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I.3 -La médiatisation de la pédophilie - Un article sur la stigmatisation des pédophiles

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Un article du nouvel observateur où un médecin décrit donne son analyse sur la stigmatisation excessive des pédophiles.

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1221086-pedophilie-pourquoi-la-stigmatisation-n-est-vraiment-pas-la-solution.html

Article recopié ici donc et que je commenterai par la suite, dans l'ensemble, je suis assez d'accord.

"La pédophilie est sans doute le travers humain le plus conspué de tous, celui dont le rejet social est le plus évident, immédiat, mais aussi le moins socialement problématique.
Haïr les pédophiles tient non seulement du réflexe pour une très large majorité de personnes, mais l'expression de cette haine, viscérale s'il en est, se fait aussi de manière parfaitement "décomplexée". Et il ne viendrait à l'idée d'à peu près personne de considérer cette stigmatisation comme potentiellement nuisible.
C'est pourtant, en substance, l'une des conclusions d'une très intéressante étude publiée voici quelques jours.

Un procédé contre-productif

Cette étude, menée par Sara Jahnke, Roland Imhoff et Juergen Hoyer, trois chercheurs en psychologie œuvrant pour les universités de Dresde et de Cologne, en Allemagne, est constituée de deux enquêtes impliquant 1.055 "sondés" et vise à mesurer empiriquement l'ampleur de la stigmatisation de la pédophilie et à identifier certains facteurs prédictifs d'une telle discrimination.
Et les chercheurs d'en inférer que l'extrême et violente stigmatisation de la pédophilie (de loin supérieure à celle qui touche d'autres pathologies objectivement bien plus dangereuses, en termes de passages à l'acte) est en réalité contre-productive, en ce qu'elle isole les pédophiles, les pousse à cacher ou nier leurs penchants, les empêche d'aller consulter des psychiatres et autres experts en santé mentale et diminue du même coup leurs chances de pouvoir "contrôler" leurs pulsions – tout en augmentant leurs risques de passer à l'acte.
Avant toute chose, les chercheurs rappellent que la pédophilie (le fait d'être attiré sexuellement par des enfants) est bien trop souvent confondue avec la pédocriminalité (le fait d'agresser sexuellement des enfants), alors que rien ne permet, en l'état actuel de nos connaissances, de lier à coup sûr les deux. Ce que me confirme le Dr. Ray Blanchard, l'un des plus éminents spécialistes de la question :
"Beaucoup de gens n'arrivent pas à faire la différence entre la pédophilie, qui est un désir sexuel, et l'abus sexuel d'enfants, qui est un acte sexuel", m'a-t-il ainsi expliqué.
"Beaucoup de pédophiles ne sont pas des violeurs d'enfants et beaucoup de violeurs d'enfants ne sont pas des pédophiles. En d'autres termes, beaucoup de pédophiles ne toucheront jamais sexuellement un enfant (à part dans leurs fantasmes) et beaucoup de violeurs d'enfants préfèrent en réalité des partenaires sexuellement matures ; s'ils ont approché un enfant, c'était 'faute de mieux', parce qu'ils étaient saouls, etc."

