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33-Il n'y a qu'une réalité

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1 33-Il n'y a qu'une réalité le Mar 22 Aoû - 17:17

Il n'y a qu'une et une seule vérité et donc une seule et unique réalité. Et c'est avec cette réalité qu'il faut vivre et faire avec et non en inventer une autre qui nous conviendrait mieux mais qui nous induirait en erreur non seulement nous mais aussi les autres et cela peut avoir de graves répercussions pour nous et pour la société.


Un exemple particulièrement poignant, ce sont les enfants adoptés, qui vivent bien avec leurs parents adoptifs jusqu'à ce qu'ils découvrent qu'ils sont adoptés. Cet aspect de la réalité perturbe leurs repères et cela engendre un conflit avec deux instances d'eux mêmes.  Il s'agit donc d'une névrose, un conflit interne entre deux instances. Une qui dit à l'enfant adopté que ses parents sont ses parents adoptifs, l'autre qui lui dit que ses vrais parents sont ses parents biologiques. Mais il suffit non pas de modifier la réalité mais le contexte en partant du principe que les vrais parents sont ceux qui prennent soin de nous et jouent leurs rôles de parents et non les géniteurs qui se sont contenter de mettre l'enfant au monde et qui n'ont rien fait pour lui et ne le connaissent même pas. Et cela est la réalité et non une réalité alternative.

Dans un tel cas, l'enfant ne devient pas perturbé par le fait d'avoir été adopté, mais par le fait de savoir qu'il a été adopté. C'est ce fait de savoir qui a créé la deuxième instance qui est entré en conflit avec la première. Mais il est tout à fait possible de réconcilier les deux instances.
En effet l'importance n'est pas de savoir les circonstances qui nous ont donné la vie, mais ce que l'on en fait de cette vie. Surtout que les circonstances de la naissance sont des facteurs sur lesquels nous n'avons absolument aucun contrôle et qui ne se choisissent pas du tout. Cela est aussi la réalité. A noter aussi que c'est en grande partie la société qui est responsable de ce genre de névrose vis à vis des enfants adoptés, car la société accorde une importance totalement démesurée à l'importance de nos origines, alors que nos origines, tout comme les circonstances de notre naissance, n'ont absolument aucune importance et n'ont pas à décider à notre place de qui nous avons une image parentale et de ce que nous devons devenir.


Prenons maintenant un exemple plus précis, un enfant qui est violent, il faut savoir pourquoi afin de mieux l'aider à ne plus être violent. Si on part du principe qu'il est un enfant en colère, car il est battu par ses parents, alors que c'est faux même si il en a tous les symptômes, nous allons commettre une grave erreur. Disons que c'est un enfant qui a été abandonné par son père et qu'il a eu une mère dépressive. Si on se méprend ainsi sur son cas, on risque de lui venir en aide d'une mauvaise façon qui ne va pas l'aider, voir qui va empirer son état. Car on risque de rajouter un traumatisme par dessus un autre, ou on risque d'augmenter sa colère et son instabilité.

Il y a des gens qui disent "la réalité n'existe pas, car chacun a sa propre vision de la réalité". Grave erreur! C'est complètement faux! Oui, chacun a sa propre vision de la réalité, mais ce sont souvent des visions faussées, des déformations de la vérité et non la vérité elle-même. Même ceux qui cherchent ardemment la vérité peuvent s'en éloigner, mais le but dans cet exemple d'enfant instable émotionnellement, est de s'approcher le plus possible de la réalité afin de pouvoir agir sur ce qui a traumatisé l'enfant pour pouvoir mieux lui venir en aide et mieux soigner ce traumatisme et non en inventer un autre que l'on traitera à tord et pour rien, ce qui ne l'aidera donc en rien.

On ne peut effectivement pas connaître la vérité la plus stricte. C'est à dire ce qui est arrivé précisément à l'enfant, ses souvenirs, ce qu'il a ressenti précisément etc... L'enfant lui-même ne se souvient pas de tout ni avec exactitude, ni en sachant exactement ce qu'il a ressenti. Surtout au niveau existentiel et humain, contrairement aux sciences exactes. La psychologie, elle, n'est pas une science exacte car elle repose sur un nombre de facteur quasi-infini et il est impossible de tous les savoir, ni de mesurer l'impact qu'ils ont eu sur le sujet. Mais ça ne veut pas dire qu'il y en a plusieurs, non, il n'y en a qu'une seule et le fait qu'on ne puisse pas totalement la connaître, ne veut pas dire qu'on ne peut pas la chercher et partiellement la trouver, voir pratiquement la découvrir.


