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N.4.X10-L'homosexualité - Droits des homos - Un médecin contre le mariage pour tous

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Bien le bonjour.

Dans ce dossier, j'aimerais vous faire part de la vidéo d'un médecin qui exprime son avis contre le mariage homosexuel.
Je sais que c'est très long. Je vous conseille de lire les passages en gras et soulignés et si ça vous intéresse de lire ensuite les commentaires.

Voici d'abord la vidéo :



Et ensuite, voici mes commentaires. Bon, c'est un peu le désordre et en vrac. J'ai écrit comme ça me venait. J'essaye d'abréger en ne commentant pas chacune des citations de ce médecin. Déjà parce que d'une part, dans l'ensembles, il parle pendant 30 minutes et son argumentation se résume à l'importance pour l'enfant de pouvoir imaginer ses parents en train de se reproduire et de le concevoir.

Selon ce médecin, la filiation biologique est nécessaire (du moins, c'est ce qu'il dit au début avant de dire le contraire après).
Ce à quoi je vais répondre ceci : Il arrive fréquemment que des parents, sans s'en rendre compte, élèvent des enfants qui ne sont en réalité pas les leurs. Si un jour ils l'apprennent, doivent-ils au nom de la filiation considérer l'enfant comme n'étant plus le leur et le rejeter?! Pas du tout! De même que un enfant doit il renier ses parents adoptifs le jour où il apprend qu'il a été adopté? Pas du tout non plus! S'occuper d'un enfant, l'épanouir, c'est surtout ça une vraie famille et non une histoire de sang et d'ADN

Ensuite, il parle de l'importance de l'engendrement.
Pareil, quelle importance, l'accouplement? L'enfant n'est même pas né à ce moment là et pareil pour l'engendrement, l'enfant n'est pas concerné. Sinon, un enfant né d'un viol devrait être considéré comme un rebus, alors qu'il n'y est pour rien. De même qu'un enfant dont la mère est morte durant l'accouchement, c'est rare bien sûr, mais ça arrive. L'enfant doit-il au nom de la filiation se considérer coupable? Non, parce qu'un enfant n'a pas être traité différemment suivant les circonstances de sa naissance. Et il n'a pas à se sentir différent et ne se sentira pas différent, tant qu'on lui fera comprendre qu'il est comme les autres et qu'on le traitera comme les autres.

S'accoupler, c'est trop facile, n'importe qui peut le faire. Même un gay en donnant son sperme peut le faire. Mais être présent, attentionné et aimant pour son enfant, pendant des années, ça par contre, c'est beaucoup plus dur et un parent homo qui se consacre à son enfant pendant des années mérite aussi toute l'admiration et le respect qu'un hétéro qui fait de même.

Il dit ensuite que avoir un lien biologique ne suffit pas à se considérer comme un père ou une mère. Mais que le lien biologique est un point de départ à la relation parent-enfant.
Oui! Le lien biologique peut être un point de départ à une relation durable entre un parent et un enfant, mais ce n'est pas obligatoire d'avoir ce point de départ! On peut très bien établir des rapports parent/enfant sans le lien biologique. Le point de départ, c'est l'instinct parental et tout ce que ça implique. C'est à dire le désir d'aimer et protéger un enfant que l'on considère, d'une façon ou d'une autre comme étant le sien.
Et les mères, ça leur arrive souvent de voir un enfant qui n'est pas le leur, mais de considérer l'enfant comme pouvant être potentiellement le leur, à cause de leur instinct maternel. C'est vrai que c'est plus facile quand l'enfant est vraiment le leur, de développer un instinct parental plus fort et encore, comme je le disais, beaucoup de parents ont un instinct parental fort pour l'enfant qu'ils élèvent sans savoir qu'en réalité l'enfant n'est pas le leur.

Non, le lien biologique n'est pas une condition nécessaire.
C'est un plus, pour que l'instinct parental se développe mieux et aussi pour connaître les antécédents génétiques des parents dont l'enfant peut hériter afin de mieux prendre soin de sa santé. Mais sinon, non! Ce n'est pas indispensable du tout. La preuve, des tas d'enfants adoptés sont heureux et des tas de parents d'enfants adoptés (parfois à leur insu) élèvent leurs enfants avec autant d'amour que si l'enfant était le leur. Vous savez pourquoi? Parce que lorsqu'on s'occupe d'un enfant, que ce soit le nôtre biologiquement ou pas, quand on a un rôle de père vis à vis de lui, qu'on lui apprend des choses, qu'on le réconforte, qu'on lui donne de l'affection, qu'on lui dit "je t'aime" et que l'enfant nous dit "je t'aime aussi", on développe l'instinct parental et là, peu importe que l'on soit son vrai père ou pas, ce n'est pas ça qui importe mais qu'on l'aime comme tel.  

