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34-"C'est pas normal... c'est immoral..." [Partie 1/3]

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De nombreux individus rejettent certaines choses et certaines personnes sous prétextes que "ce n'est pas normal... c'est immorale... contre-nature... contre dieu..."

D'abord qu'est-ce que la normalité?
En médecine, ce qui est considéré comme anormal, donc comme un symptôme d'une maladie, est une réaction atypique du corps humain dû à un dysfonctionnement organique mettant en péril la santé du patient. Le fait que cela soit dû à un mauvais fonctionnement du corps et que cela soit dangereux pour la santé de l'individu, justifie la qualification d'anormal et nécessite que l'on s'y intéresse dans l'intérêt du patient et de sa vie.

En dehors des sciences exactes qui sous entendent une conformité universelle, tel que deux et deux qui feront toujours quatre ou le poids toujours égal à la gravité fois la masse, ce que l'on qualifie de normal est ce qui est conforme à la norme et à ce qui est le plus répandu. Il suffit d'être différent pour d'un certain point de vue être considéré comme anormal. Un individu qui aime des choses que les autres n'aiment pas ou qui n'aiment pas des choses que les autres aiment peut être considéré, à tord ou à raison comme anormal.
Le problème est que la vision de normalité est souvent arbitraire et nuancée suivant l'individu. En effet, qui décide de ce qui est normal? Et en quoi une vision de la normalité serait plus légitime que les autres?

Plusieurs exemples :
Un homme qui aime les filles rondouillardes, donc les filles esthétiquement considérées comme étant pas jolies.
Un homme qui tombe amoureux de sa cousine.
Ou un exemple que je prends souvent, un homme qui aime un autre homme.

Beaucoup considèrent ces cas comme étant anormaux et sous ce simple prétextes, les rejettent.
Un individu qui aime les filles rondes ne fait pourtant de mal à personne et n'oblige personne à aimer les filles rondes comme lui.
Il montre juste qu'il n'y a pas de laide amour, à condition que cela soit vraiment de l'amour qui on le rappelle implique le respect. Libre aux autres de ne pas aimer les filles rondouillardes si cela ne les convient pas.
Un homme a le droit d'être amoureux de sa cousine, malgré les gens réactionnaires qui vont réagir sans intelligence en disant des choses comme : "oui et moi dans ces cas là, je vais faire l'amour à mon père". Sauf que ce que cette personne manquant de sagesse et de réflexion oublie, c'est que deux cousins qui s'aiment et se respectent n'obligent en rien quiconque à coucher avec ses parents, surtout si ils n'en ont pas envie.
Il en va de même pour l'homosexualité. Deux garçons qui s'aiment ne peuvent pas et n'ont pas le droit d'obliger tous les autres garçons à s'aimer entre eux si ils ne le veulent pas. Mais si deux garçons s'aiment, ils n'ont pas à céder à la norme que leur impose certains individus qui les obligeraient à n'aimer que les femmes alors que ces dernières ne les conviennent absolument pas.
Cela me rappelle les homophobes dont Christine Boutin qui réclamaient un référendum pour le droit au mariage homosexuel en prétextant le droit à ce que le peuple ait son mot à dire avant qu'on lui impose un bouleversement majeur dans la société. Ce à quoi j'ai répondu et auquel je réponds encore que non! Le bouleversement n'est pas majeur déjà pour commencer. Car cela ne change vraiment pas grand chose qu'il y ait des couples un peu différents, tant qu'ils s'aiment et se respectent comme n'importe quel autre couple, les autres n'ont pas leurs mots à dire car cela ne les regardent pas et que cela n'aura aucune conséquence sur leurs vies. Et enfin, l'adoption de la loi en faveur du mariage homo n'impose absolument pas aux hommes hétérosexuels d'épouser des hommes. Ils sont toujours libres de se marier entre sexe opposé. Donc, on ne leur impose rien, à part de respecter le droit à la différence. Ce qui est primordial pour vivre en harmonie.
Celui qui cherche le chemin de la sagesse et de l'harmonie, ne prétextera pas une norme arbitraire (ce qui est presque un pléonasme) pour rejeter des gens qui n'ont que pour seuls tords ne pas être conformes à la normalité qu'on voudrait leur imposer.


Qu'est-ce que la morale?
Il y a plusieurs définitions de la morale, mais toutes plus ou moins similaires :
-C'est un ensemble de doctrines, de règles de conduite, de relations sociales qu'une société se donne et qui varient selon la culture, les croyances, les conditions de vie et les besoins de la société.
-Qui a rapport aux moeurs, aux coutumes, traditions et habitudes de vie propres à une société, à une époque
-Qui a pour objet les moeurs d'une société, d'une époque, sans intention moralisatrice particulière.
-Qui concerne les règles ou principes de conduite, la recherche d'un bien idéal, individuel ou collectif, dans une société donnée.

