturnes etc... Vous connaissez le point de départ qui est l'abus sexuel, mais connaissez vous les maillons qui ont formés la chaîne et qui ont aboutit à vos comportements et angoisses actuels? Y avez vous même réflechi? Sans compter que le point de départ, vous ne le connaissez pas bien. Reconstruire ces réactions en chaîne, c'est aussi faire face à ses angoisses et à la douleur afin de mieux les contrer, voir briser la chaîne et la reconstruire de façon à ce que vous développiez des comportements plus adaptés et moins autodestructeurs.

Le fait que j'ai aimé, je l'ai écrit ici, mais je ne pourrais pas le dire, ni à mon copain, ni à personne d'autre.

Vous avez honte. Les larmes peuvent venir de là aussi, quand vous échangez un plaisir sexuel avec votre copain, vous aimez sans doute ça, mais vous culpabilisez peut-être inconsciemment encore d'aimer ça, même si les circonstances sont différentes.
Peut-être que vous avez une mauvaise opinion de vous et que vous avez peur du regard des autres quand ils sauront que vous appréciez déjà, petite, à ces rapports, alors qu'à cet âge là, on considère de nos jours, que c'est dégoûtant, c'est sale etc... Peut-être est-ce aussi ce que vous ressentez vous même.

Je crois que sur le moment, j'étais "incapable de me défendre", disons que j'étais comme tétanisée au début, je me rappelle pas de la fin. J'ai rien dit donc, je me suis laissé faire, sans un mot, et c'est tout.
Mais il n'a pas employé la force, non rien du tout, juste "mes parties intimes", celles d'une enfant, et ses doigts, et ses paroles. Mais pas la force. Vous voyez, c'était calme, tout roulait. J'étais allongée, il s'occupait, j'ai rien dit, j'ai rien fait.

85% des pédosexuels (individus ayant des rapports sexuels avec les enfants) sont non violents. Mais ça ne veut pas dire que ce qu'ils font n'est pas dangereux pour la santé mentale de l'enfant, voir la santé physique quand il y a pénétration même sans violence. C'est d'autant plus culpabilisant quand on a pas osé dire non, alors que l'autre n'a pas été violent. Mais les pédosexuels usent fréquemment de ce genre procédé, "il ou elle avait qu'à dire non". Façon de soulager leur conscience en même temps. A l'âge que vous aviez et étant une fille (généralement plus sensible que les garçons), il était normal que vous étiez tétanisée par la peur, la confusion, l'incompréhension. D'autant plus que vous ne le connaissiez pas, vous ne aviez sans doute aussi peur de sa réaction, si vous aviez osé dire non.
Rappelez vous bien que dans une relation respectueuse, c'est au plus mature de tenir compte du niveau inférieur du moins mature et donc de ne pas l'influencer. C'était également à lui de voir, si vous étiez à l'aise ou pas vis à vis de ce qu'il vous faisait, même si vous ne disiez rien, ça s'est forcément vu. Mais ce genre d'individus égocentriques font passer leurs désirs au dessus des autres fréquemment.
Il vous a tripoté aux niveaux de vos parties intimes, si je comprends bien? Dans ce cas oui, même à l'âge de 5ans, vous avez très bien pu y prendre du plaisir. L'organe génitale est la zone la plus érogène du corps, on peut se masturber déjà à 5ans et donc prendre du plaisir à se faire masturber à cet âge là, et même avant. Même les fesses et l'anus aussi, que je sache dès 3/4ans, celà devient une zone érogène. Mais attention, ça ne veut pas dire qu'on est à l'aise à l'idée d'y être touché, surtout par une tierce personne comme je le disais. Surtout à ces endroits là qui représentent les parties les plus intimes et donc qu'on laisse être touchés souvent en dernier. On se laisse d'abord toucher au niveau du visage, cou, cuisse avant les parties plus intimes.

Mais maintenant, quand mon copain me fait un truc similaire, j'aime pas trop, je lui enlève sa main, et puis il me dit " tu veux pas ? tu veux que j'arrête ? "

C'est l'angoisse de la confusion selon moi. Comme je le disais, il vous manque certaines bases psychologiques qui vous permettent d'apprécier pleinement ce genre de rapport, car votre rythme de développement a été perturbé et donc pas harmonieux, donnant ces conséquences. Vous n'avez pas eu le temps d'apprendre à expérimenter votre sexualité afin de consentir et apprécier pleinement des rapports de plus en plus érotiques, on vous a fait sauter des étape. Récupérer ces bases, une partie de votre moi que vous avez perdu, pourrait beaucoup vous aider.

et moi je lui dit oui, mais j'ai comme de la peine. Car je voulais pas. Et je veux pas lui faire mal à lui, il est trop mignon, trop gentil, il y est pour rien. Il

Il n'y est pour rien c'est sûr, mais rappelez vous que vous non plus et ça il se doit d'en tenir compte. Visiblement il le fait, ça a l'air d'être un gars bien.
Là, vous culpabilisez encore. Maintenant encore plus, vous vous mettez une pression supplémentaire, en vous disant que vous n'arrivez pas à satisfaire sexuellement votre copain et/ou que vous lui faites de la peine en le repoussant. Ce n'est pas bon ça, d'autant plus qu'il le comprend bien et il en tient compte, il sait que ce n'est pas votre faute et que vous ne le repoussez pas pour lui faire de la peine. Vous n'avez pas confiance en vous, vous vous sentez dévalorisée.
Notez que là, votre relation est respectueuse. Remarquez la différence avec votre abuseur qui vous touchait et ne tenait pas compte de ce que vous ressentiez, votre copain le fait, il en tient compte, il vous respecte. Ce qui veut dire aussi surement qu'il vous aime, je dis souvent qu'il n'y a pas d'amour sans respect. Il peut y avoir du respect sans amour, mais dans son cas, visiblement, il y a bien de l'amour (et le respect qui va avec).