S'inventer une réalité qui n'est pas la bonne peut avoir de graves répercussions. Par exemple, un individu qui s'est fait agresser par une bande de loubards maghrébins et  que s'imaginent alors que les maghrébins, les arabes ou les musulmans sont tous des voyous.
Cela peut se comprendre, surtout quand la victime a été agressée par une bande de maghrébins, elle peut développer une sorte de trauma qui la pousse à s'éloigner de tous maghrébins pour se préserver d'une éventuelle nouvelle agression, car elle développera un raisonnement tel que "individu arabe= musulman = maghrébin = agression = danger". Mais il n'empêche que c'est un mensonge, que la victime se ment à elle-même, et peut-être même que d'autres individus racistes ont profité de sa faiblesse pour l'influencer à croire que les arabes sont tous des délinquants.
Mais non seulement, cela est faux, mais en plus cela peut entrainer des conséquences dramatiques.
A savoir donc la victime qui va devenir raciste, qui va adopter des raisonnements hypocrites en faisant de la généralisation. Elle va aussi se maintenir dans l'ignorance et très certainement inciter de nombreuses personnes à la suivre et à devenir racistes. Surtout que de nombreuses victimes partent du principe que en tant que victime, on est obligé de les croire et qu'elles ont forcément raison. Beaucoup considèrent que ceux qui osent contredire les victimes, sont irrespectueux et nient leurs souffrances. Ce qui est bien évidemment faux. On peut comprendre qu'une victime souffre, mais elle ne doit pas s'inventer d'autres bourreaux pour exister en incriminant des gens qui ne lui ont rien fait.

Le fait d'être une victime d'agression, d'abus sexuel, d'escroquerie de grande ampleur, d'une maladie grave, ne veut pas dire qu'on doit dire amen à tout ce que la victime affirme. Les genres d'évènements précités sont souvent très difficiles à vivre et à surmonter et les victimes peuvent alors en venir à déformer la réalité à leurs guises afin de mieux se préserver et mieux accepter la réalité. Pour se faire, elles acceptent alors une part de réalité comme quoi l'agression par exemple a bien eu lieu mais renient une autre part de la réalité afin d'accepter une réalité alternative plus simple et de leurs points de vue plus acceptables. Tous les arabes sont des voyous, est une généralisation extrêmement simpliste. Tandis que faire la différence entre les voyous d'origine étrangères mal-intégrés, violents et irrespectueux et  les arabes, noirs, musulmans qui ont appris à vivre dans le respect, cela demande un effort de réflexion et de distinction de la part des victimes et ces dernières ne sont pas forcément prêtes à le faire. Et surtout elles ne veulent pas prendre le risque de le faire, car de leur point de vue, faire confiance à un arabe ou ne serait-ce les approcher, revient à s'exposer au danger d'être agressée à nouveau. Ce genre de victime peut agir alors comme l'être humain le fait depuis toujours, en voulant détruire ce qui représente une menace et ce qui les effraie. Du coup, certaines victimes iront rejeter tout ce qui leur rappelle leurs agressions et inciteront les autres à faire de même. Car plus il y aura des gens qui adopteront leur point de vue, plus cela donnera l'impression à la victime d'avoir raison et surtout plus la victime sera rassurée car ce mouvement raciste permettra de bannir ceux qui pour elle représentent un danger.

Le sage comprendra donc qu'une victime ait besoin de se sentir réconfortée, mais n'acceptera pas pour autant un comportement raciste qui nuit à la vie en harmonie et qui consiste à faire payer à tout un groupe d'individus les mauvais comportements de certains. Nous avons vu dans le chapitre 32, que comprendre ne veut pas dire accepter. La sagesse de celui cherche le chemin de la paix et de l'harmonie lui fera comprendre  que la réalité ne se négocie pas, car il n'y en a qu'une seule. Même si elle est difficile à accepter, il faut faire avec cette unique réalité et non nous induire en erreur et induire les autres en erreur en inventant des choses fausses ou en ignorant des faits importants pour mieux nous simplifier la vie surtout quand cela les pousse à s'éloigner du chemin de la sagesse et de l'harmonie.


