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E.4.1 Les différents types de pédophiles - Les pédophiles pervers - autobiographie d'un pédophile pervers

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Quelques extraits du livre "qu'est-ce que la pédophilie?" de Serge André et Guidino Gosselin, deux psychanalystes. Ce livre se base sur l'autobiographie d'un pédophile pédosexuel (donc actif), boylover préférentiel donc non exclusif, assumé, séducteur pervers, de bonne foi. Pour mieux connaître la classification des pédophiles, vous pouvez vous orienter sur le topic suivant :
http://adep.etudiantforum.com/t53-e0-les-differents-types-de-pedophiles-classification-des-pedophiles

Je poste d'abord les extraits que je commenterai après. Ces extraits sont donc des extraits de cet autobiographie de pédophile pervers, commentés par les deux psychanalystes.


Il a été condamné pour pédophilie, a 66ans et est en prison.

Au collège, il découvre les amitiés particulières. Les amitiés particulières sont des relations entre deux enfants, souvent deux garçons d'âge différent, qui expérimentent ensembles leurs sexualités à travers des rapports physiques voir sexuels.

Sa mère, "très possessive et protectrice ne voulant pas me laisser au jardin d'enfants, car elle voulait me garder auprès d'elle le plus longtemps possible". Ce qui lui permet de s'identifier au phallus susceptible de combler le manque de l'autre, de s'instituer comme seul et unique objet possible au désir de la mère.

J'accompagnais l'élue ouvrière du jour de ma mère dans ma chambre où elle me lavait dans un tub mais aussi me masturbait et suçait mon zizi. J'y prenais un vif plaisir. Je ne demandais rien mais j'étais ravi qu'elle recommence plusieurs fois. L'une après l'autre, elles se firent mettre à la porte. Heureusement , ma mère en engageait d'autres dont plusieurs me firent les mêmes douceurs que celles qui avaient quitté l'atelier. Etant enfant unique ultra protégé, je n'avais aucun contact avec les autres enfants de mon âge.

Je suis persuadé que j'étais déjà pédophile dès mon enfance. Lorsque certaines clientes de ma mère venaient avec leurs jeunes enfants, on me chargeait de m'occuper d'eu. J'aimais beaucoup m'occuper des petits, sans que nos jeux aient la moindre connotation sexuelle, et j'entends encore les clientes s'exclamer : "comme il aime les petits! Comme il s'en occupe bien! On voit qu'il aime les enfants!"

En effet, j'étais attiré par les enfants plus jeunes que moi, j'étais doux et tendre, détestais la bagarre et la violence en général.

Le deuxième évènement inscrit une relation de jouissance adulte-enfant comme naturelle et par conséquent renforce son caractère universel.
"Je surpris un jour une conversation entre ma mère et une voisine. Celle-ci indignée, lui racontait que la fruitière, qui venait d'avoir un bébé, lui avait expliqué innocemment qu'elle masturbait son petit garçon chaque fois qu'elle lui donnait le sein..."
La masturbation des bébés par leur mère ou leur nourrice au cours de l'allaitement ou au moment du coucher était une pratique assez courante sous l'ancien régime, selon certains historiens des meorus familiales (Philippe Ariès, Jos Van Ussel...). Le silence de la mère pourrait donner à l'acte un aspect naturel.

Le regard deviendra son principal objet a cause du désir de voir et être vu.
A la fois il permet métaphoriquement de voir le sexe de la mère comme manquant et de se protéger de l'angoisse de castration en l'affublant d'un pénis imaginaire.

Les superlatifs du discours pervers : gros testicules, très développé, confirment cette volonté d'affirmer un plus capable de combler le manque et le vide.

La première découverte de son sperme déclenche non seulement une interrogation mais aussi un conflit moral, une lutte contre l'interdit culturel (la religion) et l'impératif naturel. Il en résultera une éthique singulière qui va l'obliger toute sa vie à transgresser la loi.

La répétition compulsive de la masturbation entraine une diminution de sperme qui a pour effet d'augmenter son angoisse et sa culpabilité, mais ne freine pas son désir d'atteindre la jouissance.

La sévérité de la pénitence ne laissait aucun doute sur la gravité de la faute et les commentaires la rendaient encore plus effroyable : gaspiller la bonne semence du bon dieu équivalait à tuer à chaque fois une masse d'enfants et conduisait tout droit en enfer.

Il est au comble de sa joie lorsqu'il découvre un de ses rares copains, continent et moralisateur, en train de se masturber réciproquement avec un adolescent plus âgé. Si cette expérience confère à la masturbation un caractère banal et universel, elle renforce aussi le côté naturel et innocent.Le collège devient ainsi pour lui, le lieu de la réalité tangible de la duplicité. On y apprend le double jeu de la nique à la société.

Vers ses 14ans, les filles l'attirent autant que les garçons : Curieusement, j'étais séduit pas les filles qui ne ressemblaient pas à des garçons, c'est à dire celles qui avaient des seins déjà bien développés, mais très vite, il déchante, sa première tentative d'approche échoue.
Il se fait rabrouer et rationnalise alors sa préférence avec les garçons. Je trouvais les garçons tellement plus simples. Ils avaient envie de sexe? Et bien on y allait. Ils n'avaient pas envie? On se le disait franchement et on ne se faisait pas la tête pour ça. D'autant mieux que si, une heure après, on changeait d'avis, on se le disait et en avant pour la branlette!
Comme quoi, l'auteur se trompe peut-être quand il affirme que le pédophile n'aime que les phallus. D'autant plus qu'il est déçu des rapports avec les filles, non pas parce qu'elles n'ont pas de phallus, mais parce qu'elles sont trop religieuses et trop réfractères aux plaisirs sexuels.
Son échec avec les filles s'explique en partie par son incapacité à tenir compte du désir de l'autre. Il est constamment guidé par sa seule volonté de jouissance.

Ses gouts le portent vers les enfants aux allures ambivalentes. Le pédophile s'intéresse aux corps féminisés mais pourvus d'un fétiche : la verge.

Avec de tels personnages dans de pareilles conditions, il s'avère difficile voir impossible de faire la part entre la réalité et le fantasme.
Très vite le frère ainé vient le rejoindre dans sa chambre pour s'adonner à une masturbation mutuelle; il est suivi le lendemain par le jeune étranger avec lequel il se livre aux étreintes, à la masturbation et à la redécouverte de la fellation. Le récit par lequel le sujet se présente à nous (et à la postérité) ressemble de plus en plus à un scénario pronographique.
La petite soeur de 8ans l'attend nue sur son lit, et l'invite à copuler mais vertueusement indigné, il l'a chasse de la chambre. Son refus amènera les repproches du grand frère de n'avoir pas honoré sa soeur comme il convenait. Il lui confiera alors que tout ce petit monde se livrait déjà, depuis fort longtemps, à des orgies collectives. Il s'agit de fantasmes devenant réalité, dûes à l'hypersexualisation ambiante.

Du concours de zizi à l'initiation à la zoophilie avec les cochons ou à la fellaton par les veaux, tout se passe de la manière la plus naturelle du monde.
A leur contact, je mesurais à quel point mon éducation citadine et religieuse m'avait compliqué la vie jusque là. Avec eux tout était simple, ouvert, franc, joyeux... Ils auraient été bien étonnés et incrédules, et ils auraient bien ri, si on leur avait parlé d perversion ou déviation, car ils avaient la vraie innocence de l'enfant qui consiste à ne pas voir le mal où il n'est pas.

Devant la béance du sexe de la mère, le pervers posera une verleugnung, un démenti. Il affirmera de manière paradoxale qu'elle est effectivement chatrée, l'affublant ainsi d'un pénis imaginaire, afin de se protéger de l'angoisse de castration.
Hanté par la fantasme de la mère phallique, le pervers se condamne par avance à entretenir une économie désirante, sinon impossible, du moins torturante avec les femmes.
Sa relation avec son épouse se situe toujours sur le plan d'un amour idéalisé alors que son désir de jouissance, il l'apaise par la masturbation.
N'étant pas parvenu à entrainer sa femme dans son fantasme pervers, il critique son incapacité à satisfaire ses modes de jouissance préférentiels. "Les garçons d'autres fois, s'y prenaient avec cent fois plus d'habileté", mais c'était à cause de l'éducation religieuse et rigoriste qu'elle avait reçu. Mais cette pensée m'incitait nullement à reprendre ce genre d'activité qui, pour moi, était une page définitivement tournée." Moyen de se convaincre de sa normalité mais surtout de dégager entièrement sa responsabilité dans l'échec conjugal.

Tombé en depression, il constate à nouveau son attirance pour les garçons. Affolé par cette découverte, il se précipite chez un psychiatre qui l'hospitalise et le soumet à un traitement médicamenteux. A sa sortie, il entreprend une thérapie conversationnelle qui durera plusieurs années avec un médecin qui le rassure en lui disant que des milliers d'hommes étaient attirés par les jeunes garçons et que la pédophilie pouvait avoir de conséquences nocives pour les enfants, puisque ceux-ci étaient demandeurs et consentants et que les rapports se réalisaient dans la douceur.
Le thérapeute aurait décrété la pédophilie comme étant inné et incurable ; il devait donc apprendre à vivre avec, sans culpabilité, puisqu'il n'en était pas responsable.

Il révèle à son épouse son attirance pour les enfants. Elle réagit très mal et très violemment, pour elle, un enfant était sacré, il n'était pas question de le toucher. Il tente de la convaincre en l'emmenant voir "mort à Venise". L'échec se révèle cuisant. Elle lui reproche de l'avoir piégé avec ce film qui la choque profondément. Cette volonté de convaincre l'autre et d'essayer de lui faire endosser son propre fantasme fait partie intégrante du calcul pervers.

