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M.7.4 -Les victimes - D'où viennent les traumatismes - Différence entre abus sexuel et agression sexuelle

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Qu'est-ce qu'un abus sexuel? Qu'est-ce qu'une agression sexuelle? Pourquoi est-ce important de distinguer les deux?

I-Qu'est-ce qu'une agression sexuelle?

Une agression sexuelle, que ce soit sur un enfant ou un adulte, est un rapport sexuel obtenu par la force, la contrainte ou la menace.
L'usage de la force peut être la violence physique, donc des coups. Ou cela peut-être l'agresseur qui immobilise sa victime.
Les menaces peuvent être d'employer la force, de faire du mal à un être cher, souvent les parents ou le petit frère ou petite soeur quand la victime est un enfant... D'emmener l'enfant loin de sa famille, en lui disant qu'il ne reverra plus jamais ses parents et sa maison. Si la victime est un enfant particulièrement jeune, l'agresseur peut exploiter sa peur des personnages fantastiques. Tel que "si tu ne le fais pas... si tu parles... Le grand méchant loup ou l'ogre viendra te manger... La sorcière transformera ton chien en rat et tes parents le tueront..."
La contrainte peut-être la coercition, tel que "soit tu couches avec moi, soit en tant que directeur, je te renvoie et je fais en sorte à ce que tu ne retrouves plus jamais du travail... Ou je fais en sorte à ce que tu n'ais jamais ton diplôme..." A différencier des menaces, car les contraintes sont obtenues de manière perverse, mais non violentes. Les menaces précitées consistent à menacer d'employer la force ou d'en venir à la violence. Tandis que la contrainte est plus assimilée à du chantage.

II-Qu'est-ce qu'un abus sexuel?

Les abus sexuels sur enfants quant à eux consistent à tromper un enfant pour en tirer un profit sexuel. Il s'agit de pédosexuels qui cherchent à obtenir des rapports sexuels avec des enfants, de manière douce, sans employer la force, ni les menaces, ni les contraintes. Ils cherchent à obtenir le consentement de l'enfant. Mais pour cela, ils usent d'influences, telles que dire à l'enfant que ça va lui plaire. Que quand on s'aime on s'embrasse comme ceci ou on se touche comme cela. Que cela ferait plaisir au pédosexuel. Que les vrais hommes ou vraies femmes font ceci ou cela... Ce sont des pédosexuels initiateurs qui prétendent initier l'enfant aux plaisirs et pratiques sexuels afin d'en tirer profit eux même.
D'autres abuseurs s'arrangent pour obtenir le consentement de l'enfant, mais ce coup-ci sans préciser à quoi ils consentent. C'est à dire, ils engagent en quelque sorte ou entrainent l'enfant à avoir des rapports sexuels avec eux, sans que l'enfant ne sache réellement ce que c'est, ni en quoi ça consiste, ni le but... Bref sans que l'enfant ne sache réellement ce que sont des rapports sexuels.  

Bien évidemment quand on parle d'abus sexuel, le mot abus ne veut pas dire user en excès comme on abuse du chocolat ou de stéroïdes. Je sais que ça paraît évident pour certains, mais on m'a déjà dit des choses un peu bêtes du style "on abuse du chocolat, pas d'un enfant". Le verbe abuser a bien évidemment plusieurs sens.
-Il y a abuser dans le sens consommer en excès ou utiliser à mauvais escient. Donc comme on peut abuser du chocolat qui veut qu'on en consomme trop ou comme on abuse de son autorité, c'est à dire que l'on s'en sert à mauvais escient.
-Et il y a abuser dans le sens de tromper quelqu'un pour en tirer profit. Comme par exemple un garagiste qui profite de l'inexpérience de son client pour lui faire croire que sa voiture est sur le point de tomber en panne et qu'il faut changer plusieurs pièces en urgence, alors que la voiture est en réalité en parfait état. Le garagiste abuse son client. Il le trompe pour en tirer un profit financier.
Les abus sexuels fonctionnent un peu de la même façon. Les conséquences ne sont pas les mêmes bien sûr. Mais l'abuseur trompe l'enfant de façon à obtenir son consentement afin d'en tirer un profit, non pas un profit financier cette fois, mais un profit sexuel. D'où le terme de "abus sexuel".

Donc cette phrase "on abuse du chocolat, on ne peut pas abuser d'un enfant", est complètement absurde. Cette phrase mélange deux homonymes. C'est comme dire "On ne dit pas aller à la pêche, on dit manger une pêche".