Toutes ces définitions sous entendent un ensemble de règles qui varient suivant les moeurs, la société, l'époque, les coutumes etc...
Résultat : Chacun aura sa propre définition de ce qui est moral ou pas
, car chacun aura sa propre vision de la société, aura ses propres coutumes, ses propres moeurs et préférera une époque à une autre.

On préférera alors cette définition qui sort un petit peu :
-Conscience de ce qui est bien ou mal.
Et encore, chacun a sa définition de ce qui est bien ou mal.
Pourtant normalement, ce qui est mal ne devrait pas varier suivant l'époque. Ce qui est mal pour quelqu'un, pour sa santé, son intégrité physique et morale, à priori ne change pas.
Mais en fait, beaucoup de gens confondent ce qui est mal et ce qui est cynique. Le cynisme s'oppose à la morale et par extension est donc considéré comme quelque chose de mal.

Seulement, ce n'est pas parce qu'une chose est cynique, qu'elle entraine de mauvaise conséquence.
Je prends le premier exemple qui me vient à l'esprit. Le cynisme du célèbre Docteur House (série télévisée médicale). Dans un épisode, le Dr House et le Dr Foreman ne sont pas d'accords sur le diagnostique d'un patient dont la vie est menacée. Le Dr House propose à son assistant de parier de l'argent comme quoi, c'est son diagnostique à lui qui est le bon.
"Vous voulez parier sur la vie d'un patient?!" S'interloqua le Dr Foreman.
"Vous croyez que dieu le rappellera à lui pour nous punir de notre cynisme?" Répondit le Dr House.
Cela paraît effectivement immoral de parier sur la vie d'un patient, comme si une question de vie ou de mort était un simple jeu. Mais pourtant, le fait de parier de l'argent sur la pertinence d'un diagnostique vitale n'empêche pas forcément de prendre la vie du patient au sérieux (surtout quand la somme pariée est élevée). Si on y réfléchit bien, parier sur la vie du patient n'est pas si différent d'un directeur d'hôpital qui annonce à son médecin qu'il aura une promotion si il parvient à guérir le patient. Il y a tout de même une différence, c'est que le médecin sera promu parce qu'il aura fait preuve de compétences qui justifieront un grade plus élevé dans la hiérarchie des médecins mais aussi plus d'argent avec un salaire plus élevé, tout comme le pari qui rapportera de l'argent au médecin si il gagne et qui lui en fera perdre si il s'est trompé. Au delà du jeu sur la vie du patient, il y a donc non seulement un enjeu (en plus de la vie du patient) que les Dr House et Foreman ont des chances de prendre au sérieux.

Ce qui devrait être bien ou mal, devrait être basé sur le respect d'autrui.

Bien que le fait de parier sur la vie d'un patient peut être considéré comme un manque de respect envers le malade et sa vie. Le simple fait de lui sauver la vie ou au contraire de se tromper de diagnostique au risque de laisser sa maladie s'aggraver, voir de détériorer son état au lieu de l'améliorer, devrait être une motivation suffisante pour les médecins. Tandis que le jeu d'argent peut détourner les médecins de leurs responsabilités en leur faisant oublier le véritable enjeu du diagnostique qui est tout de même la vie d'une personne, pour la remplacer par un autre enjeu qui paraît frivole en comparaison.

Mais ce n'est pas forcément le cas, surtout que le Dr House, lui, est de nature à se moquer de la vie du patient, ce qui lui importe surtout c'est de résoudre l'énigme et trouver la réponse au diagnostique, si possible avant qu'il soit trop tard pour le patient.
Ce qui lui donne un challenge en plus, à savoir de trouver la solution avant la fin d'un temps imparti. Cela ne le rend pas spécialement incompétent, c'est juste que sa motivation est différente du commun des médecins. Ajouter un enjeu financier à la réussite ou l'échec de son diagnostique peut le motiver davantage, surtout si c'est lui qui le propose. Et de ce fait, cet enjeu financier peut être un facteur de motivation similaire à la promotion que son directeur lui aurait promis si il réussissait. Certains diront donc que ses motivations ne sont pas normales et immorales. Oui, c'est sans doute vrai. Mais ce n'est pas normale seulement vis à vis du fait que sa motivation est inhabituelle et si d'un côté on peut considérer que son comportement est immorale, il serait encore plus immorale de se passer d'un diagnosticien de renommé mondiale, dont le géni a pu sauver des centaines de vie, juste parce que ses motivations ne sont pas conformes aux bonnes moeurs des médecins. Il serait aussi immorale de lui imposer des motivations prétendument plus morales et plus saines, mais qui ne sont pas les siennes et qui donc risquent de lui faire perdre sa motivation personnelle à lui et donc de l'empêcher de résoudre des cas médicaux forts compliqués. Le résultat reviendrait à accroître les risques pour la vie du patient, ce qui d'un certain point de vue paraît encore plus immoral.
Certains pourront dire alors que le Dr House aurait plus de droits, le droit d'être cynique uniquement parce qu'il est plus doué que les autres. Non, par forcément non plus. Le rôle d'un médecin diagnosticien est avant tout de trouver de quoi ses patients souffrent afin de les soigner plus efficacement, le fait d'être cynique n'empêche pas le diagnosticien de faire efficacement son travail. Encore une fois, la motivation (même si elle est différente) et les compétences sont ce qui importent le plus.