Des malades plus rejetés que les autres


Dans l'étude de Jahnke et al., la première "mesure empirique" de la stigmatisation de la pédophilie a été menée dans les rues de Dresde et de Stuttgart. Elle a rassemblé 854 participants âgés de 18 à 86 ans, dont 67,1% pouvaient se targuer a minima d'un diplôme universitaire de premier cycle et 46,2% avaient des enfants (15,5% des enfants âgés de moins de 14 ans).
Les questions posées visaient tout d'abord à mesurer leur rejet de la pédophilie (comparé ici à l'alcoolisme – parce que les personnes abusant de l'alcool ont, de fait, un risque supérieur de commettre des violences sexuelles, impliquant notamment des enfants) et, ensuite, à obtenir des indications sur leur orientation politique.
Exemple : déterminer, sur une échelle de 1 à 7, son degré d'adhésion à des énoncés du type "nous devrions être reconnaissants envers les dirigeants politiques qui nous disent exactement quoi faire" ou "au niveau de la personnalité d'un individu, l'obéissance et le respect de l'autorité font partie des caractéristiques les plus importantes".
Résultat : la pédophilie était jugée plus durement que l'abus d'alcool (par exemple, davantage de gens ressentaient de la colère à l'évocation de la pédophilie, ou estimaient que les pédophiles avaient tout intérêt à mourir ou être jetés en prison), et plus la stigmatisation de la pédophilie était conséquente, plus l'orientation politique des individus qui l'exprimaient penchait à droite.
Cette sur-stigmatisation peut en aggraver la dangerosité
La seconde enquête, menée sur internet et sur 201 personnes (âgées de 18 à 68 ans, à 56,7% de sexe masculin et titulaires d'un diplôme de premier cycle pour 43,3% d'entre elles), recrutées par le biais du"Turc mécanique" d'Amazon, tombait sur des résultats encore plus nets, en proposant cette fois-ci une comparaison entre le sadisme sexuel non-consenti et le trouble anti-social, deux penchants là encore corrélés à des risques sexo et pédo-criminels plus élevés que la seule pédophilie.
Dès lors, si les sondés étaient 6% et 8% à considérer que les sadiques et les sociopathes méritaient la mort, ils étaient 28% à le dire des pédophiles. De même, pour 50% d'entre eux, la place des pédophiles était en prison, contre 9% et 22% pour les sadiques et les sociopathes.
À noter que, dans les deux enquêtes, les participants étaient une grande majorité à considérer que les pédophiles avaient la possibilité de choisir ou non d'être attirés par des enfants, ce qui est là aussi en totale contradiction avec les données scientifiques et cliniques disponibles.
"En réalité", écrivent les chercheurs, "les faits indiquent fortement que [les pédophiles] n'ont que peu de maîtrise sur l'objet de leurs désirs, à l'instar des individus ayant une orientation homo ou hétérosexuelle concernant des adultes".
Et ce qu'indiquent les faits observés dans cette étude, qui en confirment d'autres, c'est que non seulement la pédophilie est sur-stigmatisée, par rapport aux risques réels de passages à l'acte, mais que cette sur-stigmatisation est susceptible d'en aggraver la dangerosité, vu que les pédophiles ont ainsi tout intérêt à se cacher plutôt que d'aller consulter des professionnels.
Des professionnels qui, comme le font remarquer les chercheurs, "vivent et travaillent dans un environnement où la majorité des personnes méprisent (…) les droits humains les plus basiques des individus avec pédophilie et pourraient donc être dissuadés (...) d'offrir leur aide à [de tels] patients".

Un obstacle à une identification précise des troubles pédophiles

En outre, pour Ray Blanchard, cette entrave au soin des pédophiles, et donc à une potentielle prévention d'actes pédocriminels, se manifeste à un degré encore plus fondamental : celui de la recherche scientifique.
"L'extrême stigmatisation de la pédophilie et le risque qu'un éventuel sujet de recherche perçoit à admettre sa préférence sexuelle pour des enfants" fait partie des principaux obstacles à une identification précise des troubles pédophiles, tant ces facteurs empêchent de mettre sur pied des "cohortes de bonne qualité scientifique".
"La plupart des pédophiles", poursuit-il, "sont remarqués par la clinique, et sont donc identifiés en tant que potentiels sujets de recherche, parce qu'ils ont été arrêtés après avoir approché sexuellement un enfant. Il faut donc bien remarquer que ces agresseurs n'ont que peu d'intérêt à l'honnêteté et toutes les raisons de mentir.
Les agresseurs ne sont pas forcément incités à admettre leurs tendances pédophiles ; au contraire, les conséquences de leurs actions ont toutes les chances de leur être encore plus dommageables s'ils avouent de telles tendances
(…) La grande majorité des pédophiles envoyés auprès de cliniciens pour une évaluation le sont parce qu'ils ont été suspectés d'agressions sexuelles sur des enfants ou condamnés pour de tels faits, pas parce qu'ils se sont présentés spontanément pour se plaindre de leur attirance sexuelle pour des enfants.
La majorité de ces individus nient donc avoir un intérêt érotique pour les enfants, et ce même quand ils ont des antécédents sexuels qui rendent le diagnostic de pédophilie tout à fait plausible".

