ADEP

ADEP veut dire Association pour Débats et Etudes sur la Pédophilie. Il s'agit donc d'un lieu pour débattre et étudier la pédophilie et surtout les pédophiles. FORUM INTERDIT AU MOINS DE 16ANS


Vous n'êtes pas connecté. Connectez-vous ou enregistrez-vous

17-Faire des enfants, oui mais...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas  Message [Page 1 sur 1]

1 17-Faire des enfants, oui mais... le Jeu 23 Juil - 13:21

Lorsque je parle du droit des homosexuels de fonder une famille homoparentale, les opposants me répondent souvent soit :
1-"les homosexuels sont égoïstes de vouloir des enfants en leur privant d'un père ou d'une mère..."
Ou alors
2-"Les enfants ne veulent pas des homosexuels comme parents"
Ou encore
3-"Y'a déjà tellement de problèmes dans les familles, tels que les divorces, les parents envoyés à l'étranger, etc... que ce n'est pas la peine d'en rajouter en imposant des parents homosexuels"

Alors en réponse à la 1, je répondrais déjà que toutes les familles qu'elles soient homosexuels, pauvres, divorcés, recomposées, catholiques, nombreuses etc... se doivent d'avoir un parent ou des parents qui ont ou qui font des enfants parce qu'ils le veulent.
Et si on suit cette logique, "les homosexuels sont des égoïstes à vouloir des enfants", alors on peut considérer que tous les parents sont des égoïstes car ils font des enfants pour eux, avant tout et parce qu'ils souhaitent avoir des enfants.

A part quelques familles, malheureusement encore nombreuses où ils font des enfants sous la contrainte. Du style, "dieu dit qu'il faut faire des enfants" ou encore qui font des enfants pour faire plaisir à leurs parents qui veulent être grands parents, d'autres font des enfants pour toucher les allocations, d'autres encore font des enfants alors qu'un seul des deux conjoints en veut et encore d'autres parents font des enfants parce que la femme est tombée enceinte accidentellement et qu'ils partent du principe que l'avortement est interdit car considéré comme un meurtre et que c'est une honte d'abandonner son enfant qui se doit de grandir avec ses parents biologiques.
Mais ces gens là ne sont-ils pas encore plus égoïstes de faire des enfants sans en vouloir et à imposer à leurs enfants une famille qui ne prendra pas plaisir à s'occuper d'eux? Les enfants nés dans ces conditions, ont des chances d'être négligés, de se sentir rejetés, de sombrer dans la tristesse, la violence, voire la délinquance (notamment pour se faire remarquer).
Le sage sait qu'un enfant voulu et qui sent que l'on voulait de lui, sera davantage épanoui, même plus dans une famille homoparentale que dans une famille hétéroparentale avec des parents peu enthousiastes et malheureux avec lui.

Pour qu'une relation fonctionne, quelqu'elle soit, il faut que les deux parties y trouvent leurs comptes. Si dans une relation d'amitié, l'un passe son temps à rendre service à l'autre tandis que l'autre ne lui apporte rien en retour, la relation finira par cesser, car elle ne sera pas harmonieuse. Sauf à la rigueur si celui qui rend service prend plaisir à le faire et se sent valorisé en le faisant. Là les deux tireront quelque chose de cette relation, l'un qui aura un ami qui l'aide, l'autre qui a besoin de se sentir utile satisfera ce besoin en aidant l'autre, même si celui qui demande sans cesse des services abusent certainement de la serviabilité de son ami. C'est pareil pour les rapports amoureux aussi. Si dans un couple, la femme est heureuse car on fait tout ce qu'elle veut, mais pas l'homme car ils ne font rien de ce que lui aimerait, l'homme va être malheureux et ne pourra pas le cacher bien longtemps et forcément, le couple ne va pas tenir, car il ne sera pas harmonieux non plus. Il en va de même pour la relation entre un parent et son enfant. Le parent doit tirer quelque chose de cette relation parent/enfant, tel que satisfaire un besoin affectif, un besoin éducatif et son instinct parental. Ceux qui n'ont pas l'instinct parental ne devraient pas faire d'enfants.
L'instinct parental, c'est le désir de faire des enfants, de s'occuper et protéger des enfants, de transmettre des choses aux enfants, d'épanouir des enfants qui sont les nôtres, que l'on considère comme étant les nôtres ou que l'on voit comme étant potentiellement les nôtres.
Les parents qui n'ont pas l'instinct parental d'ailleurs parfois, abandonnent leurs enfants à la naissance. Cela paraît lâche, mais il vaut mieux un père qui s'enfuit dès le début, qu'un père qui reste auprès de son enfant sur la contrainte alors qu'il en veut pas de l'enfant et qu'il risque de mal s'en occuper et cela aura des conséquences à long terme sur l'enfant, alors que le père qui s'enfuit tout de suite à la naissance laisse libre la mère de refaire sa vie et de trouver un homme qui sera plus apte et plus volontaire à s'occuper de l'enfant.

