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12-Normaliser les choses

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1 12-Normaliser les choses le Mar 7 Juil - 11:12

Nous avons besoin de normaliser les choses.
Du coup, parfois on reproduit les sévices et les maux que l'on a subits, car on les normalise, on les banalise. Ou on a besoin de les justifier, donc on les banalise et les reproduit en partant du principe que c'est normal.

Mais ce qui paraît normal à nous, ne paraît pas forcément normal pour d'autres.
Un individu qui depuis l'enfance n'a fait que vivre dans la peur et la violence et a dû se battre pour survivre ne trouvera pas normal qu'une personne puisse vivre en paix sans avoir peur et s'en s'attendre à devoir se battre pour survivre.
Un individu qui a été conditionné depuis son enfance à croire en des théorie comme quoi dieu exige de lui qu'il se batte voir se suicide en tuant des gens, il trouvera cela normal, car il aura grandi avec cette vision de normalité sans en connaître d'autres. D'autant plus qu'il y a des chances que l'individu en question ait été menacé des foudres de dieu ou d'être envoyé en enfer si il ne fait pas ce que soit disant dieu voudrait.
Il y a des enfants qui ont des parents permissifs qui les laissent s'exprimer, même en étant insolent, même en ayant le droit d'être vulgaire et auxquels on cède tout. Quand l'un de ses enfants rencontre un enfant qui lui est poli et obéissant, il trouvera cela étrange. Et vice versa, un enfant à qui on a appris à être poli et obéissant sera choqué de voir un enfant de son âge être vulgaire et insolent avec ses parents, alors que lui ne s'imagine pas parler ainsi à ses parents et se dit qu'il serait fortement réprimandé si il venait à le faire.

Normaliser les choses, c'est aussi mieux les accepter et quelque part aussi renoncer à des difficultés. Par exemple, un individu qui est malheureux, il peut se dire que c'est normal pour lui d'être malheureux. D'un certain point de vue, il se console de cette façon. Car en se disant que ce n'est pas normal, il risque d'essayer de faire en sorte à ce que les choses changent (pour redevenir normales), mais au risque d'être déçu que cela ne marche pas. Il s'agit donc de fatalité et d'une excuse car il n'a plus la force de se battre pour trouver le bonheur, souvent de peur d'être déçu de ne pas réussir ou parce qu'il a déjà essayé plein de fois et que ça n'a pas marché.

Nous verrons dans un prochain chapitre que "on accepte mieux ce que l'on comprend". Et quoi de plus compréhensif et de plus simple que de se dire "si je suis malheureux, c'est normal", tandis que se poser la question "pourquoi je suis malheureux", on l'accepte moins, car on cherche la réponse, qui pourrait à priori nous aider à ne plus être malheureux. Mais si cette réponse on ne la trouve pas ou qu'elle est trop dure à intégrer ou qu'elle implique que l'on fasse des efforts que l'on est pas prêt à fournir, alors on invente une réponse toute bête et on normalise notre malheur en prétextant dieu, le destin ou la normalité. De cette façon, on justifie notre malheur et on se trouve un prétexte pour renoncer à fournir les efforts nécessaires pour changer les choses. C'est pareil parfois aussi pour un décès. Nous avons souvent besoin de comprendre les raisons de ce décès afin de mieux accepter la disparition d'un être cher. Alors parfois certains disent "c'est le destin... c'est dieu qui l'a rappelé".

Même lorsque l'on sait que ce qui paraît normal est faux ou que notre vision de la normalité est faussée, les gens se complaisent souvent dans leur vision de normalité car ils auront intégré cette normalité à leur identité et se seront construit sur la base de cette normalité et se seront créé des défenses par rapport aux normes qu'ils se seront fixés. Par exemple, un individu conditionné à se battre pour survivre et pour se faire respecter, même si il sait qu'il évolue dans une société où la violence n'est pas tolérable, il ne renoncera souvent pas à se battre pour gagner le respect des autres, car il aura intégré cette manière de se faire respecter à sa personnalité et qu'il refuse d'abandonner ce en quoi il a toujours cru. Sans compter que pour lui, se faire respecter en battant les autres peut être une manière pour lui de se sentir non seulement respecté mais aussi en sécurité. Renoncer à se battre peut alors signifier pour lui, renoncer à son sentiment de se sentir en sécurité. Sans compter encore que ce genre d'individu est souvent conditionné à réagir violemment et à se battre. Et on ne se débarrasse pas de réflexes conditionnels sur commande, souvent nos réactions conditionnées persistent, même lorsque l'on cherche à les refouler ou les modifier.
Pour tous les individus, renoncer à ce qui leur paraît normal, serait donc aussi renoncer à une part de leur identité, à une construction et une structuration de leur personnalité qui aura pris des années de leur vie à se faire, et aussi renoncer à leurs systèmes de défenses qu'ils se sont construits pour mieux se protéger de ce qui leurs angoisses et leurs doutes.
C'est pourquoi, même si l'individu au fond de lui, sait par exemple que boire de l'alcool et avoir un comportement délirant et violent dû à l'ivresse n'est pas normal, à défaut d'être normal, ce n'est en tous cas pas socialement tolérable, il aura tendance à chercher tous les prétextes possibles pour se dire que c'est normal. Comme dire par exemple, "c'est pas moi, c'est vous qui avez un problème". L'individu dit cela, car il sait très bien que renoncer à l'alcool, c'est renoncer à ce qui étouffe ses problèmes et y faire face alors qu'il en a sans doute trop peur. Cela pourrait aussi équivaloir à renoncer à une part de son identité et de sa manière de vivre.