Elle pousse les pédophiles à nier ou à se cacher


Un préjudice dont l'ampleur est non seulement conséquente en recherche clinique, mais qui devient d'autant plus dommageable au niveau de la recherche fondamentale, notamment celle qui concerne les facteurs biologiques de prédisposition aux tendances pédophiles.
"C'est un problème déjà suffisamment grave dans des champs de recherche qui ne requièrent que le diagnostic de l'individu concerné", ajoute Blanchard, mais cela devient "insurmontable dans des recherches génétiques qui exigent aussi d'analyser des proches.
Les patients pédophiles n'ont qu'une très faible propension, compte-tenu de leur tendance générale à nier leurs penchants personnels, à donner des informations pertinentes sur les membres de leur famille – des proches qui, d'ailleurs, ont toutes les chances d'avoir dissimulé leurs préférences au patient en question, comme au reste du monde.
Les informations les plus basiques et nécessaires pour des analyses portant sur des facteurs génétiques ou des liens d'héritabilité sont donc pratiquement impossibles à obtenir".
À tous les niveaux, la stigmatisation de la pédophilie fait donc largement plus de mal que de bien, dans le sens où elles poussent les pédophiles à nier ou cacher leurs penchants, ce qui complique leur détection et multiplie les risques de passages à l'acte.

Une triste "contre-productivité" commune à quasiment toutes les pathologies mentales... sauf que, bien souvent, la pédophilie n'a même pas la "chance" d'être reconnue comme telle."

Voir le profil de l'utilisateur http://adep.etudiantforum.com
"La pédophilie est sans doute le travers humain le plus conspué de tous, celui dont le rejet social est le plus évident, immédiat, mais aussi le moins socialement problématique.
Haïr les pédophiles tient non seulement du réflexe pour une très large majorité de personnes, mais l'expression de cette haine, viscérale s'il en est, se fait aussi de manière parfaitement "décomplexée". Et il ne viendrait à l'idée d'à peu près personne de considérer cette stigmatisation comme potentiellement nuisible.

C'est sûr, la pédophilie est diabolisée et incomprise et la plupart des gens ne cherchent pas à comprendre les pédophiles, ni les pédosexuels, ni la pédophilie de manière générale. Souvent parce qu'ils prennent plaisir à mépriser les pédophiles. Beaucoup ne savent même pas qu'un pédophile n'est pas forcément un pédosexuel et qu'un pédosexuel n'est pas forcément un pédophile. Certains le savent mais ne font pas la différence car ils veulent hair les pédophile. Chose que je rappelle, l'amour est humain, la haine est le contraire de l'amour. La haine est donc humaine. Aimer est un besoin humain, donc hair aussi, les pédophiles sont les cibles privilégiées de cette haine, surtout qu'ils évoquent :
-L'incompréhension. Les gens souvent ne comprennent pas comment on peut trouver un enfant attirant sexuellement)
-Le dégout (les gens sont souvent répugnés par le fait qu'on puisse être sexuellement attiré par leurs enfants, surtout que la société est de plus en plus vigilante vis à vis des enfants qui sont fréquemment les centres de toutes attentions. La société considère fortement que les enfants n'ont pas de sexualité, que tout ce qui est sexuel est réservé aux adultes. Les pédophiles vont à l'encontre de tout ça).

Les pédophiles, qu'ils soient actifs ou passifs sont donc fréquemment diabolisés et cela n'est bon ni pour les pédophiles, ni les victimes, ni les enfants. C'est effectivement un procédé contre productif.

Cette étude, menée par Sara Jahnke, Roland Imhoff et Juergen Hoyer, trois chercheurs en psychologie œuvrant pour les universités de Dresde et de Cologne, en Allemagne, est constituée de deux enquêtes impliquant 1.055 "sondés" et vise à mesurer empiriquement l'ampleur de la stigmatisation de la pédophilie et à identifier certains facteurs prédictifs d'une telle discrimination.
Et les chercheurs d'en inférer que l'extrême et violente stigmatisation de la pédophilie (de loin supérieure à celle qui touche d'autres pathologies objectivement bien plus dangereuses, en termes de passages à l'acte) est en réalité contre-productive, en ce qu'elle isole les pédophiles, les pousse à cacher ou nier leurs penchants, les empêche d'aller consulter des psychiatres et autres experts en santé mentale et diminue du même coup leurs chances de pouvoir "contrôler" leurs pulsions – tout en augmentant leurs risques de passer à l'acte.