Ma bisexualité était comblée au delà de toute espérance ; j'avais un amant jeune, merveilleusement beau et prodigieusement sensuel et une épouse jolie, de plus en plus coopérative, et que j'aimais profondément. Expression qui révèle, une fois encore, une dichotomie que le pervers fait entre l'amour et le désir.

A l'appui d'une lecture style Kinsey ou Master et Johnson normalisant la pratique de la masturbation chez l'enfant et sachant son épouse encore très bloquée au plan sexuel, il se fait un devoir d'initier son fils.
Le pédophile aime se référer à des ouvrages scientifiques psychanalytiques ou historiques ; il en extrait les passages qui justifient ses modes de jouissances et ignore superbement ce qui ne convient pas à ses désirs. Notre pédophile revendique donc sa passion profonde de la paternité au nom de la jouissance en opposition farouche à la paternité légale qui n'est que castratrice. A ses yeux, cet amour passionnel et sensuel protège l'enfant d'une mère séductrice qui dérobe au père sa part érotique et risque par ses manoeuvres de féminiser le garçon et de réduire sa jouissance. Amener son fils à cette jouissance sans limité entraîne ce dernier dans la culpabilité : il a accompli avec son père une chose interdite. Il n'en dira mot à sa mère pressentant quelle aurait été sa réaction.
Il nous arrivait certes de nous masturber ensemble, mais nous partagions un bien plus grand nombre d'activités : Bicyclette, visites de musées, balades en forêts etc... Cette dimension pédagogique chère au pédophile reste ignorée du public qui ne voit en lui qu'un violeur. Tenir compte de sa passion pour la paternité aiderait certainement à mieux protéger et informer les enfants et à envisager de meilleures remédiations.

Son fils de 24ans est condamné pour des actes de pédophile vis à vis de gamines de 12 à 14ans.
Il subit les reproches de son fils avec une totale incompréhension, figé irrémédiablement dans sa bonne foi. La rancoeur de son fils ne peut provenir que d'une manoeuvre de son avocate. Il soustrait entièrement sa responsabilité en déclarant, qu'à vingt six ans, celui-ci ne pouvait plus subir l'influence de son père.
Procédé habituel du pédophile qui, toujours, renvoie la responsabilité sur l'autre (avocate) en se mettant ainsi hors cause.
Il n'y a chez lui ni sentiment amoureux ni fidélité. Ils n'apparaissent pas non plus comme des éléments qui focalisent son désir, mais se trouvent réduits à être des noms, des traits couchés un par un sur une liste, de simples signifiants interchangeables, moyens pour atteindre à la jouissance et faire endosser son propre fantasme.
S'il se sent déjà attirés par les enfants de 6/7ans, les réelles relations affectives et sexuelles ne débutent que lorsque ceux-ci atteignent 10ans et se termineront obligatoirement vers seize ans, au moment où se confirme la masulinité.
Il reste donc fixé à des corps féminisés munis d'un pénis, objet fétiche le protégeant de la menace de la castration, d'où son intérêt pour les beaux enfants graciles, aux cheveux bouclés et à l'allure féminine.

Les parents décrits par le pédophile ou par la voix de l'enfant semblent dévalorisés de manière caricaturale. Cette dévalorisation, même si elle comporte des éléments objectifs, permet au pédophile d'expliquer l'attirance des enfants à son égard. Nous ne devons pas ignorer la capacité d'écoute, sa tolérance, ses qualités pédagogiques et sa disponibilité.
Elles en font un redoutable séducteur pour des enfants en carence affective ou victimes d'incompréhension parentale.
Maintes fois à travers son récit, apparait la figure du père. Il en conteste la fonction symbolique, la représentation de la loi qui castre l'enfant . Continuellement , il la conteste , la transgresse, avec le souci perpétuel d'imposer la sienne.
Sa jouissance réside dans ce franchissement . Il a besoin du regard médusé d'un témoin. N'est-ce pas là le but de son manuscrit : lancer un défi à des spécialistes et tenter de leur faire accéder à une jouissance dont il a la maitrise?

Le pervers veut troubler l'autre, l'égarer hors de ses repères. Chaque nouvelle expérience fait figure de débauche. L'autre se trouve extrait de son système de valeurs par une jouissance dont le pervers se veut l'initiateur.

Les amants adoptent son éthique de transgression de la loi au profit de la loi naturelle. Ils se plaignent du manque d'affection de leurs parents, du conservatisme puritain de leurs mères et de la tyrannie bornée de leurs pères. Ils se révolteront, sous l'influence du pédophile, contre tout ce qui représente le discours du maître, les éducateurs, la religion, la morale sociale, revendiquant la liberté absolue et la fin de l'hypocrisie.


La bascule en miroir ("ça me fait plaisir que tu sois d'accord avec moi") permet au pédophile de se convaincre qu'il n'est pas l'initiateur ; il ne suit que les désirs de l'enfant, pense-t-il. Subtilement, il se débarrasse de sa culpabilité pour la faire endosser par l'autre.

L'humour corrosif et iconoclaste de l'amant démontre à suffisance combien il a intégré le fantasme de son maître. "De quoi ils se mêlaient ces flics...La religion pour moi, c'est terminé... Je veux bien qu'on me donne des conseils comme tu le fais, pas qu'on m'impose la morale des autres..." Ca, c'était A., l'insoumis, l'indomptable, solidement ancré dans une amoralité totale. Quel caractère! Quelle personnalité!
Non seulement il signale l'amoralité de A., mais au lieu d'en freiner les excès, il en jouit, trop heureux d'avoir rallié l'enfant à son discours.

M. exprime plus maladroitement le même avis lorsque notre pédophile lui demande de la prudence au niveau de leurs relations : "Que faisons de mal? Je t'aime et tu m'aimes, je te fais plaisir, tu me fais plaisir, c'est pas merveilleux, ça? Et on nous dit "aimez vous les uns les autres". Que faisons nous d'autres? Ces lois sont connes et ceux qui les ont faites sont encore plus cons : ils ne comprennent rien à l'amour et ils se mêlent de dire aux gens ce qu'ils doivent faire ou ne pas faire." J'étais ravi de réaction vigoureuse, mais il me fallut beaucoup de caresses et de baisers pour calmer sa légitime colère.
Cette exigence du secret nourrit la culpabilité de l'enfant qui y ressent la force de l'interdit.

L'argumentation de notre pédophile peut paraître simpliste et cynique. Nous la recevons pour comprendre sa position du sujet, saisir ses rationalisations qui lui permettent de se convaincre que l'autre est demandeur. C'est la dialectique de l'arroseur arosé, l'initiateur initié, le violeur violé. Il se réfère à des sources éthnographique connues, comme la polynésie et la Grèce antique.

Ces minitieux calculs et ces descriptions interminables suscitent chez les lecteurs l'étonnement, le dégoût et finalement comme tous les récits de ce genre, comme Sade, l'ennui à répétition. Le pervers n'en a cure tant son souci de tout dire est impérieux.
Le pédophile estime que l'initiative de la séduction appartient toujours à l'enfant, lui se contente d'y répondre.

Si des carences dans les relations avec les parents poussent parfois l'enfant à rechercher l'affection d'un adulte, il appartient à ce dernier d'en fixer les limites et d'en expliquer les impasses. Le pédophile, s'il ne suscite pas toujours lui-même la rencontre se montre accueillant à satisfaire ces demandes.
Une réelle passion amoureuse peut ainsi prendre naissance sans que le jeune réalise qu'il est victime de la jouissance perverse.

Ma rencontre avec A. Je ne le regardais pas, j'étais à cent lieues de penser aux enfants, tout absorbé que j'étais dans les titres de mon journal. C'est lui qui s'est retourné intensément et m'avait adressé la parole comme une vraie interpellation.
Masqué dans le fantasme du névrosé, l'objet A regard du désir, est objectivement présent chez le pervers. En tant que porteur de regard, l'enfant devient partenaire et complice de l'acte pervers.

Le côté respectable des parents, organisateurs d'une manifestation importante , ajoute sans doute un piment au désir du pervers : séduire l'enfant et l'extraire de ce milieu de respectabilité pour l'amener à la jouissance accentue l'aspect débauche dont il a la maîtrise.
Certes les visites de A me comblaient de joie, mais je m'étais toujours contenté de lui caresser les cheveux et de l'embrasser sur la joue. "Et toi, tu n'as pas peur puisque tu es venu" qu'il lui dit (l'hameçon est lancé, le piège imaginaire est dressé, il ne reste plus qu'à ferrer sa proie).
Son récit tend à nous prouver qu'il se contente de répondre au désir de l'enfant et à son passage à l'acte. Dégageant complètement sa responsabilité, il se présente comme une victime consentante.

Dans l'entourage de ses amants, les adolescents collectionnent les revues pornographiques, parfois les découvrent chez le pédophile. Elles initient à de nouvelles pratiques érotiques et mise en acte.

La photo, films, revues pédophiliques jouent un rôle prépondérant chez la majorité des pédophiles. Ils leur permet non seulement de satisfaire leurs fantasmes au moyen de la masturbation mais aussi correspondent aussi à leur désir exhibitionniste de se montrer en compagnie d'enfants et d'autres pédophiles par la voie d'internet.
Il y a une nécessité chez le pervers de vivre en réseau, manière de partager leurs fantasmes, d'échanger leurs adresses, mais surtout d'échapper à leurs angoisses de solitude. Lors d'arrestation, ces éléments constituent souvent des preuves.

Si le sadisme ne révèle quasiment jamais du passage à l'acte chez le pédophile il peut faire partie de ses fantasmes comme chez beaucoup de sujets.