Les victimes elles mêmes, ne se rendent pas service, en s'inventant une réalité alternative. Car d'une façon ou d'une autre, elles prennent le risque de s'exposer à la vraie réalité et cela risque de les troubler, voir de faire ressurgir leurs traumatismes et même de développer des comportements dysfonctionnels. Tandis que si elles avaient appris dès le début à surmonter leurs traumas par rapport à la seule et unique réalité, elles auraient pu retrouver l'équilibre émotionnelle qui leur permettraient de vivre en paix et en harmonie avec les autres.
Par exemple, une victime toujours d'agression, risquent de devenir violentes et d'attaquer verbalement voire physiquement n'importe qui, à la moindre offense ou au moindre signe suspect d'un individu qui la suit, qui s'oppose à ses projets ou qui n'est pas d'accord avec elle etc...

Une victime qui se sera mis dans la tête que tous les musulmans, les maghrébins, les noirs etc... sont des agresseurs, risquent d'être profondément perturbée quand on lui démontrera le contraire. Elle risque de nier cette vérité que musulmans et agressions sont deux choses très distinctes et elle pourrait développer une phobie de la société entière qui elle, accepte les musulmans et fait la distinction précitée. Parce que cette distinction, la victime ne veut pas la faire, car cela lui fait peur et remet en cause son système de défense psychique qui consiste à renier tous musulmans pour se protéger du danger qu'ils représentent selon la réalité qu'elle s'est inventée. Or le système de défense en question, la victime en a besoin pour se sentir en sécurité. Lui demander de s'en débarrasser, revient donc à l'exposer à ses angoisses et fera ressurgir son traumatisme qu'elle a sûrement eu tant de mal à surmonter. Mais qu'elle a surmonté de la mauvaise façon, voire qu'elle n'a jamais réellement surmonté. Elle a cru l'avoir fait, mais elle a en fait développé des comportements dysfonctionnels et inadaptés à la vie en société, ce qui est en quelque sorte un comportement névrotique dû à un traumatisme non résorbé.
Il s'agit en effet d'une névrose, un conflit entre deux instances de soi. Une qui dit à la victime que les arabes sont tous dangereux, l'autre qui lui dit que arabes et violence sont deux choses à différencier. Comme pour l'enfant adopté, la victime doit apprendre à faire face à la réalité.

Lorsqu'un crime se produit, il n'y a qu'une vérité et le but est de la trouver pour arrêter le ou les coupables. A défaut de trouver la vérité, il faut s'en approcher le plus possible, afin de réduire les risques que le coupable échappe à la justice ou que l'on incrimine un innocent.
Ou lors d'un diagnostique médical. Il faut tenir compte de chaque symptôme et non exclure les symptômes qui peuvent nous simplifier la vie et nous permettre de conclure à un diagnostique qui risque d'être bâclé et de ne pas être le bon. Ce qui inclura de soigner le patient avec un traitement qui n'est pas adapté et qui donc ne le guérira non seulement pas,  mais risque d'aggraver son cas.