Il m'a même dit que je pouvais lui parler quand je voulais de tout ça, qu'il m'écoutait tout le temps. C'est super gentil, mais je n'y arrive pas. Je veux nous protéger.

Comme je vous le disais, vous vous donnez l'impression de vous protéger, mais ça parait illusoir. Vous vous protégez de ce qui s'est passé, un peu comme si vous le refusiez, alors qu'aussi dur que ce soit, c'est arrivé. Je pense que vous n'en êtes pas consciente, parce que vous reconnaissez être une victime, mais il y a quand même quelque part un refus, sans compter que vous ne vous souvenez pas bien, ce qui vous empêche d'accepter pleinement ce qui est vraiment arrivé. Parce que pour pouvoir accepter vraiment quelque chose, il faut savoir ce qu'on accepte et en avoir une idée précise. Vous savez avec ce genre d'épreuve, on passe souvent par plusieurs étapes qui sont dans l'ordre :
-Le refus, le marchandage, la colère, la tristesse et l'acceptation.
La colère et le marchandage peuvent être inversé, mais dans votre cas, j'ai l'impression que vous oscillez entre les trois premiers et surtout les deux premiers. La colère, car vous avez apparemment des crises de colère que vous évacuez de façon autodestructrices. Les incertitudes et l'incompréhension vous bloquent et vous obligent à marchander sur ce qui s'est passé et sur ce que vous ressentez. Et les difficultés à en parler et votre façon de noyer votre angoisse sous l'automutilation indiquent en quelque sortes que vous refusez que ce soit vraiment arrivé. Vous semblez en tous cas le refouler, car il vous est trop dur de l'admettre et d'y faire face.

Comment ça l'agresseur connaissait ma mère?
Non. Alors certes elle l'a croisé mais je ne dirai pas que c'est un ami. Contrairement à la plupart des cas, je le qualifierai "d'inconnu".

Ah, autant pour moi alors. Mais vous êtes sûr qu'elle ne savait rien de lui? Nom? Lieu de rencontre? Habitudes? Mais bon après je vous dis, c'est à vous de décider si vous voulez porter plainte ou pas. Ca pourrait vous soulager d'un poids je pense. Si vous vous en voulez de ne pas lui avoir dit non à l'époque, dites non aujourd'hui, en montrant que n'appréciez pas ce qu'il vous a fait. Même si il y a peu de chance que celà permette de le retrouver ou autres, ça pourrait vous donner un peu plus confiance en vous, en montrant qu'aujourd'hui, vous savez lui dire non et que vous n'êtes plus la petite fille fragile qui n'a pas su dire non et qu'il n'a plus d'emprise sur vous.

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Pour me rappeler exactement de ce qui s'est passé, je pense faire la méthode EMDR, mais très chère, j'attends d'avoir les moyens financiers.
Sinon c'est quoi les autres thérapies ?

Comme je vous l'ai dit, je ne m'y connais pas très bien en victimes. Mais l'EMDR aurait fait ses preuves en effet. Sinon, ce genre de thérapie basée sur les étapes de victime, survivant, combattant, est efficace et vous conviendrait bien.

Un exercice qui pourrait bien marcher je pense avec vous. Essayez d'imaginer une petite fille qui vient vous voir et vous confie avoir été abusée exactement comme vous, au même âge, dans les mêmes circonstances. Imaginez ensuite, ce que vous lui diriez, comment vous réagiriez, peut-être en parlant à voix haute. Ce sera à la fois une façon de faire face à vos angoisses, de façon moins difficile en vous disant que cette petite fille d'un côté c'est vous, mais d'un autre côté ce n'est pas vous. Raconter son histoire à la troisième personne aussi, comme si vous racontiez celle de quelqu'un d'autre, permet d'adopter un point de vue différent sur soi, car on est plus objectif dans ces cas là. Et ça pourrait aussi être une façon de réaliser la différence qu'il y a entre une petite fille et une adulte.


Pour l'histoire des volets, oui c'est parce que je pense que j'angoisse dans mon sommeil, ou dans la pièce où je suis, à savoir ma chambre, je veux sortir. J'ai une tendance claustrophobe : pas d'ascenceur, peur de m'enfermer dans les lieux petits, peur des irm ... mais des fois je suis obligée, je prends sur moi et ça va.

Ca c'est pareil, il faut essayer de savoir d'où ça vient, cette claustrophobie. Bien que celà soit une phobie assez répandue, elle est tout de même un peu handicapante, et il doit bien y avoir une cause sous jacente liée à votre angoisse, elle même reliée à votre expérience abusive. Bah, vous voyez, c'est ça que je veux dire à propos des réactions en chaîne. Par exemple :

Abus sexuel => Incompréhension/confusion => Angoisse => Sentiment d'insécurité => Claustrophobie => Besoin inconscient d'ouvrir les volets

Si on ne peut pas changer ce qui est arrivé au point de départ, l'abus sexuel, on peut changer votre point de vue sur l'abus sexuel, afin que vous le perceviez autrement et le viviez autrement. De cette façon votre abus sexuel ne vous causera plus un sentiment de confusion et d'incompréhension qui eux même ont provoqué vos angoisses qui elles même ont fait apparaitre votre claustrophobie et votre besoin d'ouvrir les volets. Résultat plus de confusion, plus d'angoisse, plus de claustrophobie. C'est aussi ça dont je voulais parler quand je parlais de briser la chaine pour en reconstruire une autre.
Mais pour ça, il faut connaître le plus de facteurs possible qui influent sur cette réaction en chaîne, y compris le point de départ. Il faut savoir aussi si il n'y a pas d'autres maillons dans cette chaine. J'ai mis sentiment d'insécurité, mais ce n'est peut être pas ça, peut-être qu'il y a autre chose, et il faut le savoir.