Ensuite il parle du lien juridique qui nomme les places des familles suivant les lois.
Effectivement c'est vrai que sans les liens du sang, ça se complique un peu. Car il suffit de prouver que le parents sont biologiques, et puis c'est bon, on détermine qui est le père, la mère et les enfants. Oui. Mais est ce la faute de ceux qui adoptent si au niveau juridique tout est compliqué? Non, ils n'y sont pour rien. Si on simplifiait les choses et si on changeait le juridisme, ça irait mieux.
Et on peut très bien ne pas changer et dire que l'enfant né de PMA par exemple, a un père en la personne de Mr X et un tuteur en la personne de Mr Y. Et que ce sont les deux qui sont responsables de l'enfant et que si l'un des deux disparait, c'est l'autre qui aura la garde et puis c'est tout. Et il suffit d'avoir recours au mariage pour qu'au niveau juridique, chacun ait des droits parentaux sur l'enfant. C'est justement en partie pour protéger leurs enfants que les homos réclament le droit de se marier. Et ils n'ont pas à demander la permission, ils le font si ils en ont envie. Les autres n'ont rien à dire tout comme les homos n'ont rien à dire sur le mariage des autres.

Mais après il dit que la filiation n'est possible que si l'engendrement a été possible
ça c'est n'importe quoi! Si l'enfant existe, c'est qu'il a été mis au monde, qu'est ce que ça change de comment s'est arrivé? Quelle différence y'a-t-il entre l'engendrement d'un enfant par PMA, puis adopté par des hétéros et un enfant engendré aussi par PMA, puis adopté par des homos? Bon il explique la différence selon lui après. Mais ce médecin cherche surtout à imposer sa vision de la famille qui doit selon lui obligatoirement être composé d'un père et d'une mère.

Mais là où je suis tombé des nus (j'ai même éclaté de rire), c'est quand il a dit que le plus important, c'était que l'enfant puisse fantasmer de la scène qui a conclut sa naissance.
C'est d'un ridicule hallucinant. L'important pour l'enfant, c'est de savoir, qu'il a été adopté ou conçu parce qu'on voulait de lui et qu'on l'aime comme on aime son enfant.
Si la scène originaire était si importante (et elle ne l'est pas du tout, heureusement, car ça voudrait dire qu'il faille expliquer l'accouplement aux enfants), alors il faudrait interdire toute adoption, toute PMA, GPA etc... autant aux homos qu'aux hétéros. Mais il explique encore un peu après pourquoi il dit ça.

Selon ce médecin, les enfants adoptés font voler les familles en éclat et que donc l'adoption n'est en rien un acte de générosité et d'amour.
Déjà, si on adopte un enfant, c'est parce qu'on veut un enfant (à moins d'être complètement tordu), c'est donc par amour qu'on adopte un enfant.

Selon lui, un enfant adopté fait voler les familles en éclat et qu'un enfant ne peut s'épanouir qu'avec des parents dont l'engendrement a été soit réel, soit possible.
Le plus important pour ce médecin, en bref, c'est pouvoir montrer à l'enfant le modèle de reproduction traditionnel, c'est n'importe quoi aussi. On peut lui montrer ailleurs que les enfants se font entre un homme et une femme. Et ça, ça ne changera jamais. Et surtout, l'enfant se rendra malade tout seul, uniquement parce qu'il verra que les autres sont venus au monde de manière différentes, mais il suffit de lui montrer que ça ne fait pas de lui un enfant si différent, et qu'il est comme les autres, né d'un ovule et d'un spermatozoïde. Mais je vais détailler petit à petit.

"Il parle ensuite du fait que l'adoption casse la filiation."
si l'enfant est adopté, étant bébé, la filiation ne sera pratiquement pas interrompue. Le plus dur dans l'adoption, c'est que l'enfant s'adapte à ses nouveaux parents et vice versa. Mais cela vaut dans les familles adoptives hétéros aussi.