III-Importance de différencier les deux. Les abus sexuels


Le but n'est pas de minimiser!
Certaines personnes confondent abus et agression sexuelle. Certains considèrent que la maltraitance sexuelle sur les enfants est toujours une agression. Contrairement à ce qu'on pourrait croire, le but de différencier les abus sexuels des agressions sexuelles, n'est pas de minimiser les abus sexuels. Mais de faire la distinction entre les différents types de victimes qui puissent exister, afin que chaque cas soit reconnu et pris en charge de la manière la plus adaptée. Car un abus sexuel et une agression sexuelle ne se déroulent dans les mêmes circonstances et n'engendrent généralement pas le même type de traumatisme.

1) La relation sociale entre l' abuseur et la victime

Pour commencer les abus sexuels ne s'obtiennent pas de la même façon que les agressions sexuelles.
Un abus sexuel où le pédosexuel s'arrange pour obtenir le consentement de l'enfant, cela ne peut se faire dans la grande majorité des cas que si le pédosexuel connaît bien l'enfant et a de bons rapports avec lui, notamment des rapports de confiance. Car un enfant n'ira pas consentir à ce genre de pratique si le pédosexuel n'a pas gagné sa confiance, surtout dans le cas des enfants préados ou jeunes ados. La plupart des enfants, âgés de 10ans ou plus, savent déjà ce que sont des rapports sexuels. Donc pour qu'ils en viennent à consentir à en avoir, c'est qu'il y a vraiment un rapport de grande confiance avec le pédosexuel.
La relation sociale entre la victime et le pédosexuel est souvent plus compliquée quand il s'agit d'un abuseur et d'une personne de confiance que quand il s'agit d'un agresseur ou d'un inconnu.
La culpabilité de la victime est souvent accrue dans le cas d'un abus sexuel car la victime a donné son consentement, alors que le pédosexuel ne l'a pas forcé, ni contraint, ni menacé. La victime peut donc en venir à porter toute la responsabilité de l'histoire et considérer que c'était à elle, et elle seule, de dire non. Alors qu'en fait, c'est au plus mature des deux de ne pas influencer son ou sa partenaire moins mature que lui et de respecter son rythme de maturation et de développement affectif et sexuel.
Parfois la victime ne ressent aucune gêne vis à vis de l'abus sexuel. Soit parce qu'elle est assez mature pour y consentir pleinement, soit son sentiment de confusion est occulté par le plaisir sexuel. Dans ce cas le rapport avec le pédosexuel restera amical, mais de façon particulière. La victime ne se montrera pas hostile, ni gêné vis à vis du pédosexuel. Parfois, c'est même du coup la victime qui va courir après l'abuseur, afin notamment de renouveller l'expérience. Mais dans ce cas, le plaisir sexuel peut devenir comme une drogue qui permet à la victime de fuir son mal-être. C'est pour cela que certaines victimes surinvestissent leur sexualité. Et quand le plaisir sexuel n'est plus là, la victime parfois se surprend à réaliser qu'au fond d'elle, elle se sent mal. Ses angoisses et ses doutes (res)surgissent alors. C'est l'un des cas de figure où une victime se rend compte d'être une victime plus tard et se découvre des séquelles parfois longtemps après les abus sexuels.
Les abus sexuels consistent à dans un premier temps à établir de bons rapports avec l'enfant. C'est un processus long ou le pédosexuel se montrera gentil et attentionné envers l'enfant. Certains pensent que c'est juste un rôle qu'il joue afin de mieux amadouer l'enfant. Ce n'est pas forcément vrai, de nombreux pédosexuels actifs sont de bonne foi et ont vraiment de la tendresse et de l'affection pour les enfants. Ils pensent sincèrement que l'initiation sexuelle d'un enfant est bénéfique pour ce dernier. Et effectivement les enfants ont besoin de se découvrir sexuellement, de s'érotiser, d'apprendre à consentir à des rapports de plus en plus érotiques. Le problème vient du fait que de nombreux pédosexuels poussent les enfants à aller bien trop loin et ne respectent pas leurs rythmes. Ce qui entraîne aussi des sentiments ambigus des victimes envers leurs abuseurs. La victime peut en effet avoir de l'affection pour l'abuseur, surtout que certains sont sincères et pensent ne pas faire de mal aux enfants, mais aussi ressentir de l'angoisse en sa présence, parfois de la colère, voire de la haine. Dans les cas où la victime réalise ou considère que le pédosexuel n'a fait que se servir d'elle dans son seul intérêt, la victime peut éprouver un sentiment de trahison envers le pédosexuel.

