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21-"Je connais bien ce genre d'individu, donc je sais..."

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"Je connais bien les hommes violents, je sais qu'ils ne changent jamais..."
Les victimes de violence, d'abus sexuels ou autres, ont souvent tendance à affirmer ce genre de choses avec des phrases de ce style, "je connais ce genre d'individus, donc je sais..."

Ce genre de raisonnement peut se comprendre, surtout de la part d'une personne traumatisée qui a des difficultés à faire la part de certaines choses. Mais si je vous dis "j'ai eu un cancer, donc je sais ce que les patients ressentent". Est-ce bien vrai? Ou encore, "je sais qu'on ne guérit pas d'un cancer, car moi mon père en est mort...". Donc tous les cancéreux sont condamnés car j'en ai connu un qui en est mort? Non. Chaque cancer est différent, certains sont fatals car inopérables, trop avancés, trop agressifs... Tandis que d'autres sont plus faciles à localiser, ont des cellules saines plus différenciées des cellules cancéreuses, etc... Cela dépend d'un grand nombre de facteurs, la taille de tumeur (éventuelle), sa localisation, son stade de développement, son agressivité, etc... Et cela dépend aussi de la santé du patient. Certains supporteront mieux la chimio-thérapie, ou l'ablation de la tumeur, tandis que d'autres plus fragiles peuvent ne pas survivre à l'opération.
Il en est de même pour le ressenti des patients. Ce n'est pas parce qu'on a soi-même eu un cancer que l'on sait ce que ressent un autre cancéreux. Cela dépend de tas de choses. Une patiente âgée en fin de vie a peu de chances de ressentir la même chose qu'une jeune cancéreuse qui a encore toute la vie devant elle par exemple.

Un autre exemple, "j'ai été victime d'abus sexuel, je sais donc qu'on ne s'en remet jamais, car moi je ne m'en suis jamais remis". Pourtant de nombreuses victimes d'abus sexuels ont su surmonter leurs traumatismes et être heureuses. Sous prétextes qu'une victime n'arrive pas à se remettre de son traumatisme, toutes les victimes devraient l'écouter et se dire qu'elles sont détruites à jamais? Heureusement ce n'est pas le cas. Mais plus une victime s'enferme dans son statut de victime plus elle va avoir du mal à en sortir. Certaines thérapies consistent d'ailleurs à faire passer les victimes par un stade de victime où elles se reconnaissent en tant que telle. Mais la suite de ce genre de thérapie consiste surtout à sortir de ce statut de victime et non d'y rester enfermer et se lamenter sur son sort toute sa vie en partant du principe que l'on va souffrir à jamais. Ce genre de discour fataliste a plus pour effet de décourager les victimes qu'autre chose, ce qui est dommage.
Quoi qu'il en soit, une victime de maltraîtance ne peut pas parler au nom de toutes les victimes de la terre en prétendant savoir ce qu'elles ressentent toutes. Chaque victime d'abus sexuels a été abusé à un moment particulier, d'une façon particulière, durant une certaine période, par certains individus, dans des circonstances qui peuvent différées d'une victime à l'autre. Tout cela fait que les victimes auront leurs propres points de vue sur leurs abus qui auront des conséquences diverses et variées sur eux.

Une victime d'abus sexuel ne peut donc pas se permettre de parler à la place d'une autre victime en prétendant savoir ce qu'elle ressent. Elle ne le sait pas, en tous cas pas avant de l'avoir écouté. Donc elle ne peut pas affirmer avec certitude qu'une victime va forcément souffrir toute sa vie et ne jamais se remettre de son traumatisme, sous prétexte que c'est l'impression qu'elle a en ce qui concerne son cas personnel à elle.
Même si cela peut se comprendre. En effet les victimes ont besoin d'attirer l'attention sur elles, que l'on reconnaisse qu'elles sont des victimes. Elles ont besoin que l'on reconnaisse leurs souffrances. Le problème c'est que certaines victimes confondent "de nombreuses victimes se remettent bien de leurs traumatismes" avec "de nombreuses victimes n'ont jamais été traumatisées".  