Je rajouterai aussi que votre claustrophobie peut être liée à votre peur du noir. Dans le noir, vous vous sentez peut être enfermée, prisonnière dans un endroit d'où vous ne pouvez pas sortir, puisque vous ne voyez pas. Vous assimilez aussi peut-être le noir à une boite opaque dans lequel vous êtes enfermée et vous sentez impuissante (comme quand vous étiez soumise à votre abuseur) et désorientée.


Les maillons de la chaine, je ne vois pas exactement ce que c'est, car toute ma vie a basculait après ça. J'étais une enfant très timide qui ne parlait pas à l'école, très peu d'amis. Ma mère m'enmenait voir des psys, des gens. Au collège ça s'est un peu débloqué mais j'étais souvent seule à la cantine. Au lycée pareil.

Pareil, comme je le disais, l'abus sexuel a déclenché des réactions en chaine, dont surement celle là aussi :
Abus sexuel => incompréhension/confusion => Angoisses => Peur des autres => Isolation => Absence de confiance en soi => Dévalorisation de soi

Notez qu'il y a peu de chances que vous arriviez toute seule, à trouver toutes les réactions en chaines ainsi que les maillons qui les composent. Une personne qui verra votre abus, vos comportements, vécu, ressentis etc... d'un autre point de vue, a des chances de remarquez des choses que vous ne remarquerez pas. Mais vous aussi, de votre point de vue subjectif, il y a des choses que certainement, vous seule pouvez remarquer, c'est pourquoi, il est important que vous faciez face à vos angoisses et autres.

Après le lycée, (maintenant), j'ai pas mal d'amis, je suis jamais seule, je parle beaucoup, on dit de moi une vraie piplette. J'ai tendance à parler trop. Mais toujours les terreurs nocturnes.

Peut-être que c'est une occupation qui vous permet de penser à autres choses. Je connais quelqu'un qui est de nature très anxieuse, elle ne peut pas s'empêcher de toujours faire quelque chose, comme cuisiner à 11h, passer un coup de balais pour la moindre poussière, aller faire des courses, bref, elle ne s'arrête pas. Sûrement parce qu'elle réalise plus ou moins inconsciemment que si elle s'assoie et essaye de se détendre, son anxiété reviendra. Vous, c'est peut-être un peu pareil.

Le fait que vous parliez beaucoup exprime sûrement un besoin inconscient de vous exprimer, de laisser sortir certaines choses. Et je pense aussi que c'est un peu un moyen de reprendre le contrôle de vous même et confiance en vous. En monopolisant la parole par exemple, vous vous imposez, vous redevenez maître de la situation. Ce qui est une bonne chose. Attention toutefois à ne pas priver les autres de la paroles et de ne pas trop vous centrer sur vous.

Cette nuit je me suis réveillée en pleur. Je sais plus exactement pourquoi, mais j'ai pensé à tout ça, à "il faut boucher les trous", je sais plus trop quoi, çà m'a fait pleurer .

C'est encore plus angoissant si vous ne comprenez pas en effet. Si vous étiez moins désorientée et angoissée, vous arriveriez peut-être à mieux interprêter ce genre de rêves, voir, vous n'en feriez plus. Car pareil, angoisse => cauchemar, s'il n'y a plus d'angoisses, y'aura plus de cauchemar. Le trou, ça pourrait être le vagin, le besoin de le boucher, ça pourrait être pour empêcher qu'on le pénètre.
Mais pareil, il serait intéressant et constructif pour vous de décortiquer ce genre de rêve.


C'est vrai quà cet age je n'osais pas dire non, j'étais comme tétanisé, et il employait des mots tels que " tu jouis ? ", je ne savais même pas ce que ça voulait dire, ni même à 15 ans d'ailleurs !

Amener l'enfant à la jouissance en imposant/influençant à ce genre d'acte est un comportement pervers, ça consiste à prendre plaisir à pervertir l'esprit de l'autre en lui faisant adopter son point de vue de manière égocentrique afin d'en tirer profit aux détriment de l'autre.


Oui il m'a tripoté au niveau "sein" , aucun malaise aujourd'hui, mais aussi au niveau des parties génitales , euh avec des doigts, et je crois que ça c'est considérer comme un viol. Mais je préfère dire attouchements à mon copain, et à tout le monde.

Vous voyez là, c'est encore une fuite, vous n'arrivez pas à faire face à l'angoisse, c'est aussi à nouveau de la honte. Celà dénote à nouveau aussi un certain blocage oscillant entre le refus et le marchandage. Refus car vous refusez de dire viol, alors que la définition d'un viol, c'est pénétration forcée ou jugée non consentante. Vous avez encore trop de mal à admettre que c'est un viol.

Dire "je crois que c'est considéré comme un viol". Ca c'est du marchandage, notamment le "je crois". Vous marchandez en fait entre dire viol ou attouchement. Le fait de préférer dire attouchement dénote le refus, mais "je crois que c'est un viol", signifie que vous négociez avec vous même et avec la réalité afin qu'elle ne soit pas trop dure à intégrer.

Mais... notez que le fait que vous le dites ici, ainsi que vous avouiez avoir pris du plaisir dénotent aussi un certain progrès. Vous commencez à reconnaitre et à voir certaines choses en parlant à travers un écran et avec un inconnu que vous ne connaissez pas, qui ne vous connait pas et que vous ne voyez pas. Ce qui est moins difficile, car de toutes façons, je ne vous connais pas, je ne sais pas votre nom, ni où vous êtes. Ce qui vous soulage sûrement d'un poids, quoi qu'il arrive, je ne pourrai pas raconter à tout le monde qui vous êtes, ce que vous avez vécu et celà n'aura donc aucune répercussion sur vous. Le fait aussi de faire ça derrière un écran, sans se voir doit aussi être moins dur pour vous aussi. Vous juger en est plus difficile et si on ne se voit pas, je ne peux pas vous regarder, il est clair aussi selon moi, que le regard des autres vous fait peur. Vous ne voulez peut être pas qu'on vous regarde avec un air de honte qui accenturait la honte que vous avez déjà de vous.