Tout à fait d'accord. De nombreux pédophiles, si ils sont écoutés, compris et aidés peuvent apprendre à vivre avec leurs attractions pédophiliques sans faire de mal aux enfants. Dans certains cas, leurs attractions pédophiliques sont pathologiques et peuvent être soignés. Pour d'autres, leurs attractions sont naturelles et ne peuvent être modifiées (sauf avec un lavage de cerveau ou la castration). Les diaboliser, c'est effectivement maintenir l'incompréhension et sans comprendre un problème, on ne peut le résoudre. Beaucoup de pédophiles ne se comprennent pas eux mêmes et ont donc un mauvais contrôle d'eux mêmes, tandis que si ils se comprenaient mieux, ils se contrôleraient mieux. Cette diabolisation excessive des pédophiles nous aveuglent tous et on ne peut avancer en étant aveuglé.

Avant toute chose, les chercheurs rappellent que la pédophilie (le fait d'être attiré sexuellement par des enfants) est bien trop souvent confondue avec la pédocriminalité (le fait d'agresser sexuellement des enfants), alors que rien ne permet, en l'état actuel de nos connaissances, de lier à coup sûr les deux. Ce que me confirme le Dr. Ray Blanchard, l'un des plus éminents spécialistes de la question :

La pédophilie n'est pas l'attraction sexuelle pour des enfants. Il ne suffit pas d'être attiré sexuellement par des enfants pour être un pédophile, il faut que les critères d'attractions sexuelles soient focalisées sur l'enfance.
Hétérosexualité masculine : attraction sexuelle d'un homme pour la féminité
Hétérosexualité féminine : attraction sexuelle d'une femme pour la masculinité
Homosexualité masculine : attraction sexuelle d'un homme pour la masculinité
Homosexualité féminine : attraction sexuelle d'une femme pour la féminité
Pédophilie : attraction sexuelle d'un individu, peu importe son âge ou son sexe, pour l'enfance


"Beaucoup de gens n'arrivent pas à faire la différence entre la pédophilie, qui est un désir sexuel, et l'abus sexuel d'enfants, qui est un acte sexuel", m'a-t-il ainsi expliqué.
"Beaucoup de pédophiles ne sont pas des violeurs d'enfants et beaucoup de violeurs d'enfants ne sont pas des pédophiles. En d'autres termes, beaucoup de pédophiles ne toucheront jamais sexuellement un enfant (à part dans leurs fantasmes) et beaucoup de violeurs d'enfants préfèrent en réalité des partenaires sexuellement matures ; s'ils ont approché un enfant, c'était 'faute de mieux', parce qu'ils étaient saouls, etc."

Exacte! Ne pas oublier aussi la pédosexualité incestueuse, qui représente la grande majorité des affaires de pédosexualité.
L'un des problèmes aussi, c'est que beaucoup d'affaires de pédosexualité sont commises par des parents et grands parents sur leurs enfants et petits enfants. Et plutôt que de chercher à résoudre ce problème d'inceste dans les familles, les gens préfèrent accuser les pédophiles et dissimuler les affaires de pédosexualité incestueuse dans les familles. Pourquoi? Parce que si on expose ce genre de maltraitance des parents sur leurs enfants, les parents vont se sentir offensés. Alors on préfère s'en prendre aux minorités tels que les pédophiles. C'est un peu comme les affaires de vol. Les fraudes, les arnaques, les escroqueries commis par les directeurs d'entreprise et qui leur rapportent des milliers voir des millions d'euros au détriments de leurs clients ou de leurs employés ou de leurs victimes, ceux là, souvent ils passent inaperçus. Par contre dès qu'un noir vole un saucisson à 3euros dans un supermarché parce qu'il a faim, ça par contre, les gens disent que c'est un scandale, c'est inadmissible, c'est à cause de gens comme eux que la France est en crise, etc... Comme pour les pédophiles. On préfère tout mettre sur le dos des minorités plutôt que de reconnaître que le problème vient aussi en bonne partie de la majorité et parfois de la société elle-même.