Il encourage chacun des protagonistes à lui faire des confidences sur les ébats à l'insu des parents. Chacun se retrouve ainsi dépositaire d'un secret concernant l'autre. Cette situation réjouit le pervers ; ce secret s'affirme d'autant plus culpabilisant qu'il doit absolument être gardé vis à vis des parents.
Un jour A. tout en triant des timbres me dit soudain, "ne dis pas à maman que je suis venu".
La culpabilité de l'enfant se trouve alors accrue lorsque le pédophile l'exhorte à garder leurs relations secrètes.
A la culpabilité vis à vis des parents s'ajoute éventuellement à l'origine de l'enfermemement carcéral de la personne qu'il aime.
A cause de l'impensable de la chose, ce sentiment reste étranger aux parents, blessés d'être dépossédés de cet amour au profit d'un être ignoble.
Et enfin cette culpabilité atteint son paroxysme dans le rappel de l'interdit de la société.

Le pédophile déclare l'enfant demandeur et dragueur et explique ce comportement par une carence affective vécue au sein de la famille. Ca arrive en effet.
Non reconnu comme sujet, placé dans un rôle d'objet afin de reconnaître le narcissisme parental, l'enfant se sent dévalorisé. Il en éprouve une impression d'incompréhension au niveau de ses sentiments, de ses peines, de ses amours, de sa sexualité.
Refusant d'obéir à la loi familiale autoritaire et absurde, il recherche auprès du pédophile une image de bon père qui explique les choses sans se fâcher et lui permet de s'exprimer.
"pervers polymorphe", l'enfant voit sa sexualité brimée par la société, la loi, la morale, l'église. Toutes ces instances castratrices et culpabilisantes entrainent la dissimulation et l'hypocrisie.
Le pédophile compense les manques du père, revendique les droits de la mère à une sensualité vis à vis de l'enfant.
Grâce à son éthique naturelle, il se voue donc à désinhiber l'enfant et lui permet d'explorer l'empire des sens.
Il s'affirme aussi pour l'enfant comme un éducateur platonicien.
Le pédophile est convaincu que son discours et sa tolérance vont favoriser l'équilibre psychologique et l'épanouissement de l'enfant.

Contrairement à l'idée répandue, le pédophile ne relève pas de l'homosexualité.
L'objet qui satisfait sa pulsion est un corps de "femme" muni d'un fétiche, le pénis, voilant la castration.

L'orientation hétérosexuelle de ses amants fournit au pédophile une double satisfaction. D'une part elle permet la rupture avec un amant qui physiquement ne l'intéresse plus et d'autre part ce choix, socialement plus conforme et plus confortable, le rassure et le confirme dans sa certitude : la relation pédophilique n'est en rien traumatisante pour l'enfant et ne fait pas obstacle à l'hétérosexualité. Ce fut différent pour son fils, mais il s'agit là d'une relation incestueuse qui relève d'une autre problèmatique.

La dynamique relationnelle confirme que, contrairement au discours commun, il n'y a pas ou très rarement de passage à l'acte chez le pervers.
La stratégie calculatrice domine. Elle s'exerce de la séduction à la rupture. Nous développerons ce thème par la suite, mais soulignons qu'il s'agit du plan d'un habile tacticien qui ne veut pas assumer "l'acte" et en fait porter tout le poids par l'autre.

L'enfant va reproduire avec ses propres partenaires , le comportement du pédophile à son égard. Pour le pédophile, l'initiative de la relation incombe à l'enfant, soit par la drague, soit de manière plus subtile, mais toujours il y aura un passage obligé du registre sensuel à la jouissance.
Le pédophile révèle chez l'enfant une sexualité naturelle. Un artiste de l'érotisme, un gourmand de sexe, une gloutonnerie de volupté.
Sans doute pour se dissuader d'être l'initiateur, il leur attribue une perversité avant leurs rencontres (de la masturbation à l'homosexualité).
Soumis au discours du pédophile, les enfants développent leurs penchants érotiques et s'ouvrent à une sexualité débridée où tout est permis (masturbation, exhibitionnisme, sadisme, voyeurisme, ondinisme, zoophilie, sodomie...)
Les revues pornographiques constituent à la fois un excitant sexuel et un moyen d'ancrage des enfants dans de nouveaux types de relations.
Lorsque l'adolescent se transforme, le pédophile l'encourage dans une liaison avec une jeune fille qui bien entendu, ne manque pas de tempérament. Le jeune endosse ainsi la responsabilité de leur rupture.

A. lui idit : "tu peux tout faire avec moi, tu sais... même...Mais mon amour, je vais te faire mal... j'aime tant ça..." Par la suite je pus me rendre compte qu'en effet il appréciait énormément cette pratique dont il devait assurément avoir eu de multiples expériences, car mon sexe n'avait aucune peine à pénétrer en lui, ce qui fit tomber tous mes scrupules. Je ne tardai pas à apprendre de lui qu'il fréquentait aussi de grands adolescents, ce qui m'explique du même coup pourquoi, avant même d'avoir dix ans, il connaissait déjà une collection si complète de jeux sexuels.

A. dit "ah, tu es naturiste toi?" -"oui, comme je n'ai pas de vis à vis, je vis toujours nu ici, je ne m'habille que pour sortir ou quand j'ai des visiteurs". -"Eh bien, dorénavant, avec moi, interdiction de t'habiller! Je trouve ça chouette de vivre à poil. Dans ma chambre, c'est toujours comme ça que je suis. Mais ne dis surtout pas à mes parents que tu es naturiste."

S'il y a des différences et une gradation dans les modes de jouissance des enfants, tous participent à la mise en acte des fantasmes du pervers.

Notre pédophile, à nouveau, se sert de son amant pour initier d'autres enfants avant de les lui offrir. La chute des tabous sexuels chez ses partenaires se trouve expliquée par la recherche d'un épanouissement psychologique et d'un meilleur équilibre.
Lorsqu'elle me racontait en détail chaque nouvelle étape qu'A lui avait fait franchir, je me réjouissais ouvertement de ses progrès ; je restais simple et l'incitais à poursuivre l'enseignement de son frère, que je savais assez mûr et intelligent pour ne pas brûler les étapes.
Sa simplicité pédagogique cache un machiavélique talent de manipulateur ; il pousse A. à déniaiser sa soeur sachant qu'il en profitera généreusement par la suite.

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Il a été condamné pour pédophilie, a 66ans et est en prison.
On ne dit pas, condamné pour pédophilie, ça ne veut rien dire. La pédophilie est l'attraction sexuelle envers les enfants. On ne peut pas condamner quelqu'un pour être un pédophile, mais pour pédosexualité.

Au collège, il découvre les amitiés particulières.
Les amitiés particulières sont des relations entre deux enfants, souvent deux garçons d'âge différent, qui expérimentent ensembles leurs sexualités à travers des rapports physiques voir sexuels.

Sa mère, "très possessive et protectrice ne voulant pas me laisser au jardin d'enfants, car elle voulait me garder auprès d'elle le plus longtemps possible". Ce qui lui permet de s'identifier au phallus susceptible de combler le manque de l'autre, de s'instituer comme seul et unique objet possible au désir de la mère.
Oui, mais le fait de s'identifier au phallus (pénis) est naturel pour les petits garçons, dans leur identification sexuelle et dans les découvertes de leurs corps. Celà n'entraine en rien, le développement de la pédophilie.

J'accompagnais l'élue ouvrière du jour de ma mère dans ma chambre où elle me lavait dans un tub mais aussi me masturbait et suçait mon zizi. J'y prenais un vif plaisir. Je ne demandais rien mais j'étais ravi qu'elle recommence plusieurs fois. L'une après l'autre, elles se firent mettre à la porte. Heureusement , ma mère en engageait d'autres dont plusieurs me firent les mêmes douceurs que celles qui avaient quitté l'atelier. Etant enfant unique ultra protégé, je n'avais aucun contact avec les autres enfants de mon âge.
Ce genre relations pédosexuelles avec des femmes est relativement intéressant. Il est dommage qu'on ne puisse pas en savoir plus, notamment parce que les femmes pédophiles sont très rares. Certains experts considèrent même qu'elles n'existent pas. Elles peuvent être pédosexuelles, mais sans être pédophiles selon eux. L'enfant étant trop protégé et éloigné du reste de la société, celà peut parfois contribuer à la pédophilie par manque de rapport sociaux, donc manque de développement harmonieux, donc éventuelle déviation.

Je suis persuadé que j'étais déjà pédophile dès mon enfance. Lorsque certaines clientes de ma mère venaient avec leurs jeunes enfants, on me chargeait de m'occuper d'eu. J'aimais beaucoup m'occuper des petits, sans que nos jeux aient la moindre connotation sexuelle, et j'entends encore les clientes s'exclamer : "comme il aime les petits! Comme il s'en occupe bien! On voit qu'il aime les enfants!"
Les sentiments pédophiles peuvent apparaitre très tôt et l'attraction sexuelle dès l'éveil à la sexualité, soit 10 à 12ans.

En effet, j'étais attiré par les enfants plus jeunes que moi, j'étais doux et tendre, détestais la bagarre et la violence en général.
L'hypersensibilité, comme celui de cet individu qui est doux, tendre et déteste la violence, contribue parfois aux développement de sentiments pédophiles, car elle permet à l'individu de s'émouvoir et s'attendrir plus facilement à la vue et aux contacts des enfants. Il est par ailleurs, naturel pour les humains, d'être attirés par les enfants petits, mignons, doux, affectueux, sensibles, innocents, faibles, inexpérimentés, en bref tout ce qui inspire l'infériorité et l'attendrissement.