Les victimes ont aussi besoin de se préserver d'un danger et cette façon de généraliser, en disant que chaque victime souffre à vie ou que les individus violents ne changent jamais, leur permet d'éviter ce qui apparaît comme étant dangereux pour elles. Comme un enfant traumatisé après une mauvaise chute en vélo et qui ne veut plus remonter en selle, car il y voit un danger. Il en va de même pour les victimes d'individus violents à cause de l'alcool par exemple. Elles n' y voient qu'un danger, tout comme l'enfant traumatisé par sa chute en vélo, il assimile le vélo à un danger et il a le réflexe défensif d'éviter le danger en ne remontant plus sur un vélo.

Maintenant on entend aussi souvent des victimes de maltraîtance dire "je connais bien les hommes violents, je sais qu'ils ne changent pas". J'ai vu des victimes qui tenaient ce discour là. Mais une femme victime de violence conjugale de la part d'un individu violent qui n'a pas eu de regrets et qui a trouvé ça normal et qui a continuer encore et encore... Connaît-elle vraiment les hommes violents? Elle a connu un homme violent qui effectivement n'a pas changé. Cela lui permet-elle d'assurer qu'aucun homme violent ne changent? Cette victime aussi a confondu "je connais les hommes violents, ils ne changent pas", avec "je connais cet homme violent, il n'a pas changé". La nuance a son importance. Un seul homme violent n'est pas tous les hommes violents de la terre. Tout comme l'enfant traumatisé par la chute de son vélo, ce genre victime développe le réflexe défensif de fuir ce qui paraît dangereux. Si elle a, de son point de vue, fait l'erreur de redonner une chance à un homme violent qui a continué à être violent, cela va forcément augmenter sa vigilance et la pousser à fuir tout ce qui pourrait lui conduire à revivre l'expérience traumatisante.
C'est aussi comme un individu qui a été agressé par des loubards dans un supermarché, peut avoir des difficultés à remettre les pieds dans ce même supermarché, car il fera le lien entre les loubards violents qui s'y trouvaient et le supermarché. Donc il va développer la logique suivante, supermarché = Loubards violents, Loubards violents = Danger, donc supermarché = Danger.

Mais ce système de défense et de méfiance, parfois apparentée à de l'hypervigilance est parfois considéré comme un comportement dysfonctionnel, car cela pousse la victime à généraliser, à tout ramener à elle, à perdre toute objectivité et parfois à réagir de manière disproportionnée. Une femme victime d'un mari alcoolique peut réagir de manière méprisante voire violente vis à vis d'un homme qui boit occasionnellement de la bière par exemple, car elle peut faire l'amalgame entre individu qui boit de l'alcool qui est forcément un individu méprisable, violent et dangereux. Encore une fois, il s'agit d'un réflexe défensif. Une réaction qui a pour but d'amener la victime à éviter un danger qu'elle a connu.

Mais si certains hommes violents effectivement ne changent pas, beaucoup ne veulent pas ou ne se donnent pas les moyens de changer, d'autres en sont capables et arrivent à changer. Les individus drogués et alcooliques par exemple peuvent changer une fois sevrés de l'alcool ou la drogue. D'autres qui ont appris à réagir violemment, eux aussi par réflexe défensif, car ils sont eux-mêmes victimes de violences conjugales, familiales voire sexuelles, peuvent aussi changer si on modifie leur conditionnement et qu'on les aide à remplacer leurs réactions défensives disproportionnées et inadaptées par des réactions plus adaptées.