Il en va encore de même dans les cas d'abus sexuels et de ce que les gens considèrent commen étant logique. Il y a plusieurs logiques. Certains disent "la logique voudrait que la victime n'ait pas apprécié d'avoir été sexuellement abusée, donc elle n'abusera pas elle même d'autres enfants". Non, ça c'est une logique, mais y'a d'autres façons de faire qui sont aussi logiques, mais ne partent pas du même point de vue. Ainsi, certaines victimes d'abus sexuels reproduisent leurs abus, car leurs logiques à elles, leur disent que ce qu'elles ont vécus étaient normales, alors il est normal qu'elles fassent pareil.
Il y a aussi les croyances religieuses. Certains disent "ce qui nous arrivent de bien, c'est grâce à dieu et nos ennuis c'est dieu qui nous met à l'épreuve ou alors c'est l'oeuvre du diable". Ces gens religieux sont-ils fous pour autant? Non, ils ont juste leurs propres logiques. De nos jours, on laisse souvent tomber ce genre logique au profit d'une autre logique du genre "c'est grâce à notre mérite et notre travail qu'on est heureux, si on est malheureux, c'est qu'on n'a pas travaillé assez dur", ce qui est logique et un peu vrai. D'autres encore diront "Ceux qui sont heureux, c'est grâce à la chance d'être né dans une famille aisée, ceux qui sont malheureux sont surtout des malchanceux qui sont nés dans des quartiers difficiles et pauvres". Ca aussi c'est logique et partiellement vrai.

Par contre un individu qui dit "tout ce qui nous arrive de bien, c'est grâce à dieu, tous nos ennuis c'est à cause de nous". Ca par contre, ce n'est pas logique.
-"Tout ce qui nous arrive de bien, c'est grâce à dieu". Il s'agit donc de ne pas tenir compte du mérite et de ne tenir compte que de dieu. Cela sous entend que c'est dieu qui fait tout et que nous n'avons rien à faire.
-"Tous nos ennuis, c'est à cause de nous". Là c'est le contraire, c'est ne tenir compte que du mérite et faire comme si dieu n'existait pas. Ou c'est considérer que dieu existe mais n'intervient pas ou pas assez. Car on pourrait se dire que si ce qui nous arrive de bien c'est grâce à dieu, cela sous-entend que si il ne nous arrive rien de bien, c'est que dieu ne nous aide pas assez, dans ce cas ça veut dire que ce n'est pas notre faute si on a des ennuis. Bref, vous voyez où je veux en venir, cette phrase "tout ce qui nous arrive de bien, c'est grâce à dieu, tous nos ennuis c'est à cause de nous" , n'est pas logique.

Si on tient compte du facteur de la chance, on tient compte de la chance et aussi de la malchance. Donc si on tient compte du facteur divin, on doit en tenir compte dans le cas des réussites et des échecs et non prétexter l'existence de dieu dans un cas et faire comme si dieu n'existait pas dans un autre cas. Un individu qui dit donc cela est soit fou ou hypocrite. Surtout hypocrite, car il s'agit donc d'un individu qui tient compte du facteur divin quand ça l'arrange et n'en tient pas compte quand ça l'arrange aussi.

Celui qui fait preuve de sagesse et qui cherche le chemin de l'harmonie s'efforce de se souvenir que chacun est différent et que donc chacun a son propre point de vue sur ce qui est normal suivant la normalité à laquelle il a été exposé et dans laquelle il a grandi, évolué et forcé de s'adapter. Il comprend qu'une personne qui a une logique différente n'en est pas folle pour autant. Une personne folle serait plutôt une personne qui n'a pas de logique et surtout qui n'est pas capable d'en avoir. Mais il n'y a pas qu'une seule logique ni qu'une normalité. Le sage sait que ce n'est pas lui qui décide de ce qui est normal ou pas. En revanche il sait aussi que certaines personnes avec un certain point de vue sur la normalité et une certaine logique peuvent non pas être folles, mais inadaptées à la société. Une personne qui a pour logique qu'il faut tuer les autres pour se protéger, sera dangereuse pour la société. Celui qui fait preuve de sagesse comprend donc que le plus important pour vivre en harmonie n'est pas de se conformer à une certaine norme, mais surtout de faire preuve de respect envers les autres, peu importe ce que l'on considère comme étant normal ou pas.
Sans compter que reconnaître plusieurs logiques sur un même point, cela peut être fort utile. En effet, par exemple, les cancers ne fonctionnent pas tous de la même façon. Comment pourrait-on soigner un cancer pulmonaire à petites cellules qui se développent très vite, si on ne connaît que les tumeurs cancéreuses qui grossissent lentement? On va partir d'une seule et unique logique comme quoi le cancer à petite cellule n'est pas plus agressif que la tumeur cancéreuse qui peut éventuellement être soignée par chirurgie alors que les cancers pulmonaires à petites cellules se soignent plus par radiothérapie et doivent être prise en charge rapidement.
Le sage tient compte donc de toutes les logiques et de tous les avis constructifs, il ne se restreint pas qu'à une seule logique et une seule norme, afin de pouvoir s'ouvrir et inviter chacun et chacune à vivre dans le respect de tous quelque soit leur logique et leur périmètre de normalité.

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