Mais vous voyez, ça, ça fait partie du processus. C'est une étape et un début. Vous commencez derrière en écran, en écrivant au lieu de parler (moins dur aussi), avec une personne qui ne vous connait pas et ne vous regarde pas. C'est un peu comme l'exemple de l'arachnophobe qui a d'abord le courage d'approcher une araignée enfermée dans un bocal avant d'ouvrir le bocal et vous avant de parler à haute voix et avec une personne en face de vous. Vous pouvez continuer sur cette voie là et il y a de fortes chances que progressivement vous arriviez à en parlant plus directement, avec votre copain par exemple.


Oui oui elle le connaissait pas, enfin je ne pense pas. Bien que j'ai déjà soupçonné ma mère également, mais là je pense que s'il avait eu lieu qlq chose, c'est une autre histoire.

Je n'ai pas bien compris. Vous soupçonnez votre mère de vous avoir abusé aussi? Celà mérite reflexion aussi. Mais peut-être effectivement que c'est faux. Très difficile à dire. Peut être que vous l'accusez inconsciemment d'être complice car elle a ramené ce type chez vous et qu'elle vous a accidentellement livré à ce type. Il faudrait que vous compreniez mieux et que vous approfondissiez celà aussi, afin, toujours pareil, d'être moins dans le flou et moins désorientée.

En fait c'est dans une ville nommée L. J'étais au collège à L. C'est à ce moment que mes souvenirs sont réapparus (j'en ai parlé pr la 1ere fois). Puis j'étais au lycée complétement ailleurs. J'avais oublié.

Ca peut paraître bizarre d'oublier, car comme je le disais les mauvais évènement qui inspirent crainte et angoisse, on les mémorise par instinct de survie. La douleur c'est pareil, quand on attrape une rose et qu'on se pique douloureusement avec, on a tendance ensuite à assimuler les roses à la douleur et donc on hésite à en prendre. Les douleurs internes, c'est pareils, on les mémorise par sécurité et pour survivre.

Mais... quand on est petit, le cerveau et la mémoire ne sont pas encore à maturité et les réactions face à certaines situations sont alors plus primitives et les émotions plus instables. D'où le fait que plus on est abusé petit, plus les réactions sont fortes et les comportements disfonctionnels et étrange, bien que d'autres facteurs entrent en compte. L'âge ou plutôt la maturité de la victime est un facteur important dans l'impact de l'abus sexuel. Petit, on assimile mal la douleur et parfois on la refoule au lieu de la mémoriser et aussi quand on doit ne pas parler d'un abus sexuel par exemple, un enfant en bas âge ne sait pas mentir. Car mentir demande une fonctionnalité complexe du cerveau que les petits enfants n'ont pas forcément encore, alors parfois à la place, ils oublient. Métaphoriquement parlant, c'est comme fermer à clé certaines pièces d'une maison.


Que dois je faire vis a vis de mon copain?

Continuez sur votre lancée, continuez à en parler, en écrivant par exemple comme vous le faites en ce moment. Ca va vous paraitre dur, mais vous devez y mettre du vôtre pour aller mieux. Même avec un thérapeute, ce dernier ne peut pas tout faire, il ne peut que servir de guide. Montrez donc que vous faites des efforts, celà dit sans vous laisser toucher de façon qui ne vous plait pas surtout, mais en cherchant à progresser et à aller mieux. Comme je le disais, vos comportements autodestructeurs, et pas que l'automutilation, les crises de larmes compulsives le sont aussi par exemple, découlent de réactions en chaine partant de l'abus sexuel. Dites vous et peut être aussi, dites lui qu'il est possible de reconstruire cette chaine, celà l'encouragera, vous encouragera vous et vous donnera une idée sur ce que vous pouvez faire tous les deux pour que ça aille mieux et vous donnera confiance en un avenir où vous serez plus heureux et plus harmonieux.

Insistez bien avec votre copain que si vous n'êtes pas à l'aise à l'idée d'être touchée de certaines façons, ce n'est pas contre lui. Je suppose qu'il le sait déjà, mais lui redire quand même lui fera du bien, et vous aussi en même temps. Vous culpabiliserez tous les deux moins aussi. Car vous dites que vous ne voulez pas lui faire de mal, mais lui non plus ne veut pas vous faire de mal, donc si involontairement il en fait, ça doit le faire culpabiliser un peu aussi. Ce que vous avez dit sur lui, que vous ne voulez pas lui faire de peine, car il est gentil, que vous appréciez qu'il vous propose d'en parler, que vous voulez vous protéger tous les deux. Vous pouvez lui dire, si ce n'est pas déjà fait. Sinon aussi, évacuez ce qui vous fait mal en l'écrivant dans un premier temps. Celà vous ferait je pense du bien et vous permettrait aussi très probablement de remarquer certains détails qui vous aideraient à progresser et de mieux comprendre en faisant des liens entre certaines choses et en y trouvant des explications. Personnellement en étudiant la pédophilie, de nombreuses idées me sont venues de cette façon, tout bêtement en écrivant. Et éventuellement ensuite vous pourrez peut être lui montrer à votre copain ce que vous avez écrit. Quand vous aurez plus confiance en vous après avoir eu le courage de parler en écrivant et après avoir compris certaines choses. Lui montrer des écrits sera moins difficile que d'en parler. Vous pouvez peut-être aussi lui montrer ce que vous avez écrit ici aussi.

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Mon copain m'a largué ...
Je me sens hyper mal ...

J'en suis navré. Au moment de Noël, je trouve qu'il a pas choisi le bon moment.