Dans l'étude de Jahnke et al., la première "mesure empirique" de la stigmatisation de la pédophilie a été menée dans les rues de Dresde et de Stuttgart. Elle a rassemblé 854 participants âgés de 18 à 86 ans, dont 67,1% pouvaient se targuer a minima d'un diplôme universitaire de premier cycle et 46,2% avaient des enfants (15,5% des enfants âgés de moins de 14 ans).
Les questions posées visaient tout d'abord à mesurer leur rejet de la pédophilie (comparé ici à l'alcoolisme – parce que les personnes abusant de l'alcool ont, de fait, un risque supérieur de commettre des violences sexuelles, impliquant notamment des enfants) et, ensuite, à obtenir des indications sur leur orientation politique.
Exemple : déterminer, sur une échelle de 1 à 7, son degré d'adhésion à des énoncés du type "nous devrions être reconnaissants envers les dirigeants politiques qui nous disent exactement quoi faire" ou "au niveau de la personnalité d'un individu, l'obéissance et le respect de l'autorité font partie des caractéristiques les plus importantes".
Résultat : la pédophilie était jugée plus durement que l'abus d'alcool (par exemple, davantage de gens ressentaient de la colère à l'évocation de la pédophilie, ou estimaient que les pédophiles avaient tout intérêt à mourir ou être jetés en prison), et plus la stigmatisation de la pédophilie était conséquente, plus l'orientation politique des individus qui l'exprimaient penchait à droite.
Cette sur-stigmatisation peut en aggraver la dangerosité.

Ca, les droitistes et les extrême droitistes sont souvent des gens conservateurs et traditionalistes. Une bonne partie cherchent à imposer leurs traditions et leurs visions de normalité. Les pédophiles étant considérés comme anormaux, les droitistes sont donc fréquemment les premiers à les rejeter.
Mais sinon, il n'y a pas besoin d'être droitiste pour rejeter les pédophiles. Beaucoup de gens considèrent que c'est normal de les rejeter, pour des raisons qui vont bien au delà du fait que les pédophiles ne seraient pas normaux.


La seconde enquête, menée sur internet et sur 201 personnes (âgées de 18 à 68 ans, à 56,7% de sexe masculin et titulaires d'un diplôme de premier cycle pour 43,3% d'entre elles), recrutées par le biais du"Turc mécanique" d'Amazon, tombait sur des résultats encore plus nets, en proposant cette fois-ci une comparaison entre le sadisme sexuel non-consenti et le trouble anti-social, deux penchants là encore corrélés à des risques sexo et pédo-criminels plus élevés que la seule pédophilie.
Dès lors, si les sondés étaient 6% et 8% à considérer que les sadiques et les sociopathes méritaient la mort, ils étaient 28% à le dire des pédophiles. De même, pour 50% d'entre eux, la place des pédophiles était en prison, contre 9% et 22% pour les sadiques et les sociopathes.
À noter que, dans les deux enquêtes, les participants étaient une grande majorité à considérer que les pédophiles avaient la possibilité de choisir ou non d'être attirés par des enfants, ce qui est là aussi en totale contradiction avec les données scientifiques et cliniques disponibles.
"En réalité", écrivent les chercheurs, "les faits indiquent fortement que [les pédophiles] n'ont que peu de maîtrise sur l'objet de leurs désirs, à l'instar des individus ayant une orientation homo ou hétérosexuelle concernant des adultes".
Et ce qu'indiquent les faits observés dans cette étude, qui en confirment d'autres, c'est que non seulement la pédophilie est sur-stigmatisée, par rapport aux risques réels de passages à l'acte, mais que cette sur-stigmatisation est susceptible d'en aggraver la dangerosité, vu que les pédophiles ont ainsi tout intérêt à se cacher plutôt que d'aller consulter des professionnels.
Des professionnels qui, comme le font remarquer les chercheurs, "vivent et travaillent dans un environnement où la majorité des personnes méprisent (…) les droits humains les plus basiques des individus avec pédophilie et pourraient donc être dissuadés (...) d'offrir leur aide à [de tels] patients".

Et oui, ça m'étonne pas. Beaucoup de gens pensent déjà que les pédophiles sont des pédocriminels et beaucoup pensent que les pédocriminels sont surtout des sadiques, des dominants et des psychopathes. Donc beaucoup de gens pensent que les pédophiles sont dominants et sadiques.
C'est vraiment aberrant ça par contre de nos jours que l'on en soit encore à penser que les pédophiles aient choisi d'être pédophiles. Les gens sont néanmoins de plus en plus nombreux à réaliser que les homosexuels ne choisissent pas d'être homosexuels, à part les quelques fanatiques religieux comme Christine Boutin et autres guignols de ce genre. Mais quand on explique aux gens que c'est la même chose pour les pédophiles, souvent les gens crient au scandale parce qu'on compare l'homosexualité à la pédophilie et que selon eux, les deux ne sont en rien comparables. La pédophilie n'est certes pas la même chose que l'homosexualité, comme expliqué un peu plus haut, les critères d'attraction ne sont pas les mêmes. Mais si certains points ne sont pas comparables tels que les critères d'attractions, les rapports amoureux et sexuels, d'autres points sont comparables comme le fait que ni l'un, ni l'autre ne se choisissent généralement.