Ensuite il parle d'un enfant adopté, qui aimait joué à un jeu qui consistait à simuler sa naissance entre ses deux parents hétéros adoptifs. "j'aimerais qu'on rejoue ce soir à la nuit où je suis né". Où les deux parents sont au lit et lui qui sort de la couverture entre les deux parents. Et selon ce médecin, c'est indispensable que les enfants puissent faire cela et que donc les enfants doivent tous avoir un père et une mère.
Ca ne lui viendrait pas à l'esprit à ce médecin, que l'enfant aime ce genre de jeu, parce que ça lui donne de l'importance et que ça lui montre qu'on voulait de lui? Et personnellement, je connais bien les enfants. Jamais un enfant n'a réclamé ce genre de jeu et étudiant la psychologie infantile, je n'ai jamais entendu parler de ça. Ce médecin ne fait que prendre un exemple que je trouve assez ridicule et franchement très douteux, pour le généraliser. Tout ça, ce n'est qu'une question de normalité. On considère que la normalité, c'est d'unir un homme et une femme pour faire un enfant et du coup quand un enfant découvre qu'il n'a pas de mère ou pas de père, alors que si, il en a forcément, c'est juste qu'il ne la/le connait pas, il se rend malade à cause d'une société qui lui expose une vision de normalité arbitraire. Si on change la norme, l'enfant s'adaptera très bien, normal car il aura grandi avec cette perspective de normalité.

Hallucinant, il va jusqu'à dire que le plus important pour l'enfant, c'est de pouvoir reconstituer la scène de la procréation et une scène qui ait un sens et que c'est plus important que l'amour.
Encore une fois c'est n'importe quoi, je redis que je n'ai jamais vu un enfant faire ça, ni entendu parler d'enfants qui font ce jeu. Un enfant qui se place au lit entre ses deux parents oui! Ca, ça se fait beaucoup, mais c'est essentiellement pour que l'enfant se sente entouré d'amour, pour qu'ils sentent que ses parents s'aiment et que lui entre les deux sache qu'il est aimé des deux et voulus des deux et non pour comprendre comment il est né, surtout qu'on n'explique pas les détails de la reproduction à des enfants avant un certain âge. Encore une fois, tout cela n'est qu'une histoire de normalité, l'enfant s'adapte suivant la normalité qu'on lui donne et ce n'est pas le nombre d'exemple qui manquent :
-Un enfant de divorcé, surtout si les parents divorcent alors qu'il est encore très petit, considérera comme normal que ses parents ne soient pas ensembles et s'adaptera à cette vision des choses, même en voyant que c'est différent pour les autres enfants qui vivent encore avec leurs deux parents.
-Un enfant battu de manière répétée et durant une longue période, grandira avec le point de vue, qu'être battu est une normalité, d'où le fait qu'une fois adulte, souvent ils reproduisent.
-Un enfant dont les parents sont des cathos pratiquants aura de grandes chances de croire aux textes religieux et autres que lui auront inculqué ses parents.
-De même qu'un enfant dans une famille homoparentale, considérera comme normale d'avoir deux parents de même sexe, car il aura grandi ainsi, car il aura eu ce modèle parental là. Et nul besoin de lui mentir en lui disant qu'il n'a pas de mamans, et que ce sont des papas qui l'ont mis au monde. On peut très bien lui expliquer que l'un des deux est le vrai père et qu'il a une mère aussi et on peut très bien lui en parler.

Mais ce médecin là, est vraiment risible à dire que le plus important pour un enfant, c'est de pouvoir jouer à ce jeu. C'est juste que ce jeu lui donne de l'amour et de l'intention et l'impression que ses parents adoptifs sont ses vrais parents. Mais il y a d'autres jeux qui se font entre un parent et son enfant et qui donne l'impression que l'enfant est vraiment l'enfant de ses parents adoptifs et d'ailleurs il les considérera comme tel tant que les égoïstes qui veulent imposer leurs visions de normalité, s'abstiendront de lui rappeler le contraire.