" Il est bien avec moi, mais ses sentiments ne sont pas assez forts envers moi. Ce serait une perte de temps pour nous deux. Ca sert à rien de continer. Je ne reviendrai pas sur ma décision "

Il a peut être préféré le faire maintenant, car plus vous seriez restés ensembles plus la séparation aurait été douloureuse. Mais il ne faut pas que vous en perdiez espoir, en l'avenir plutot que l'espoir de vous remettre avec lui. Il a quand même dit qu'il avait des sentiments pour vous et qu'il était bien avec vous. Ca vous ne devez pas le renier et vous dire que ce que vous avez vécu, vous pourrez le revivre avec quelqu'un d'autre.


Et pourtant voilà, j'ai envie de faire l'amour avec lui une derniere fois ...
Je veux le voir demain, on va se voir. Je veux me remettre avec lui, mais comment ?

Se dire au revoir en faisant l'amour une dernière fois, oui mais... Mais je ne suis pas vraiment sûr que ce soit bon pour vous. Ne le faites pas dans l'espoir de le faire revenir sur sa décision. D'ailleurs le fait qu'il ait dit "je ne reviendrai pas sur ma décision", sous-entend qu'il est bien décidé et il vaut mieux que vous le sachiez plutôt qu'il vous laisse dans le flou et l'incertitude, comme pour votre abus, l'incertitude de sa décision vous aurait désorienté. Tandis que si il a tué votre espoir de vous remettre ensemble, celà vous permet de mieux vous situer.

On revient d'ailleurs à nouveau aux cinq phases dont je parlais :
Le refus, le marchandage, la colère, la tristesse, l'acceptation

Là, à nouveau vous êtes dans le refus et le marchandage. L'envie de faire l'amour une dernière fois, peut sous-entendre un refus qu'il vous quitte et vous maintenir dans l'illusion que vous êtes encore ensembles.
Le fait de vouloir le revoir et que vous voulez qu'il revienne et lui en parler, il s'agit cette fois de marchandage. En gros, vous voulez négocier avec lui. Faire l'amour avec lui, peut aussi être un moyen de marchander. Notez aussi que si vous le faites, ne vous laissez pas toucher de la façon qui ne vous convient pas pour lui faire plaisir et lui donner envie de revenir surtout.

Le fait qu'il vous ait dit qu'il ne reviendrait pas sur sa décision peut aussi être une marque de respect envers vous. Les cancerologues savent que quand ils annoncent à un patient que leur cancer va bientôt les tuer, si ils sont consciencieux et respectueux, ils tueront le dernier espoir que le patient aura encore d'être guéri, rendant tout marchandage impossible et permettant au patient de mieux accéder à la colère et la tristesse qui une fois évacuées aideront le patient à accepter.
Là, c'est pareil, si il tue votre dernier espoir de vous remettre ensemble quand vous vous verrez demain, ça va vous faire mal, mais ça vaudra peut-être mieux. Au moins vous serez sûr, vous ne chercherez plus et ne pourrez plus négocier, ce qui vous angoisserait, vous obséderait et vous empêcherait de passer à autres choses, ce qui vous permettra de passer aux étapes de colère et de tristesse, avant de l'accepter.

Mais comme je le disais, on accepte mieux ce que l'on comprend, alors essayez d'en parler quand même avec lui. Demandez lui si ça a à voir avec votre expérience abusive et les conséquences dont vous souffrez par exemple. Si c'est le cas, essayez, si vous vous sentez prête, de lui faire comprendre que vous êtes prête à faire des efforts pour aller mieux. Mais n'oubliez pas aussi, que faire des efforts pour aller mieux, il faut surtout que vous le fassiez pour vous même.

Mais il se peut aussi, comme il le dit tout simplement, que ses sentiments ne soient pas assez forts pour vous. Il vous manque sûrement quelque chose qui lui permettrait d'exploiter d'avantage ses sentiments. Et ce quelque chose, il pourrait le trouver chez quelqu'un d'autre. Mais gardez à l'esprit que vous aussi, vous avez forcément certaines choses que beaucoup d'autres n'ont pas et que grâce à ce que vous avez à offrir, à donner et à recevoir, vous pourrez combler d'autres personnes que lui.


Je pourrai pas tenir sans lui.

Et aussi, j'ai VRAIMENT besoin de lui, je crois qu'il s'en rend pas compte...Enfin un peu, il m'a dit " tu vas te suicider ? " , j'ai dit non...je te ferai pas de chantage...mais j'ai quand même vraiment besoin de toi, s'il te plait mille fois, reste ...

Alors attention, les envies de suicide et les suicides ne se font pas forcément pour faire du chantage. Il arrive effectivement que des gens disent genre "remets toi avec moi, ou bien je me suicide et tu auras ma mort sur la conscience". Y'en a certains qui bluffent en disant ça, mais d'autres qui le font vraiment. Mais de nombreux autres cas de suicides se produisent parce que l'individu souffre tellement qu'il a envie que ça s'arrête, qu'il en a assez de se dire que ça ira peut-être mieux le lendemain (=angoisse de l'incertitude) et enfin les suicidaires ont tendance à ne plus avoir espoir en l'avenir. Il faut faire attention que ce ne soit pas votre cas. Le fait de ne pas vouloir le faire chanter, ça n'empêche pas de ressentir les états depressifs précités. Si vous vous sentez ainsi, il faut que vous en parliez et que vous évacuiez. Notamment quand vous dites que vous ne tiendrez pas sans lui. Même si je pense que c'est ce que vous ressentez parce n'avez pas encore eu le temps de bien intégrer et bien réagir à la nouvelle. Vous êtes aveuglé mais vous verrez, je l'espère, les choses différemment d'ici peu. Mais si ce n'est pas le cas, je vous le dis, il faut vraiment en parler et évacuer tout ça.

Quant à le supplier pour qu'il reste, je me doute bien que vous vous voulez qu'il reste que vous sentez que vous avez besoin de lui et de son soutient. Mais dites vous aussi qu'il y a peu de chances que vous soyez heureux, l'un ou l'autre, si il reste avec vous par culpabilité. Ce serait vivre dans l'illusion, ce qui n'arrangerait pas votre état et vous encouragerait à vous maintenir dans l'illusion dans vos problèmes vis à vis de votre viol.