En outre, pour Ray Blanchard, cette entrave au soin des pédophiles, et donc à une potentielle prévention d'actes pédocriminels, se manifeste à un degré encore plus fondamental : celui de la recherche scientifique.
"L'extrême stigmatisation de la pédophilie et le risque qu'un éventuel sujet de recherche perçoit à admettre sa préférence sexuelle pour des enfants" fait partie des principaux obstacles à une identification précise des troubles pédophiles, tant ces facteurs empêchent de mettre sur pied des "cohortes de bonne qualité scientifique".
"La plupart des pédophiles", poursuit-il, "sont remarqués par la clinique, et sont donc identifiés en tant que potentiels sujets de recherche, parce qu'ils ont été arrêtés après avoir approché sexuellement un enfant. Il faut donc bien remarquer que ces agresseurs n'ont que peu d'intérêt à l'honnêteté et toutes les raisons de mentir.
Les agresseurs ne sont pas forcément incités à admettre leurs tendances pédophiles ; au contraire, les conséquences de leurs actions ont toutes les chances de leur être encore plus dommageables s'ils avouent de telles tendances

Oui, et c'est d'autant plus dommage que ces pédophiles ne soient aidés que après avoir été arrêté. Alors que si on leur avait tendu la main et inciter à se faire aider, ça n'aurait pas été nécessaire de les arrêter et ils n'auraient pas fait de victime.
Le problème vient du fait que les aides pour les pédophiles sont pitoyables. Quand on voit les Serge André, Roland Coutenceau et Pierre Mailloux qui sont du genre à voir des abuseurs potentiels dans chaque pédophiles et surtout Mailloux qui veut tous les castrer, pas étonnant non plus que les pédophiles n'aillent pas se faire aider. Pensez vous vraiment qu'un pédophile ira voir un médecin qui lui dira "vous êtes malades... Vous êtes dangereux... Combien avez vous fait de victimes... Il faut vous castrer..." . C'est malheureux à dire, mais même les médecins, supposés experts (mais qui ne le sont généralement pas, car je précise qu'il n'y a absolument aucune spécialisation dans la pédophilie), ont déjà une idée préconçue des pédophiles. Il faut voir la classification des pédophiles de André qui résume les pédophiles à des névrosés ou des pervers ou des psychopathes (comment voulez vous qu'un pédophile aille se faire aider par ce genre de zigoto qui au mieux le verra comme un névrosé, au pire comme un psychopathe?).

J'ai vu des gens qui disaient à des pédophiles, allez vous faire soigner... allez vous faire aider... Okay, mais par qui? La seule association vers qui les pédophiles en détresse peuvent se tourner à ma connaissance, c'est l'ange bleu. La présidente possède une bonne écoute et une bonne connaissance des pédophiles et elle est soutenue par plusieurs médecins. Mais ça reste insuffisant et trop limité.
Le problème est aussi que beaucoup disent aux pédophiles de se faire aider, mais avec un certain mépris ou une certaine prétention. Certains disent genre : "Allez vous faire soigner parce que vous êtes malade". Alors que la pédophilie n'est pas forcément pathologique. Et ce morceau de phrase "vous êtes malade", ça donne plus envie au pédophile d'envoyer promener son interlocuteur et de faire le contraire de ce qu'il lui dit qu'autre chose.
Chose qui personnellement m'horripile aussi ce sont les individus qui s'improvisent experts en la matière et qui viennent dire n'importe quoi aux pédophiles. Une fois, j'ai vu quelqu'un dire à un pédophile "ne t'inquiète pas, la pédophilie est une maladie qui se soigne très bien". D'où cette personne tire-t-elle que la pédophilie est une maladie et pour donner des espoirs probablement bidons au pédophile en détresse? Comme je l'ai dit plus haut, il y a effectivement des cas de pédophilie qui se soignent et se guérissent, mais d'autres où ça ne se soignent pas, mais qui se gèrent de diverses façons suivant le cas. Ces gens qui s'improvisent spécialistes et qui disent n'importe quoi ont souvent aussi tendance à rebuter les pédophiles, car cette façon de faire est hautaine et prétentieuse et en plus mensongère, car l'individu parle sans savoir. On ne peut pas savoir avant de l'avoir écouté et analysé, si un cas est soignable ou pas ou même si c'est un vrai pédophile. J'ai vus de nombreux individus qui se croyaient pédophiles mais qui en fait ne l'étaient pas.
Je redis donc une chose. Si vous voyez un pédophile, incitez le à bien se comporter. Ne l'envoyez pas directe voir les médecins, se faire soigner ou autres. Il y a des pédophiles qui n'ont pas besoin d'aides et qui vivent sans faire de mal aux enfants. Incitez le, encouragez le à respecter les enfants. Si il a des pulsions, incitez le à en parler, une aide thérapeutique ou des médicaments (ou les deux) peuvent l'aider. Si il est désorienté, en détresse, idem, encouragez le à en parler à essayer de trouver les réponses à ces questions. Plus il se connaîtra plus il apprendra à contrôler ses attractions et ses sentiments.