Le plus important pour ce médecin, c'est que l'enfant puisse se dire "j'aurais pu venir de vous".
Et ben dans la gpa et la pma, l'enfant d'homo peut tout à fait venir d'un des deux parents qui aura eu l'enfant dans son ventre ou qui aura donné son sperme. Et franchement, ce médecin accorde une importance incroyablement surdimensionnée à un détail qui en réalité n'est pas important du tout.
L'enfant peut tout à fait se dire vis à vis de ses deux mères par exemple, "j'aurais pu venir de toi ou de toi", cela change quoi?! Cette histoire de "j'aurais pu venir de vous", vient d'un besoin de l'enfant de reconnaître ses parents adoptifs comme étant réellement les siens et surtout pour chasser l'angoisse que si il n'a pas ses vrais parents, il pourrait aussi perdre ses parents adoptifs et surtout un besoin de reconnaissance comme quoi, ses parents adoptifs le considèrent comme étant leur enfant. Les parents homos peuvent le faire aussi. C'est vrai que c'est angoissant tout ça pour un enfant, mais si les deux mères lui disent "je t'ai porté dans mon ventre ou j'aurais pu te porter dans mon ventre", hé ben, l'enfant ça lui donnera la reconnaissance qu'il cherche. Ce n'est pas l'origine de la création de l'enfant qui importe à ce dernier. Et franchement au début, l'enfant ne sait même pas comment ça marche la procréation alors comment voulez vous que la scène de l'accouplement ait une importance quelconque pour lui?! Ce n'est pas ça que l'enfant cherche, mais une reconnaissance comme quoi ses parents sont symboliquement les siens et la scène du lit décrite, peut symboliser cette reconnaissance, mais ce n'est pas la seule façon de le faire!

On peut lui donner son nom de famille, on peut lui ouvrir des comptes en banques, partir en vacances avec lui, et faire comme le font les autres parents, le placer sur le lit entre ses deux parents adoptifs qui chacun l'entoure d'affection et d'amour. C'est pas du tout indispensable que l'enfant puisse avoir des fantasmes que ses parents le créer et l'engendrer dans leur chambre. C'est de savoir qu'on veut de lui et qu'on le considère comme son propre enfant qui est indispensable.

"Peut-on adopter un enfant plus âgé que soi?" Demande le médecin qui évoque une question que les romains se posaient.
Pour être éducateur primaire (qui éduque l'enfant directement), il faut de très grande préférence avoir un niveau de maturité supérieur à l'enfant afin de pouvoir mieux le guider dans sa maturité (à l'enfant). Mais sinon, l'âge n'a pas une importance si grande. Il y a des gens que j'ai connus, ils m'ont dit "mon grand frère, c'est comme un père pour moi", alors qu'il n'y a genre que 5ans de différence. Mais encore une fois, un père, c'est un rôle que l'on joue et que l'on accomplit, une image que l'on donne, un exemple que l'on donne et que l'on transmet avant tout. Ce n'est pas la différence d'âge qui compte, ni les liens du sang. Mais l'amour et l'attention encore une fois.

Il me fait rire ce médecin en basant son raisonnement, sur une réflexion qui date d'il y a 2000ans. Pour lui, on ne doit pas adopter d'enfants en étant trop jeune, juste parce que ce ne serait pas crédible pour l'enfant. Mais dans ce cas pourquoi y'a-t-il plein de gens qui considèrent leurs grands frères ou grandes soeurs comme des parents malgré une différence d'âge très mince? Si c'était nuisible et perturbant pour l'enfant, ce dernier ne le ferait pas. Il rejetterait le grand frère en lui disant, "t'es pas mon père", ce qui arrive aussi. Mais souvent un enfant le fera non pas par réel rejet du frère qui joue le rôle de son père, mais par rejet de l'autorité parentale et pour le destituer du pouvoir qu'il a sur lui et qui font obstacles à ses réclamations ou ses caprices. Mais dans plein d'autres cas, il le considère comme tel. Et il le fait parce qu'il aime son grand frère comme un père et que c'est peut-être réciproque, et pourquoi il le considère comme tel? Parce que le grand frère donne l'image d'un père à travers le rôle qu'il a vis à vis de lui et symboliquement, cela suffit à l'enfant pour le considérer comme un père sans qu'il y ait cette histoire de lit, qui soit disant serait obligatoire à l'enfant pour que ces derniers considèrent ses parents comme étant vraiment leurs parents.

Ce médecin prétend que les homos veulent que l'on supprime les termes de père et de mère.
On ne va pas du tout supprimer le terme de père et mère? Le parent de sexe masculin sera toujours appelé père et le parent de sexe féminin, sera toujours une mère. Il a à la limite du délire de persécution ce docteur, comme la plupart des homophobes d'ailleurs qui s'imaginent que les homosexuels vont détruire le monde et veulent dominer les hétéros.