Le deuxième évènement inscrit une relation de jouissance adulte-enfant comme naturelle et par conséquent renforce son caractère universel.
"Je surpris un jour une conversation entre ma mère et une voisine. Celle-ci indignée, lui racontait que la fruitière, qui venait d'avoir un bébé, lui avait expliqué innocemment qu'elle masturbait son petit garçon chaque fois qu'elle lui donnait le sein..."
La masturbation des bébés par leur mère ou leur nourrice au cours de l'allaitement ou au moment du coucher était une pratique assez courante sous l'ancien régime, selon certains historiens des meorus familiales (Philippe Ariès, Jos Van Ussel...). Le silence de la mère pourrait donner à l'acte un aspect naturel.
Forcément l'influence a un rôle important sur le devenir des enfants. Bien que la plupart des pédophiles deviennent pédophiles sans qu'on ait besoin de les influencer, car si ce sont de vrais pédophiles, ils sont naturellement pédophiles. L'influence peut néanmoins empêcher qu'ils développent leurs attractions ou alterner le point de vue qu'ils auront dessus. Là effectivement, en entendant ça, le pédophile peut considérer que la pédophilie (en plus féminine dans ce cas) est plus naturelle que la société pourrait le faire croire et répandue.

Le regard deviendra son principal objet a cause du désir de voir et être vu.
A la fois il permet métaphoriquement de voir le sexe de la mère comme manquant et de se protéger de l'angoisse de castration en l'affublant d'un pénis imaginaire.
De nombreux jeunes garçons ont vu leurs mères nues, ce n'est pas pour ça qu'ils l'affublent d'un pénis imaginaire et de nombreux garçons quelque soit leur âge sont angoissés par la castration, celà ne fait pas d'eux des pédophiles.

Les superlatifs du discours pervers : gros testicules, très développé, confirment cette volonté d'affirmer un plus capable de combler le manque et le vide.
On peut supposer effectivement et visiblement que la présence du pénis est un des critères d'attraction majeure du pédophile de ce livre. Si des liens avec des angoisses de castrations peuvent être supposés, ils n'en restent pas moins, quelque peu tordus, tirés par les cheveux et non exclusifs à tous les pédophiles. Avec de l'observation, on constate aisément qu'il y a de très nombreux autres critères d'attractions des pédophiles et que le pénis n'en fait pas toujours partie. Voir par exemple le topic sur les critères d'attraction des pédophiles :
http://adep.etudiantforum.com/t55-h42-points-de-vu-des-gens-points-de-vu-des-pedophiles-leurs-criteres-d-attraction

La première découverte de son sperme déclenche non seulement une interrogation mais aussi un conflit moral, une lutte contre l'interdit culturel (la religion) et l'impératif naturel. Il en résultera une éthique singulière qui va l'obliger toute sa vie à transgresser la loi.
La religion est effectivement fréquemment castratrices. Elle interdit souvent les rapports sexuels si on n'est pas mariés et parfois ne les autorisent que lorsqu'il s'agit de faire un enfant.

La répétition compulsive de la masturbation entraine une diminution de sperme qui a pour effet d'augmenter son angoisse et sa culpabilité, mais ne freine pas son désir d'atteindre la jouissance.
C'est ce genre de pratique qui peut entrainer l'addiction au sexe, plus on se masturbe en éjaculant, plus on en veut encore alors qu'on éjacule du coup moins bien quand on ne laisse pas beaucoup de temps entre les éjaculations, ce qui entraine des éjaculations peu satisfaisantes et donc on en veut encore etc... Sans compter le cerveau qui réclame sa dose de plaisir régulière à force d'être habitué à la recevoir, celà peut fonctionner comme une drogue.

La sévérité de la pénitence ne laissait aucun doute sur la gravité de la faute et les commentaires la rendaient encore plus effroyable : gaspiller la bonne semence du bon dieu équivalait à tuer à chaque fois une masse d'enfants et conduisait tout droit en enfer.
Faut dire que la religion chrétienne est très dévalorisante et très culpabilisante. Les plus fanatiques affirment que quand une bonne chose nous arrive, c'est grâce à dieu et quand une mauvaise chose arrive, c'est à cause de nous. Déjà, on constate un manque de logique flagrant dans ce raisonnement, donc il s'agit soit d'hypocrisie soit de la folie. Mais bon, ne dérivons pas du sujet.

Il est au comble de sa joie lorsqu'il découvre un de ses rares copains, continent et moralisateur, en train de se masturber réciproquement avec un adolescent plus âgé. Si cette expérience confère à la masturbation un caractère banal et universel, elle renforce aussi le côté naturel et innocent.Le collège devient ainsi pour lui, le lieu de la réalité tangible de la duplicité. On y apprend le double jeu de la nique à la société.
Aimer le sexe et se masturber est tout à fait naturel en effet.

Vers ses 14ans, les filles l'attirent autant que les garçons : Curieusement, j'étais séduit pas les filles qui ne ressemblaient pas à des garçons, c'est à dire celles qui avaient des seins déjà bien développés, mais très vite, il déchante, sa première tentative d'approche échoue.
Il se fait rabrouer et rationnalise alors sa préférence avec les garçons. Je trouvais les garçons tellement plus simples. Ils avaient envie de sexe? Et bien on y allait. Ils n'avaient pas envie? On se le disait franchement et on ne se faisait pas la tête pour ça. D'autant mieux que si, une heure après, on changeait d'avis, on se le disait et en avant pour la branlette!
Comme quoi, l'auteur se trompe peut-être quand il affirme que le pédophile n'aime que les phallus, puisqu'il s'est marié et a été attiré par les femmes. D'autant plus qu'il est déçu des rapports avec les filles, non pas parce qu'elles n'ont pas de phallus, mais parce qu'elles sont trop religieuses et trop réfractères aux plaisirs sexuels.

Son échec avec les filles s'explique en partie par son incapacité à tenir compte du désir de l'autre. Il est constamment guidé par sa seule volonté de jouissance.
Il est un peu de mauvaise foi l'auteur tout de même. Le désir de chacun doit être pris en compte dans un couple et les échanges de plaisir sexuels font parties du partage dans les rapports amoureux réciproques. L'individu doit tenir compte des désirs des filles, en effet, mais celà doit être réciproque, les filles doivent tenir compte aussi des siens. Sa soit disant incapacité à tenir compte du désir de l'autre le rend partiellement responsable de son échec, mais les filles ont aussi leur part de responsabilité aussi.

Ses gouts le portent vers les enfants aux allures ambivalentes. Le pédophile s'intéresse aux corps féminisés mais pourvus d'un fétiche : la verge. Une fois encore, le déni de la castration est signé.
Ce pédophile là oui (et encore...), mais pas tous les pédophiles, comme expliqué plus haut, de nombreux autres critères d'attraction entre en compte chez les pédophiles. Et la plupart du temps, ils aiment les corps sans poils en effet, mais pas forcément féminisés mais infantiles, la nuance a son importance.

Avec de tels personnages dans de pareilles conditions, il s'avère difficile voir impossible de faire la part entre la réalité et le fantasme
Très vite le frère ainé vient le rejoindre dans sa chambre pour s'adonner à une masturbation mutuelle; il est suivi le lendemain par le jeune étranger avec lequel il se livre aux étreintes, à la masturbation et à la redécouverte de la fellation. Le récit par lequel le sujet se présente à nous (et à la postérité) ressemble de plus en plus à un scénario pronographique.
La petite soeur de 8ans l'attend nue sur son lit, et l'invite à copuler mais vertueusement indigné, il l'a chasse de la chambre. Son refus amènera les repproches du grand frère de n'avoir pas honoré sa soeur comme il convenait. Il lui confiera alors que tout ce petit monde se livrait déjà, depuis fort longtemps, à des orgies collectives.
Il s'agit de fantasmes devenant réalité, dûes visiblement à l'hypersexualisation ambiante.

Du concours de zizi à l'initiation à la zoophilie avec les cochons ou à la fellaton par les veaux, tout se passe de la manière la plus naturelle du monde.
A leur contact, je mesurais à quel point mon éducation citadine et religieuse m'avait compliqué la vie jusque là. Avec eux tout était simple, ouvert, franc, joyeux... Ils auraient été bien étonnés et incrédules, et ils auraient bien ri, si on leur avait parlé d perversion ou déviation, car ils avaient la vraie innocence de l'enfant qui consiste à ne pas voir le mal où il n'est pas.
Rien à dire, si ce n'est que celà est étonnant tout de même, un tel épanouissement sexuel de la part d'enfants et il serait intéressant d'en savoir plus, sur les circonstances, les influences, les conséquences...

Devant la béance du sexe de la mère, le pervers posera une verleugnung, un démenti. Il affirmera de manière paradoxale qu'elle est effectivement chatrée, l'affublant ainsi d'un pénis imaginaire, afin de se protéger de l'angoisse de castration.
Hanté par la fantasme de la mère phallique, le pervers se condamne par avance à entretenir une économie désirante, sinon impossible, du moins torturante avec les femmes.
Sa relation avec son épouse se situe toujours sur le plan d'un amour idéalisé alors que son désir de jouissance, il l'apaise par la masturbation.
N'étant pas parvenu à entrainer sa femme dans son fantasme pervers, il critique son incapacité à satisfaire ses modes de jouissance préférentiels. "Les garçons d'autres fois, s'y prenaient avec cent fois plus d'habileté", mais c'était à cause de l'éducation religieuse et rigoriste qu'elle avait reçu. Mais cette pensée m'incitait nullement à reprendre ce genre d'activité qui, pour moi, était une page définitivement tournée." Moyen de se convaincre de sa normalité mais surtout de dégager entièrement sa responsabilité dans l'échec conjugal.
Encore une fois, l'auteur parait de mauvaise foi, car sa tournure de phrase accuse le pédophile d'être responsable de l'échec du mariage. Hors la femme qui refuse tout plaisir sexuel à cause de la religion, a elle aussi une part de responsablité. Il n'est pas vraiment pervers pour un homme de vouloir jouir sexuellement avec une femme, en plus son épouse. Ce qui est pervers, c'est de pervertir l'esprit de l'autre, notamment de l'enfant, afin de lui faire faire des choses dont il ne donnera alors son consentement (qui peut ne pas être ce qu'on appelle le consentement éclairé) que sous influence. De nombreux hommes aiment jouir sexuellement avec des femmes, supposées à égalité niveau maturité, celà ne les rend pas pervers pour autant, sauf que ces dernières refusent ou ne partagent pas les mêmes fantasmes et que l'homme a alors recour à des influences. L'individu évoqué accuse en plus, non pas sa femme, mais la religion, ce qui est bien moins culpabilisant pour cette dernière et moins pervers.