Et les individus, les femmes notamment, qui adorent les enfants et qui du coup en font plein. Ne sont-ils pas égoïstes? Souvent d'ailleurs ces parents se targuent de traîter les gens qui ne font pas d'enfants d'égoïstes, mais eux pensent ils aux conséquences d'avoir beaucoup d'enfants? Ils devront partager leurs chambres car si ils ont genre cinq enfants, on se doute qu'ils n'ont pas une maison à six chambres, une pour chacun des cinq enfants plus une sixième pour les parents. Les enfants auront beaucoup moins d'attention, car les parents ne pourront pas leur consacrer beaucoup de temps à chacun, certains risquent de se sentir négligés. Les grands frères ou grandes soeurs risquent de jouer des rôles de parents de substitutions. Car il y a des chances que n'ayant pas le temps de s'occuper de toutes la fratries, les parents délégueront cette responsabilité aux ainés de la fratrie qui n'aura pas forcément le temps, ni l'envie de jouer au parent avec ses petit frères ou petites soeurs et ils n'ont d'ailleurs pas à le faire, déjà parce qu'ils n'ont pas forcément la responsabilité nécessaire pour le faire et parce qu'ils n'ont pas à jouer le rôle d'un adulte. Et le fait d'avoir beaucoup d'enfants entrainent aussi une augmentation des problèmes de logements et de chômages et de pollution, est-ce qu'ils y pensent? On va y revenir. Mais souvent non, ils se disent, j'aime les enfants donc j'en fais... Mais n'est-ce pas égoiste ça aussi de faire des enfants par grand amour envers les enfants mais sans penser aux conséquences et parfois même de ne pas en assumer les conséquences?

Personnellement, j'ai plus de respect pour quelqu'un qui admet qu'il n'est pas fait pour avoir des enfants et de s'en occuper que quelqu'un qui fait des enfants sans en assumer les conséquences et ça ne veut pas dire que celui qui ne fait pas d'enfants ne les aime pas. Regardez Dorothée, elle a bien dit qu'elle n'a jamais eu d'enfants, car sa carrière prenait trop de place dans sa vie, elle a choisi sa carrière plutôt que d'avoir des enfants. C'est un choix qui se respecte. Beaucoup trouvent ça lâche, mais non ça ne fait pas d'elle une lâche, au contraire, elle a su reconnaître qu'elle ne pourrait pas se consacrer à sa carrière et à son enfant en même temps, elle a donc préféré ne pas en faire et sacrifier son envie d'être mère. Ce qui est courageux. Combien de parents essayent de jongler entre les deux, entre leurs carrières et leurs familles et n'y arrivent pas et du coup délaissent parfois leurs enfants et relayent leurs éducations à des gouvernantes. Et puis Dorothée, elle a contribué au bonheur de toute une génération d'enfants, elle a donc été utile et a fortement contribué à la société et consacré une partie de sa vie à des enfants, mais d'une autre manière qu'en devenant une mère.

