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M.4.2 -Les victimes - Les thérapies - De victime à survivant

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II-Etape de la victime au survivant

On ne propose généralement pas ce genre de thérapie à ceux qui répriment l'abus sexuel par la dépendance à l'alcool, la drogue ou le sexe. Ni à ceux dont la conduite est obsessionnelle, car celà étouffe et réprime le sentiment de victime et empêche le passage à l'étape suivant.
Une attitude similaire est la fuite dans l'imaginaire, éventuellement à l'aide de l'alcool et la drogue, mais pas forcément. Un moyen d'échapper à la réalité et se réfugier dans un monde plus sécurisant et moins perturbant.

Les victimes doivent en effet adopter des moyens plus fonctionnels pour mieux gérer leurs émotions et leurs réactions.
Les victimes doivent apprendre que leurs comportements disfonctionnels ne viennent pas d'eux même, mais résultent d'une réaction en chaîne dont le point de départ est l'abus sexuel. Il est donc possible d'aider une victime, en reconstruisant une nouvelle chaîne, en partant du point de départ. Mais il faut pour celà changer le point de vu de la victime sur son abus sexuel et casser la chaîne afin de reconstruire d'autres maillons qui pourront lui permettre de développer des comportements plus adaptés. Celà peut encourager les victimes à faire un essai et notamment lorsqu'elle réalise qu'elles ne sont pas responsables de leurs comportements disfonctionnels et qu'elles en sont des victimes.

La victime devient ce qu'on appelle un survivant lorsqu'elle est capable de tenir l'agresseur comme pleinement responsable de l'abus sexuel. Ce qui n'est pas toujours évident, notamment lorsque la victime a été manipulée et que son agresseur s'est arrangé pour obtenir son consentement.
On peut alors procéder de la façon suivante, dire à la victime qu'elle a deux "moi" (consciences) en elle, un moi adulte et un moi enfant. Et lui faire comprendre que l'un ne comprend pas, n'apprécie pas et n'assimile pas les choses de la même façon et au même niveau que l'autre.
Cette méthode permet aussi d'opposer des moi différents de la victime. On peut lui demander comment réagirait le premier moi, et ensuite le deuxième. Celà aide la victime a réaliser qu'un enfant et un adulte ne sont pas à égalité sur la plupart des plans, sauf si l'adulte se met au niveau de l'enfant, mais ce n'est pas le cas dans un rapport abusif.

On peut demander à la victime de se relaxer, les yeux fermés ou en fixant un point, puis de parler à son moi enfant. La victime peut demander à l'enfant ce qu'il ressent, comment il va, si il a quelque chose à dire à l'adulte. La victime peut arriver plus facilement à se confier et reconnaître son mal-être de cette façon, car elle met une certaine distance entre son moi adulte et son moi enfant, comme si le moi enfant, était une personne différente, à part entière et non l'alter-égo enfant de l'adulte.
Un traumatisme sexuel peut déséquilibrer le système nerveux et provoquer des réactions hypertoniques et empêcher la victime de se détendre. Ce qui provoque insomnie, hypertensions, caractère facilement irritable, instabilité émotionnelle.
Un exercice de relaxation consiste aussi à faire visualiser un contenaire, dans lequel la victime y met ses souvenirs douloureux et ferme le contenaire qu'il ouvre que quand il en a envie.
Il vaut mieux aussi, lorsque l'on parle à une victime de ne pas poser une question directement. Parfois ça les dissuade plus de se confier qu'autres choses et c'est un sujet délicat à aborder avec elles, donc il faut que ça se fasse progressivement. Pour se faire, le mieux me parait d'essayer de parler avec victime et de la laisser faire la conversation, car elle abordera alors les sujets qui lui tiennent à coeur et qui donc influent fortement sur son comportement. Si elle ne parle pas, il faut alors parler de choses qu'on peut avoir en commun. Si c'est une enfant, les sujets peuvent alors être, la famille, l'école, les camarades, les profs, les activités. Celà peut aider la personne à parler, même de sujets qui ne sont pas vraiment du contexte du supposé abus ou des problèmes qu'elle a. Si elle n'en parle pas, c'est qu'elle n'est pas encore prête, (et peut être pas assez confiante). Des questions plus ouvertes sont souvent plus appropriées dans un premier temps, en utilisant certains termes comme par exemple "qu'en est-il de votre cas...", "il arrive que...", "j'ai connu...", la victime sent alors qu'on ne cherche pas à lui faire avouer quoi ce soit et qu'on tient compte qu'elle est une personne/victime à part entière et qu'en tant que telle, elle a son propre point de vu, sa propre façon d'agir, sa propre expérience d'abus et non qu'elle est comme toutes les autres victimes.

Un exercice fait couramment par les thérapeutes avec les victimes, c'est mettre six chaise autour de la victime et d'attribuer à chaque chaise un "moi" de la victime. Un moi enfant obéissant, un moi enfant naturel, un moi enfant rebel, un moi parent aimant, un moi parent critique et un moi adulte rationnel.
Le but est donc d'aider la victime à se situer parmi ces six différents moi et ensuite de les faire interagir les uns avec les autres. Dissocier les moi permet à la victime de mieux se retrouver et mieux se comprendre elle même. La victime peut également mieux solidifier certain moi fragilisé à l'aide de dialogue avec les autres moi qui apportent chacun une vision différente de la vie et des abus sexuels de la victime.
Le but est aussi de permettre aux victimes de se sentir normales à l'aide de liens faits entre le comportement présent et les évènement du passé. Celà est encourageant pour eux.

Il est essentiel aussi de définir avec une victime qu'elles sont ses objectifs. Comme n'importe quel autres thérapie, comme celle pour les pédophiles, il faut que ces objectifs soient réalistes et que l'on évalue si ils sont possibles à atteindre. Si ce n'est pas le cas, il faut définir de nouveaux objectifs raisonnables et faisables et se mettre d'accords avec la victime qui vera alors ces objectifs comme la ligne d'arrivée et qui la motivent à aller jusqu'au bout.

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