Tombé en depression, il constate à nouveau son attirance pour les garçons. Affolé par cette découverte, il se précipite chez un psychiatre qui l'hospitalise et le soumet à un traitement médicamenteux. A sa sortie, il entreprend une thérapie conversationnelle qui durera plusieurs années avec un médecin qui le rassure en lui disant que des milliers d'hommes étaient attirés par les jeunes garçons et que la pédophilie pouvait avoir de conséquences nocives pour les enfants, puisque ceux-ci étaient demandeurs et consentants et que les rapports se réalisaient dans la douceur.
Surprenant l'attitude de ce psychiatre. Il est à l'opposé de ce que sont les psychiatres de nos jours qui insinuent fréquemment que les pédophiles font tous du mal aux enfants. Lui, il est dans l'extrême inverse, ce qui le rend tout aussi incompétent que ses confrères précédement cités, notamment car il se voile la face et ne creuse pas très loin dans son raisonnement.

Le thérapeute aurait décrété la pédophilie comme étant inné et incurable ; il devait donc apprendre à vivre avec, sans culpabilité, puisqu'il n'en était pas responsable.
Moi je dirais inné partiellement dans certains cas et dans ces cas là, elle est plutôt incurable en effet, sauf avec des méthodes particulièrement controversées, telles que l'hypnose, le lavage de cerveau, la castration, les décharges électriques aux pénis à la vue d'images correspondantes aux désirs de l'individu. Mais ces méthodes là fonctionnent sur tout le monde. Vous montrez des images de superbes femmes à poil à un hétérosexuel et vous lui envoyez un choc électrique au pénis dès qu'il en a une érection, il finira par perdre son attraction pour les femmes.

Il révèle à son épouse son attirance pour les enfants. Elle réagit très mal et très violemment, pour elle, un enfant était sacré, il n'était pas question de le toucher. Il tente de la convaincre en l'emmenant voir "mort à Venise". L'échec se révèle cuisant. Elle lui reproche de l'avoir piégé avec ce film qui la choque profondément. Cette volonté de convaincre l'autre et d'essayer de lui faire endosser son propre fantasme fait partie intégrante du calcul pervers.
Celà peut être une part de perversion en effet. Mais il peut s'agir aussi d'un besoin de s'exprimer, de vouloir partager un secret avec une personne chère, de vouloir être aimé comme on est, de cesser d'être hypocrite. Mais l'auteur ne voit bien que ce qu'il veut voir et voit de la perversion partout. A chaque fois qu'il y a plusieurs interprêtation possible, l'auteur choisit toujours celle qui confirmerait ce qu'il veut faire croire aux lecteurs sans émettre de réserves aux autres interprêtations possibles qu'il n'évoque même pas.

Ma bisexualité était comblée au delà de toute espérance ; j'avais un amant jeune, merveilleusement beau et prodigieusement sensuel et une épouse jolie, de plus en plus coopérative, et que j'aimais profondément. Expression qui révèle, une fois encore, une dichotomie que le pervers fait entre l'amour et le désir.
La dichotomie entre l'amour et le désir est imposé aussi par le fait que sa femme refuse tout échange de plaisir sexuel. Le pédophile va donc voir ailleurs. Si ça se trouve, si sa femme avait été moins réfractère aux échanges de plaisir sexuels, le pédophile serait peut-être resté marié avec elle et sa pédophilie ne serait peut-être jamais revenue ou du moins serait restée refoulée.

A l'appui d'une lecture style Kinsey ou Master et Johnson normalisant la pratique de la masturbation chez l'enfant et sachant son épouse encore très bloquée au plan sexuel, il se fait un devoir d'initier son fils.
Le pédophile aime se référer à des ouvrages scientifiques psychanalytiques ou historiques ; il en extrait les passages qui justifient ses modes de jouissances et ignore superbement ce qui ne convient pas à ses désirs. Notre pédophile revendique donc sa passion profonde de la paternité au nom de la jouissance en opposition farouche à la paternité légale qui n'est que castratrice. A ses yeux, cet amour passionnel et sensuel protège l'enfant d'une mère séductrice qui dérobe au père sa part érotique et risque par ses manoeuvres de féminiser le garçon et de réduire sa jouissance. Amener son fils à cette jouissance sans limité entraîne ce dernier dans la culpabilité : il a accompli avec son père une chose interdite. Il n'en dira mot à sa mère pressentant quelle aurait été sa réaction.
Forcément, les pédophiles assumés cherchent à se faire accepter.

Il nous arrivait certes de nous masturber ensemble, mais nous partagions un bien plus grand nombre d'activités : Bicyclette, visites de musées, balades en forêts etc... Cette dimension pédagogique chère au pédophile reste ignorée du public qui ne voit en lui qu'un violeur. Tenir compte de sa passion pour la paternité aiderait certainement à mieux protéger et informer les enfants et à envisager de meilleures remédiations.
Ce n'est pas une relation paternelle, mais d'éducateur amoureux comme expliqué plus haut. En tant qu'éducateur, ces pédophiles là aiment éduquer les enfants et partager plus de choses avec eux que du plaisir sexuel.

Son fils de 24ans est condamné pour des actes de pédophile vis à vis de gamines de 12 à 14ans.
Des actes pédosexuels et non pas pédophiles, ça ne veut rien dire. De 12 à 14ans, on est en droit de se demander si c'est vraiment de la pédophilie. Selon moi, le fils est à mi chemin entre la pédophilie et l'hétérosexualité, une éphébophilie qui le pousse peut être à aller vers des gamines à l'esprit encore un peu enfant mais avec des critères de féminité qui les rapprochent des adultes. Mais difficile à dire. Certains éphébophiles fonctionnent ainsi.

Il subit les reproches de son fils avec une totale incompréhension, figé irrémédiablement dans sa bonne foi. La rancoeur de son fils ne peut provenir que d'une manoeuvre de son avocate. Il soustrait entièrement sa responsabilité en déclarant, qu'à vingt six ans, celui-ci ne pouvait plus subir l'influence de son père.
Ce qui est de la mauvaise foi de la part du pédophile effectivement, car il reste toujours de nombreuses traces des influences subies de nos parents ou éducateurs primaires et secondaires. Mais il serait bon qu'on n'en sache plus.

Procédé habituel du pédophile qui, toujours, renvoie la responsabilité sur l'autre (avocate) en se mettant ainsi hors cause.
Procédé du pervers plutôt.

Il n'y a chez lui ni sentiment amoureux ni fidélité. Ils n'apparaissent pas non plus comme des éléments qui focalisent son désir, mais se trouvent réduits à être des noms, des traits couchés un par un sur une liste, de simples signifiants interchangeables, moyens pour atteindre à la jouissance et faire endosser son propre fantasme.
Oui, si ce n'est qu'il y a tout de même un certain amour tout de même, déformé et pervers, mais les sentiments sont tout de même présents le poussant à se montrer respectueux envers les enfants. Enfin respectueux, selon ses critères, en tous cas, il veut se croire respectueux afin de mieux se dire qu'il ne fait pas de mal aux enfants pour lesquels il semble tout de même éprouver des sentiments d'attachements, voir amoureux. Les relations sont plus éducatif et d'ordre d'amant avec les enfants, ce genre de relation n'impose pas d'être fidèle.

S'il se sent déjà attirés par les enfants de 6/7ans, les réelles relations affectives et sexuelles ne débutent que lorsque ceux-ci atteignent 10ans et se termineront obligatoirement vers seize ans, au moment où se confirme la masulinité.
La très grande majorité des vrais pédophiles ne vont pas plus loin que 13/14ans, à partir du moment où l'enfant devient pubère, a la voix qui mue, a la taille d'un adulte, des poils sur le corps et le visage et un comportement oscillant entre adolescent et adulte. La plupart des pédophiles ne sont plus attirés par les enfants non pas quand la masculinité apparait, mais la puberté. Et surtout quand l'enfant disparait, au profit d'un adolescent pubère, à l'apparence plus adulte et aux comportements moins innocents, rebelle et viril, moins sensible. Il n'est pas vraiment question de féminité dans ces cas là, mais bel et bien d'enfance. Les vrais pédophiles sont attirés par l'enfance et non la féminité avec un pénis.

Il reste donc fixé à des corps féminisés munis d'un pénis, objet fétiche le protégeant de la menace de la castration, d'où son intérêt pour les beaux enfants graciles, aux cheveux bouclés et à l'allure féminine.
D'ailleurs au fait, pourquoi ne les habille-t-il pas en fille au fait dans ces cas là, ça devrait lui plaire? Les déguiser en filles aussi.

Les parents décrits par le pédophile ou par la voix de l'enfant semblent dévalorisés de manière caricaturale. Cette dévalorisation, même si elle comporte des éléments objectifs, permet au pédophile d'expliquer l'attirance des enfants à son égard. Nous ne devons pas ignorer la capacité d'écoute, sa tolérance, ses qualités pédagogiques et sa disponibilité.
Oui.