2) Les conséquences d'un abus sexuel


Les bons rapports que les enfants entretiennent avec leurs abuseurs entraînent donc des sentiments ambigus des victimes envers leurs abuseurs. La victime peut en effet ne plus savoir si le pédosexuel la respecte ou pas. Si il fait semblant de l'aimer ou si il cherche juste à l'exploiter sexuellement. Ce qui peut entrainer un sentiment de confusion chez la victime et ne plus savoir où est la limite de l'acceptable, du respect et de l'amour.
Cela peut aussi entrainer des réactions innappropriées vis à vis de son entourage. Par exemple, une victime abusée durant son enfance peut se sentir menacée par un gentleman qui lui propose d'aller boire un verre et peut donc réagir avec dédain ou mépris, voire avec violence. Elle peut penser que ce dernier se montre gentil avec elle dans le but de l'exploiter, comme l'a fait l'abuseur durant son enfance.
Le problème est que ce n'est pas parce que les enfants savent déjà en quoi consistent certaines pratiques sexuelles, qu'ils sont prêts à en avoir, même si ils peuvent en ressentir du plaisir. Souvent le plaisir est mécanique, c'est à dire, comme il s'agit de rapports physiques ou érotiques sur des zones érogènes, l'enfant malgré son manque d'expérience a des chances d'en ressentir du plaisir. Mais un plaisir qui a des chances d'être accompagné d'un sentiment de malaise, dû au fait que l'enfant a besoin de temps pour se découvrir sexuellement, s'érotiser, apprendre à consentir à des expériences et des rapports de plus en plus érotiques. Donc même si ils acceptent par confiance d'avoir des rapports sexuels et même si ils en ressentent du plaisir, cela ne veut pas dire qu'il n'y aura pas de mauvaises conséquences.
Un rapport pédosexuel non violent, mais non conforme au niveau de maturité de l'enfant risque de perturber son rythme de développement sexuel et affectif.
Chaque être humain possède ce qu'on appelle un "moi" qui représente la connaissance de soi même, de ce que l'on veut, ce que l'on cherche, ce dont on a besoin, ce qu'on ressent etc... Plus un enfant grandit et se découvre affectivement, sentimentalement, émotionnellement et sexuellement, plus il apprend à se connaître et solidifie son "moi". C'est en partie pour cela que plus un enfant est jeune, plus il pleure facilement, car il gère encore mal ses émotions et possède un "moi" fragile. Mais un rapport sexuel trop précoce, même non violent, peut fragiliser le moi de l'enfant et l'empêcher de se découvrir harmonieusement. Ce qui risque d'entraîner une instabilité émotionnelle et sexuelle ainsi qu'une désorientation car l'enfant risque aussi de ne plus savoir quels sont ses besoins sexuels, affectifs et sentimentaux.
Contrairement à un agresseur sexuel, de nombreux abuseurs sexuels considèrent ne pas faire de mal aux enfants et paraissent respectueux dans leurs façons de faire. Ce qui ne fait qu'accroitre le sentiment de confusion de la victime dans les cas où elle est exposée à des pratiques sexuelles qui ne respectent pas son rythme de maturation sexuelle. Ce sentiment de confusion accroît les chances de la victime de banaliser les abus sexuels. Parfois donc aussi à force de les banaliser, elle peut aussi les normaliser et enfin dans certains cas plus extrêmes, à force de les normaliser, la victime peut aller jusqu'à les reproduire.

IV-Importance de différencier les deux. Les agressions sexuelles

1) La relation sociale entre l'agresseur et la victime

Dans le cas d'une agression sexuelle, il y a violence morale et/ou physique, donc la victime arrive à distinguer le bien du mal et ne culpabilisera pas du fait d'avoir dit oui à son agresseur ou de s'être laissée faire, car elle n'a en réalité pas eu le choix. Elle peut culpabiliser en revanche d'avoir été crédule face à son agresseur et ses menaces quand ce sont des menaces du style "l'ogre viendra te manger si tu parles". Elle peut culpabiliser aussi de n'avoir pas parlé et éventuellement du fait que du coup, son agresseur a fait d'autres victimes. Mais dans la plupart des cas, les victimes d'agressions sexuelles seront reconnaître au moins une part de responsabilité de leurs agresseurs, contrairement aux victimes d'abuseurs qui parfois se considèrent comme étant les seules responsables.
La relation sociale devient compliquée aussi quand l'agresseur est un proche de la victime et que cette dernière est contrainte de le revoir régulièrement, et encore plus quand c'est un membre de sa famille avec lequel elle vit. Si c'est un parent, la relation peut prendre différentes tournures.
-La victime hait son agresseur et n'a pas ou plus aucune affection pour lui, même si c'est son père ou sa mère.
-Elle  hait son agresseur pour le mal qu'il lui fait, mais l'aime aussi en même temps. Ses sentiments sont ambigus. Il peut s'agir d'un parent dans le comportement aussi est ambigu. Un comportement qui oscille entre les moments où le parent est capable de tendresse et les moments où il se montre violent, pervers et méchant. C'est le cas de certains parents alcooliques, entre autres.
-Ou elle aime son agresseur et normalise les agressions sexuelles qu'elle subit régulièrement. La victime peut aimer son parent violent, car elle n'a personne d'autre à aimer que lui et qu'elle n'a aucune autre référence en matière de relation supposée constituée d'amour et ne sait pas vraiment ce qu'est une relation respectueuse, car elle ne connaît que la relation dominant(e)/dominé(e).

