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F.8.3 Les pédocriminels - Documentaire "pédophilie au féminin" - Troisième cas

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TROISIEME CAS

Sacha


Exposé sur le troisième cas observé dans le documentaire "pédophilie au féminin"
http://www.dailymotion.com/video/xueshr_pedophilie-au-feminin_webcam
Commentaires de la victime qui s'appelle Sacha qui commence à 12:30 sur le documentaire jusqu'à 17:40, puis on le revoit à 46:30

Son abuseuse était une cousine dix ans plus âgée et cela a commencé à ses 6ans. Elle était violente, insultante et perverse. Cela ressemble encore une fois plus à de la domination et du sadisme que de la pédophilie. Cette fille en plus était elle même brutalisée, dans une famille où la violence était omniprésente. Il s'agit donc vraisemblablement de perversion traumatique et non vraiment de la pédophilie. Une jeune femme qui considère que brutaliser est normale donc elle fait pareil et se montre aussi dominatrice et sadique que son entourage et que ce qu'elle a subi probablement depuis longtemps. Ce qui se confirme quand la cousine a dit à sa victime "ta mère me l'a fait".
"Elle n'avait pas le droit de me tenir responsable de ce que ma mère lui avait fait",
dit la victime. Mais je ne crois pas que ce soit une question de vengeance, mais de normalisation. Sa cousine considère que ce que la mère de Sacha lui a fait était normal alors elle fait pareil sur son cousin, qu'elle domine de la même façon. Il s'agit donc de cas typique et classique de rapport sociaux déformés et d'un processus de normalisation de la maltraîtance. Cette cousine réagit suivant ce qu'on lui a appris et en se référant aux modèles qu'elle a eu.

"On a envie d'aimer sa mère et on la déteste",
ça c'est l'une des ambiguités fréquentes dans les familles incestueuses. Cela augmente la confusion de la victime d'inceste qui ne sait parfois du coup plus trop comment il doit considérer sa famille et les relations familiales. C'est aussi ce qui peut faire que certaines victimes ne parlent pas, c'est parfois en quelque sorte par amour, malgré les ambiguités pour l'incestueux, et aussi pour ne pas mettre en péril les relations familiales. Certains incestueux jouent même la dessus en disant que si l'enfant parle, cela aura des mauvaises conséquences pour tout le monde.

"Pour moi, c'est une victime qui a essayé de s'en sortir d'une mauvaise manière".

Disons qu'elle a adopté des comportements dysfonctionnels dû à sa propre interprêtation de son statut de victime. Mais je ne crois pas qu'elle a essayé de s'en sortir. Pas d'après ce que raconte Sacha en tous cas. Elle n'a pas essayé de s'en sortir, elle a juste réagi en conséquence du point de vue qu'elle avait sur la violence qu'elle a subie. Comme tout le monde elle a agi suivant son point de vue, donc suivant ce qu'elle a ressenti, suivant ses besoins. Elle est donc effectivement victime elle aussi. Cela n'excuse pas ce qu'elle a fait subir aux autres, mais ça se comprend. Je rappelle que comprendre quelqu'un ou quelque chose ne veut absolument pas dire qu'on l'accepte.

"Y'a d'autres choix pour les victimes que de devenir coupable et de vouloir se venger".
Certes, mais généralement, on ne choisit pas les influences que l'on subit, on ne choisit pas son entourage (dont sa famille), on ne choisit pas toujours ce qui nous arrive. Or les influences, l'entourage, ce que nous vivons sont parmis les facteurs qui influent le plus sur le point de vue que nous avons, surtout pour des enfants, comme cette cousine de 16ans qui a été violentée dans sa famille et qui donc a construit son point de vue par rapport ces influences violentes, par rapport à sa famille violente et par rapport à la violence qu'il a vécu. Et comme nous agissons en conséquences du point de vue que nous avons, avec tout ça, les chances de devenir violent et de reproduire la violence sont vraiment énormes. Chez les enfants maltraîtés, surtout à long therme, et quand c'est dans la famille c'est souvent le cas, on observe fréquemment deux réactions. La première, c'est la reproduction. On reproduit ce qu'on a vécu, pour les raisons précitées. La deuxième, la victime rebondit et adopte alors l'attitude totalement opposée. Elle fait tout pour s'éloigner de la mauvaise image parentale qu'elle a eu en exemple, quitte à tomber dans l'extrême inverse. Mais ce cas de figure là est plus rare. La reproduction de la violence est bien plus fréquente, car pour adopter l'attitude inverse, il faut se remettre en question. Ce que les gens ne font presque jamais.