Elles en font un redoutable séducteur pour des enfants en carence affective ou victimes d'incompréhension parentale.
Si ce n'est que les intentions des pédophiles ne sont pas forcément mauvaises. Le terme redoutable séducteur semble sous-entendre, redoutable prédateur, or ce n'est pas le cas de tous les pédophiles qui effectivement, quand ils fréquentent des enfants vont surtout vers ceux qu'ils ont le plus de chance de se faire aimer.

Maintes fois à travers son récit, apparait la figure du père. Il en conteste la fonction symbolique, la représentation de la loi qui castre l'enfant . Continuellement , il la conteste , la transgresse, avec le souci perpétuel d'imposer la sienne.
Pour certains pervers oui.

Sa jouissance réside dans ce franchissement . Il a besoin du regard médusé d'un témoin. N'est-ce pas là le but de son manuscrit : lancer un défi à des spécialistes et tenter de leur faire accéder à une jouissance dont il a la maitrise?
Le but me parait surtout de convaincre le lecteur qu'il ne fait rien de mal en ayant des rapports sexuels supposés consentants avec les enfants. De nombreuses personnes tentent de convaincre leurs auditeurs, lecteurs, entourage, qu'ils ont raisons. Celà ne fait pas d'eux des pervers... Quoi que, ça dépend de la façon dont ils s'y prennent. Les pervers pervertissent l'esprit des autres dans le but de jouir de la joie de faire adopter leur point de vue de manière égocentrique aux autres, et les pédophiles ne sont surement pas les seuls à le faire, d'autant plus que l'humain est égocentrique de nature et focalisé sur son point de vue.

Le pervers veut troubler l'autre, l'égarer hors de ses repères. Chaque nouvelle expérience fait figure de débauche. L'autre se trouve extrait de son système de valeurs par une jouissance dont le pervers se veut l'initiateur.

Oui, c'est un peu le principe du pervers dans son comportement. Ne pas oublier que la perversion est un comportement.

Les amants adoptent son éthique de transgression de la loi au profit de la loi naturelle. Ils se plaignent du manque d'affection de leurs parents, du conservatisme puritain de leurs mères et de la tyrannie bornée de leurs pères. Ils se révolteront, sous l'influence du pédophile, contre tout ce qui représente le discours du maître, les éducateurs, la religion, la morale sociale, revendiquant la liberté absolue et la fin de l'hypocrisie.
Les enfants et surtout adolescents n'ont généralement pas besoin de l'influence d'un pédophile pour se révolter, notamment contre une société religieuse qui dictent ses règles et ses morales de manière arbitraires, sans tenir compte des libertés de pensées et liberté individuelle. Sinon effectivement, certains pervers incitent les enfants à ignorer les règles interdisants les rapports sexuels, forcément pour les inciter à partager les plaisirs sexuels avec lui. Ils exercent des influences pour pousser les enfants aux rapports sexuels, c'est leur objectif principal, après certains vont plus ou moins loin dans l'influence et dans les rapports physiques voir sexuels.

La bascule en miroir ("ça me fait plaisir que tu sois d'accord avec moi") permet au pédophile de se convaincre qu'il n'est pas l'initiateur ; il ne suit que les désirs de l'enfant, pense-t-il. Subtilement, il se débarrasse de sa culpabilité pour la faire endosser par l'autre.
Je ne suis pas vraiment d'accord, il ne cherche pas forcément à se dire qu'il n'est pas l'initiateur, il cherche surtout à convaincre l'enfant. Beaucoup de pervers, dont peut-être celui là, cherchent justement à initier les enfants et donc être des initiateurs pour les enfants. En les initiant à la sexualité, en prétextant les ouvrir petit à petit à découvrir et expérimenter leurs sexualités et les pratiques dans un but éducatif sans faire le faire de mal. Le but est évidemment en réalité de pousser l'enfant aux pratiques sexuelles pour que le pervers en tire profit. Objectif dissimulé derrière le prétexte de l'éducation sexuelle.

L'humour corrosif et iconoclaste de l'amant démontre à suffisance combien il a intégré le fantasme de son maître. "De quoi ils se mêlaient ces flics...La religion pour moi, c'est terminé... Je veux bien qu'on me donne des conseils comme tu le fais, pas qu'on m'impose la morale des autres..." Ca, c'était A., l'insoumis, l'indomptable, solidement ancré dans une amoralité totale. Quel caractère! Quelle personnalité!
Non seulement il signale l'amoralité de A., mais au lieu d'en freiner les excès, il en jouit, trop heureux d'avoir rallié l'enfant à son discours.
Oui, si ce n'est que se référer aux moralités n'est pas forcément ce qu'il y a de mieux à faire. Les morales sont dictées par la société de manière arbitraire, ce qui est jugé immorale n'est pas forcément mal. "Qu'on m'impose pas la morale des autres", me parait au contraire être une bonne chose, sans compter qu'effectivement, la morale n'est pas la même pour tout le monde. L'important est le respect mutuel, chacun se doit de respecter les autres et la morale n'en est pas toujours le synonyme. Le pédophile se doit de respecter l'enfant et de ne pas se servir de lui en le manipulant (même de manière douce), car celà pourrait perturber l'harmonie de sa maturation.

M. exprime plus maladroitement le même avis lorsque notre pédophile lui demande de la prudence au niveau de leurs relations : "Que faisons de mal? Je t'aime et tu m'aimes, je te fais plaisir, tu me fais plaisir, c'est pas merveilleux, ça? Et on nous dit "aimez vous les uns les autres". Que faisons nous d'autres? Ces lois sont connes et ceux qui les ont faites sont encore plus cons : ils ne comprennent rien à l'amour et ils se mêlent de dire aux gens ce qu'ils doivent faire ou ne pas faire." J'étais ravi de réaction vigoureuse, mais il me fallut beaucoup de caresses et de baisers pour calmer sa légitime colère.
Cette exigence du secret nourrit la culpabilité de l'enfant qui y ressent la force de l'interdit.
Effectivement les enfants sont souvent mal à l'aise lorsqu'on leur demande de garder un secret vis à vis de leur parent. Celà s'apparente en plus à du mensonge parfois, ce qui est culpabilisant pour l'enfant éduqué à ne pas mentir. Mais pour ce qui est des expériences sexuelles, l'enfant en parle rarement, sauf si il se sent mal à l'aise vis à vis des expériences vécues dans ces cas là sous influences (car les expériences vécues sans influence partent de l'initiative de l'enfant qui ne tentera généralement que des expériences où il se sent à l'aise).

L'argumentation de notre pédophile peut paraître simpliste et cynique. Nous la recevons pour comprendre sa position du sujet, saisir ses rationalisations qui lui permettent de se convaincre que l'autre est demandeur. C'est la dialectique de l'arroseur arosé, l'initiateur initié, le violeur violé.
Le problème, c'est que l'enfant est demandeur justement, aux dires du pédophile. Mais l'auteur n'en tient pas compte et n'explique pas, il se contente de dire que tout celà n'est qu'illusoir, mais rien ne permet de dire que c'est illusoir, il serait là aussi intéressant d'en savoir plus.

Il se réfère à des sources éthnographique connues, comme la polynésie et la Grèce antique.
Mais qui ne le fait pas ça? Dire par exemple qu'une victime a vécu ceci, et ça l'a traumatisé, donc les autres c'est pareil. Ce genre de raisonnement mauvais car généraliste alors que chacun est différent, est fréquemment observé. Celà rend le pédophile un peu hypocrite, mais pas plus que beaucoup d'autres qui usent de mêmes raisonnement, dont Serge André et son complice, qui basent presque toutes les théories de ce livre sur un seul cas.

Ces minitieux calculs et ces descriptions interminables suscitent chez les lecteurs l'étonnement, le dégoût et finalement comme tous les récits de ce genre, comme Sade, l'ennui à répétition.
Opinion personnelle, qu'il essaye d'inculquer et d'imposer aux autres. Ce n'est pas parce que lui, le ressent ainsi que d'autres n'y voit pas un intérêt, une identification, une curiosité, une envie de comprendre.

Le pervers n'en a cure tant son souci de tout dire est impérieux.
Interprêtation personnelle abusive. Celà pourrait être vrai, mais le pervers comme il dit, pourrait aussi vouloir partager ce qu'il a vécu dans la sincérité sans rien cacher pour se montrer de bonne foi. Il est d'ailleurs ce que j'appelerais un pédophile pédosexuel (ou actif) séducteur, manipulateur, pervers et de bonne foi. Encore une fois, celà pourrait pour convaincre le lecteur qu'il n'a pas fait de mal aux enfants, il devrait donc dans ce cas éviter la provocation et l'ennui et le dégout qui risquent de dissuader le lecteurs d'aller plus loin.

Le pédophile estime que l'initiative de la séduction appartient toujours à l'enfant, lui se contente d'y répondre.
C'est parfois le cas, mais ça dépend ce qu'on appelle séduction et ce que l'enfant attend. Et on ne dit pas "le pédophile", mais "ce pédophile", pour éviter la généralisation.

Si des carences dans les relations avec les parents poussent parfois l'enfant à rechercher l'affection d'un adulte, il appartient à ce dernier d'en fixer les limites et d'en expliquer les impasses. Le pédophile, s'il ne suscite pas toujours lui-même la rencontre se montre accueillant à satisfaire ces demandes.
Oui, je suis d'accord et ce n'est pas une mauvaise chose contrairement à ce que l'auteur en déduit juste après.

Une réelle passion amoureuse peut ainsi prendre naissance sans que le jeune réalise qu'il est victime de la jouissance perverse.
Oui, mais est-il toujours victime? Tant que le respect est mutuel, il n'y a pas de victimes. Le pédophile, par amour pour les enfants, peut très bien être respectueux. D'ailleurs comme on dit souvent, "il n'y a pas d'amour sans respect, sinon ce n'est plus de l'amour".