(…) La grande majorité des pédophiles envoyés auprès de cliniciens pour une évaluation le sont parce qu'ils ont été suspectés d'agressions sexuelles sur des enfants ou condamnés pour de tels faits, pas parce qu'ils se sont présentés spontanément pour se plaindre de leur attirance sexuelle pour des enfants.
La majorité de ces individus nient donc avoir un intérêt érotique pour les enfants, et ce même quand ils ont des antécédents sexuels qui rendent le diagnostic de pédophilie tout à fait plausible".

Il existe des moyens pour savoir si un individu est pédophile ou pas. La détection de mensonge (expression faciale, posture, mouvement, ton de la réponse, latence de réponse, débit de parole etc...). Et l'IRM cérébrale, ou l'électro-encéphalogramme qui permettent de vérifier l'activité cérébrale face à des images d'enfants. L'excitation sexuelle provoque diverses réactions organiques, augmentation de la tension et du coeur, crispation des muscles, dilatation des pupilles, activités cérébrales etc...
Sinon, effectivement oui, très peu de pédophiles reconnaissent leurs attractions pédophiliques. Ils ont trop peur d'être rejetés. Souvent, même leurs propres familles ne le savent pas. Ce qui empoisonnant pour le pédophile qui doit vivre et supporter ça tout seul, qui doit porter un lourd fardeau tout seul, sans pouvoir se décharger, ce qui augmente aussi sa détresse, sa déprime et augmente donc ses chances de passer aux actes. Surtout pour ceux qui ont de fortes pulsions et qui luttent contre leurs démons. Alors que des fois, rien qu'une écoute, rien qu'un soutient, rien que le fait d'être traité comme un être humain peut suffire et l'encourager à se comporter comme tel. Parce que c'est aussi ça le problème avec la diabolisation des pédophiles, que cette étude n'évoque pas, c'est que déshumaniser un pédophile, le traiter comme un violeur, comme un psychopathe, ça peut le dissuader de continuer à respecter les enfants. Les gens, y compris les enfants (les enfants les premiers même), fonctionnent ainsi depuis toujours. Si on vous manque de respect, la premier réflexe que vous allez avoir ce sera de manquer de respect à celui qui vous a méprisé. Par exemple, les catholiques qui accusent les homosexuels d'être des mauvais parents et de donner le mauvais exemple. Que répondent les homosexuels à ces accusations? Que les prêtres catholiques ont violé des enfants. Plus on diabolisera les pédophiles, plus ils ont des chances de se rebeller. Et ce ne sont pas les exemples historiques qui manquent, combien d'actes de violences et de guerres ont commencé à cause du mépris d'un peuple ou d'une race envers un autre peuple ou une autre race?

Un préjudice dont l'ampleur est non seulement conséquente en recherche clinique, mais qui devient d'autant plus dommageable au niveau de la recherche fondamentale, notamment celle qui concerne les facteurs biologiques de prédisposition aux tendances pédophiles.
"C'est un problème déjà suffisamment grave dans des champs de recherche qui ne requièrent que le diagnostic de l'individu concerné", ajoute Blanchard, mais cela devient "insurmontable dans des recherches génétiques qui exigent aussi d'analyser des proches.
Les patients pédophiles n'ont qu'une très faible propension, compte-tenu de leur tendance générale à nier leurs penchants personnels, à donner des informations pertinentes sur les membres de leur famille – des proches qui, d'ailleurs, ont toutes les chances d'avoir dissimulé leurs préférences au patient en question, comme au reste du monde.
Les informations les plus basiques et nécessaires pour des analyses portant sur des facteurs génétiques ou des liens d'héritabilité sont donc pratiquement impossibles à obtenir".