Il y a en revanche certaines vérités qui sont sans conséquences si on ne les trouve pas ou si on les modifie et c'est justement le fait qu'elles soient sans conséquence ou au moins sans mauvaise conséquence qui peut légitimer ou du moins tolérer leur dissimulation ou leur modification.
Un exemple qui m'a beaucoup marqué, celui d'une femme espionnée par son voisin qui a dissimulé des caméras chez elle. Quand elle l'a découverte, elle n'a cessé de clamer avoir l'impression d'avoir été violée! Mais comme pour l'enfant adopté évoqué au début de ce dossier,  ce n'est pas le fait d'avoir été espionnée qui crée le malaise, mais le fait de le savoir. Il suffit donc d'ignorer ce fait, l'occulter et l'occulter n'aura aucune mauvaise conséquence. Mais toujours comme pour l'enfant adopté, la découverte des caméras qui l'espionnaient a créé une deuxième instance chez cette femme qui l'a poussé à se dire qu'elle a été violée, alors qu'elle ne l'a pas été et qu'elle aurait pu ne jamais savoir qu'elle a été filmée. Il s'agit donc à nouveau d'une sorte de névrose dû au fait de savoir une chose et non à la chose elle même. Mais il est dans ce cas tout à fait possible encore une fois de réconcilier les deux instances qui provoquent le conflit dans l'esprit du sujet, ici en l'occurrence la femme qui a été épiée à son insu. Ignorer ce fait d'avoir été épié n'aura aucune mauvaise conséquence sauf éventuellement celui de laisser le voyeur impuni. Il y a aussi le fait qu'ignorer ce fait n'induit pas en erreur et ne nous conduit pas à dévier du chemin de la sagesse et de l'harmonie, sauf encore une fois si le voyeur en tire un profit malhonnête. Mais il ne faut pas oublier aussi qu'il y a une différence entre  ignorer un fait (en faisant éventuellement semblant de l'ignorer) et inciter les autres à ignorer un fait qui peut avoir son importance dans certains autres cas et d'autres contextes. Ignorer le fait d'avoir été épié n'est pas grave du tout, ignorer le voyeur qui a gagné de l'argent en utilisant l'image d'une personne à son insu en revanche l'est plus surtout si cela nuit à sa réputation.
Ignorer le fait d'avoir été adopté ou le savoir et faire comme si de rien n'était, ce n'est pas grave non plus et cela n'a aucune mauvaise conséquence. Ignorer en revanche les antécédents génétiques des parents de l'enfant adopté l'est plus.
A ne pas confondre le traumatisme du fait de savoir avec le traumatisme d'un viol par exemple qui crée, même si on feint de l'ignorer, même si on l'a oublié (cela arrive, surtout chez les jeunes enfants), une sensation de malaise dû à la crainte, aux rapports physiques et sexuels contraints, violents et qui atteignent la psyché de l'individu et qui donc ressurgissent généralement d'une manière ou d'une autre. Ce genre de traumatisme dû à un fait est bien plus grave et difficile à résorber que le traumatisme de savoir un fait.

Nous sommes en même temps libres de croire ce qui nous arrange ou ce qui nous plaît, à condition de ne pas imposer nos croyances et de ne pas nuire à qui que ce soit. Ignorer, oublier le fait d'avoir été épié est un droit qui nous appartient. Tout comme le fait d'ignorer d'avoir été adopté ou feindre de l'ignorer parce que cela nous arrange aussi.
Il y a aussi les vérités que nous ne connaissons pas. Est-ce que dieu existe par exemple. Le fait de ne pas le savoir fait que chacun a le droit d'avoir sa propre interprétation de la vérité mais chacun doit se rappeler que ce ne sont que des théories et non la stricte vérité et que ce n'est pas parce qu'il y a plusieurs hypothèses, sur l'existence de dieu, qu'il y a plusieurs vérités. Une hypothèse est d'ailleurs par définition une supposition de ce qui pourrait être la vérité. Emettre des hypothèses sur ce qui pourrait être la vérité fait partie de la sagesse, mais dès l'instant où une atteinte à la liberté est commise, il n'y a plus d'égalité et donc plus d'harmonie entre les êtres. C'est pourquoi les croyances religieuses, tant qu'elles n'ont pas été formellement prouvées, ne doivent pas être imposées et ne doivent pas non plus servir de prétextes à nous rejeter les uns les autres.


Celui qui fait preuve de sagesse et cherche le chemin vers la paix et l'harmonie, sait qu'il n'y a qu'une réalité et qu'elle n'est pas négociable. Il faut tenter de s'y rapprocher le plus possible afin de tenir compte de cette unique réalité et la seule vérité pour trouver les véritables réponses qui nous permettront de vivre en harmonie. Pour cela, chaque facteur a son importance et il est important donc d'en identifier un maximum.
Le sage peut comprendre que certains aspects de la réalité puissent faire peur et que les vérités ne sont pas toutes agréables à savoir. Certaines vérités peuvent rester enfouies ou être modifiées si cela nous arrange, car après tout, libre à nous de croire ce qui nous arrange ou ce qui nous plaît, mais dans ces cas là, les visions supposées et surtout faussées de la réalité ne doivent pas non plus être revendiquées afin de ne pas induire la société entière en erreur et ainsi ne pas risquer de nous détourner du chemin de la sagesse et de l'harmonie.

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