D'ailleurs de nombreux médecins paraissent incompétents car ils bâclent leurs diagnostiques, ce n'est pas vraiment de l'incompétence, mais plutôt un manque de motivation. Cela ne veut pas dire qu'ils sont incapables de diagnostiquer leurs patients, juste qu'ils ne cherchent pas assez. Un élève à l'école qui a de mauvaises notes n'est pas forcément mentalement incompétent. La plupart du temps, ce genre d'élèves manque de motivation et pourrait avoir de meilleures notes si ils travaillaient plus et si il trouvait un intérêt particulier à le faire.
Et de nombreux médecins n'ont pas ou peu d'empathie pour les patients. Certains au fil des années se sont habitués à voir leurs patients mourir et heureusement pour eux d'un côté qu'ils ne se morfondent pas à chaque décès de leurs patients (sauf si le décès est dû à une faute de leurs parts). Trop d'empathie pour les patients risquent de trop les affecter et certains médecins tels que les cancérologues doivent de préférence garder une certaine distance avec leurs patients. Cela ne veut pas dire qu'ils doivent se montrer froid envers eux, surtout ceux qui sont condamnés... Mais bref, de nombreux médecins considèrent qu'ils font leur travail et advienne que pourra. Cela ne veut pas dire qu'ils sont insensibles aux souffrances de leurs patients, mais qu'ils gardent une certaine distance dont ils ont parfois besoin pour se préserver et ne pas sombrer dans la déprime à chaque échec ou chaque décès.
La connexion avec le patient, l'humanité, l'empathie... sont surtout nécessaires aux thérapeutes, pas aux diagnosticiens.
C'est aussi comme les professeurs ou instituteurs, certains ne sont pas très gentils. Cela ne veut pas dire qu'ils sont injustes, mais se montrent distants et froids envers leurs élèves. Ce qui ne veut pas dire non plus qu'ils enseignent mal. Leur travail est d'enseigner, expliquer et apprendre, pas d'être gentils avec leurs élèves.

Un autre épisode du Dr House qui est particulièrement ambigu sur la moralité, c'est l'épisode d'une patiente lesbienne qui a besoin au plus vite d'une transplantation hépatique pour survivre. Sa dulcinée Max est compatible et n'hésite pas à se porter volontaire pour sauver son amoureuse. Mais House et son équipe découvrent que la fille malade à l'intention de la quitter. Le Dr Alyson Cameron qui est très moralisatrice s'insurge donc contre House qui refuse que l'on en informe Max car elle risquerait de changer d'avis.

"C'est immoral", insinue le Dr Cameron.
"On lui dit, elle change d'avis et notre patiente meurt. Est-ce que ça c'est moral?!" Rétorqua House.
"Elle ne l'aime pas". Insista Cameron
"Alors ce qui est moral, c'est de sauver uniquement les gens qui vous aime". Répondit House.

Le dilemme moral est fort intéressant et les deux points de vue sont défendables et moraux malgré leur totale opposition. Comme quoi la morale n'est pas universelle. Une chose peut-être parfaitement morale d'un point de vue et parfaitement immorale d'un autre point de vue. Parce que la morale est relative aux moeurs, aux coutûmes et à ce qui se prétend être bien pensant.
On rappelle aussi que la morale définit ce qui est bien ou ce qui est mal.
Il n'y a peut-être même pas de bonne ou mauvaise façon de voir les choses dans ce dilemme. Cameron veut que la patiente mourante respecte sa dulcinée en lui disant qu'elle n'est plus amoureuse d'elle avant l'opération, donc au risque qu'elle change d'avis sur la transplantation nécessaire à sa survie. House veut sauver la vie de sa patiente quitte à mentir pour y arriver.