Par exemple, hier soir je voulais me couper, mais je me suis dit non il va le voir... donc en quelque sorte il m'aide inconsciemment...maintenant on se voit demain, donc je le ferai pas avant demain...
Mais je me sens vraiment hyper mal...

Avez vous pensé à prendre des anxiolytiques et des antidépresseurs? Le séroplexe et le prozac qui sont des capteurs de sérotonine pourraient vous aider. Certes, vous serez alors modifiée chimiquement et peut-être un peu vaseuse au début. Mais ces médicament empêchent ou plutôt limitent la synthèse des substances qui suscitent l'angoisse et autres sentiments dépressifs. Ca pourrait vous aider à aller mieux et surtout à y voir plus clair afin de trouver de meilleures solutions. Parce que là par exemple, vouloir vous couper, vous sentir très mal, c'est dû au fait que vous êtes aveuglée par votre détresse qui vous empêche de vous projeter dans l'avenir et dans le long terme et de voir autre chose que la rupture avec votre copain et les flash de votre abus qui reviennent sans cesse. Ce genre de médicament vous éclaircirait la vue et vous permettrait d'avoir des idées plus claires et plus constructives qui vous aideraient bien plus efficacement que de remplacer votre douleur intérieure par de la douleur extérieure. Ce qui en plus je le répète, ne résoudra aucun de vos problèmes, car ça ne fera que les dissimuler et les masquer. Vos problèmes seront toujours là et continueront de revenir si vous ne trouvez pas de solutions. Ce genre de médocs dont je parle d'ailleurs sont aussi fait pour ça, pour masquer et dissimuler la douleur, mais de façon beaucoup moins autodestructeurs, le temps que vous trouviez des solutions plus efficaces qui vous permettront de combattre vos angoisses de façons plus efficaces et continues et surtout de les remplacer par d'autres choses, des sentiments positifs.

Même si c'est plus mon copain, j'ai quand même envie de continuer...
Et aussi je lui ai dit que on restait ami, car j'imagine pas ne plus le voir, vraiment pas ...
J'ai besoin de lui parler, de tout, de rien, mais je veux pas lui faire de chantage ni rien,

Ca peut être une solution de vous voir en tant qu'amis afin qu'il continue à vous soutenir, que vous ayez un soutient voir un confident. Mais attention, comme je le disais, à ce que celà ne vous maintiennent pas dans l'illusion d'être toujours ensembles et que vous finirez par vous remettre ensembles. Ca pourrait vous bloquer à la phase du marchandage comme je le disais et du coup vous obséder et vous empêcher de passer à autres choses. Bref, il faut que ce soit bien clair pour vous deux, si vous vous voyez amicalement.

Parfois il vaut mieux ne plus revoir la personne afin de ne plus vivre dans le doute et pour pouvoir moins difficilement passer à autres choses et débloquer la phase du marchandage.

j'ai confiance en l'avenir, peut etre qu'il reviendra...mais moi je sais pas si je tiendrai j'avoue ici...
Est ce que je peux lui parler de mon "viol", non je dois pas l'embêter...je sais plus ...

Vous pouvez lui demander et lui dire que vous avez besoin de parler et qu'il n'y a qu'à lui que vous voulez en parler. Quant à votre viol, il faut en effet que lui accepte de vous écouter. Mais il faut que vous vous sentiez prête à le faire aussi. Si vous l'êtes et qu'il n'y a qu'avec lui que vous vous sentez prête à en parler, demandez lui. Je pense qu'il peut comprendre que c'est important pour vous de franchir cette étape, qui représente une première libération.

Mais sinon, comme je vous le disais, rien ne vous empêche vous, de vous extérioriser en écrivant dans un premier temps, en trouvant certains détails qui vous aident à y voir plus clair, avant de montrer vos écrits à quelqu'un, lui éventuellement, puis après en parler à voix haute.

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En fait c'est vrai que je me sens comprise avec lui, car sa soeur a été victime d'attouchements sexuels par son père. Mais là soeur ne s'en rappelle plus aujourd'hui.
Sa mère était alcoolique. Lui a fait 2 tentatives de suicides (notamment à cause d'une rupture amoureuse.
Il est bi, et il était avec un mec depuis 4 ans, il a mis 1 an et demi à s'en sortir. Maintenant c'est sur meilleur pote. Mon "copain" a sauté d'un immeuble et le mec en question l'a rattrapper alors qu'il était déjà dans l'air^^ . Et celui qui l'a rattrapper, son meilleur ami a voulu se suicider il y a 2 semaines car il a pas évoluer à son travail et il s'est fait largué...
Bref j'ai l'impression qu'on est tous des suicidaires ^^
Et c'est peut etre pour ça, j'ai l'impression, tout ça, j'ai l'impression qu'il est apte à me comprendre.

Vous pouvez lui dire tout ça dans ce cas et essayer de garder une relation amicale avec lui, afin de parler et vous soutenir mutuellement, comme quoi vous avez besoin de lui et que lui peut trouver un intérêt à continuer de vous voir, si vous aussi vous êtes bien placée pour le comprendre, l'écouter, le réconforter aussi. Bref, essayez de lui faire comprendre que vous avez des choses à lui offrir aussi

Mais je veux pas non plus de la pitié, et je veux pas le saouler.
Pour ce qui est de l'acte suicidaire, personnellement c'est ma famille qui me retient. J'ai du mal à imaginer pouvoir laisser mes petits frères et soeurs, et mes parents, qui probablement s'en remettront jamais. En quelque sorte donc je mange de courage, mais aussi de lacheté.