Pour cette raison, le sage sur le chemin de l'harmonie, n'ira jamais prétexter les comportements mauvais d'un individu unique pour accuser un autre individu de faire la même chose.
Si on suivait ce genre de logique, ce que font malheureusement de nombreux individus qui se sont détournés du chemin de la sagesse et de l'harmonie, on peut aussi dire :
-Les musulmans sont tous des voleurs et des terroristes (à cause des attentats menés par les terroristes islamiques).
-Les prêtres catholiques sont tous des abuseurs d'enfants (en raison des affaires d'abus sexuels dans les églises).
-Les homosexuels sont tous des détraqués sexuels (en raison de quelques individus prétendus homosexuels qui ont abusé des enfants)
-On peut même aller encore plus loin en disant que les femmes ne sont toutes intéressées que par l'argent des hommes. Ou encore que les hommes sont tous machos  et se prétendent supérieurs aux femmes. Et il y a des individus qui raisonnent ainsi. Parfois ceux et celles qui en viennent à des façons de penser aussi extrêmes, sont des individus qui ont beaucoup souffert et ont été trop déçus dans leurs relations amoureuses. Encore une fois, ils adoptent ce type de raisonnement afin de se préserver et de ne plus prendre le risque d'une nouvelle déception qui les fera souffrir d'avantage.
-On pourrait même aller encore plus loin en allant dire que les victimes d'abus sexuels deviennent tous des abuseurs d'enfants à leurs tours. Même si certains experts nient cela car cela fait peur et surtout parce que cela provoque l'indignation. Pourtant comme expliqué plus haut, un individu qui grandit dans une ambiance violente peut s'adapter en développant des réflexes défensifs le poussant à devenir violent à son tour.  

Est-ce la solution de coller des étiquettes sur chaque individus? Du style,"c'est un prêtre catholique, donc c'est forcément un abuseur d'enfants". Ou encore, "c'est un homme qui a été violent, donc il va forcément recommencer". Cette façon de faire va plus les inciter justement à récidiver et à continuer et surtout à ne pas faire d'efforts. Pourquoi feraient-ils des efforts, puisque quoi qu'ils fassent, ils seront traîtés de la même mauvaise façon et continueront à être jugés par rapport aux mauvaises choses qu'ils auront faites tandis que les bonnes choses ainsi que leurs efforts pour revenir dans le chemin de la sagesse et de l'harmonie seront de toutes façons ignorés de tous.

Celui qui cherche le chemin de la sagesse et de la vie en harmonie pour tous comprend pourquoi certaines victimes n'arrivent pas à prendre le recul nécessaire pour comprendre que chaque individu rappelant leurs bourreaux ou étant liés de près ou de loin à leurs évènements traumatisants,  est différent et qu'elles ont besoin de se sentir en sécurité en se rappelant que les individus analogues à leurs bourreaux sont un danger et pour mieux se convaincre, elles ont besoin de convaincre les autres. Mais la sagesse de celui qui cherche le chemin de l'harmonie l'aidera aussi à faire la différence entre compréhension et acceptation. Le sage comprend et sait se montrer indulgent vis à vis de ce genre de réactions mais n'accepte pas pour autant qu'un noir qui n'a rien fait de mal soit traîté comme un criminel sous prétexte qu'une victime de noirs violents a un besoin pathologique d'assimiler chaque noir qu'elle voit à ses bourreaux. Il sait que chacun peut se mettre sur le chemin de la sagesse et de l'harmonie, il accepte de donner sa chance à chacun de trouver ou retrouver le bon chemin et ne rejète pas d'amblée ceux qui y ont déviés, surtout quand ils semblent faire des efforts pour trouver ou retrouver la sagesse qui les permettra de revenir sur le droit chemin. Le sage y voit même un espoir et un bon exemple pour chacun et sait que c'est en encourageant ceux qui font l'effort de revenir sur le chemin de l'harmonie, qu'il incitera d'autres à faire de même, qui eux même inciteront encore d'autres à faire des efforts et ainsi de suite.
Un sage n'accepte jamais un comportement qui a pour effet de dévier du chemin de la sagesse et de l'harmonie. Il sait se montrer indulgent et compréhensif envers ceux qui souffrent, mais il ne légitime pas pour autant que ces derniers fassent souffrir les autres. Il réfute donc tous discours consistant à dire que parce que les individus qui possèdent une particularité sont forcément identiques à un autre individu uniquement parce qu'il a la même particularité. Le sage sait et ne cesse de rappeler que chez l'être humain, rien n'est absolu et qu'il n'y a pas de mal parfait, pas plus qu'il n'y a de bonté parfaite et que chacun est différent. Un homme différent des autres, c'est un pléonasme.

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