Si l'agresseur est un inconnu, cela sera différent, car la victime aura eu d'autres points de comparaison et saura faire la différence entre un rapport irrespectueux de dominant(e)/dominé(e) et une relation saine, d'amour et de respect mutuel.

2) Conséquences d'une agression sexuelle

Les conséquences d'une agression sexuelle de la part d'un inconnu seront donc différents. L'agression sexuelle a peu de chances de se reproduire, mais la victime sera doublement traumatisée. D'une part, d'avoir été exposé à des pratiques sexuelles non conformes à son niveau de maturité, mais aussi d'avoir été violentée, menacée et d'avoir souffert physiquement durant l'agression. En un sens, le traumatisme sera plus sévère après une agression sexuelle qu'un abus. Mais la victime sera généralement moins confuse vis à vis de ce qui est bien ou mal et aura très peu de chances de normaliser la maltraitance sexuelle et encore moins de la reproduire, sauf si la violence et les agressions sexuelles sont régulières et répétées et s'étalent sur une longue période. Contrairement aux abus sexuels, où le rapport apparaît fréquemment comme étant respectueux, puisque l'abuseur n'aura rien fait sans le consentement de l'enfant.

Donc la victime d'une agression sexuelle peut d'une part avoir des séquelles similaires aux victimes d'abus sexuels en raison du fait d'avoir été exposée à une sexualité non conforme à son niveau. Cela peut donc la rendre confuse vis à vis des rapports sexuels. Tout comme les victimes d'abus sexuels, la victime d'agression sexuelle n'aura pas pu se développer sexuellement et affectivement à son rythme. Cet évènement traumatisant va provoquer chez elle donc une absence de connaissance d'elle même, une instabilité émotionnelle et sexuelle. Mais contrairement à la victime d'abus sexuel qui ressentira plutôt de l'ambiguité vis à vis de la sexualité, c'est à dire qui oscillera entre angoisse et confusion d'une part et plaisir et affection pour l'abuseur de l'autre part. La victime d'agression ressentira plutôt la peur du rapport sexuel, voire du dégoût et aussi fréquemment de la peur et du mépris pour l'agresseur, car non seulement elle n'aura pas pu découvrir la sexualité à son rythme et dans le respect, mais elle risque en plus de voir ressurgir son expérience traumatisante en étant à nouveau exposée à des rapports sexuels, même si ils sont respectueux. Elle risque de se rappeler les menaces, la violence et la douleur et donc d'être réfractères aux pratiques sexuelles.
Comme expliqué deux paragraphes au dessus, une victime d'agression sexuelle est souvent doublement traumatisée. Non seulement par le rapport sexuel non conforme à son niveau de maturité, mais en plus par l'agression, donc les menaces, les coups et la douleur.
Une victime d'agression sexuelle aura donc plus tendance à avoir peur des inconnus et aura plus tendance à se sentir menacée, en partant du principe que si elle a été agressée une fois, cela peut se reproduire. Tandis que les abus sexuels ne se font généralement pas subitement. C'est un processus long qui consiste dans un premier temps à gagner la confiance de l'enfant. Tandis qu'une agression sexuelle est un acte soudain, innattendue, avec effet de surprise. Cela est d'autant plus effrayant pour la victime qui se dit que cela peut se reproduire n'importe quand, n'importe où et que l'agresseur peut être n'importe qui. Contrairement à un abuseur qui met en place une stratégie et qui est souvent un proche de la victime.
Une victime d'agression peut donc être du genre à avoir peur de sortir, avoir peur des inconnus et peur d'être seule.
Si l'agresseur est un proche, ou même un membre de la famille, la victime peut, tout comme une victime d'abus sexuel, ressentir un sentiment de trahison envers son agresseur, surtout si celui-ci s'est montré gentil au début avec l'enfant et avec le reste de la famille. Le choc n'en sera que plus brutal lorsque la victime découvre la face cachée, méchante et perverse du pédosexuel, qui est tout le contraire de ce qu'il montre au quotidien. Le sentiment de trahison sera donc d'autant plus fort pour la victime d'agression, car l'agresseur se sera, non seulement montré hypocrite, mais aussi profondément irrespectueux pour sa victime en usant de violence, menaces, contraintes etc...
L'aversion de la victime a des chances d'être bien plus forte  envers un agresseur qu'envers un abuseur, car le manque de respect envers la victime est beaucoup plus fort, plus marquant et plus évident dans le cas d'une agression sexuelle que lors d'un abus.

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