Ca je le redis et je suis convaincu d'une chose, c'est que la pédophilie est à la fois génétique et structurelle. Les goût et l'attraction envers les enfants se fait de manière parfois naturelle. J'ai vu de nombreux pédophiles qui ont eu une enfance normale et qui n'avaient aucune raison de développer des attractions pédophiliques de manières pathologiques. Ils sont devenus pédophiles parce qu'ils trouvaient les enfants attirants naturellement. Mais l'orientation sexuelle se définit aussi suivant les besoins de l'individu, des barrières psychiques, de ses sentiments, ses traumas, son point de vue etc... Tous ces facteurs font que l'individu exprimera plus ou moins fortement sa pédophilie, certains l'exprimeront en trouvant les enfants attendrissants. D'autres en aimant particulièrement les enfants, d'autres iront jusqu'à être sexuellement attirés par les enfants. D'autres en raisons de divers facteurs trouveront les enfants repoussants (par exemple un individu qui n'a pas aimé son enfance développera éventuellement un sentiment de dégoût pour les enfants qui lui rappelleront sa propre enfance qui déclenche en lui une forte répulsion).
Je redis aussi que beaucoup pensent que la pédophilie est génétique parce que les abus sexuels incestueux sur les enfants ont tendance à se reproduire de génération en génération. Ce qui est vrai, mais cela n'a rien à voir avec la génétique. Les enfants abusés abusent parfois de leurs propres enfants parce qu'ils ont grandi avec cette perspective de normalité que leurs parents leur auront inculqués. Il y a d'autres raisons, mais la principale raison, c'est celle là et pas du tout une histoire de pédophilie génétique, surtout que la grande majorité des parents incestueux ne sont même pas de vrais pédophiles.


À tous les niveaux, la stigmatisation de la pédophilie fait donc largement plus de mal que de bien, dans le sens où elles poussent les pédophiles à nier ou cacher leurs penchants, ce qui complique leur détection et multiplie les risques de passages à l'acte.

La plupart de celles et ceux qui veulent vraiment protéger les enfants et aider les victimes raisonnent de manière bien plus constructifs. Ils tendent la main aux pédophiles qui ont besoin d'être aidés pour ne pas passer aux actes, ils cherchent à comprendre pourquoi un enfant souffre après un rapport pédosexuel, ils font la différence entre les pédophiles respectueux et les autres. Ils font la différence entre les pédophiles et les pédocriminels. Ils font même un maximum de différences entre les pédophiles actifs, passifs, de bonne foi, exclusif, préférentiel, les pédosexuels sadiques, dominants, opportunistes, compulsifs etc... car chaque se traite différemment. Ils viennent en aide aux victimes sans leur mentir, car beaucoup de gens profitent de manière perverses de la fragilité des victimes pour leur mentir. Genre un enfant n'a pas de sexualité (nier la sexualité, certes différentes et latente des enfants, c'est ne pas comprendre les enfants, si on ne les comprend pas on ne peut pas savoir pourquoi ils souffrent et on ne peut pas les aider à ne plus souffrir) ou ta vie est détruite à jamais (ce qui empêche les victimes de guérir et les enferme dans un statut de victime) ou encore les pédophiles sont tous des monstres (alors que c'est faux, les pédophiles ne sont pas tous mauvais). Ils ne laissent pas les tabous, les histoires de sacré, les bonnes morales que la société s'est inventé, réfléchir à leur place. Ils observent, écoutent et après seulement ils déduisent pourquoi et comment la victime souffre. Comment et pourquoi le pédophiles a des attirances sexuelles pour les enfants et comment l'aider à les gérer sans faire de mal. Et comment et pourquoi le pédocriminel en est arrivé à faire du mal aux enfants et comment faire en sorte à ce que ça ne se reproduise pas.

Une triste "contre-productivité" commune à quasiment toutes les pathologies mentales... sauf que, bien souvent, la pédophilie n'a même pas la "chance" d'être reconnue comme telle.

Pour cause, dans de nombreux cas, elle ne l'est pas.

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