La victime dit ensuite "faut l'accepter (d'être victime) et vivre sa vie, c'est tout".
A l'entendre on croirait que c'est facile d'accepter d'être victime, mais beaucoup de gens nient être victimes. Ou tout simplement, il y en a qui ne se rendent pas compte qu'ils sont victimes. Ils n'ont pas la notion du respect d'autrui. Notamment quand eux mêmes n'ont pas été respectés, cela leur prive de bases fondamentales pour apprendre à respecter les autres. Moins ils auront été respectés, comme un enfant abusés et violentés à long therme, moins ils ont de chances de comprendre ce qu'est le respect. Et encore, même en sachant ce qu'est le respect d'autrui, les enfants maltraîtés développent parfois un certain instinct de survie et des reflexies conditionnels qui souvent les poussent à réagir de façon disproportionnée donc éventuellement avec de la violence excessive.

Il a plutôt raison quand il dit que quand il est devenu un homme, il a cessé d'être abusé car la relation dominant-dominé était devenu moins faisable. Et cela confirme à nouveau la tendance à la domination des membres de cette famille.
Je ne crois pas que l'abuseuse ait tenté de faire culpabiliser sa victime pour masquer sa propre souffrance. Au vue des circonstances, encore une fois, l'abuseuse était dominante et s'imposait violemment. Faire culpabiliser l'autre dans ces cas là permet de montrer sa supériorité et d'exercer une meilleure emprise sur la victime. Un abuseur qui fait culpabiliser l'autre pour masquer sa souffrance, serait plutôt un abuseur qui se rend compte du mal qu'il fait et qui cherche à refouler une certaine culpabilité et une certaine honte à agir ainsi, ce qui ne semble pas être le cas des abuseuses de cette famille totalement dysfonctionnelle.

La criminologue qui dit que la femme abuseuse passe à l'acte en se montrant plus violente qu'elle ne l'est d'habitude est un mythe. Bah si, il y a des abuseurs qui sous l'effet de pulsions, par excès d'hormones se montrent plus violents, plus agressifs, car les hormones en excès provoquent des troubles de l'humeur dont une frustration qui fait accumuler de la colère et des actes impulsifs et donc soudains, plus forts et plus violents. Sans compter que l'excitation sexuelle, pendant le passage à l'acte crispe le corps, augmente la tension et les battements du coeur, ce qui rend plus agressif. Après bien évidemment, les abuseurs, que ce soient des hommes ou des femmes ne rentrent pas tous dans ces cas de figure, c'est même à ma connaissance plutôt rare. Mais décidement, je ne cesserai donc jamais de dire que le problème des soit disants experts, c'est qu'ils ne se fient que à ce qu'ils voient. Cette criminologue n'a pas vu de femme abuseuse passer à l'acte en se montrant plus violentes, alors elle en déduit que ce genre de cas n'existe pas?!

"Les victimes ne savent pas que ce qu'elles ont vécu est un crime..."
Je suis bien d'accord jusqu'ici.
"...parce que ça a été commis par une femme et c'est impensable".
Ca par contre, ça n'a pas grand chose à voir. bien que ça joue sur le regard que la victime aura, mais il ne suffit pas d'être abusé par une femme pour le normaliser. On normalise surtout quand l'abus est répété sur une longue durée, quand la victime est jeune (car plus elle est jeune plus elle est influençable et moins elle a de l'expérience) et que c'est commis par plusieurs personnes et encore plus quand ce sont des gens des deux sexes.

Sacha revient à 46:30

"j'en avais marre de masquer les vrais problèmes..."

voilà comme je le disais, le traumatisme ne surgit pas des années plus tard contrairement aux mythes de l'enfant abusé qui ne ressent rien pendant des années et qui se sent mal des années après. Je le redis, cela n'existe pas, sauf dans le cas d'un trauma névrotique. Le trauma est présent dès le début mais est "masqué".