Pour lui, il faut que la conception de l'enfant ait un sens et que les homos ne le lui apportent pas.
Je le redis. L'important pour l'enfant, ce n'est pas de savoir les origines de sa naissance. Mais de savoir qu'il est aimé. Le fait d'être aimé par ses parents bio, adoptifs, homos ou hétéros, lui donne un sens à sa naissance 1000fois plus important que de savoir que ses parents auraient pu le créer et il n'y a encore une fois pas besoin d'être un couple hétéro pour pouvoir dire à un enfant, "tu pourrais être mon enfant... je te considères comme tel", il suffit d'être un humain et d'avoir un instinct parental envers l'enfant pour ça et non d'être un couple mixte. Il est 1000fois plus perturbant pour un enfant de se dire "je n'aurais jamais dû venir au monde, de toutes façons personne ne m'aime" et ça en cause de tentative de suicide ça ou des comportements suicidaires, comme faire des choses dangereuses. Forcément les enfants ne se sentant pas aimés, se diront "de toutes façons, si je meurs, personne ne me regrettera". Tandis que l'origine de sa naissance, ça change quoi, qu'on vienne de PMA, de la couette, d'un autre pays etc... ça change rien à ce qu'on est et ça ne doit surtout en aucun cas nous compliquer la vie et nous dicter nos choix.

Il dit ensuite que les homosexuels considèrent qu'il n'y a pas de différence entre les deux sexes et que à cause de cette loi du mariage gay, on n'accordera plus d'importance aux différences entre les sexes.
Il dit que les bébés font très tôt la différence entre le père et la mère.

Oui, tout à fait, le bébé fait la différence entre le père et la mère. On recommande d'ailleurs au père d'être présent au moment de l'accouchement pour que le bébé s'habitue plus vite à l'image paternelle et notamment la voix. Mais ça ne veut pas dire qu'avoir un père et une mère soit indispensable à l'enfant. Il est important pour l'enfant de pouvoir constater la différence physiologique (notamment) entre les deux sexes, afin de pouvoir déclencher certains questionnements, voire certaines angoisses, par lesquels les enfants doivent de préférence passer pour mieux se construire. Mais cela ne veut pas dire que deux pères ou deux mères soient nocifs et perturberont l'équilibre de l'enfant. Par contre, ça veut dire que les parents homos doivent plus ouvrir l'enfant à l'autre sexe et lui apprendre, comme le font tous les parents, la différence entre le sexe masculin et le sexe féminin. Et ça, on n'a pas obligatoirement besoin de deux parents de sexe différents pour ça. On peut utiliser des référents de l'autre sexe, le frère, la soeur, cousin, cousine, tante, oncle, grand parents, autres enfants à l'école et la crèche, etc...

Et je vous signale que les pères sont parfois plus maternels que les mères. Donc mêmes les familles hétéro-parentales ne correspondent pas forcément non plus aux repères dont les enfants auraient soit disant besoin. Il y a des femmes qui se comportent de manière masculines et des hommes de manière féminine. Cela a tendance à s'équilibrer. Nous avons moins de nos jours, des femmes 100% féminines et des hommes 100% masculins. Et ils ont le droit d'exister et ce n'est pas une tare que de ne pas être entièrement féminine quand on est une femme.

Il estime que l'enfant a besoin de réassocier les pièces du puzzle de sa conception et que la loi du mariage pour tous l'en empêche.
La loi n'empêche en rien l'enfant de réassocier les conditions de sa naissance. Ses parents peuvent aussi lui expliquer qu'il est venu au monde par l'union d'un spermatozoïde et d'un ovule ou d'un homme et d'une femme. La loi du mariage pour tous l'interdit? Non. Encore une fois, son seul argument à ce médecin repose sur l'exagération extrême de l'importance de l'enfant à pouvoir reconstituer les circonstances de sa naissance. Non seulement encore une fois, ça n'a aucune importance comment on est venu au monde. Vous pensez être né sous la couette (pour reprendre son expression)? Un jour vous apprenez que vous êtes issu d'une PMA. Est-ce que c'est horrible? Est-ce que ça vous a empêché de grandir normalement et de vous épanouir? Vous ne l'auriez jamais su que ça n'aurait eu aucune conséquence sur votre vie. Et deux parents homos n'empêchent en rien un enfant de pouvoir reconstituer les circonstances de sa naissances, si on lui explique la PMA et l'adoption et comment il a été conçu avant et comment ses deux pères auraient chacun pu être son père.