Je vois des adolescents des fois qui disent "crois moi, tu ne rates rien à ne pas avoir de petit frère, à part des heures de babysitting où tu ne peux rien faire, où tu ne peux pas sortir et où ton petit frère te saoule...". Il y en a donc qui ne veulent pas de petit frère ou petite soeur et on ne leur laisse pas le choix. Les guides de pédopsychologie disent d'ailleurs que lorsque la mère attend un nouvel enfant, de ne pas présenter la chose aux premiers enfants comme si ils avaient le choix. Par exemple en lui disant "tu n'as pas envie d'avoir un frère ou une soeur". Là on parle à l'enfant comme si on lui demandait si il voulait du jambon pour le dîner. Proposition qu'il peut décliner si il ne veut pas de jambon. Mais quand la mère est déjà enceinte, l'enfant n'a pas le choix que ce soit dans une famille homosexuelle ou hétérosexuelle, l'enfant on lui demande généralement pas son avis et on n'en tient souvent pas compte.

Par rapport à la réponse numéro 2. "Les enfants ne veulent pas des homosexuels comme parents". Les enfants et les gens en générale n'imaginent généralement pas vivre sous des conditions différentes dans lesquelles on les a habitués. Posez la question "auriez vous voulu vivre dans une famille différente, aux conditions plus difficiles", souvent la réponse est non. Mais ce n'est pas parce qu'un enfant vit dans des conditions différentes et plus difficiles qu'il en sera malheureux pour autant. Car la composition, la situation, les revenus, l'appartenance religieuse ou sociale de la famille peuvent être des difficultés mais peuvent être compensées et ces compensations, on ne les voit pas à premières vues quand on voit une famille.

J'ai vu des familles religieuses avec de nombreux enfants être particulièrement heureux et épanoui. Pourquoi, parce que les membres partageaient beaucoup de choses entre eux, et passaient beaucoup de temps ensembles. Ils étaient éduqués dans le respect, la joie de vivre, la serviabilité, la gentillesse, l'amour entre les membres etc... Tout ça basé d'ailleurs sur un fond religieux sur lequel ils se rapportaient sans vraiment chercher à s'imposer des croyances mais en vivant avec des croyances qui leur plaisaient et les rendaient heureux. Comme la croyance que dieu les aime et veille sur eux, que dieu aimerait qu'ils s'entre-aident... et non des croyances qui les obligeraient à faire des choses qu'ils n'ont pas du tout envie de faire, comme ne rien manger pendant le ramadan, ou aller assister à des messes et des sermonts auxquels ils ne croient pas voir ne comprennent même pas. Mais ça, on ne s'en rend compte que quand regarde plus loin que la composition de la famille et son appartenance religieuse, etc... En effet, à première vue, on pourrait mal juger cette famille, car c'est vrai que l'appartenance religieuse peut contraindre à des traditions qui nous compliquent la vie, comme expliqué plus haut. Et c'est vrai aussi que les grandes fratrie sont souvent bien plus difficiles à gérer et que le risque que l'intégration des membres soit compromis augmente. Mais la famille à grande fratrie précitée a su, elle, tirer profit de cette grande fratrie et la gérer, grâce à des activités, des partages et une éducation basée sur l'entre-aide et l'amour. Mais ce ne sont pas tous les parents qui en sont capables et surtout qui y mettent du leur pour que ça se passe aussi bien.

Mais pour revenir à la remarque homophobe, "les enfants ne veulent pas de parents homosexuels". Admettons, mais est-ce qu'on leur pose des questions aux enfants, comme :
"Auriez vous voulu naitre et vivre avec des juifs, avec des pauvres, avec une famille recomposées et plusieurs faux frères et fausses soeurs, partager votre chambre, devoir changer d'école, vivre avec des parents séparés..."
Demande-t-on à un enfant quand il vient au monde, "veux-tu venir au monde dans une famille recomposée, musulmane, homoparentale, avec déjà 3 enfants?"
Leur demande-t-on leur avis? Les parents eux-mêmes se posent-ils la question de savoir si c'est raisonnable de faire un enfant dans telle ou telle condition? Beaucoup ne le font pas. N'est-ce pas égoiste de leurs parts? Pourtant on leur dit rien.
Et les enfants qui voient d'autres familles qui ont une plus grande maison, qui ont plus d'enfants, qui ont plus de jouets. Est-ce qu'on donne aux enfants ce qu'ils réclament? Non.