C'est vrai que quand on se sent aimé, ça aide beaucoup à ne pas mettre sa vie en danger. Non seulement, ça fait du bien de se sentir aimé mais en plus on se dit que si il nous arrive malheur, on rendra certaines personnes très malheureuse. Se dire souvent "je t'aime", ça peut sauver des vies.

C'est vrai que si ça tenait qu'a moi, cad sans ma famille, je le ferai, j'hésiterai pas tellement même.
Mais bon là faut pas croire que j'en suis incapable non plus...
C'est juste qu'en fait je connais les méthodes directes, et celles qui marchent pas, et si je faisais je ferai ce qui marche directement...

Je pense vraiment que certaines thérapie telle que celle dont je vous parlais sur les étapes victimes, survivant, combattant. Il faudrait que vous repreniez le contrôle de vous même que votre point de vue change sur votre abus et que vous repreniez confiance en vous et en l'avenir. Et comme je vous le disais, en recréant les réactions en chaine et en les reconstruisant, ça peut se faire, c'est certain.
Essayez de vous dire que les bons moments vécus avec lui, vous pourrez les revivre, peut-être avec lui ou avec un autre, il serait dommage de ne pas vivre pour avoir l'occasion de le revivre.


Alors, oui plus on serait resté ensemble lgt plus la séparation aurait été dure...Mais qui lui dit que les sentiments nauraient pas évolués ??


Vous pouvez lui poser la question. Mais comme je le disais, il sent peut-être qu'il vous manque quelque choses pour combler ses sentiments amoureux.
Sans vouloir paraître homophobe ou autres, le fait d'être bisexuel aussi dénote peut-être aussi une instabilité émotionnelle et sentimentale. Un coup avec un mec, un coup avec une femme. Généralement on n'aime pas les mecs et les femmes pour les mêmes raisons, même si ça peut tout simplement être une question de gouts larges, généralement on a une préférence pour l'un ou l'autre. Il peut ressentir un coup le besoin d'un amour homosexuel et un coup un amour hétérosexuel et du coup être indécis sur ses sentiments et ses besoins.
Peut-être qu'après vous avoir quitté, il ressentira que ses sentiments pour vous étaient plus forts qu'il ne le pensait, il peut réaliser aussi que vous aviez des choses qui lui plaisait bien et qu'il ne trouvera pas chez d'autres. Mais comme je vous le dis, il vaut mieux pas que vous vous fassiez trop d'illusions.

Mais j'ai réfélchi. Il m'a dit "d'habitude je suis fou amoureux au bout de 3 jours ... là c'est pas le cas, et ça évolura pas..."
Mais d'habitude... Mais justement il n'est plus avec ces personnes en question ! Donc ça peut etre différent...Ne pas avoir de sentiments au bout de 3 jours...et construire un truc durable !
Ca je vais lui dire demain !

Je vous encourage à lui en parler en en tous cas, oui. Peut-être que ça lui fera prendre conscience de certaines choses vis à vis de votre relation et autres et l'encouragera à réflechir à nouveau. Mais encore une fois, il vaut mieux lui parler afin qu'il vous explique plus en détail afin de mieux comprendre, afin de mieux accepter, afin de marchander, histoire de franchir cette étape du marchandage qui implique un refus de votre part, afin que vous puissiez laisser votre colère et chagrin s'exprimer, ce qui vous ferait du bien.

Le pire c'est qu'il m'a largué et tt, mais je me dis pas que c'est un salaud ! non au contraire je me dis qu'il est honnete, respectueux etc mais peut etre égoiste.

Vivre une relation amoureuse sans qu'il y ait de sentiments (ou pas assez), ça ne l'aurait pas rendu heureux, ça l'aurait fait vivre dans l'illusion et vous aussi car vous partiriez du principe que si il reste, c'est qu'il a des sentiments forts et vous dire que ce n'est pas le cas, ça pourrait vous faire mal au coeur et vous ne seriez pas heureuse non plus de vivre une relation amoureuse plus ou moins à sens unique.

Il est peut-être un peu égoïste oui, de vous avoir quitté parce qu'il manquait de sentiments et sachant ce que ça allait vous faire. Mais peut-être comme je le disais qu'il ne voulait pas vous faire souffrir, ou en tous cas le moins possible et que donc il a préféré peut-être vous le dire maintenant et aussi être formel sur le fait qu'il ne changerait pas d'avis, d'un côté pour lui, mais sans doute aussi pour vous pour que vous compreniez mieux et soyez moins désorientée.

Egoiste, nous le sommes tous un peu vous savez. Ne le prenez pas mal, mais si vous voulez qu'il vous revienne, c'est pour vous. C'est vous qui voulez que vous vous remettiez ensembles. Alors que visiblement, il sait qu'il vous manque quelque chose pour combler son amour et que donc, il risque de ne pas être vraiment heureux de rester avec vous. Pour qu'une relation amoureuse fonctionne, il faut qu'elle soit harmonieuse et que chacun soit à égalité et que chacun tienne compte des besoins de l'autre. Si vous restez ensembles alors que les sentiments de chacun pour l'autre ne sont pas les mêmes, il y en a un qui est lésé par rapport à l'autre.

Mais je vous le redis, il ne faut pas que ça vous décourage pour autant. Il vous manque probablement certaines choses pour combler ses sentiments, vous ne pouvez pas être une femme parfaite qui peut combler les besoins et les sentiments de tous, mais ça ne veut pas dire que vous n'avez pas de quoi combler plein d'autres hommes.

Notez que vous ne pouvez pas non plus le forcer à vous aimer, l'amour se développe tout seul, d'où le fait qu'il se soit surement dit que si ses sentiments ne se sont pas développés, c'est que ça n'arrivera pas. Restez vous même, ne faites pas semblant d'être quelqu'un d'autre, genre d'être celle qu'il voudrait que vous soyez et étant vous même, y'en a forcément qui vous aimeront pour ce que vous êtes.