Oui, avoir un père et une mère, c'est mieux pour l'enfant. Mais encore une fois, ce n'est pas indispensable et l'absence de l'un peut très bien être comblé et compensé. Et je vous signale aussi que avec des tas de parents divorcés, donc ne vivant plus ensembles et bien le complexe d'oedipe et le processus qui consiste à avoir une rivalité avec la mère pour la petite fille qui veut conquérir le père par exemple, et ben, à priori, ça ne peut pas se faire. Et le complexe d'Oedipe est du coup beaucoup plus dur à résorber aussi. Puisque les parents ne sont pas ensembles et ne vivent pas ensembles et l'histoire du lit pour recréer la scène de l'engendrement, ne peut pas se faire non plus du coup.

Quant à Freud, en tant que fondateur de la psychanalyse, ses théories sont sujètes à de nombreux doutes aujourd'hui (150ans plus tard). Ce n'est pas parce que c'était lui le fondateur de la psychanalyse qu'il avait raison sur tout dans la psychanalyse. Il y a des enfants qui passent de manière différentes par le complexe d'oedipe et cela ne les perturbe pas forcément. Et avoir deux pères ou deux mères, n'empêche pas forcément du tout le complexe d'oedipe d'apparaître et ça n'empêche pas l'enfant de dissocier ses deux parents et de les voir comme des personnes bien distinctes et différentes ayant chacun des choses différentes à lui apporter.

Et les homos ne demandent pas l'annulation des différences entre les sexes! Il est bien un brin paranoïaque ce médecin pour penser ça. Les homosexuels ne traitent pas leurs enfants de la même façon suivant si c'est une fille ou un garçon que je sache. Ils encouragent leurs filles à l'identification sexuelle féminine! Et les garçons vers l'identification sexuelle masculine! Comme le font chaque parent qui respecte leurs enfants. C'est juste que les homosexuels, surtout si leurs enfants sont du même sexe, doivent avoir recours à un peu plus de moyens afin de mieux aider l'enfant à s'identifier sexuellement.

Les enfants ont besoin de connaître la scène originaire pour aller de l'avant qu'il dit.
Je le redis, ce type ne fait qu'exacerber son histoire de scène originaire et d'affirmer que sans elle, on ne peut pas savoir qui on est et pas être équilibré. Je le redis, dans ces cas là, autant dire que ceux qui ne savent pas d'où ils viennent ne peuvent pas aller de l'avant. Et aucun enfant au début ne sait d'où il vient, ne connait les circonstances de sa naissance. Peu importe ce qu'on lui dira. Ce n'est pas la circonstance de sa naissance qui doit l'empêcher d'aller de l'avant et surtout, est ce que franchement vous croyez que c'est en connaissant les circonstances de notre naissance qui va nous aider dans la vie?! Mais pas du tout! Ce qui nous soutient dans la vie, ce sont les expériences que nous avons vécus, les joies, les peines que nous avons connues qui auront structuré notre point de vue, nos réactions, notre caractère, nos peurs, nos forces etc... Et tout cela s'acquiert en vivant, pas en sachant comment on est venu au monde et ce qui s'est passé avant notre venu au monde.

Un parent homo peut dire à son enfant "tu vois, ta grand mère et ton grand père m'ont fait, comme toi" ou/et "je suis une femme, je t'ai porté dans mon ventre, comme ta grand mère m'a porté dans le sien" et même à 8ans, les enfants ne savent pas vraiment comment on fait les bébés, est ce qu'ils s'en portent mal?! Est-ce qu'ils sont perturbés jusqu'à ce qu'on leur explique?!