"Il y a le viol qui est un premier coup, il y a le blackout qui est un second coup, il y a le réveil qui est un troisième coup et la reconstruction qui est un quatrième coup."
Effectivement, cela résume bien le ressenti de certaines victimes. Mais je redis bien que le refoulement du viol (le blackout) n'est pas forcément présent, cela dépend notamment de l'âge de l'enfant au moment du viol ainsi que de la fréquence des viols, la durée, le ressenti etc... Prenons un exemple concret, l'auteur du livre "il m'aimait", l'enfant abusé avait déjà un certain âge et les abus se sont étendus sur une longue durée. Il n'a pas eu le temps de refouler les divers traumatismes. En plus il a eu ses premières éjaculations durant les abus sexuels, il a donc été obligé de se construire sur ces expériences sexuelles pour créer son point de vue sur la sexualité. On peut considérer aussi que le refoulement des abus, plus les abus datent d'avant l'éveil à la sexualité de l'enfant, plus le refoulement a des chances (je dis bien a des chances, ça varie suivant d'autres facteurs) d'être fort. Un enfant de disons 10ans sexualisé trop précocément a des chances à cet âge là de commencer à s'éveiller à la sexualité et donc de se baser sur l'expérience abusive dans la découverte de la sexualité. Alors qu'un enfant bien plus jeune, va avoir plus le temps de refouler les abus sexuels, même si cela aura des répercussions sur son comportement et sa construction, il peut ne pas faire le lien entre ces répercussions et ce qu'il a vécu, même si il s'en souvient et donc encore moins si il les a refoulés. Et surtout les enfants en bas âge sont moins confrontés à la sexualité et leur sexualité qui ne se développent que progressivement. Les enfants en bas âge ont donc moins de chances de voir leur trauma ressurgir lorsqu'ils seront confrontés à leur sexualité à leur niveau qui est encore vraiment latente. Et encore, un abus sexuel sur un enfant en bas âge, ce dernier lorsqu'il expérimentera sa sexualité, aura vraiment des chances ne pas pouvoir l'expérimenter de façon harmonieuse et épanouissante. Il risque lors d'expérience érectile de ressentir des blocages, des angoisses, du refoulement, du dégoût, de la violence etc... suivant comment il a vécu l'abus sexuel.


"Il faut être sûr que la vie vaut la peine d'être vécu..."
Les thérapeutes essayent de donner de l'espoir aux victimes en leur faisant comprendre qu'elles peuvent changer et être heureuses malgré tout ça. C'est ce qui donne un peu envie aux victimes de se faire aider et de débuter une thérapie de reconstruction. Mais c'est bien moins simple que ça bien sûr.
Il faut en effet aussi modifier le point de vue de la victime. Son point de vue sur la sexualité a des chances d'être déformés et en effet être confondue avec une relation de dominant/dominé entre autres. Si on change le point de vue de la victime (ce qui n'est pas facile), il peut reprendre goût à la sexualité et s'en faire une meilleure image, tel que le plaisir consenti, la tendresse, la fidélité, le partage avec celui ou celle qu'on aime... Je le redis nous agissons suivant notre point de vue. Si on a un mauvais point de vue sur la sexualité, comme un rapport de domination, on risque d'être rebuté par la sexualité. Tandis qu'avec un point de vue plus positif sur la sexualité comme y voir de la tendresse et de l'amour et du reconfort, on aimera alors la sexualité car cela nous apportera des sentiments positifs.


"La sexualité des adultes, c'est entre deux personnes consentantes. Un enfant ne peut pas donner son consentement à un acte sexuel. Point barre".

Faux. Un enfant apprend à donner son consentement petit à petit au fur et à mesure qu'il gagne en expérience et en maturité sexuelle. Cela ne veut pas dire qu'il ne peut consentir à des échanges sexuels. Il peut donner pleinement son consentement à condition que cet échange correspondent à son niveau de maturité. Un enfant ne peut consentir, c'est un mythe. Un mythe assez idiot d'ailleurs car si on suivait cette logique, on deviendrait consentant du jour au lendemain lorsque l'on n'est plus un enfant (15ans en France qui est l'âge de la majorité sexuelle). Alors que non, nous apprenons à consentir petit à petit à des expériences de plus en plus sexuelles, pour en arriver à consentir aux rapports pleinement sexuels à un rythme qui diffère suivant l'individu et son rythme de maturation. L'enfant consent mais à des choses à son niveau.

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