Par exemple un enfant, le petit Christophe, qui va jouer chez son copain, Nathan à des jeux vidéos, il réclame alors "papa, maman, pourquoi nous on n'a pas de jeux vidéos à la maison", les parents en question préfèrent éduquer leurs enfants sans jeux vidéos. Pourquoi personne ne crie au scandale? Combien parmi vous qui jouez beaucoup aux jeux vidéos n'auraient pas aimé avoir des parents qui bannissent les jeux vidéos de leurs maisons?
Ou alors, "mon copain, lui, il est fils unique, pourquoi moi je dois supporter ma petite soeur qui pleurniche tout le temps et mon grand frère qui me donne des ordres?"
Ou encore, "nous, on vit dans un appartement, on n'a pas de jardin, c'est pas juste, mon copain lui, il a un grand jardin, on peut y faire de la balançoire, jouer au foot, faire du trampoline".
Ou encore, "moi, mon copain le dimanche matin, il peut dormir jusqu'à 11h, pourquoi nous on doit se lever à 8h pour aller à l'église".
Ou encore, "moi, mon copain, ses parents sont toujours ensembles, pourquoi les miens ont divorcés".
Et maintenant, "mon copain, il a un papa et une maman, pourquoi moi j'ai pas de maman, pourquoi j'ai deux papas".
C'est bizarre, seule la dernière phrase provoque scandale et dégoût chez les gens qui vont se permettre de s'immiscer dans la vie privée des parents de l'enfants, tout le reste paraît normal.
Pourtant, en quoi la dernière est-elle à ce point plus scandaleuse que les autres? L'homoparentalité peut parfois être difficile pour un enfant, c'est vrai mais les divorces aussi, la religion aussi, la taille du logement aussi, le nombre d'enfants dans la fratrie aussi, le peu de moyen matériel aussi. Pourtant hors mis l'homoparentalité, aucun ne semble causer problèmes et aucun surtout ne provoque l'indignation, l'incompréhension voire la répulsion.
Serait-ce parce que l'homoparentalité est encore considérée comme anormale, comme le divorce à une époque? Serait-ce parce que certaines personnes savent que tous les problèmes précités peuvent affecter l'enfant, mais préfèrent l'ignorer et détourner l'attention des gens sur les problèmes de l'homoparentalité pour qu'on ferme les yeux sur les autres problèmes? Serait-ce parce que les gens cherchent à imposer une norme familiale traditionnelle, composée comme ils l'entendent? Nous avons vu dans un précédent chapitre sur la normalisation que celui qui fait preuve de sagesse sait que ce n'est pas à lui décider de ce qui est normal ou pas.

D'ailleurs l'absence d'une mère ou d'un père peut se compenser par les grands parents et cela n'arrive pas que dans les familles homoparentales. Cela arrive aussi dans les familles monoparentale quand la mère est veuve. D'ailleurs pourquoi ne leur dit-on pas aux parents solos, "qu'est-ce que vous attendez pour vous retrouver un mari ou une femme. Pensez que votre enfant en a besoin, alors soyez pas égoïste!" C'est drôle, mais là pareil, personne ne dit rien. Ce qui est normal, une mère ne doit pas refaire sa vie si elle n'est pas prête et si elle n'a pas trouvé la bonne personne qui lui convienne. Il arrive aussi que les grands parents prennent le relais et jouent les rôles de pères ou de mères quand l'un des parents est trop occupé par son travail, quand il est médecin sans frontière et donc souvent en voyage, quand il est militaire et envoyé à l'étranger, etc...
Si on demandait aux enfants, qu'est-ce que tu voudrais comme parents, beaucoup répondraient qu'ils auraient aimé que ses parents soient toujours ensembles dans le cas de parents séparés. Beaucoup diraient qu'ils auraient aimés que leurs parents soient plus riches.
Beaucoup diraient qu'ils auraient préféré ne plus avoir de frères et soeurs (dans le cas de conflits dans les fratries, ce qui est fréquent)...
Exauce-t-on leurs voeux? Non. Alors pourquoi devrait-on absolument exclure les parents homosexuels?