L'enfant va se désaffilier pour se trouver d'autres origines si les circonstances de sa naissance ne sont pas claires.
Oui, c'est vrai. Mais ces enfants le font parce qu'ils s'imaginent que savoir exactement les dites circonstances ont une importance sur leur identité, alors que ça ne l'est pas. Si on leur explique que l'important n'est pas ce qui s'est passé à leur naissance (et ils ne peuvent rien y changer), mais ce qu'ils font de la vie qu'ils ont reçu, ils continuent de vivre tout à fait normalement. La preuve, un enfant qui a été adopté sans le savoir, vivra tout à fait normalement. Il ne se sentira mal (éventuellement) que si on lui met un doute sur son origine. Pourquoi, parce que le doute fait peur. Mais au bout du compte, ce n'est pas le fait d'avoir été adopté qui provoque le mal-être, c'est le fait de le savoir. Alors qu'il aurait vécu sans se soucier de rien, si on ne lui avait rien dit. Savoir les circonstances de la naissance ne change en rien ce que nos parents (qui ont été nos tuteurs), nos amis, nos expériences, nos traumas etc... ont fait de nous. Ca nous prend juste la tête pour un détail sur lequel nous ne pouvons de toutes façons rien faire et qui n'a pas à avoir une influence quelconque sur notre vie.

Le pilier psychique permet de dire "oui j'ai un père, oui j'ai une mère, oui je suis le fils ou la fille de l'un et de l'autre".
Les familles homoparentales n'empêchent pas les enfants de se construire ce genre d'identité. C'est les gens comme ce médecin qui veulent imposer à chaque famille d'être composé d'un père et d'une mère qui empêche les enfants de famille homoparentale de se construire et non pas l'inverse. Il suffit d'apprendre à l'enfant que chacun est différent, qu'être différent, comme être homo et être l'enfant d'un homo, n'enlève en rien le droit d'être aimé par ses parents et d'être respecté comme les autres enfants. Par contre, en accentuant, surtout de manière aussi démesurée, cette normalité d'avoir un père et une mère, on pousse les enfants qui ne rentrent pas dans cette normalité, au mal-être. En faisant ça on fait comprendre à l'enfant qu'il n'est pas normal, on met un doute sur son identité, ses origines etc... L'enfant va adopter ce point de vue, surtout les enfants, car ils sont des éponges, si on éprouve un mépris, un sentiment d'anormalité envers l'enfant et ses parents homos, l'enfant va aspirer ce sentiment d'anormalité et se sentir anormal. Si vous lui dites "bah pourquoi t'as pas de papa, pourquoi t'as deux mamans, c'est pas normal, t'es pas comme nous..." Alors que si on le traîte comme un enfant comme les autres, l'enfant baptira son identité par rapport à sa famille (adoptive, homo, mono, hétéro etc...) et intégrera harmonieusement sa famille certes différentes, à son identité et considérera que avoir des parents homos, fait partie de son identité et comme une normalité.

Ensuite il dit aussi que les familles monoparentales ont le même problème.
Oui, pareil, avoir un père et une mère, c'est mieux que de n'avoir qu'un seul des deux. Mais encore une fois. Cela ne veut pas dire que l'on ne fait pas la différence entre les sexes. Cela ne veut pas que les mères solos ne vont pas faire découvrir la masculinité à leurs enfants ni que les pères ne vont pas faire découvrir la féminité aux leurs. Et encore moins que l'enfant n'aura pas la possibilité de découvrir l'existence des deux sexes.

En bref :
Le problème avec ce médecin, c'est qu'il réagit de manière totalement disproportionnée. La solution n'est pas du tout d'interdire les homosexuels d'avoir des enfants, mais de leur donner les moyens d'épanouir leurs enfants, de pousser ces derniers à la bonne identification sexuelle (et c'est pas si difficile que ça). Et surtout de pas se prendre la tête pour des histoires de filiation à la noix! La vie est assez compliquée comme ça sans qu'on en vienne à se prendre la tête à savoir comment on est né exactement et à donner de l'importance à un détail aussi frivole. Sans compter qu'on pourra toujours douter, car on pourrait très bien nous raconter des circonstances de notre naissance, on ne pourra même pas savoir si c'est vrai ou pas (on n'était pas né). Est-ce que pour autant faudra qu'on passe notre vie à se poser la question et à s'angoisser pour ça? Profitons de la vie plutôt et soyons qui nous voulons être, c'est à nous de choisir, pas à la société de nous dicter ses normes, tant qu'on ne fait de mal à personne. Ce ne sont pas à nos origines de décider pour nous de ce qu'on doit être. Moi, je suis né d'une famille de chrétien et j'en ai rien à secouer du christianisme et j'en ai le droit tant que j'interdis pas les autres d'être chrétiens.

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