Ma rencontre avec A. Je ne le regardais pas, j'étais à cent lieues de penser aux enfants, tout absorbé que j'étais dans les titres de mon journal. C'est lui qui s'est retourné intensément et m'avait adressé la parole comme une vraie interpellation.
Masqué dans le fantasme du névrosé, l'objet A regard du désir, est objectivement présent chez le pervers. En tant que porteur de regard, l'enfant devient partenaire et complice de l'acte pervers.
Ce n'est pas de la perversion et il n'y a pas de complicité, mais tentative d'attirer l'attention et il n'y a pas d'acte pervers là dedans, même si il y en a eu après, échange de regard et de paroles entre un pédophile et un enfant n'entraine pas forcément un acte pédosexuel.

Le côté respectable des parents, organisateurs d'une manifestation importante , ajoute sans doute un piment au désir du pervers : séduire l'enfant et l'extraire de ce milieu de respectabilité pour l'amener à la jouissance accentue l'aspect débauche dont il a la maîtrise.
Ca c'est faux, car celà sous entend que le pervers cherche à ne pas être respectueux envers l'enfant, or il est de bonne foi, même si il n'est pas respectueux, son but n'est pas d'être irrespectueux, mais d'initier l'enfant à son profit. Extraire l'enfant de la respectabilité pour le plaisir de l'amener à la débauche dénote un certain sadisme, or ce n'est pas le but ici.

Certes les visites de A me comblaient de joie, mais je m'étais toujours contenté de lui caresser les cheveux et de l'embrasser sur la joue. "Et toi, tu n'as pas peur puisque tu es venu" qu'il lui dit (l'hameçon est lancé, le piège imaginaire est dressé, il ne reste plus qu'à ferrer sa proie).
Le but n'est pas forcément de piéger, surtout que le pédophile de bonne foi prétend et croit respecter l'enfant, donc il ne veut pas le piéger, bien qu'il profite de la situation.

Son récit tend à nous prouver qu'il se contente de répondre au désir de l'enfant et à son passage à l'acte. Dégageant complètement sa responsabilité, il se présente comme une victime consentante.
Pas comme une victime consentante. Il ne cherche clairement pas à inverser les rôle, mais se considère comme un partenaire avec lequel le rapport est apprécié réciproquement. Le but est de soulager aussi sa conscience en voulant être sûr qu'il ne fait pas de mal.

Dans l'entourage de ses amants, les adolescents collectionnent les revues pornographiques, parfois les découvrent chez le pédophile. Elles initient à de nouvelles pratiques érotiques et mise en acte.
Oui

La photo, films, revues pédophiliques jouent un rôle prépondérant chez la majorité des pédophiles. Ils leur permet non seulement de satisfaire leurs fantasmes au moyen de la masturbation mais aussi correspondent aussi à leur désir exhibitionniste de se montrer en compagnie d'enfants et d'autres pédophiles par la voie d'internet.
Oui, sauf les fantasmes qui ne sont pas forcément les mêmes pour tous.

Il y a une nécessité chez le pervers de vivre en réseau, manière de partager leurs fantasmes, d'échanger leurs adresses, mais surtout d'échapper à leurs angoisses de solitude. Lors d'arrestation, ces éléments constituent souvent des preuves.
Oui, mais de nombreux pédophiles non pervers eux aussi ont ce besoin de partager leurs sentiments et de se soutenir les uns les autres, celà est naturel chez les humains.

Si le sadisme ne révèle quasiment jamais du passage à l'acte chez le pédophile il peut faire partie de ses fantasmes comme chez beaucoup de sujets.
Oui, comme dit au dessus, chacun ses fantasmes, les pédophiles et même les pervers n'ont pas les mêmes entre eux.

Il encourage chacun des protagonistes à lui faire des confidences sur les ébats à l'insu des parents. Chacun se retrouve ainsi dépositaire d'un secret concernant l'autre. Cette situation réjouit le pervers ; ce secret s'affirme d'autant plus culpabilisant qu'il doit absolument être gardé vis à vis des parents.
Celà peut être culpabilisant en effet, mais généralement les enfants ne racontent pas leurs vies privées à leurs parents. Et ce n'est pas si pervers d'avoir des secrets avec certains qu'avec les parents, il y a des choses qui se disent plus entre copains mais pas aux parents et d'autres qui se disent plus aux parents qu'aux copains.

Un jour A. tout en triant des timbres me dit soudain, "ne dis pas à maman que je suis venu".
La culpabilité de l'enfant se trouve alors accrue lorsque le pédophile l'exhorte à garder leurs relations secrètes.
Encore une fois, les enfants ont leurs secrets et ne partagent pas tout avec leurs parents notamment à partie de 11/12ans, et vis à vis de leurs sexualités.

A la culpabilité vis à vis des parents s'ajoute éventuellement à l'origine de l'enfermemement carcéral de la personne qu'il aime.
Oui, certains pervers jouent là dessus en effet, mais pas ceux qui sont de bonne foi généralement.

A cause de l'impensable de la chose, ce sentiment reste étranger aux parents, blessés d'être dépossédés de cet amour au profit d'un être ignoble.
1) les sentiments sexuels et amoureux ne sont pas les mêmes que ceux pour les parents et heureusement, car celà serait proche de l'inceste.
2) Qualifier d'ignoble révèle un fort manque d'objectivité de la part de l'auteur qui cherche visiblement à tous prix à faire véhiculer le message qu'il veut faire passer aux lecteurs au lieu de les laisser faire leur propre interprêtation. Il y a en effet plusieurs interprêtation possible et l'auteur impose clairement la sienne en se prétendant objectif.
3) Il n'est pas rare que les parents se sentent dépossédés de leurs enfants lorsque ceux-ci commencent à développer des relations sexuelles ou/et amoureuses, que ce soit avec un pédophile ou un autre. Les parents cherchent alors parfois à faire culpabiliser l'enfant pour de mauvaises raisons. On les appelle les parents castrateurs.

Et enfin cette culpabilité atteint son paroxysme dans le rappel de l'interdit de la société.
Mais la société édicte ses propres règles arbitraires.

Le pédophile déclare l'enfant demandeur et dragueur et explique ce comportement par une carence affective vécue au sein de la famille. Ca arrive en effet.
Non reconnu comme sujet, placé dans un rôle d'objet afin de reconnaître le narcissisme parental, l'enfant se sent dévalorisé. Il en éprouve une impression d'incompréhension au niveau de ses sentiments, de ses peines, de ses amours, de sa sexualité.
Il est vrai que de nombreux parents font plus des enfants pour le principe que par réelle envie d'en avoir. Un couple de nos jours sans enfants est souvent considéré comme incomplet.

Refusant d'obéir à la loi familiale autoritaire et absurde, il recherche auprès du pédophile une image de bon père qui explique les choses sans se fâcher et lui permet de s'exprimer.
Le refus n'est pas systématique, celà dépend des influences extérieurs et de la structures de l'enfant/ado/adulte.

"pervers polymorphe", l'enfant voit sa sexualité brimée par la société, la loi, la morale, l'église. Toutes ces instances castratrices et culpabilisantes entrainent la dissimulation et l'hypocrisie.
Oui, mais ça dépend de son environnement aussi. Tous les enfants ne subissent pas une atmosphère castratrice à outrance ni aux mêmes degrés.

Le pédophile compense les manques du père, revendique les droits de la mère à une sensualité vis à vis de l'enfant.
Les femmes sont effectivement prévilégiées vis à vis des enfants et de nos jours, des psy considèrent carrément que les hommes ne devraient pas avoir les mêmes droits que les femmes vis à vis des enfants.

Grâce à son éthique naturelle, il se voue donc à désinhiber l'enfant et lui permet d'explorer l'empire des sens.

Ca lui arrange bien de le faire aussi. Mais il ne faut pas oublier qu'un enfant se connait mal et se construit à son rythme. Il ne faut donc pas d'influences qui pourraient perturber son rythme, que ce soit trop vite comme avec le pédophile pervers ou que ce soit ralenti voir interdit par des parents castrateurs, la morale et la religion.

Il s'affirme aussi pour l'enfant comme un éducateur platonicien.

Bien sûr, détail important que beaucoup oublient.

Le pédophile est convaincu que son discours et sa tolérance vont favoriser l'équilibre psychologique et l'épanouissement de l'enfant. Son accession à une jouissance sans culpabilité.
Certains pédophiles notamment les pédophiles manipulateurs/séducteurs appelés aussi donc parfois, suivant certains critères, les pédophiles pervers. Le pédophile peut être manipulateur sans être pervers. Par exemple si il manipule l'enfant dans le but d'avoir des rapports sexuels avec lui, sans que le but ne soit de le pervertir et le faire jouir sexuellement genre en l'initiant.
Mais les pédophiles ne sont pas tous comme ça. Mais effectivement les pervers se donnent bonne conscience, quand ils sont de bonne foi, en déclarant éduquer l'enfant sexuellement.

Contrairement à l'idée répandue, le pédophile ne relève pas de l'homosexualité.
Vrai, si ce n'est que de nombreux individus attirés par des jeunes garçons, sont parfois des homosexuels immatures attirés par la masculinité à une tranche d'âge inférieure. Mais ce ne sont pas de vrais pédophiles, car ces derniers sont attirés par l'enfance.