Maintenant par rapport à la réponse 3.
Comme quoi, il y a déjà tellement de problèmes dans les familles, les divorces, les fratries nombreuses, les parents absents, surchargés de travail, la pauvreté, etc... alors pourquoi en rajouter avec en plus l'homoparentalité? Le sage répondrait plutôt, pourquoi les familles homoparentales devraient payer pour l'irresponsabilité des familles dont les parents sont négligents, absents, pauvres et faisant trop d'enfants?
Oui, c'est vrai que l'homoparentalité peut être une difficulté pour l'enfant qui risque de manquer de repère masculin ou féminin, mais on répète que cela peut se compenser par l'intermédiaire d'un grand parent, d'une tante, d'un oncle etc... Mais si deux homosexuels qui veulent fonder une famille, sont raisonnables, à ne pas faire trop d'enfants afin de ne pas être débordés financièrement et vis à vis des besoins affectifs et d'attention de leurs enfants, si ils se montrent présents, aimants et attentionnés vis à vis de leurs enfants, pourquoi devrait on leur interdire d'en avoir, sous prétexte que certains autres parents se montrent irresponsables, font trop d'enfants, ne sont pas assez présents, se laisse déborder financièrement et par le nombre d'enfants qu'ils (f)ont? Et on repose la question, pourquoi les parents précités ne sont jamais au coeur des débats et ne provoquent jamais l'indignation alors qu'ils ne sont au bout du compte pas de bons parents ni de bons modèles d'équilibre et d'épanouissement pour leurs enfants, tandis qu'il suffit qu'une famille soit homoparentale pour qu'on se permette de les juger et vouloir leur interdire d'élever des enfants?

Vis à vis des familles et de la tendance à faire des enfants. Il y a d'autres problèmes à signaler. On parle beaucoup de l'homoparentalité, mais il ne faut pas oublier que le sujet, c'est "faire des enfants, oui mais..."
En France, les allocations familiales versées pour les enfants sont très mal faites. C'est bien, évidemment, d'aider les parents à prendre soin de leurs enfants à l'aide d'une aide financière, il n'est pas question de remettre ça en cause, il est question de la gestion , du montant et des critères en ce qui concerne les allocations. Les parents ne touchent rien du tout, aucune allocation, au premier enfant, mais ils touchent une forte allocation uniquement à partir du deuxième enfant et encore plus à partir du troisième.
En bref, si des parents ont des difficultés à s'occuper de leur premier enfant, n'ont pas beaucoup les moyens de lui payer à manger, des vêtements, des jouets (tout de même important pour l'épanouissement de l'enfant, pour qu'il s'occupe, pour qu'il apprenne à partager...), le message de ce système est donc le suivant, "alors faites en un deuxième et on vous paye, faites en même un troisième et vous serez payés encore plus cher".
Après, on voit souvent des parents en difficulté à élever plusieurs enfants à la fois, on voit des parents faisant des enfants pour toucher les allocations alors qu'en fait l'enfant, ils ne le veulent pas vraiment. Le pire c'est qu'après, on ose dire que les homosexuels cherchent à avoir des enfants avec les mères porteuses et que donc faire des enfants devient un commerce. Mais c'est déjà le cas et depuis longtemps! Y'a même eu une période où l'état versait un million de franc aux familles lorsqu'ils faisaient un enfant. Combien de parents ont alors fait un enfant juste pour ça! Comme quoi, parmis les gens qui crient au scandale du commerce des enfants par mère porteuse (comme si les mères porteuses n'existaient pas déjà avant l'homoparentalité), ne cherchent-ils pas pour certains à attirer notre attention sur ce type de commerce des enfants afin que l'on ferme les yeux sur un autre type de commerce des enfants dont ils sont complices?