Les respect d'autrui et l'honnêteté contre le mensonge et la survie de quelqu'un. Que choisir? Il n'y a pas vraiment de bien ou de mal dans ce genre de cas. Il s'agit d'un conflit moral par rapport à un intérêt moral. Plusieurs issues étaient possibles. Cameron avait d'ailleurs convaincu la fille malade de tout avouer à Max juste avant l'opération, mais House l'en a empêché en l'anesthésiant.

"Vous n'acceptez pas qu'elle ait un sursaut de conscience", s'offusqua Cameron
"Oui, je veux la sauver, je suis totalement pourri", ironisa House en réponse.

Cynique comme il est, House ne s'est pas privé, une fois l'opération terminé et la patiente sauvée, de traiter cette dernière de garce. Comme quoi, House était aussi un peu d'accord avec Cameron.
On découvre d'ailleurs que Max était en fait au courant que son amie voulait la quitter. Elle a accepté la greffe d'un morceau de son foie en partie pour l'obliger à rester. Ce n'est pas très moral non plus. D'autant plus comme lui dit Cameron "vous ne serez heureuse ni l'une ni l'autre, si elle reste avec vous que par culpabilité". Au bout du compte le manque de respect entre les deux lesbiennes est un peu mutuel.

Une solution aurait pu être que la patiente accepte de dire la vérité à Max et que cette dernière accepte le prélèvement de son foie quand même. Après tout l'amour ne se commande pas et le fait de ne pas ou de ne plus amoureuse d'une personne ne veut pas dire qu'on ne l'apprécie pas quand même. Ou une autre solution aurait été que Max ait appris la vérité après l'opération, qu'elles se séparent, mais que la patiente reste reconnaissante de lui avoir sauvé la vie quand même. Rester avec Max alors qu'elle n'est plus amoureuse d'elle, n'est pas le seul moyen de la remercier et pas la plus morale, ni la plus saine, ni même la meilleure. Car l'une restera par culpabilité et non par amour et l'autre reste avec une fille qu'elle aime, mais qui elle ne l'aime pas. Il s'agit donc d'un amour non réciproque où l'une sera qu'elle n'est pas aimée. La relation ne sera donc pas égalitaire et pas harmonieuse. Car les deux seront lésées. Une de rester par contrainte, l'autre de ne pas se sentir aimée en retour.

Un autre type de conflit moral par rapport à un intérêt moral, ce serait de celui d'un employé qui découvre qu'il travaille pour un escroc et qu'il aide ce dernier à gagner de l'argent malhonnêtement. Il pourrait le dénoncer, ou simplement démissionner, mais il se retrouverait sans argent alors qu'il a à peine de quoi nourrir sa famille et de quoi payer son loyer. Comme pour l'exemple précédent, le conflit est basé sur ce qui est bien ou mal, par rapport un intérêt du bien ou du mal.
En résumé, soit le père de famille fait quelque chose de mal en continuant à escroquer les gens pour son patron, pour obtenir quelque chose de bien pour les autres, c'est à dire subvenir aux besoins essentiels de sa famille.
Soit il fait quelque chose de bien en cessant cette activité malhonnête voire en la dénonçant, ce qui entrainera quelque chose de mal, à savoir la perte de son domicile et ses enfants qui n'auront plus de soins médicaux, plus de nourritures, voir plus d'endroit où vivre.


Dans ce genre de conflit, qui se résume à "soit un bien pour un mal" ou "soit un mal pour un bien", tout comme le cas précédent, il n'y a donc pas vraiment de bonnes ou mauvaises façons d'agir. Sauf si faire le mal ne fait qu'entrainer un bien minimaliste et trivial, comme le fait d'escroquer pour pouvoir souvent partir en vacances. Mais dans ces cas là, il ne s'agit plus d'un conflit moral par rapport à un intérêt moral, mais par rapport à un intérêt personnel. Faire le choix d'escroquer pour partir en vacances, c'est être malhonnête pour en tirer un profit égoïste. C'est donc le mal pour le mal.


Et c'est là que la différence doit être prise en compte. L'important n'est pas de savoir si ce que l'on fait est moral ou pas, surtout vis à vis des coutumes ou des moeurs qui diffèrent selon la culture ou l'époque ou le point de vue de chaque individu. Mais de savoir si nos actes auront des conséquences mauvaises ou pas. Des actes dont un être sage sur le chemin de l'harmonie prendra au moins la peine de peser le pour et le contre afin de prendre la décision qui sera plus dans l'intérêt d'autrui et pas uniquement dans son propre intérêt qu'il risquerait de satisfaire au détriment des autres.

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