L'objet qui satisfait sa pulsion est un corps de "femme" muni d'un fétiche, le pénis, voilant la castration.
Ca c'est faux. Bien que celà puisse être vrai pour certains. De nombreux pédophiles attirés par les jeunes garçons (l'auteur omet en plus les pédophiles attirés par les jeunes filles) sont avant tout attirés par le visage de l'enfant, ainsi que le comportement enfantin ainsi que la morphologie. Sans compter que l'angoisse de la castration chez les hommes, est très répandue et n'entraine pas forcément ce genre d'attraction pédophile.

L'orientation hétérosexuelle de ses amants fournit au pédophile une double satisfaction. D'une part elle permet la rupture avec un amant qui physiquement ne l'intéresse plus et d'autre part ce choix, socialement plus conforme et plus confortable, le rassure et le confirme dans sa certitude : la relation pédophilique n'est en rien traumatisante pour l'enfant et ne fait pas obstacle à l'hétérosexualité. Ce fut différent pour son fils, mais il s'agit là d'une relation incestueuse qui relève d'une autre problèmatique.
Relation pédosexuelle et non pédophilique. Sinon effectivement, ce genre de relation peuvent être vécues non pas comme une orientation sexuelle, mais une étape avant de passer à autres choses. Dans les phases d'expérimentations, l'enfant apprend à se connaitre à toucher et être touché de manière de plus en plus sensuelle, voir ensuite être sucé et pénétré. Il n'est pas question de quelconque attraction sexuelle envers le pédophile généralement, mais surtout de développement de la sexualité. Avant de découvrir le plaisir de toucher et être touché, de pénétrer, être pénétré, par un partenaire pour lequel cette fois, on éprouve une réelle attraction sexuelle.

La dynamique relationnelle confirme que, contrairement au discours commun, il n'y a pas ou très rarement de passage à l'acte chez le pervers.
Sauf que l'auteur nous fait part d'une définition personnelle et confuse du passage à l'acte. Le pédophile en question est quand même un pédosexuel, un pédophile actif, car il a des rapports sexuels avec les enfants, d'un certain point de vue, il est passé à l'acte.

La stratégie calculatrice domine. Elle s'exerce de la séduction à la rupture. Nous développerons ce thème par la suite, mais soulignons qu'il s'agit du plan d'un habile tacticien qui ne veut pas assumer "l'acte" et en fait porter tout le poids par l'autre.
Les pédosexuels de bonne foi sont souvent ainsi, ils veulent à la fois respecter l'enfant et à la fois avoir des rapports sexuels avec eux. Ce qui fait qu'ils veulent s'assurer que l'enfant est demandeur même si ils exercent une influence.
D'ailleurs on peut considérer que plus l'influence sera douce plus le pédophile est respectueux. L'influence visant à utiliser la violence physique, la menace, le chantage peut être considérée comme le plus grand manque de respect envers l'enfant. Tandis que celui qui n'exercera aucune influence sur l'enfant, le respecte totalement. Mais il y a un facteur à prendre en compte aussi, c'est le degré des pulsions. Même si un pédophile veut être respectueux et qu'il passe à l'acte, celà ne veut pas dire qu'il manquera de respect envers l'enfant, mais que le degré de sa pulsion aura pris le dessus sur ce respect. Dans la même optique, on peut alors considérer que plus un pédophile compulsif se retient proportionnellement à l'intensité de ses pulsions, plus il a du respect pour les enfants.

L'enfant va reproduire avec ses propres partenaires , le comportement du pédophile à son égard. Pour le pédophile, l'initiative de la relation incombe à l'enfant, soit par la drague, soit de manière plus subtile, mais toujours il y aura un passage obligé du registre sensuel à la jouissance.
Il ne s'agit pas de drague, mais plutôt de façon d'attirer l'attention au départ. Le passage du registre sensuel à la jouissance n'est pas obligé. Une fois de plus l'auteur généralise beaucoup trop, les pédophiles ne fonctionnent pas tous ainsi. Mais il y en a d'autres comme celui-là, c'est certain.

Le pédophile révèle chez l'enfant une sexualité naturelle. Un artiste de l'érotisme, un gourmand de sexe, une gloutonnerie de volupté.
Les enfants ont une libido contrairement à ce qu'on pourrait croire. Ils sont encore asexuels (pas ou peu d'attraction sexuelle), mais celà ne les empêchent pas d'avoir une sexualité. D'autant plus gourmande si ils y sont exposés à grande fréquence et si ils la surinvestissent.

Sans doute pour se dissuader d'être l'initiateur, il leur attribue une perversité avant leurs rencontres (de la masturbation à l'homosexualité).
La masturbation, l'érection, l'expérimentation oui. L'homosexualité est plus rare, généralement, les enfants expérimentent parfois à l'aide de quelqu'un qui leur apporte ce dont ils cherchent et acceptent de servir de partenaire en se pliant au jeu de contacts physiques voir sexuels (si c'est un pédophile, le plaisir sera partagé) auquel l'enfant veut jouer et non quelqu'un pour lequel ils ont une attirance sexuelle, même si ça peut arriver aussi.

Soumis au discours du pédophile, les enfants développent leurs penchants érotiques et s'ouvrent à une sexualité débridée où tout est permis (masturbation, exhibitionnisme, sadisme, voyeurisme, ondinisme, zoophilie, sodomie...)
Ce n'est pas de la soumission, car le but du pédosexuel de bonne foi est de revendiquer et inciter l'enfant à une totale liberté sur le plan sexuel, tant qu'aucun mal n'est fait. La soumission sous-entend la domination, or ce n'est pas le but.

Les revues pornographiques constituent à la fois un excitant sexuel et un moyen d'ancrage des enfants dans de nouveaux types de relations.
En effet, les pédopornographes s'en servent parfois aussi en demandant aux enfants d'imiter les protagonistes des films et revues pornographiques.

Lorsque l'adolescent se transforme, le pédophile l'encourage dans une liaison avec une jeune fille qui bien entendu, ne manque pas de tempérament. Le jeune endosse ainsi la responsabilité de leur rupture.
Faux, le jeune n'endosse rien du tout, le pédophile pervers cité en exemple dans ce livre, encourage en fait ses amants à aller au delà du stade du plaisir sexuel exploratif et expérimental en ayant une relation avec des filles qui constituent généralement de vraies attractions sexuelles. En bref, le pédophile encourage ses amants à passer à autres choses et à prendre de la maturité en découvrant l'attraction sexuelle puis le sentiment amoureux. Même si effectivement, le pédophile, ça l'arrange bien car l'attraction sexuelle à partir d'un moment n'est plus, puisque l'enfant n'est plus un enfant et on rappelle qu'un pédophile aime les enfants pour l'enfance. Mais l'auteur oublie que de nombreux pédophiles sont aussi attirés par l'innocence, la naiveté et le comportement infantile et qu'une fois ado, l'enfant change de comportement et de personnalité. D'ailleurs les vrais pédophiles aiment rarement les enfants au delà de 13/14ans, celà ne va généralement pas jusqu'à 16ans.

A. lui idit : "tu peux tout faire avec moi, tu sais... même...Mais mon amour, je vais te faire mal... j'aime tant ça..." Par la suite je pus me rendre compte qu'en effet il appréciait énormément cette pratique dont il devait assurément avoir eu de multiples expériences, car mon sexe n'avait aucune peine à pénétrer en lui, ce qui fit tomber tous mes scrupules. Je ne tardai pas à apprendre de lui qu'il fréquentait aussi de grands adolescents, ce qui m'explique du même coup pourquoi, avant même d'avoir dix ans, il connaissait déjà une collection si complète de jeux sexuels.
Il s'agit d'un enfant très sexualisé. On dirait que celà était fréquent à cette époque. Rappelons que le livre relate la vie d'un pédophile de plus de 60ans. Il serait intéressant d'en savoir plus.

A. dit "ah, tu es naturiste toi?" -"oui, comme je n'ai pas de vis à vis, je vis toujours nu ici, je ne m'habille que pour sortir ou quand j'ai des visiteurs". -"Eh bien, dorénavant, avec moi, interdiction de t'habiller! Je trouve ça chouette de vivre à poil. Dans ma chambre, c'est toujours comme ça que je suis. Mais ne dis surtout pas à mes parents que tu es naturiste."
Celà confirme l'hypersexualisation de cet enfant. Vivre nu et s'exhiber a une connotation sexuelle et provoque une certaine jouissance pour certains.

S'il y a des différences et une gradation dans les modes de jouissance des enfants, tous participent à la mise en acte des fantasmes du pervers.
Oui, mais certains, comme A. étant déjà hypersexualisés, mettent aussi en scène leurs propres fantasmes dont le pédophile prend un certain plaisir à y être impliqué.

Notre pédophile, à nouveau, se sert de son amant pour initier d'autres enfants avant de les lui offrir. La chute des tabous sexuels chez ses partenaires se trouve expliquée par la recherche d'un épanouissement psychologique et d'un meilleur équilibre.
Un épanouissement sexuel sans limite et sans tenir compte de la morale, la loi et la religion (dont les règles sont quelques peu arbitraires et pas toujours synonyme de justice) correspondrait mieux.

Lorsqu'elle me racontait en détail chaque nouvelle étape qu'A lui avait fait franchir, je me réjouissais ouvertement de ses progrès ; je restais simple et l'incitais à poursuivre l'enseignement de son frère, que je savais assez mûr et intelligent pour ne pas brûler les étapes.
Brûler les étapes suivant l'influence est malheureusement fréquent dans ce genre de relations et pas toujours sans mauvaises conséquences.

Sa simplicité pédagogique cache un machiavélique talent de manipulateur ; il pousse A. à déniaiser sa soeur sachant qu'il en profitera généreusement par la suite.
Il cherche peut-être avant tout, à normaliser la sexualité chez les enfants. Bien sûr, celà l'arrange bien encore une fois de croire que les enfants sont naturellement sexualisés et demandeurs.



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