Cette façon d'accuser et stigmatiser les familles homoparentales, ne serait pas un moyen aussi de fermer les yeux sur les autres problèmes dans les familles hétéroparentales et distraire notre attention pour la rapporter sur autre chose, tel un bouc-émissaire qui leur convient.
C'est vrai qu'on devrait se poser la question, tous, que l'on soit homo, pauvre ou autre, de comment on va s'occuper de l'enfant, de comment on va l'élever etc... et les homos, vu les difficultes qu'on leur impose, surtout lors des procédures d'adoption, sont sûrement plus du genre à se poser les questions et à satisfaire de nombreux critères favorables à une bonne éducation et un bon épanouissement de leurs enfants que de nombreuses autres familles hétéroparentales. Sans compter que si malgré les difficultés imposées par les procédures d'adoptions pour les couples homosexuels, ces derniers continuent de se battre pour avoir le droit d'avoir un enfant, c'est qu'ils désirent vraiment un enfant et qu'ils ont donc très probablement un fort instinct parental. Cet instinct parental a de grandes chances de faire d'eux de bons parents car ils en seront davantage motivés à donner de l'amour, de la tendresse et de l'attention à leurs enfants.

Ne paraîtrait-il pas plus raisonnable en ce qui concerne les allocations de les donner au premier enfant venu au monde, afin que les familles les plus démunies, désirant un enfant malgré tout, puisse en avoir un et subvenir à ses besoins et de verser une allocation supplémentaire au deuxième enfant mais moins importante que pour le premier, afin que les familles qui décident de faire un deuxième enfant, le fasse avec réflexion. Afin qu'il reflechisse à comment ils vont s'en sortir avec le deuxième enfant et non qu'ils le fassent en se disant "bah on sera payés alors autant en faire un deuxième et puis voilà". Non! Faire un enfant, puis un deuxième ne devrait pas être pris à la légère et se doit d'être fait parce que les parents désirent vraiment faire un deuxième enfant.
Sans compter que l'on entend sans cesse, en période de crise économique que le chomage augmente, que la pollution augmente, qu'il est de plus en plus difficile de trouver des logements. Mais cela ne serait-ce pas en partie dû à une croissance démesurée de la population? Tous ces parents qui font trois voir quatre enfants par famille, réalisent-ils que plus nous serons nombreux, plus l'état devra verser des allocations familiales (ce qui aggravera la crise économique), plus le chomage augmentera, plus il sera difficile de trouver des logements, plus les gens seront nombreux à conduire des voitures, plus les dépenses en énergie et en eau augmenteront, ce qui entraine une augmentation de la pollution, des difficultés agricoles et bien d'autres encore...
Toutes ces remarques auxquelles la plupart des gens ne veulent pas entendre parler, font que le sage, lui, s'interroge et se demande si faire des enfants est raisonnable dans ce genre de condition. Cela lui fait comprendre aussi, que beaucoup de gens cherchent à blamer certains types de parents afin d'étouffer des problèmes bien plus graves dont se rendent responsables de nombreuses familles qui se prétendent normales et raisonnables et appropriée pour les enfants et la société et qui se prétendent conformes à l'image familiale qu'ils cherchent à imposer.
Le sage lui, tient compte de tout, il ne se laisse pas influencer par la majorité et ne rejette pas les minorités en partant du principe que si seul un faible pourcentage d'une population pense telle chose, alors cette chose est fausse, la minorité a tord et la majorité a raison.
Le sage comprend qu'il y a des tas de gens qui ont un fort instinct parental et ont donc besoin d'un enfant pour être heureux. Il estime donc qu'on devrait aider chaque individu, quelque soit son orientation sexuelle, son appartenance religieuse et sa situation financière à avoir au moins un enfant. Mais le sage considère aussi la responsabilité d'avoir un enfant comme n'étant pas à prendre à la légère et qu'il faut tenir compte de plusieurs facteurs.
Le sage ne se laisse en effet pas distraire par un seul détail que l'on met en avant, telle que "cette famille là est normale car elle est consitituée d'un père et d'une mère... cette famille là n'est pas bonne car elle est religieuse". Il sait que souvent ce qui est mis en avant permet de dissimuler bien d'autres choses.
Le sage sait que le plus important lorsque l'on fait un enfant, c'est de le vouloir et d'avoir l'instinct parental qui consiste à aimer les enfants, à vouloir les éduquer, à vouloir leur bonheur, à vouloir leur transmettre des valeurs. Quelque soit la famille, l'enfant se doit d'être voulu afin d'en être plus aimé et plus épanoui. Le sage sait qu'on ne fait pas un enfant à la légère et par contrainte, comme celle de faire plaisir au conjoint, faire plaisir à ses parents, toucher de l'argent, d'obéir à prétendue volonté divine...