La seule chose pour laquelle je lui en veux, c'est la première fois qu'on l'a fait c'est parce qu'il en avait très envie...il savait bien qu'il était pas amoureux de moi " à fond" , et donc voilà j'ai l'impression qu'il a profité de moi ou plutot j'aurai du dire non...
Alors que moi aussi, j'ai aimé, mais bon

Il n'y a pas besoin d'être amoureux l'un de l'autre pour faire l'amour, chacun fait comme il veut. Mais il vaut mieux se mettre d'accord et être sur la même longueur d'ondes. Genre il faut pas qu'il y en ait un qui soit amoureux de l'autre au moment de l'acte alors que l'autre n'y voit là que du sexe sans conséquence. Comme je le disais pour qu'une relation soit harmonieuse et respectueuse, il faut que chacun tienne compte de l'autre et dans l'exemple précédent, celui qui n'est pas amoureux ne tient pas compte des sentiments de l'autre. Je ne sais pas ce qu'il en était pour vous deux, mais vous pouvez peut-être lui en parler aussi. Pareil, vous serez moins dans le flou dans ce cas.

Sinon est ce que vous auriez des astuces pour que je le récupère ?
(Là, je m'égare, je ne suis plus dans le sujet pédophilie, mais c'est VRAIMENT TRES important pour moi!)

Non, je suis désolé, mais ça, je ne peux pas vous donner d'astuces pour vous remettre ensembles. Ce serait en plus hypocrite de ma part, car je vous conseillerais plutôt de ne pas trop vous accrocher à cette possibilité, car celà pourrait prolonger votre souffrance et rester comme je vous le disais à la phase du refus et du marchandage.

Commencez par parler de tout ce qu'on a dit avec lui, ensuite vous verrez si vous remettre ensembles est faisable. Et vous verrez plus clair sur la situation et ça vous aidera.
Continuez de parler et d'évacuer, d'une façon ou d'une autre, en écrivant par exemple, ce que vous avez sur le coeur et vos angoisses. Et de réflechir à certaines thérapies et prises de médicaments, afin reprendre confiance en vous et en l'avenir et arrêter de vous autodétruire à l'intérieur et à l'extérieur. Et je vous dis, je suis sûr que c'est possible, mais il faut que vous y mettiez un peu du votre pour que ça se fasse.

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On s'est vu aujourd'hui, je lui ait tout ça, j'ai tout fait pour le récupérer, vraiment... On a décidé de garder un juste milieu, une sortie d'amitié améliorée... Assez bizarre d'ailleurs.

Il m'a dit qu'avec ses ex, il n'avait pas besoin de partager (film, livre, musée...) mais par exemple quand ils faisaient l'amour, il fallait que les deux prennent du plaisir.

Avec moi, il m'a dit que c'était le contraire. Il avait besoin de partager avec moi (ce qu'on faisait pas assez), mais pendant l'amour, il pensait uniquement à mon plaisir.

Il m'a dit qu'il avait beaucoup de tendresse envers moi, des sentiments, qu'il avait envie de m'embrasser, etc... Donc notre amitié améliorée (amitié + calins + bisous sur les joues et bouche...) c'est entre l'amitié et le couple.

Mouais, je suis quelque peu dubitatif. C'est en tous cas une bonne chose d'en avoir parlé et de lui avoir dit ce que vous aviez à dire. Si ça vous fait du bien de continuer à le voir, même de cette façon, tant mieux, mais méfiez vous encore une fois que celà ne vous maintienne pas dans l'illusion d'être toujours ensembles, alors que vous ne l'êtes plus vraiment. Sans compter que cette relation oscillant effectivement entre l'amitié et le couple maintient dans l'incertitude, ce qui est quand même stressant, surtout pour vous qui êtes fragile émotionnellement. Votre qualificatif de bizarre met bien en valeur une certaine émotion, selon moi, comme quoi, vous ne savez pas trop où vous situer et ce qu'il en est réellement de cette relation. Soyez donc prudente. Mais si celà vous permet comme je le disais d'avoir un soutient, voir vous soutenir mutuellement, c'est une bonne chose.

Je suis un peu surpris qu'apparemment ce ne sont pas les sentiments envers vous qui lui manquent. Mais sans doute une attraction sexuelle pour vous. Et si il vous a parlé de tendresse, ce ne sont peut-être pas des sentiments d'amour. On dirait un peu aussi qu'il a un certain intérêt à rester avec vous pour continuer "à partager", mais qu'en même temps, il veut voir ailleurs pour former en complémentarité avec vous une relation qui le comblera sur tous ses besoins. Mais si il vous en a parlé et que vous êtes d'accord, c'est que la relation est plutôt respectueuse. Si vous, ça vous convient, vous pouvez continuer comme ça. Mais je ne suis pas sûr que celà vous convienne justement. Comme je le disais aussi, il faut que la relation soit égalitaire. Si vous vous avez de forts sentiments amoureux et lui non, vous êtes alors lésée par rapport à lui. Ce qui risque de rendre la relation tendue, car il y aura un certain manque d'harmonie.

Celà dit, il semble avoir été bien honnête en vous disant tout celà, bien qu'il aurait peut-être dû vous le dire plutôt, mais peut-être qu'il était dans l'incertitude. D'ailleurs sa tendance à osciller entre relation sexuelle et relation sentimental montre bien qu'il est quelque peu instable et indécis au niveau de ses sentiments.


Pour la thérapie je pense qu'en effet ce serait bien. J'ai été sur le site, j'ai en effet vu les 4 étapes. Mais je ne comprends pas trop, c'est avec un psy ?

De grande préférence oui. C'est une méthode très répandue au Canada. Mais il y a de grandes chances qu'en France, des thérapeutes connaissent aussi cette méthode. Vous pouvez commencer par consulter un thérapeute proche de chez vous, qui pourra peut-être, si besoin est, vous rediriger vers quelqu'un de plus compétent en matière de victimes.

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