Le sage sait que pour qu'une relation entre deux êtres fonctionnent, chacun doit apprécier cette relation à sa manière, peu importe comment, du moment que les deux soient comblés et respectés. Il sait que l'être humain est égoiste par nature, donc il ne se laisse pas influencer par les discours idiots du style, "ces parents là ont un enfant, alors que l'enfant pourrait avoir mieux comme famille". Mais le sage sait que aucune famille n'est parfaite pour un enfant, y'aura toujours des familles avec des conditions meilleures que dans d'autres familles. Et ce n'est pas plus mal qu'un enfant grandisse dans une famille qui n'est pas parfaite, car sa vie ne sera pas parfaite, et il ne pourra pas avoir tout ce qu'il veut dans sa vie. Et rien de telle que sa famille pour le lui faire comprendre dès son plus jeune âge, du moment que l'enfant se sent voulu et aimé, c'est ce qui compte le plus, afin que l'enfant lui même, grâce à cet amour et cette joie de se sentir aimé et voulu, puisse transmettre à ses propres enfants et son entourage joie de vivre et tolérance entre tous et que l'enfant apprenne à accepter tout le monde, malgré les imperfections et les différences de chacun. Si l'enfant comprend et accepte que sa famille ne soit pas parfaite, ne soit pas entièrement à l'image qu'il veut qu'elle soit et qu'il comprend que lui même n'est pas parfait, il sera plus en mesure de comprendre les autres et de les accepter. Ce sera la meilleure façon pour lui de suivre et d'être suivi sur le chemin de la sagesse et de l'harmonie.

Un autre problème vis à vis des enfants est que de nos, nous accordons une importance excessive aux enfants. A tel point que l'on considère que l'on doit tout leur sacrifier, qu'on ne doit plus les toucher même quand ils font tout pour pousser les adultes à bout jusqu'à ce que la claque tombe. Les animateurs et les professeurs ont de moins en moins de droit de les toucher, pas même de les prendre par la main pour les emmener s'asseoir dans un coin pour les calmer et les enfants le sentent bien et en profitent. Il est vrai qu'à une époque pas si lointaine, on donnait des coups de règles sur les doigts, on gifflait leurs mains quand ils se trompaient en récitant leurs leçons, on leur donnait des coups de ceinture voire de cravache sur les fesses et le dos quand ils étaient insolents. Cette éducation violente, consistant plus à se faire craindre que respecter allait trop loin, malgré certains idiots rétrogrades qui sont encore là à dire "nous on a pris des coups de règles, on en est pas morts".

Mais de nos jours, on vénère fortement les enfants, on a toujours peur pour eux, on remue ciel et terre pour eux avec des éducateurs spécialisés, des cours de rattrapage gratuit, des assistants de vie scolaire, des animateurs mettant en place des activités extra-scolaires gratuites, mais n'en ferait-on pas un peu trop pour eux? Ne céderait-on pas un peu trop de choses? Ne les excuserait on pas un peu trop sous prétexte que ce sont des enfants? Et surtout de nos jours, on s'est rendu compte que les anciennes méthodes précitées étaient trop violentes, trop strictes voire médicalement dangereuses pour les enfants, non seulement physiquement mais aussi moralement et humiliante. Mais il en résulte de nos jours une éducation qui est parfaitement à l'opposée de l'ancienne éducation. On s'est rendu compte que l'ancienne méthode d'éduquer les enfants par autoritarisme et à coups de règle étaient mauvaise, alors de nos jours, on fait tout pour s'éloigner de ces méthodes, quitte à adopter l'extrême inverse. Maintenant les enfants ont sans cesse la parole et se donne le droit de répondre et d'être insolent. Ils provoquent jusqu'à ce que la claque tombe, ce qui est interdit (ce qui qu'ils continuent), ils savent que l'on fera tout et qu'on sacrifiera tout pour eux. Mais est-ce sain tout ça pour les enfants, de s'imaginer que le monde tourne autour d'eux et qu'il n'y a que eux d'importants? Est-ce surtout bien éducatif pour eux, de s'imaginer qu'ils peuvent tout se permettre sous prétexte qu'on l'on n'a plus le droit de lever la main sur eux? Il y a même eu au Québec des adolescents qui ont porté plainte contre leurs parents pour les avoir privé de sortie et les juges ont levés les punitions! Ne laisseront on pas petit à petit les enfants prendre le pouvoir, sous prétexte qu'avant on ne les laissait pas assez s'exprimer? Les punitions collectives dans les classes, les cantines et les centres de loisirs commencent à être interdites, car considérées comme injustes envers les enfants qui ont été sages. Comme si la vie était toujours juste et comme si on pouvait faire du cas par cas lorsqu'il y a plus d'une centaine d'enfants. Ce qui laisse libre cour aux enfants de continuer à mettre en danger les autres enfants par leur comportement irrespectueux qu'ils prennent pour un jeu et qui est pour eux un moyen de comprendre ce qui est dangereux et socialement acceptable ou pas mais du coup tout en sachant qu'ils n'en seront pas sanctionnés. Ce qui fait qu'ils auront plus de mal à définir les limites de ce qui est acceptable ou pas. Si cette limite, ils ne la connaissent pas, ils risquent de devenir des individus irrespectueux envers les autres, forcément puisqu'ils n'auront pas appris et intégré les notions de respect. Les parents eux-mêmes, se permettent d'intervenir dans les écoles pour interdire les professeurs et directeurs de sanctionner leurs enfants, comme si c'était à eux de décider des règles dans les batiments publiques qui ne leur appartiennent pas. Certains vont même jusqu'à la violence physique envers le personnel scolaire. Tout cela fait encore passer le message comme quoi les enfants ont le feu vert pour faire les bêtises qu'ils veulent, ce qui les éloigne du chemin de la sagesse et de la vie en harmonie. Car si chacun à l'école décide d'obéir à leurs propres règles dictées par les parents, alors autant dire qu'il y en a plus et donc plus de respect, plus de sécurité, donc la vie en harmonie avec les autres en est alors impossible.
Donc au bout du compte, est-ce bon pour un enfant que la société leur impose de grandir dans une famille qui doit d'être parfaite, selon eux et selon l'image qu'ils se font de la famille?
Ne serait-ce pas mieux qu'il existe des enfants noirs, blancs, juifs, athée, issue de famille recomposée, issue de famille homoparentale, dont les parents sont séparés? Afin que chacun apprenne dès leurs plus jeunes âges à se respecter entre eux quelque soit la famille dont ils sont issus? Marquer les différences entre les familles et surtout imposer une norme qui exclut certaines familles et leurs enfants, cela nous empêchera de vivre dans le respect pour tous et en harmonie.

Voir le profil de l'utilisateur http://adep.etudiantforum.com

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut  Message [Page 1 sur 1]

Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum