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E.6.5 Les différents types de pédophiles - Pédophiles passifs - Témoignage de Samuel

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Première partie du témoignage d'un pédophile passif appelé Samuel. Extrait du livre "pédophilie, prévenir pour protéger", de Latifa Bennari

Samuel recherchait depuis plusieurs mois la possibilité de discuter librement de la pédophilie et d'approfondir le sujet. Il s'était très tôt déjà confié à son frère, puis à des amis. Mais il avait besoin d'une écoute neutre. Il me confia qu'il venait de traverser une période fragile où il avait manqué de peu de passer à l'acte. Il envisageait à l'époque de suivre une thérapie. Du moins avait-il le besoin de se confier, pour ne plus être seul à porter le fardeau de sa relation platonique avec un jeune garçon. Protéger cet enfant des désirs qu'il n'arrivait plus à contrôler aussi bien qu'autrefois était devenu son principal souci.

Samuel :
Cher Latifa, notre rencontre a définitivement changé le cours de mon existence. Quels que soient mes points de désaccord avec toi, je suis admiritif devant les qualités humaines dont tu n'a cessé de témoigner.
Ton passé d'enfant victime d'abus sexuel, en réponse à l'odieuse tendance actuelle à instrumentaliser le ressentiment légitime des êtres abusés ou violés, aurait pu t'amener à rejoindre le camp des associations de "protection" de l'enfance les plus extrémistes. Au lieu de cela, tu as fait le choix d'une démarche courageuse : aller à la rencontre des pédophiles.
J'ai d'abord fait la rencontre de Phillipe Aerts, psycho-thérapeute, mais en tant qu'interlocuteur non en tant que patient. Puis celle de François Lebreton, ouvert au dialogue avec des pédophiles. Et puis Adrien, un ami pédophile, plus courageux sans doute que je ne l'étais, a pris la décision d'aller à ta rencontre.
Je ressentais le besoin d'aller à la rencontre d'interlocuteurs non pédophiles, en dépit des pressions et conseils de la part de quelques pédophiles opposées à cette idée. Mes amis les plus proches déjà étaient au courant de mes attirances, mais cela ne me suffisait plus. J'étais en quête, je crois, de quelque chose comme une réinsertion dans la société. C'était une période difficile de mon existence, où je sentais que ma volonté de ne pas avoir de relations pédosexuelles pouvait chanceler sous les coups d'un désir que j'avais cru jusqu'alors toujours maîtriser.
Je protégeais le fils de mes amis contre moi-même. J'ai rapidement eu le sentiment qu'une page de ma vie avait tournée. Voici le récit de mon parcours :

Enfance

Né vers 1975, un frère un an plus jeune, je vis une enfance sans histoire jusqu'à mes 10ans. Mes parents ne s'aiment plus depuis longtemps, ils ne le montrent pas. Pour moi, le lien conjugal est néanmoins synonyme d'amour : pourquoi continuerait-on à vivre avec quelqu'un qu'on n'aime pas? Mes parents ne se disputent jamais (du moins en notre présence), ils ne divorcent pas, donc ils s'aiment, donc l'amour est quelque chose qu'on ne montre pas en public. L'amour rendu public, c'est uniquement dans la fiction : les livres, les films.
C'est la vision implicite que j'ai de l'amour et que là réside sans doute ma pudeur à dire les sentiments.
Je suis bon élève et j'adore lire, ou plutôt lire est ma drogue. Je n'ai pas le souvenir de jeux sexuels à cette époque. Je me rappelle simplement les érections que provoquait chez moi la lecture des BD de Goldorak.
Je me rappelle aussi, bien avant, une relation privilégiée et tendre avec Bruno, un garçon de ma classe en maternelle.
Quelques années plus tard, je tombe follement amoureux de Henry Thomas, qui incarne le personnage d'Elliott dans E.T.
J'ignorais qu'un garçon pouvait être amoureux d'un autre garçon et je n'ai pas idée alors de nommer ce sentiment.
Eveillé ou endormi, je rêve si souvent de Henry. Lorsque je m'imagine être à ses côtés, son ami, j'éprouve ce doux chavirement intérieur qui part de la poitrine pour gagner la racine de mes cheveux. Je sors rarement sans avoir avec moi une photo de lui.
Dès ma classe de CM1, je prends la défense des plus jeunes quand ceux de ma classe affichent du mépris pour eux.
Un jour en CM2, notre institutrice étant absente les élèves qui ne peuvent repartir chez eux sont répartis dans les autres classes. J'atterris en CP. La maîtresse me confie un groupe dont je m'occupe toute la demie journée. J'adore cela : les aider, leur expliquer, voir leur regard illuminé par la compréhension.

A l'âge de dix ans je fais des choix que désapprouvent mes parents. Pour la première fois, je me sens incompris et trahi par eux. Je me replie sur moi même en imaginant non sans raison que tout le monde réagirait de la même façon dans mon entourage, et que même mes amis ne me comprendraient pas. J'apprends à cette occasion à me défier de mes parents, qui dès lors perdent leur place d'interlocuteurs privilégiés. Le problème sans doute est que personne ne viendra ensuite occuper cette place, et je prends l'habitude de taire tout ce qui a un rapport avec mes centres d'intérêt fondamentaux et ma vie intime.
Il y a mille et une façons de devenir pédophile, comme il y a mille et une façon de connaître une enfance malheureuse. Or, malheureuse, la fin de mon enfance l'a été.
Au collège, j'ai trouvé un dérivatif à ma douleur, solutide, angoisse et ressentiment, à la fois dans la nourriture et dans la réussite scolaire. Je suis devenu un excellent élève mais je grossis à vue d'oeil.
Dans le même temps que je tire fierté de mes capacités intellectuelles, je développe un dégoût croissant pour le corps chaque jour plus disgracieux qui abrite cet esprit sublime.
J'avais eu un premier rêve érotique en CM2. Un rêve agréable mais dont je n'avais pas compris le sens : des femmes nous suçaient moi et deux de mes meilleurs amis.
Mes premiers désirs sexuels apparaissent vers l'âge de onze ans, mais il s'agit de sensations confuses auxquelles je n'attribue pas immédiatement de sens précis. Je ressens comme une sorte de titillement délicieux aussi bien à la vue de femmes en tenue légère qu'à celle des mollets et nuques dégagés de mes petits copains. Ah! et puis il ya Schwarzi le magnifique, dont le corps nu entraperçu dans terminator me fascine.
Cela dit, c'est seulement à l'âge de douze ans et demi, peu après l'apparition de mes premiers poils pubiens, que le déclic s'est fait pour moi et que je commence à me masturber en pensant à des femmes.

Douze ans et demi, donc, paré pour la classe de quatrième. J'ai choisi d'apprendre l'espagnol. C'est alors que je fais la connaissance de Jonas, un petit Allemand âgé d'une dizaine d'années, qui passe ses vacances non loin de chez nous. Mon premier coup de foudre pour un être de cher et de sang!
Il ne parle pas un mot de français et moi pas un mot d'allemand... Mais cela va sans dire, j'ai appris l'allemand. Hélas, je ne l'ai jamais revu. Si je n'ai pas cherché à le revoir, c'est par peur qu'on comprenne que j'étais amoureux de lui. Je me méfiais de mes parents, aussi. J'avais l'impression que si ils le voulaient, ils pourraient lire dans mon esprit comme dans un livre ouvert.
Je me masturbais le soir avant de m'endormir. Les premiers fantasmes sexuels qui me servent de support sont hétérosexuels. Mais la pénétration des femmes ne m'a jamais intéressé. Embrasser, caresser, palper, étreindre, malaxer et l'être moi aussi, étaient les actes que je mettais en scène en imagination.
Quelques mois après avoir fait la connaissance de Jonas, je découvre chez des amis de mes parents, dans la bibliothèque,un album de photos mettant en scène un petit garçon blond sur une plage, en compagnie de son chien. la ressemblance avec Jonas est étonnante. Je n'ose pas demander à emprunter le livre, car je déteste mentir et refuse de dire les raisons de mon intérêt.
Chaque fois que nous nous rendons chez ces gens, je trouve le moyen de m'isoler à la bibliothèque et de feuilleter l'ouvrage magique. Jonas, mon Jonas... C'est peu après que mes premiers fantasmes pédophiliques apparaissent. J'ai treize ans. Et je commence à me masturber en pensant à ce petit garçon blond. Bientôt ce sera en mettant en scène de jeunes acteurs, Antoine Hubert du grand chemin, Sebastien Rice Edward de Hope and glory ou encore Christian Bale de l'empire du soleil. Je n'en oublie pas les femmes pour autant. Je dis bien les femmes, car les filles de mon âge ne m'intéressent pas.
Je me masturbe tour à tour en pensant à de petits garçons ou à de jeunes femmes. Pour moi, peu importe, il s'agit juste de fantasmes.
Je n'envisage pas de concrétiser, ni avec un garçon, ni avec une femme. Pourquoi? Parce que j'ai associé l'acte sexuel à la vie de couple. Je n'ai pas l'âge de vivre en couple, donc je n'ai pas l'âge d'avoir des rapports sexuels. C'est aussi bête que ça.

Durant toute mon adolescence, donc, je mets mes fantasmes sexuels sur le même plan que d'autres fantasmes : Etre un chevalier jedi, me transformer en incroyable Hulk, voyager dans l'espace... Des rêveries agréables et qui font du bien, mais complètement irréalistes et donc ne demandant pas à être réalisées.
Contrairement à certains pédophiles ou homosexuels que j'ai rencontrés, je n'ai aucune honte de mes fantasmes sexuels. Puisque presque personne ne parle de l'attirance pour les enfants, j'ai le sentiment d'être original. J'y vois vraiment là une qualité, le fait d'aimer et de désirer les enfants.
A l'époque, je ne suis pas peu fier de mes capacités intellectuelles - et le fruit de mes neurones est béni. Je suis décrit comme un enfant sage, douc et gentil, appliqué et travailleur. Sincèrement comment quelque chose venant de moi pourrait-il être mauvais?
Autant je jette un regard désapprobateur sur les relations sexuelles sans amour, autant j'estime qu'il n'y a rien de mal à avoir des fantasmes comme les miens.

A 13ans et demi, j'entrevois un être si gracieux et fragile que je m'en éprends presque sur le champ. Je crois d'abord qu'il s'agit d'une fille. Mais non, la semaine suivante, j'apprends qu'elle s'appelle Zacharie. Qu'importe! C'est d'une personne dont je suis amoureux pas d'un sexe.
Zacharie devient bientôt mon meilleur ami. J'entreprends un régime, et la croissance aidant, je perds tous mes kilos superflus. Je commence à faire du sport. Je suis en troisième, mes résultats n'ont jamais été aussi brillants. Vais-je dire à Zacharie que je l'aime? Las! Sa famille déménage pour le Canada. Je ne l'ai plus jamais revu.

Au lycée, c'est la catastrophe. L'acné que j'ai commencé à développer en fin de troisième s'installe pour trois longues années. Je mue. Mes résultats baissent en mathématiques et je découvre pour la première fois ce qu'effot intellectuel veut dire. Ma confiance en moi en prend un coup.
Je tombe amoureux d'une fille de ma classe. Je lui déclare ma flamme, avec l'habileté d'un lycéen boutonneux romantique et coincé. Rateau. Grâce à mon professeur de français, je découvre André Gide et Ionesco : Cela me console un peu.
J'ai pris l'habitude de me vêtir de noir. Je me complais dans la lecture de romans où règnent folie et dépression, dans des univers de mensonges et d'illusions. Je m'éprends bientôt de Malika. Echaudé par mon échec précédent, je réfléchis à une meilleure stratégie d'approche. "Pour la séduire, faites la rire". Je développe donc un sens de l'humour "assez spécial", dont mes amis continuent de faire les frais aujourd'hui. Certes, je les fais rire. J'écris des nouvelles absurdes. Je profère des jurons cocasses de mon cru.
Hélas, la rumeur court qu'elle est amoureuse d'un de mes meilleurs amis.Selon l'habitude qui commence à devenir la mienne, j'aime Malika en silence et sans espoir. Jusqu'au jour... J'apprends l'année suivante que mon ami sort avec Stéphanie! Après deux ou trois mois d'hésitation, je prends ma plume pour déclarer ma flamme à Malika. Elle est aimable et gentille, à l'image de son refus. Elle qui je l'esperais, allait devenir un jour ma compagne! Pauvre imbécile que je suis : deux ans à l'aimer pour des prunes...
Un dernier trimestre placé sous le signe de Henry. Valmont est diffusé à la télévision. Je reconnais Henry Thomas, dans le rôle de Danceny. Comme il a grandi! Mais c'est tout mon passé qui revit. Quelques mois plus tard, E.T est diffusé pour la première fois à la télévision. Mon coeur bat la chamade. J'avais toujours des fantasmes pédophiliques, mais depuis Zacharie, je n'avais plus été amoureux d'un garçon.
J'avais toujours des fantasmes pédophiliques, mais depuis Zacharie, je n'avais plus été amoureux d'un garçon. En outre, je n'avais jamais désiré Zacharie sexuellement. Or là, non seulement le sentiment amoureux pour Henry s'est réactivé, mais je le désirais ardemment. Expérience inédite pour moi.

A la piscine où me traine un ami, je fais la connaissance du petit Frédéric. J'en tombe amoureux fou et le désire. Mais c'est là que je commence à souffrir, car pour moi il n'était pas question de perturber son développement en lui proposant une sexualité dont il n'avait que faire (à l'époque, je pense que les enfants sont aussi asexuels que j'avais pu l'être à leur âge). Mais peu importe. Je pars bientôt en études de lettres à Paris. En lettres, c'est bien le diable si je ne fais pas la rencontre d'une jeune fille belle, douce, intelligente, sensible et cultivée.

Je vais sur mes 18ans et je suis en prépa. Eh bien, le diable existe ! Pendant longtemps, toujours aussi peu pragmatique, je n'imagine pas un instant chercher à rencontrer des filles en dehors du cercle de mes condisciples. Elles sont nombreuses, certes, mais aucune ne me séduit vraiment sinon Béatrice. Un ami sera toutefois plus rapide et entreprenant que moi. L'ouverture d'esprit que m'apportent la prépa et la vie parisienne achève de faire tomber mes conceptions, "le sexe sans amour, c'est dégueu". J'ai envie de faire l'amour. Or j'ai repéré un jeune seconde de 13 ou 14ans, Alexandre. Qu'il est mignon, pas un bouton!
Autant je n'ai jamais imaginé alors avoir des relations sexuelles avec un garçon impubère, autant je ne l'exclus pas du tout avec un jeune adolescent. Cet Alexandre? Les chances sont minces, je le sais. Mais pourquoi pas?

J'ai besoin de confidents. Plus jeune, je n'en ai jamais eu. Pourquoi? J'avais déduit de l'exemple de mes parents que l'amour ne devait pas s'exprimer en dehors de la relation amoureuse elle-même.
Qui plus est, la crise de mes dix ans avait grandement aggravé ma tendance au repli sur moi. Mais j'avais évolué. Pourtant il m'était pas facile de m'exprimer dans mon petit groupe, notamment en raison d'un ami viscéralement homophobe. Un jour j'aperçois une affiche pour une association d'étudiants homosexuels. Dans mon esprit, il n'est alors guerre concevable que la plupart des homosexuels (surtout entre 18 et 25ans), ne soient aussi pédérastes voire pour certains, pédophiles. Gide, ma principale référence, présenté comme homosexuel, était en effet davantage pédéraste qu'homosexuel. J'imaginais naivement qu'il devait en être ainsi de la majorité des gays.
Cruelle déception. Lorsque je parle de mon bel Alexandre, je jette un froid parmi les personnes présentes. On me demande si je suis sérieux. Un de ces étudiants, me parle vaguement de détournements de mineurs et m'invite à lire le code pénal.
Ce que je ne tarde pas à faire. C'est encore à l'époque l'ancien code pénal. J'ai du mal à croire ce que je lis, "attentat à la pudeur sans violence sur mineur de moins de quinze ans". Quoi! A une époque prétendument libérée sexuellement, il n'est pas permis à un jeune homme de dix huit ans et un garçon de treize ou quatorze ans de s'aimer jusqu'à avoir des relations sexuelles, fut-ce sans pénétration! Incompréhensible, aberrant... Ce que je commence à désirer ardemment est-il donc inaccessible, impossible car interdit?

A cette période, j'aurais surtout souhaité pouvoir aimer un garçon de 8 à 10ans, de façon platonique jusqu'à l'éveil de sa sexualité, sans doute entre 12 et 13ans. J'aurais été patient et n'aurait rien entrepris sexuellement si lui n'en avait pas manifesté le désir. Je me masturbais depuis plus de six ans. Il ne m'aurait guère coûté de continuer quelques années encore pour satisfaire à mon besoin d'orgasme. Je ne voyais pas d'incompatibilité avec mes projets matrimoniaux, repoussés de toutes façons à la fin de mes études.
Depuis l'âge de 14ans environ, je connaissais le mot pédophile. Je savais que j'avais des attirances de type pédophile. Je ne m'étais jamais considéré comme un pédophile pour autant. Il fallait désormais que je me renseigne sur la question. Je me mets alors à chercher ces renseignements dans les livres.
C'est pour prendre la claque psychologique la plus sévère de mon existence. Ainsi donc, je suis un pédophile. Et les pédophiles sont perçus comme des malades, des violeurs, souvent des assassins, des monstres! Et encore nous sommes qu'au début des années 90, bien avant l'affaire Dutroux. Moi, le garçon inoffensif, l'élève brillant, capable de réussir honorablement dans une des meilleures prépas en France, j'appartiendrais du seul fait de mes gouts à la lie de l'humanité? Mais je n'ai jamais voulu faire le mal! La violence, je l'ai toujours abhorrée. J'ai longtemps été chrétien fervent. J'ai toujours été doux et patient envers les plus jeunes. Pourquoi donc ce mépris et cette haine?
Je vais très mal mais j'ai le sentiment de ne pouvoir m'en ouvrir à personne. J'ai l'impression qu'on me mépriserait, que je me ferais injurier, voire dénoncer. Je commence à craindre la police.

Pourtant je n'ai rien fait! Suis-je malade vraiment? Un adulte ne peut-il aimer un enfant, un adolescent? C'est alors que je tombe sur un livre au titre intrigant et riche de promesses : L'enfant au masculin de Tony Duvert. Ce livre a changé le cours de mon existence. Je n'ai pas dit nécessairement en bien. Il s'agit d'un ouvrage pro-pédophile, d'un écrivain qui eut son heure de gloire au cours des années 70. Personnellement, je déteste ses romans, hormis les trois derniers.
Je m'accroche à ce livre comme à une bouée de sauvetage. Non seulement je découvre que je ne suis pas le seul de mon espèce mais que les champions de l'antipédophilie sont pour la plupart des idiots, des puritains sexophobes ou des hypocrites.
Après les semaines éprouvantes que je viens de vivre, il n'est que trop rassurant et soulageant pour moi d'adhérer sans réserve au discours de Duvert. En outre contre toute attente, je découvre une autre vision des enfants, des enfants envisagés comme des êtres sexués (et pas à la sauce Freudienne). Certains enfants auraient donc des désirs sexuels et une vie sexuelle? Quelques uns de mes camarades d'école élémentaire, peut-être? Me rappelant certains gestes, certains comportements, certains propos, je me dis que j'étais passé à côté d'au moins deux occasions de découvrir la sexualité avec mes copains, à onze puis à quatorze ans. Un gachis.

Toutefois, si certains enfants sont actifs sexuellement dès avant la puberté, cela veut dire que mes fantasmes pédophiles peuvent trouver à se concrétiser! Incroyable! Et je ne le réalise qu'alors à 18ans, devenu pénalement responsable en cas de relation sexuelle avec un mineur de moins de 15ans. Le nouveau code pénal autorise toutes les relations sexuelles consentantes entre mineurs quels que soient leurs âges respectifs.
Mais ce livre me pousse à croire que les mentalités ont dû évoluer dans le bon sens en dix ans. Les autres bouquins que j'ai lu ne doivent pas être pris au sérieux par les gens intelligents.
En somme, j'en suis revenu plus ou moins à l'idée que la loi ne doit pas être vraiment appliquée. De toute façon, je flotte maintenant sur mon petit nuage bleu.
Par la grâce du discours antipédophile dominant et de l'image inversée qu'en donne Tony Duvert, je suis bel et bien devenu un pédophile, cette fois, je me suis engagé dans une voie que l'on pourrait croire sans issue. Résultat spectaculaire : alors que quelques semaines auparavant je continuais d'avoir des fantasmes hétérosexuels que j'envisageais encore de me marier et de fonder une famille, du jour où je me suis défini comme pédophile, c'en a été bel et bien fini. Il n'est plus question pour moi de fonder une famille.

Fini les fantasmes hétérosexuels pour mes masturbations. Plus étonnant : mes rêves érotiques hétérosexuels se font de plus en plus rares (ils disparaissent totalement après un an environ). Tandis que mes rêves érotiques pédophiles, naguère encore peu présent , se multiplient.
J'ai toutefois encore un peu de mal à croire tout ce que Duvert peut écrire sur la sexualité des enfants, les tous premiers jours. Mais c'est alors que je rencontre le petit Romain. J'en tombe très vite amoureux. Moins d'une heure après que nous nous sommes rencontrés, il monte sur mes genoux, me fait des calins, veut me faire des bisous... me met la main entre les jambes! Sans aucune sollicitation de ma part. Mais sans doute a-t-il perçu le plaisir, le bien-être, le bonheur que ces gestes ont fait naître en moi.
Souvent c'est moi qui retire sa main ou qui me dérobe à ses bisous de peur d'être remarqué par les autres visiteurs du parc. Pourtant je ne fais pas preuve d'une grand prudence. Je ne cherche pas à dissimuler l'affection que j'ai pour lui. Je le laisse monter sur mes genoux, me faire des calins, me caresser les cheveux.
Sa grande sensualité, sa vive curiosité sexuelle me portent à croire qu'il appartient à la catégorie d'enfants décrits par Tony Duvert. Je pense que nous sommes au début d'une merveilleuse histoire d'amour où la sexualité aura naturellement sa place.
Un jour il ne vient plus. Ni le lendemain, ni le surlendemain. Atroce incertitude! Douleur encore jamais ressentie. Et un profond sentiment de culpabilité. Moi seul puis être à l'origine de ce changement brutal de ses habitudes. Son père continue à venir lui, il travaille au parc.
Puis Romain après quelques jours, finit par réapparaître mais accompagné de son père. Qu'il ne lâche plus d'une semelle. Ce qui confirme mes soupçons. Quelques jours plus tard, il a de nouveau le droit de venir seul. Mais la première question qu'il posera longtemps, en arrivant, sera là pour me rappeler que tout est fini : "bonjour Sam. T'as vu mon père?".Oui, tout est fini.
A l'époque je ne suis pas encore opposé au passage à l'acte, mais je refuse d'entrer en rivalité avec le père, d'amener Romain, en quelque sorte, à choisir entre lui et moi. J'apprends que ses parents viennent de divorcer ; c'est le père qui a obtenu la garde. Je n'ai donc jamais déclaré mes sentiments à Romain. Aux yeux des autres, il restera un des enfants avec lesquels j'aime bien jouer, pour lequel, sans doute, j'ai une affection particulière, mon chouchou. Je l'accompagne souvent sur le chemin de l'école, à 13h20. Je joue avec lui au parc, lorsqu'il vient, rien de plus.
Je l'ai aimé pendant deux ans. Deux ans durant lesquels je refuse de renoncer à cet amour déraisonnable auquel je m'agrippe avec la fameuse énergie du désespoir. Ma vie est terminée et je n'ai pas vingt ans. Dieu frappe à ma porte, et j'ai la faiblesse de vouloir croire encore.
Un jour je rencontre Johnathan, onze ans. Et cet adorable petit génie, sans le savoir, me tire du marécage où j'étais embourbé. J'oublie Romain. Depuis longtemps, j'ai quitté la prépa, bien qu'ayant été admis à khagne. J'étudie sans but à la Sorbonne. Mon père vient me rappeler mon statut de parasite social. Alors à 22ans, je rejoins le rang des esclaves que l'on dit actifs.
Je ne peux pas voir Johnathan aussi souvent que je le souhaiterais. Or j'ai trop souffert ces dernières années de ces amours impossibles avec Frédéric, Romain, Johnathan... Je me fais vieux, trop vieux en tous cas pour les amours garçonnières, c'est du moins ce que je me dis à l'approche de mes 22ans.
Etre pédophile, c'est souffrir. A quoi bon donc? Il serait peut-être temps pour moi de sortir des relations platoniques inabouties. Est-il trop tard pour fonder une famille? J'ai eu des désirs hétérosexuels, est-il possible de les réveiller?

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Seconde partie du témoignage de Samuel

C'est ce que je vais essayer de faire durant deux ans et demi. Je ne veux pas pousser la porte d'un psy. Je ne m'estime pas malade. Souffrant oui, mais pas malade. De plus j'ai pu constater que certains psy écrivent vraiment n'importe quoi! Pas seulement sur la pédophilie. Et puis j'ai peur.
J'ignore pratiquement tout des lois, à l'époque, y compris ce qui a trait au secret médical. Qui sait ce qu'il adviendrait si un psy décidait de me dénoncer à la police? Je n'ai rien fait d'illégale mais je serais sans doute fiché ou quelque chose comme ça...
Alors je lutte seul contre moi même. Je fréquente les lieux où j'ai des chances de rencontrer des jeunes femmes mélomanes. J'intègre une chorale mixte. je fréquente de moins en moins les parcs. Je me rapproches de mes collègues femmes. Coup de foudre pour l'une d'elles. Hélas, elle est déjà en couple. Je laisse tomber. En ce qui concerne les masturbations, réintroduction volontaire de fantasmes hétérosexuels, réduction de fantasmes pédophiliques. Vais-je rencontrer l'âme soeur?
Rien à faire. Je ne fréquente plus d'enfants. Je me fais quelques amies, pour lesquelles je ne ressens aucune attirance physique ni amour.
Je n'arrive plus à contenir mes fantasmes pédophiliques. Les voilà qui reviennent, plus forts que jamais. Chose qui ne m'était jamais arrivée auparavant, je me mets à avoir des érections dès que je croise un garçon dans la rue! Après deux ans et demi donc, c'est un échec complet, je dois bien le reconnaître.
Moi qui n'avais cessé d'être amoureux depuis l'âge de douze ans et demi, j'ai le sentiment de ne plus pouvoir aimer personne. Mon coeur s'est racorni au point de n'etre plus qu'une sèche et dure petite balle de golf. Ne reste que le désir pédophilique. J'aurai donc tout raté, même cela, je ne suis qu'une merde.

Juillet-aout 1997. Nostalgie du temps où j'aimais sans me poser de questions, nostalgie de mon premier amour, Henry Thomas. J'ai l'idée de mettre à profit ma connexion à internet pour chercher des photos de lui. C'est ainsi que je découvre de fil en aiguille les sites BL (boylover) et un forum de discussion francophone. Nous sommes maintenant en février 98. Ma vie a changé. Je ne suis plus seul. Je suis bien loin d'être le seul à aimer les garçons. Ces pédophiles sur les sites, me paraissent à des années lumières du portrait brossé par les médias.
Jusqu'alors j'avais fini par adhérer plus ou moins à ce discours collectif de l'abjection qui, sans doute, sans que j'en ai eue conscience, avait joué le rôle d'une béquille pendant ma période de combat contre moi même: pour m'aider à m'éloigner de la pédophilie, il était utile de considérer les pédophiles en général comme des pervers malades ou criminels. C'est un monde tout différent que je trouve.

Je ne suis pas une exception. On peut être pédophile et aimer vraiment les enfants, en les respectant. Le mouvement BL est alors tout jeune sur le web.
En quelques semaines, je sens renaître ma capacité à aimer : un timide frémissement d'abord, des élans affectueux envers le fils de l'un de mes anciens professeurs. J'assume à nouveau pleinement mes attirances affectives et sexuelles, restreintes alors aux garçons de 8 à 10ans.
Je tombe bientôt amoureux d'un garçon de 8ans. Mais il est trop difficile de le voir librement. Je souffre de nouveau de ce nouvel amour vain, mais en même temps je suis heureux de l'avoir aimé. Car au moins mon coeur revit.
A partir du moment où j'ai réappris à m'aimer et à m'accepter comme je suis, j'ai commencé à cesser de voir des menaces partout et de haïr.
Mes érections aussi, se font vite moins intempestives. Je recommence à fréquenter les jardins publics, je joue de nouveau avec les enfants.

Je confie à certains amis l'existence de mes attirances. J'estime qu'ils ont le droit de savoir ce qui occupe une telle place dans mon existence. Je considère que le leur cacher, c'est les tromper. Je rencontre aussi des pédophiles, uniquement BL. On va au restaurant, au cinéma, on se promène. Certains sont un peu parano, mais c'est compréhensible.
Pouvoir se confier, apprendre des autres, se confronter à la diversité des gouts et expériences! Il existe des pédophiles exclusifs, des préférentiels, des bisexuels, des pédophiles pédérastes. Des pédophiles à peu près équilibrés, d'autres complètement démolis par l'existence, et beaucoup entre les deux. En m'ouvrant ainsi, je prends du recul par rapport à ma propre histoire et mes propres attirances.

Je revois Romain par hasard. Il a quinze ans, ce qui pour moi constitue encore un âge avancé. C'est comme si je l'avais quitté la veille. Mon coeur bat la chamade. Et je comprends alors que la puberté n'est vraiment pas un obstacle. Je pourrais continuer à aimer un garçon bien après le début de sa puberté et pourquoi pas, une fois adulte.
Je le pressentais, sans en être vraiment sûr. Pour la première fois, j'en fais l'expérience. Une nouvelle étape était franchie. Mes attirances affectives et sexuelles évoluent en direction des adolescents. Il m'arrive de me sentir attiré par de jeunes adultes, mais sur le plan sexuel uniquement.
Aujourd'hui, si il fallait me coller une étiquette, je pense que la plus appropriée serait celle de pédéraste avec attirances pédophiliques. Je trouve aujourd'hui que c'est les garçons de 14/15ans qui sont les plus attirants.
Mais je demeure toujours attiré par les garçons plus jeunes, après dix ans. Pour être plus clair : j'aime les enfants en général, garçons et filles quelque soit leur âge, mais je ne ressens plus d'attirance amoureuse ou sexuelle pour les garçons de moins de 10ans.

Je pense que cette évolution naturelle n'a été possible qu'à partir du moment où j'ai définitivement cessé de lutter contre elles. J'ai ainsi vérifié ce curieux paradoxe de Carl Rogers "lorsque je m'accepte simplement tel que je suis alors je peux changer". Je crois vraiment que l'acceptation de soi est une étape essentielle dans le processus de changement personnel. Un changement que je n'avais même pas vu venir.

Ton écoute, Latifa, a été un soutient essentiel. Je t'ai rencontré à un moment de crise. J'étais toujours pédophile exclusif à l'époque. Fragilisé par le manque de sommeil et l'accumulation de frustrations sexuelles, j'avais failli passer à l'acte sans même m'en rendre compte.
J'étais consterné par ce soudain manque de maîtrise, moi qui me trouvais si chanceux par rapport à d'autres de pouvoir contenir mon désir sans grande difficulté en présence d'enfants.
J'ai alors pensé qu'il ne fallait pas que je reste seul avec ce problème.
Le contact avec mes amis pédophiles ne suffisait plus. La thérapeute vers qui tu m'as orienté m'a dit "vous n'avez pas nécessairement besoin d'une thérapie. La simple écoute et un soutient comme celui que fournit l'ange bleu peuvent très bien suffire dans votre cas". Il me laissa néanmoins seul juge de la chose, en m'offrant la possibilité de le contacter de nouveau si j'en ressentais le besoin.
Ce besoin s'est éteint de lui même. Enfin, grâce à l'ange bleu et aux amis pédophiles à qui j'ai pu en parler. J'envisage néanmoins sérieusement une thérapie en profondeur. Reste à trouver le temps, l'argent et les gens compétents pour franchir le pas.

Je résume l'évolution de mes positions sur le sujet des relations pédosexuelles.
1-Avant 18ans, j'excluais d'avoir des relations sexuelles sans amour. J'ai fini par l'envisager, avec des adolescents. En revanche, j'excluais avec des enfants, amour ou pas, parce que j'estimais qu'il aurait été incongru de leur proposer une activité sexuelle qui, par définition pour moi, ne pouvait pas correspondre à leur stade de développement.
2-A partir du moment où je me suis moi-même défini comme pédophile et où j'ai rencontré Romain, j'espérais fortement avoir des relations pédosexuelles. Pendant les trois années qui suivirent, j'en ai eu à plusieurs reprises l'occasion : des enfants ou de tous jeunes adolescents qui voulaient m'impliquer dans leurs jeux sexuels voire me faisaient des propositions explicites (fellations). Je me le suis interdit parce que j'étais amoureux de Romain et uniquement pour cela, j'aurais trahi mon amour pour lui. Ce romantisme benêt a pu au moins m'éviter de faire quelques conneries.
3-Durant ma tentative de changer, il était bien évidemment exclu que j'aie des relations pédosexuelles.
4-A partir du moment où j'ai cessé de lutter contre moi-même et m'accepter tel que j'étais, j'ai senti qu'il faudrait que je me positionne par rapport aux relations pédosexuelles consentantes. Dans mon cas, je l'excluais pour le moment, parce que j'estimais que j'étais trop perturbé et fragile pour pouvoir me permettre de nouer une relation amoureuse et sexuelle avec un enfant. Je ne savais d'ailleurs même pas si je pourrais aimer de nouveau. Mais s'agissant de pédophiles plus équilibrés que moi?

J'ai commencé à reflechir à quelles conditions il était envisageable qu'un enfant et un adulte aient des relations sexuelles : il fallait bien sûr que l'adulte soit équilibré et respectueux des véritables désirs et besoins de l'enfant.
D'un autre côté, différents facteurs rendaient les relations pédosexuelles dangereuses à priori : les mentalités globalement hostiles et les lois en place contraignent au silence. Certains enfants ont très tôt un goût prononcé pour le secret et savent protéger leur vie privée. Mais ce n'est pas le cas de tous. Certains enfants détestent le secret.
Dans le cas où l'enfant est suffisamment solide pour assumer cette contrainte du secret, une relation pédosexuelle n'est toutefois pas à l'abri d'être découverte par une tierce personne. Les conséquences alors peuvent être dramatiques. J'en ai eu des témoignages et le traumatisme peut être considérable.
Quand les parents hostiles s'en mêlent, quand une plainte est déposée, et que la procédure judiciaire s'enclenche, c'est le plus souvent une épreuve pour l'enfant. Certains spécialistes parlent de traumatisme secondaire. Dans certains cas, il faudrait simplement biffer le terme de secondaire. Car ce sont bien les réactions de l'entourage et la procédure qui se trouvent à l'origine du traumatisme, lorsque la relation a été bien vécue par l'enfant jusqu'au dévoilement des faits.
Pour moi, il est donc hors de question d'avoir des relations pédosexuelles et je désapprouve le choix de ceux qui en ont. Je deviens donc un pédophile abstinent pour des raisons extrinséques (milieu socioculturelle dans lequel nous vivons impose l'abstinence pédosexuelle). Mais je ne vois pas dans l'absolu, en soi, ce qui légitime l'interdit des relations pédosexuelles consentantes, lorsque l'adulte sait se montrer respectueux de l'enfant et son développement.

Voilà pourquoi j'ai décidé depuis 1998 de militer pour contribuer à l'évolution des mentalités au sujet des relations sexuelles entre adulte et enfant. Je ne suis pas parti toutefois du principe que j'avais nécessairement raison. Je commence donc à me documenter abondamment au sujet de la pédophilie : je lis tout ce qui me tombe sous la main, antipédophile, pro-pédophile, mesuré... Force est de constater que la plus grande part de la production francophone sur le sujet est d'une qualité pitoyable.
Certains auteurs recourent à une rhétorique déshumanisante : le pédophile est souvent décrit comme un prédateur (animal), obéissant à des pulsions bestiales, quoi de plus normal pour transgresser la loi humaine qui donc est exclu de l'humanité? Quelle somme d'ignorance et de bêtise! Pourquoi? Pourquoi cette haine, cruauté et folie?

Mais j'ai la chance de lire à peu près correctement l'anglais et l'allemand. Voila qui ouvre bien des horizons.
Je suis très sensible aux arguments des néerlandais Spiecker et Steutel. Je deviens ainsi de plus en plus exigeant sur les critères d'une relation pédosexuelle acceptable : comme quoi il vaut mieux parler de langage de l'intelligence que de la bêtise arrogante. Mais je n'ai pas encore lu d'argument suffisamment solides justifiant l'interdit absolu de toute relation pédosexuelle.
De la tendresse à la sexualité, en passant par la sensualité, je vois là un simple continuum, et je me demande bien pourquoi il ne serait pas accessible aux enfants.
Et il y a eu ce jour où j'aurais très bien pu déraper. C'était la première fois que cela m'arrivait, j'avais près de 27ans. Ce jour là, j'ai compris qu'il y avait des situations où c'était le seul désir sexuel qui commandait, occupant seul le devant de la scène après avoir renvoyé sensualité et tendresse dans les coulisses.
J'ai fini par comprendre, par sentir une chose essentielle : la différence de nature entre la sexualité enfantine et la sexualité adulte. La sexualité adulte obéit à des pulsions d'origines hormonales, alors que ce n'est pas le cas chez l'enfant. Un enfant peut aimer avoir des relations sexuelles, ou même désirer en avoir, mais ce n'est pas chez lui un besoin physiologique.
La meilleure analogie qui me soit venue à l'esprit est celle de la distinction entre faim et gourmandise. La faim répond à la nécessité vitale de s'alimenter, l'envie de prendre un dessert est un désir non nécessaire. A la puberté, l'individu doit souvent intégrer un nouveau rapport à la sexualité.
La confrontation des deux sexualités différentes n'a pas nécessairement des suites négatives pour l'enfant (même dans un contexte social aussi hostile à la pédophilie, on peut trouver plusieurs dizaines de témoignages publiés).
Mais le risque me semble néanmoins important, sur le plan qualitatif : en accédant à la sexualité adulte, l'individu peut tout à coup opérer une relecture de ses relations sexuelles passées avec des adultes et par exemple, se sentir dupé, floué (pour moi, c'était un jeu, pour lui, c'était un besoin de se vider les couilles).

L'interdit des relations pédosexuelles est d'abord de nature morale. Il n'a nul besoin pour être justifié de discours hystériques et erronés, de généralisations abusives, du voile jeté sur la sexualité enfantine ou de la terminologie moralisatrice issue de la psychiatrie du XIXem siècle.
Il est inutile, pour ne pas dire stupide et dangereux de caricaturer les pédophiles en vue de les rendre conformes à l'image de monstres, qui permet de justifier ses propres envies d'exclusion et de haine. Inutile sinon pour mieux communier dans cette joie malsaine liée à l'expulsion de ses boucs émissaires.

Peut-on anticiper avec certitude le développement psychosexuel d'un individu avant sa puberté? J'en doute fort. La pédosexualité peut procurer du plaisir à l'enfant, mais il n'est pas de même nature que celui de l'adulte.
Vu les risques, un adulte devrait selon moi toujours s'interdire d'avoir des rapports pédosexuels, y compris lorsque c'est un enfant qui lui demande.

Quant aux pédophiles, s'ils doivent donc faire l'objet d'une condamnation, que ce soit pour ce qu'ils font, non pour ce qu'ils sont. Merci Latifa de l'avoir compris.
Grâce à toi, j'ai pu prendre part publiquement à plusieurs de tes conférences. La première fois, bien sûr, j'étais particulièrement intimidé. Des amis (pédophiles et non pédophiles) m'avaient assuré que j'étais totalement imprudent, pour ne pas dire fou, que j'allais au devant de grands ennuis. Je ne cherchais même pas à leur donner tord. Pourtant ce risque, j'ai voulu le prendre plusieurs fois afin de sortir encore un peu plus de la clandestinité.
Et le fait de voir des gens m'écouter sans quitter la salle, le fait de répondre à des questions posées le plus souvent sans aucune hostilité, je dois dire que cela m'a beaucoup marqué : non seulement le ciel ne m'est pas tombé sur la tête mais je me sentais alors accepté et respecté en tant qu'humain, de manière collective.
Mais j'en viens au plus étonnant. Un petit garçon de cinq ans était présent lors d'un diner où nous étions ensembles, fils d'un couple invité. Il semblait s'ennuyer un peu. Echange de regards. Je ne pus m'empêcher de sourire. A la fin de la soirée, voila que nous jouions tous les deux. Je n'osais guère au début, imiginant que cela devait mettre les parents à la torture.
Mais comme je ne sentais aucune hostilité, ni même aucune crainte chez eux, je commençai à jouer plus franchement. Ce furent des instants formidables. Bien que ce garçon fût encore trop petit pour éveiller mon désir, ses parents auraient pu vouloir (par prudence) m'empêcher de jouer avec lui. Il n'en fut rien. Et pour la première fois de ma vie, je jouais donc avec un enfant en présence d'adultes qui tous connaissaient mes attirances sexuelles. Jamais je ne l'oublierai.

Au cours de ces trois dernières années, j'ai eu des passages à vide, quasi dépressifs. Je n'ai pas réussi à rencontrer de jeune adolescent à la sensibilité homophile. Ma vie sentimentale est désertique. Mes relation avec mon père ne se sont pas arrangées. J'habite un endroit que je déteste. Je suis workalcoholic. Mais un changement de vie se profile à l'horizon.
J'approuve évidemment ton action, qui va dans l'intérêt de tous. Non seulement des pédophiles, mais de tous les enfants, qu'ils aient ou non été victimes d'abus sexuel.
Notre société pour partie responsable de l'émergence d'un nombre de pédophiles que je suppose amené à croitre, contribue de surcroit à les transformer en bombes ambulantes. Tu as compris qu'il était essentiel de les désamorcer.

Tu as compris aussi les effets destructeurs du statut de victime quand on cherche à y enfermer les individus et à les y maintenir, forme subtile, sournoise et particulièrement destructrice de victimisation liée à ce que certains dénoncent comme de la victimolatrie.
Le rejet social est source d'une profonde souffrance pour beaucoup de pédophiles, qui ne sont pas rares à développer de graves névroses. Même en posant qu'ils étaient déjà préalablement perturbés, ce qui n'est pas systématiquement le cas, force est de reconnaître que la société actuelle ne fait que contribuer à les rendre plus malades.
Et si les gens se fichent du sort des pédophiles, qu'ils songent au moins que cela ne peut pas être sans conséquences pour leurs enfants! Que ces très vertueuses personnes qui réclament sans discrimination qu'on nous pende par les couilles ne viennent pas se lamenter si d'aventure leur fils de douze ans a couché avec un homme de vingt ans!
J'estime qu'une prévention efficace des paraphilies, dont la pédophilie, passera nécessairement par une meilleure compréhension et une meilleure acceptation, à l'échelle de la société, de la sexualité en général, et de celle des enfants en particulier.

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Enfance

Né vers 1975, un frère un an plus jeune, je vis une enfance sans histoire jusqu'à mes 10ans. Mes parents ne s'aiment plus depuis longtemps, ils ne le montrent pas. Pour moi, le lien conjugal est néanmoins synonyme d'amour : pourquoi continuerait-on à vivre avec quelqu'un qu'on n'aime pas? Mes parents ne se disputent jamais (du moins en notre présence), ils ne divorcent pas, donc ils s'aiment, donc l'amour est quelque chose qu'on ne montre pas en public. L'amour rendu public, c'est uniquement dans la fiction : les livres, les films.

Dois-je en déduire que si ils ne se disputent pas devant leurs enfants, ces parents ne font néanmoins pas semblants de toujours s'aimer? Et Samuel malgré tout voit-il néanmoins une relation d'amour un peu bizarre? Genre des parents qui restent ensembles mais sans s'aimer?


C'est la vision implicite que j'ai de l'amour et que là réside sans doute ma pudeur à dire les sentiments.

C'est sûr qu'une vision déformée de l'amour auquel un enfant est exposé pendant des années a un fort impact sur le point de vue de ce dernier et de sa conception du sujet, qui du coup n'est pas adaptée à la société qui elle, a une définition de l'amour plus proche de la définition réelle de l'amour.


Je suis bon élève et j'adore lire, ou plutôt lire est ma drogue. Je n'ai pas le souvenir de jeux sexuels à cette époque. Je me rappelle simplement les érections que provoquait chez moi la lecture des BD de Goldorak.

Il serait intéressant de savoir l'âge qu'il avait à ce moment là, car avoir des érections sur des personnages de BD, ça peut commencer bien avant 10ans, ou sinon jusqu'à environ 12ans avant de passer à des attractions plus réalistes (sur des individus réels). Suivant le cas qui lui correspond, il pourrait être plus ou moins un cas de puberté et de développement sexuel tardif.


Je me rappelle aussi, bien avant, une relation privilégiée et tendre avec Bruno, un garçon de ma classe en maternelle.

Comme quoi des fois, ça commence très tôt. Des tas de gens disent qu'on ne peut pas être pédophile avant un certain âge. Mais c'est faux, y'a pratiquement pas d'âge pour être pédophile, qui est l'attraction non pas pour la masculinité, ni la féminité mais pour l'enfance.


Quelques années plus tard, je tombe follement amoureux de Henry Thomas, qui incarne le personnage d'Elliott dans E.T.

C'est assez classique chez les pédophiles comme chez n'importe qui d'ailleurs de tomber amoureux d'un acteur ou d'un personnage de film. Il n'y a qu'à voir la folie des adolescentes sur Justin Bieber ou Robert Pattinson (le vampire de twilight). Les pédophiles ne font pas exceptions, ils leur arrivent souvent à eux aussi de craquer pour des enfants de films ou séries télévisées, peut-être même plus que les ados hétéros ou homos, car les adolescents pédophiles ont souvent plus de difficultés à approcher les enfants qui les attirent et donc auront plus de chances d'avoir besoin de compenser ce manque par des enfants fictifs ou acteurs.


J'ignorais qu'un garçon pouvait être amoureux d'un autre garçon et je n'ai pas idée alors de nommer ce sentiment.

Surtout que pour un garçon, l'amour envers un jeune garçon peut soit être de l'homosexualité si il est attiré par sa masculinité, soit de la pédophilie si il est attiré par son enfance et même parfois les deux. A noter que de nombreux pédophiles sont par exemple attirés par les jeunes garçons à la fois parce qu'ils sont de sexe masculin et parce que ce sont des enfants. Mais si certains sont alors à la fois homosexuels et pédophiles car ils sont attirés à la fois par les hommes chez qui ils retrouvent la masculinité, par les fillettes car ils y retrouvent l'enfance et les jeunes garçons chez qui ils retrouvent à la fois la masculinité et l'enfance, beaucoup sont pédophile uniquement, car ils sont attiré par la masculinité mais uniquement si elle est combinée à l'enfance. Pour certains pédophiles, si ils manquent l'un ou l'autre, l'attraction et les sentiments ne se font pas. Le mieux pour les pédophiles (et même les autres) est de savoir quels sont nos attractions et nos sentiments afin de mieux nous connaître et d'avoir un meilleur contrôle de nous même et de notre vie.


Eveillé ou endormi, je rêve si souvent de Henry. Lorsque je m'imagine être à ses côtés, son ami, j'éprouve ce doux chavirement intérieur qui part de la poitrine pour gagner la racine de mes cheveux. Je sors rarement sans avoir avec moi une photo de lui.

Il a l'air d'avoir des sentiments, Samuel doit donc être un pédophile assez assumé.



Dès ma classe de CM1, je prends la défense des plus jeunes quand ceux de ma classe affichent du mépris pour eux.
Un jour en CM2, notre institutrice étant absente les élèves qui ne peuvent repartir chez eux sont répartis dans les autres classes. J'atterris en CP. La maîtresse me confie un groupe dont je m'occupe toute la demie journée. J'adore cela : les aider, leur expliquer, voir leur regard illuminé par la compréhension.

Le sentiment d'aimer les rapports inégalitaires, c'est à dire dans ce cas les plus petits, moins matures, moins forts, moins cultivés que soi, est classique chez les pédophiles, surtout les plus assumés et sentimentaux. Comme c'est le cas pour Samuel qui aime les plus petits que lui et qui a des sentiments limite paternel pour eux, car il veut les défendre. Hé oui, certains pédophiles sont parfois de nature paternel envers les enfants qui les attirent. Parfois la pédophilie semble provenir d'un instinct parental exacerbé.


A l'âge de dix ans je fais des choix que désapprouvent mes parents. Pour la première fois, je me sens incompris et trahi par eux. Je me replie sur moi même en imaginant non sans raison que tout le monde réagirait de la même façon dans mon entourage, et que même mes amis ne me comprendraient pas. J'apprends à cette occasion à me défier de mes parents, qui dès lors perdent leur place d'interlocuteurs privilégiés. Le problème sans doute est que personne ne viendra ensuite occuper cette place, et je prends l'habitude de taire tout ce qui a un rapport avec mes centres d'intérêt fondamentaux et ma vie intime.

Le problème est que Samuel ne précise pas du tout quels sont ces choix que ses parents désapprouveraient. En quoi a-t-il besoin de faire ces choix et quels choix à 10ans? Des choix en rapport avec son avenir, sa sexualité, pratique sportive...?
Après il est vrai que ne plus parler à ses parents aussi brusquement cela peut avoir de mauvaises répercussions. Même à si à 10ans, c'est les prémisses de l'adolescence, on commence à ne plus voir ses parents comme les meilleures et seules références, on se détache un peu de la famille progressivement. Mais à 10ans, on a encore grandement besoin de ses parents et de confronter son point de vue et apprendre à se connaître ou à se connaître à nouveau avec la seconde naissance (métaphoriquement parlant) lors de la puberté et l'adolescence. Si les parents ne deviennent plus la seule référence pour les enfants arrivés à un certain âge, ils restent parfois des modèles ou alors l'enfant se trouvent des modèles ailleurs, mais si il n'en a pas, il risque d'avoir des difficultés à se baptir et à se solidifier.


Il y a mille et une façons de devenir pédophile, comme il y a mille et une façon de connaître une enfance malheureuse. Or, malheureuse, la fin de mon enfance l'a été.

Je ne crois pas personnellement qu'il y ait des tas de façons de devenir pédophile, même en tenant compte des faux pédophiles pseudo-asexuels ou les faux pédophiles immatures. Il arrive même parfois qu'il n'y ait aucune explication au fait de devenir pédophile. Si parfois cela arrive dû à un enchaînement de circonstances qui aboutissent au développement d'attraction pédophile, dans d'autres cas, certains individus sont tout simplement naturellement attirés par l'enfance. Et la pédophilie n'est pas forcément lié à une enfance malheureuse, bien que moi même j'y ai cru, mais d'après un sondage fait auprès de boylovers, environ 35% ont eu une enfance malheureuse. Plus d'un tier d'un côté, ce n'est pas négligeable et selon moi, il y a quand même des cas où une enfance difficile fait développer des attractions pédophiliques. Notamment en raison d'isolation, d'identification, du syndrôme de Peter Pan, de puberté perturbé, de ce que j'appelle la pseudo-asexualité Barrienne (voir le sujet équivoque), en bref suivant le point de vue que l'on a sur l'enfance, certains facteurs poussent les attractions pédophiliques à se développer. Mais visiblement, dans bien des cas, les attractions pédophiliques se développent quand même sans qu'il y ait forcément besoin d'une enfance malheureuse pour y contribuer.


Au collège, j'ai trouvé un dérivatif à ma douleur, solutide, angoisse et ressentiment, à la fois dans la nourriture et dans la réussite scolaire. Je suis devenu un excellent élève mais je grossis à vue d'oeil.

C'est classique ça aussi chez les gens qui souffrent, ils se réfugient parfois dans une dépandence, par exemple la drogue, alcool, travail, etc... afin d'étouffer les sentiments négatifs. Mais on ne sait toujours pas pourquoi Samuel souffre, pourquoi il est seul et angoissé car il se sent incompris, mais on ne sait toujours pas comment il en est arrivé là.


Dans le même temps que je tire fierté de mes capacités intellectuelles, je développe un dégoût croissant pour le corps chaque jour plus disgracieux qui abrite cet esprit sublime.
J'avais eu un premier rêve érotique en CM2. Un rêve agréable mais dont je n'avais pas compris le sens : des femmes nous suçaient moi et deux de mes meilleurs amis.

Ouh là, ce genre de rêve très érotique à 10/11ans (CM2) me paraît trop érotique pour un enfant de CM2. Cela ne cacherait-il pas un abus sexuel ou une expérience sexuelle très (trop?) précoce avec une fille ou peut-être une exposition à la pornographie. Mais cela veut dire aussi que Samuel a une hétérosexualité. Plus ou moins refoulé, mais une part de lui est donc hétérosexuelle. Serait-il devenu pédophile pour échapper aux femmes qui l'auraient abusés et par identification envers les jeunes garçons sur lesquels il projette alors peut-être le jeune garçon qu'il a lui même été. En tous cas, ça ne paraît pas naturel de rêver de fellation aussi jeune.


Mes premiers désirs sexuels apparaissent vers l'âge de onze ans, mais il s'agit de sensations confuses auxquelles je n'attribue pas immédiatement de sens précis. Je ressens comme une sorte de titillement délicieux aussi bien à la vue de femmes en tenue légère qu'à celle des mollets et nuques dégagés de mes petits copains. Ah! et puis il ya Schwarzi le magnifique, dont le corps nu entraperçu dans terminator me fascine.

Ouh là, ça fait beaucoup. Attraction pour la féminité, pour l'enfance et pour les hommes musclés. Non seulement ce n'est pas la même chose du tout, quoique des fois il y a pas mal d'analogies entre l'attraction envers la féminité et l'attraction envers l'enfance. On y retrouve dans les deux, les corps sans poils, la peau douce, sensibilité et la fragilité. Mais les hommes musclés, ça n'a plus rien à voir. C'est peut-être pour cela que Samuel se sent désorienté. Car il oscille en fait entre plusieurs attractions. Cela dit, ce sont des choses qui arrivent quand on découvre et qu'on s'éveille à la sexualité. Les attractions et orientations sexuelles se baptissent suivant les sentiments que nous développons, suivant des critères d'attraction physiques particuliers et aussi suivant des barrières psychologiques qui bloquent certaines attractions. Quand on a 11ans, les sentiments peuvent encore être peu développés, les critères d'attraction peuvent être diverses et les barrières psychologiques pas encore en places. Cela prend parfois du temps pour tout cela de se faire et que l'individu adopte une orientation sexuelle suivant ce qu'il a développé ou pas.


Cela dit, c'est seulement à l'âge de douze ans et demi, peu après l'apparition de mes premiers poils pubiens, que le déclic s'est fait pour moi et que je commence à me masturber en pensant à des femmes.

Samuel est donc bien un hétérosexuel.


Douze ans et demi, donc, paré pour la classe de quatrième. J'ai choisi d'apprendre l'espagnol. C'est alors que je fais la connaissance de Jonas, un petit Allemand âgé d'une dizaine d'années, qui passe ses vacances non loin de chez nous. Mon premier coup de foudre pour un être de cher et de sang!

Il se peut que Samuel soit hétérosexuel mais qu'il n'ait pas vraiment de sentiments pour les femmes. Mais qu'il en a plus pour les jeunes garçons. Il est visiblement en tous cas pour l'instant, hétérosexuel et en même temps boylovers (pédophile assumé attiré par les jeunes garçons).


Il ne parle pas un mot de français et moi pas un mot d'allemand... Mais cela va sans dire, j'ai appris l'allemand. Hélas, je ne l'ai jamais revu. Si je n'ai pas cherché à le revoir, c'est par peur qu'on comprenne que j'étais amoureux de lui. Je me méfiais de mes parents, aussi. J'avais l'impression que si ils le voulaient, ils pourraient lire dans mon esprit comme dans un livre ouvert.
Je me masturbais le soir avant de m'endormir. Les premiers fantasmes sexuels qui me servent de support sont hétérosexuels. Mais la pénétration des femmes ne m'a jamais intéressé. Embrasser, caresser, palper, étreindre, malaxer et l'être moi aussi, étaient les actes que je mettais en scène en imagination.

Faut dire qu'à 12/13ans, on en est pas forcément voir rarement à fantasmer sur de la pénétration. Mais il est étonnant qu'il ne soit pas vraiment intéressé par la pénétration, car son rêve érotique de fellations avec des femmes date de ses 10ans, ce qui veut dire qu'à cette époque il était déjà intéressé par des fellations, mais désormais, il ne mentionne plus de fellations et ne veut pas de pénétration. C'est un peu étrange. Je me demande peut-être si la pénétration (et peut-être aussi la fellation) ne lui fait pas peur ou alors lui provoque une répulsion, ce qui d'un côté est normal, car à son âge on peut encore en être à un stade bien inférieur aux pénétrations et le vagin peut provoquer plus un dégout qu'une attraction. D'un autre côté, cela parait bizarre qu'il soit repoussé par la pénétration alors qu'à 10ans, il rêvait déjà de fellations (avec plaisir). Encore une fois, cela ressemble à un abus sexuel refoulé qui fait qu'il se sent mal à l'aise à faire certaines expériences sexuelles qu'il aurait peut-être déjà fait sans être (pleinement) consentant.


Quelques mois après avoir fait la connaissance de Jonas, je découvre chez des amis de mes parents, dans la bibliothèque,un album de photos mettant en scène un petit garçon blond sur une plage, en compagnie de son chien. la ressemblance avec Jonas est étonnante. Je n'ose pas demander à emprunter le livre, car je déteste mentir et refuse de dire les raisons de mon intérêt.

Le pauvre, si il refuse de mentir, à défaut de mentir, dans la société telle qu'elle est, il est au moins obligé de dissimuler sa pédophilie, voir mentir. Quoique si il aime aussi les femmes, il peut le dire, ça ce n'est pas mentir et ça permet de mieux dissimuler sa pédophilie.
Quant à emprunter un album photo d'un enfant qu'il ne connait pas, c'est absurde. Heureusement qu'il n'a pas demandé, car on l'aurait aussitôt pris pour un fou. Bien qu'en empruntant un album photo, il n'aurait fait de mal à personne, il aurait tout de suite éveillé des soupçons.


Chaque fois que nous nous rendons chez ces gens, je trouve le moyen de m'isoler à la bibliothèque et de feuilleter l'ouvrage magique. Jonas, mon Jonas... C'est peu après que mes premiers fantasmes pédophiliques apparaissent. J'ai treize ans. Et je commence à me masturber en pensant à ce petit garçon blond. Bientôt ce sera en mettant en scène de jeunes acteurs, Antoine Hubert du grand chemin, Sebastien Rice Edward de Hope and glory ou encore Christian Bale de l'empire du soleil. Je n'en oublie pas les femmes pour autant. Je dis bien les femmes, car les filles de mon âge ne m'intéressent pas.

Cela est étonnant que les filles de son âge ou les jeunes filles voir fillettes ne l'intéressent pas. Car il est visiblement sexuellement attiré par l'enfance envers les jeunes garçons et aussi par la féminité envers les femmes, or chez les jeunes filles et les fillettes, on trouve à la fois l'enfance et la féminité, ce qui pourrait donc comme cela arrive souvent chez de nombreux pédophiles attirés par les jeunes filles, faire que les jeunes filles soient son attraction sexuelle préférentielle. Mais il y a des chances que Samuel dissocie beaucoup les femmes et les jeunes garçons. Il doit aimer la féminité à condition qu'il n'y ait pas l'enfance avec et il doit aimer l'enfance mais uniquement chez les jeunes garçons. Ce qui fait une sorte de bisexualité, deux orientations sexuelles dissociées, une façon d'aimer les adultes très distincte de sa façon d'aimer les enfants, ce qui est naturel au fond de ne pas aimer les adultes comme des enfants et vice-versa.


Je me masturbe tour à tour en pensant à de petits garçons ou à de jeunes femmes. Pour moi, peu importe, il s'agit juste de fantasmes.

Il oscille donc bien entre le boylovisme et l'hétérosexualité. Il y a de grandes chances que suivant les besoins sexuels et sentimentaux qu'il éprouve, il a envie de se satisfaire un coup son boylovisme, un coup son hétérosexualité. En effet, il se peut fortement qu'il n'éprouve pas la même chose pour les jeunes garçons que pour les femmes, mais qu'il ait envie d'exploiter sa sexualité et de satisfaire à la fois son boylovisme et son hétérosexualité, étant donné qu'il aime les deux. Mais souvent, on n'éprouve pas les mêmes sentiments et les mêmes critères d'attraction envers les femmes qu'envers les enfants.


Je n'envisage pas de concrétiser, ni avec un garçon, ni avec une femme. Pourquoi? Parce que j'ai associé l'acte sexuel à la vie de couple. Je n'ai pas l'âge de vivre en couple, donc je n'ai pas l'âge d'avoir des rapports sexuels. C'est aussi bête que ça.

Idée probablement assez répandue à l'époque qu'on ne doit coucher avec quelqu'un que si on l'a déjà épousé. Probablement donc une influence de la société voir de ses parents. Cela dit, ça veut dire que Samuel s'interdira les rapports sexuels avec les jeunes garçons à vie. Car il ne pourra jamais être en couple avec un jeune garçon. Quoique, un nombre non négligeable de boylovers considèrent que les relations amoureuses entre homme et jeune garçon sont faisables et consentants. Alors que les jeunes garçons même homosexuels de disons 12 à 14ans ont quand même assez rarement des rapports amoureux pleinement consenti avec des hommes adultes de disons 30ans (estimation). Mais Samuel pourrait considérer que si il a l'âge d'être en couple, il peut alors l'être avec un garçon homosexuel de 12 à 14ans et éventuellement avoir des rapports sexuels avec lui.
Par contre aussi, dans un couple ou avec un partenaire sexuel ou amoureux, il n'y a pas que les rapports sexuels, il y a aussi les caresses, les baisers, les calins, les rapports semi platoniques, jeux de contacts physiques à connotation plus ou moins sexuels. Samuel s'interdit-il tout cela aussi? Il n'y a pas forcément besoin de coucher avec un enfant pour être un pédosexuel.


Durant toute mon adolescence, donc, je mets mes fantasmes sexuels sur le même plan que d'autres fantasmes : Etre un chevalier jedi, me transformer en incroyable Hulk, voyager dans l'espace... Des rêveries agréables et qui font du bien, mais complètement irréalistes et donc ne demandant pas à être réalisées.

Ce genre de rêverie est habituel chez les jeunes, star wars par exemple, c'est fait pour rêver, pour s'évader dans un monde d'aventure, d'action spatial etc...
C'est justement le fait que star wars soit irréaliste, de la science fiction, qui le rend d'autant plus attrayant, cela nous émerge dans un univers remplis de surréalisme avec des combats, des armes, des monstres etc... qui n'existent pas mais qui nous permettent donc de rêver encore plus en nous éloignant d'autant plus du monde réel grâce à un émerveillement face à tout cet univers fictif.


Contrairement à certains pédophiles ou homosexuels que j'ai rencontrés, je n'ai aucune honte de mes fantasmes sexuels. Puisque presque personne ne parle de l'attirance pour les enfants, j'ai le sentiment d'être original. J'y vois vraiment là une qualité, le fait d'aimer et de désirer les enfants.

Ca ne m'étonne pas qu'il n'ait pas honte et ça confirme bien ce que je pensais. Il a découvert sa pédophilie durant sa maturation et a grandi avec. Il l'a donc intégré à sa personnalité et a appris à vivre avec. Ce qui fait qu'il considère cela comme une part de lui même et en plus une singularité comme quand il dit qu'il est original. Beaucoup de pédophiles assumés considèrent leurs attractions pédophiliques comme une part d'eux mêmes, surtout quand cela leur paraît naturel. Et cela leur parait d'autant plus naturel quand ils grandissent avec et quand ils ont des sentiments pour les enfants et non pas que des envies de sexe. Samuel est donc un bel exemple de pédophile assumé car ayant intégré ses attractions à lui même et parce qu'il a des sentiments pour les enfants qui l'attire. La preuve en est, que pour lui, c'est même une qualité d'être ainsi. Je ne dirais pas qu'être pédophile est une qualité, mais avoir des sentiments qui poussent l'individu à vouloir aimer et se faire aimer de ceux ou celles qui l'attire, c'est une grande qualité.


A l'époque, je ne suis pas peu fier de mes capacités intellectuelles - et le fruit de mes neurones est béni. Je suis décrit comme un enfant sage, douc et gentil, appliqué et travailleur. Sincèrement comment quelque chose venant de moi pourrait-il être mauvais?

De son point de vue, il ne peut-être mauvais, mais le fait d'être sage, gentil et travailleur n'empêche pas des fois d'avoir un mauvais côté. D'ailleurs de nombreux abuseurs d'enfants sont vus comme gentil et généreux, alors qu'en fait ce sont parfois un aspect qu'ils montrent aux autres mais en dissimulant d'autres aspects. D'ailleurs comme je le dis souvent, la vérité universelle c'est l'instabilité des choses. Il n'y a pas de mal parfait, pas plus qu'il n'y a de justice parfaite. Mais du point de vue d'un jeune pédophile qui pourrait se considérer comme étant mauvais, le fait d'être bien considéré parce qu'il est gentil, sage et travailleur, peut grandement l'aider à se sentir bien dans sa peau.


Autant je jette un regard désapprobateur sur les relations sexuelles sans amour, autant j'estime qu'il n'y a rien de mal à avoir des fantasmes comme les miens.

On s'éloigne un peu du sujet, mais les relations sexuelles sans amour peuvent être bénéfiques tant que les deux amants sont sur la même longueur d'onde, c'est à dire si ils sont tous les deux d'accords pour se dire que c'est du sexe sans conséquences et sans amour. Après bien sûr, si l'un est amoureux de l'autre et que l'autre profite de cet amour pour avoir des rapports sexuels, là c'est un manque de respect et ce n'est pas acceptable. Mais sinon la vie sexuelle de chacun ne regarde que lui, tant qu'il ne manque pas de respect à quiconque. Il en va de même pour les fantasmes, nos fantasmes ne regardent que nous. Les autres n'ont pas à les juger, ni même à les connaître. D'ailleurs si on devait fouiller dans les fantasmes de n'importe qui, les pédophiles ou les non pédophiles, on trouvera presque toujours des pensées malsaines, immorales, méchantes, dominantes et c'est normal. Ca ne veut pas dire qu'on est mauvais, mais les fantasmes ne tiennent pas compte de la réalité, on peut fantasmer et penser comme on veut sans limite. Surtout que dominer, être méchant, faire des choses sexuelles imposantes etc... c'est égoiste et au fond de nous, nous sommes tous égoistes et nous agissons tous, au moins en parti pour en tirer un profit personnel. C'est pourquoi souvent les fantasmes et certaines de nos pensées vont jusqu'à la méchanceté, la domination voir parfois le viol et le meurtre, en bref, les pensées et les fantasmes servent à mettre en scène ce que l'on veut faire et qu'on ne peut pas faire en réalité.


A 13ans et demi, j'entrevois un être si gracieux et fragile que je m'en éprends presque sur le champ. Je crois d'abord qu'il s'agit d'une fille. Mais non, la semaine suivante, j'apprends qu'elle s'appelle Zacharie. Qu'importe! C'est d'une personne dont je suis amoureux pas d'un sexe.

Décidément Samuel est un cas tout de même assez particulier. Tant mieux pour lui remarque si le sexe de la personne n'a pas d'importance, mais dans la très grande majorité des cas, les sentiments ne sont pas les mêmes si on est attiré envers un individu de sexe masculin ou de sexe féminin. Un hétérosexuel amoureux d'une femme, verra dans au moins 95% des cas, ses sentiments changer si il apprend que cette femme est en fait un homme. Samuel est en quelque sorte bisexuel néanmoins donc ça se comprend plus. Mais il disait que les filles de son âge ne l'intéressaient pas, or si il a pris ce garçon pour une fille, c'est très probablement que ce Zacharie est un garçon prépubère et qu'il a pendant un moment était amoureux d'une personne qu'il croyait être une jeune fille. Bizarre quand même. Un peu dommage qu'il n'y ait pas plus de précision sur ses sentiments et sur ce Zacharie. Samuel dit être amoureux d'une personne, moi je dirais plutôt amoureux d'un visage, car quand on est amoureux d'une personne le sexe fait partie de la dite personne et est alors pris en compte. Je pense plutôt que c'est le visage qui plaisait surtout à Samuel et que le fait que ce soit un garçon ou une fille ne l'empêche alors pas de continuer à apprécier ce visage qui reste ce qu'il est alors qu'aimer une fille, ce n'est plus la même chose qu'aimer un garçon.


Zacharie devient bientôt mon meilleur ami. J'entreprends un régime, et la croissance aidant, je perds tous mes kilos superflus. Je commence à faire du sport. Je suis en troisième, mes résultats n'ont jamais été aussi brillants. Vais-je dire à Zacharie que je l'aime? Las! Sa famille déménage pour le Canada. Je ne l'ai plus jamais revu.

Cette attraction et cet amour pour un garçon en troisième (en supposant que Zacharie ait à peu près l'âge de Samuel), ressemble peut-être plus à de l'homosexualité, à moins que Zacharie faisait plus jeune que son âge et était encore peu pubère, dans ce cas, ça peut rester de la pédophilie.
Samuel disait que son enfance était malheureuse. Moi je trouve pas qu'elle soit si malheureuse jusqu'ici. Heureuse peut-être pas, mais pas vraiment malheureuse selon moi, si je m'en réfère à ces écrits.


Au lycée, c'est la catastrophe. L'acné que j'ai commencé à développer en fin de troisième s'installe pour trois longues années. Je mue. Mes résultats baissent en mathématiques et je découvre pour la première fois ce qu'effot intellectuel veut dire. Ma confiance en moi en prend un coup.

Son côté boylover faisait peut-être que Samuel s'aimait lui même lorsqu'il ressemblait à un jeune garçon peu pubère. C'est peut-être pour cela qu'il se sent visiblement angoissé par le fait de muer, d'avoir de l'acné, en bref de ne plus ressembler à un jeune garçon, mais désormais à un adolescent. Peut-être aussi que si il avait encore une apparence d'enfant, cela le permettait de se sentir plus proche des jeunes garçons. On peut peut-être alors y voir une sorte de syndrôme de Peter Pan, une peur de grandir, un désir de vouloir rester enfant, un amour de l'enfance, une identification et une projection de l'enfant qu'il était sur les autres jeunes garçons.


Je tombe amoureux d'une fille de ma classe. Je lui déclare ma flamme, avec l'habileté d'un lycéen boutonneux romantique et coincé. Rateau. Grâce à mon professeur de français, je découvre André Gide et Ionesco : Cela me console un peu.
J'ai pris l'habitude de me vêtir de noir. Je me complais dans la lecture de romans où règnent folie et dépression, dans des univers de mensonges et d'illusions. Je m'éprends bientôt de Malika. Echaudé par mon échec précédent, je réfléchis à une meilleure stratégie d'approche. "Pour la séduire, faites la rire". Je développe donc un sens de l'humour "assez spécial", dont mes amis continuent de faire les frais aujourd'hui. Certes, je les fais rire. J'écris des nouvelles absurdes. Je profère des jurons cocasses de mon cru.

Samuel fait une crise d'adolescence, d'identité et de recherche de lui même un peu tardif. C'est peut-être pour ça qu'il se sent angoissé, sans compter qu'il essaye d'adopter une personnalité qui ne lui convient peut-être pas, pour séduire une fille.


Hélas, la rumeur court qu'elle est amoureuse d'un de mes meilleurs amis.Selon l'habitude qui commence à devenir la mienne, j'aime Malika en silence et sans espoir. Jusqu'au jour... J'apprends l'année suivante que mon ami sort avec Stéphanie! Après deux ou trois mois d'hésitation, je prends ma plume pour déclarer ma flamme à Malika. Elle est aimable et gentille, à l'image de son refus. Elle qui je l'esperais, allait devenir un jour ma compagne! Pauvre imbécile que je suis : deux ans à l'aimer pour des prunes...
Un dernier trimestre placé sous le signe de Henry. Valmont est diffusé à la télévision. Je reconnais Henry Thomas, dans le rôle de Danceny. Comme il a grandi! Mais c'est tout mon passé qui revit. Quelques mois plus tard, E.T est diffusé pour la première fois à la télévision. Mon coeur bat la chamade. J'avais toujours des fantasmes pédophiliques, mais depuis Zacharie, je n'avais plus été amoureux d'un garçon.

Valmont date de 1989 et E.T de 1982, Henry Thomas avait donc dans les 16ans. Il n'est pas précisé si Samuel se sentait encore attiré par lui, mais à cet âge là, ce n'est plus de la pédophilie, sauf si Henry Thomas faisait bien plus jeune que son âge (et encore).
E.T est diffusé pour la première fois à la télé en 1989?! 7ans après sa sortie au cinéma!? Cela me paraît bizarre tout de même, mais bon, c'est pas important.

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J'avais toujours des fantasmes pédophiliques, mais depuis Zacharie, je n'avais plus été amoureux d'un garçon. En outre, je n'avais jamais désiré Zacharie sexuellement. Or là, non seulement le sentiment amoureux pour Henry s'est réactivé, mais je le désirais ardemment. Expérience inédite pour moi.

Ce n'est pas si étonnant donc qu'il prône les rapports sexuels que si on est en couple. Si il ne ressentait pas le besoin d'en avoir, il est facile de prôner des choses comme "les rapports pédosexuels, c'est pas bien" ou alors "pas de sexe avant le mariage"... Mais quand on se met à éprouver un besoin d'en avoir des rapports sexuels, souvent le point de vue vis à vis des rapports sexuels changent. Ce désire de vouloir maintenant des rapports sexuels vient aussi de son éveil à la sexualité, un p'tit peu tardif.


A la piscine où me traine un ami, je fais la connaissance du petit Frédéric. J'en tombe amoureux fou et le désire. Mais c'est là que je commence à souffrir, car pour moi il n'était pas question de perturber son développement en lui proposant une sexualité dont il n'avait que faire (à l'époque, je pense que les enfants sont aussi asexuels que j'avais pu l'être à leur âge). Mais peu importe. Je pars bientôt en études de lettres à Paris. En lettres, c'est bien le diable si je ne fais pas la rencontre d'une jeune fille belle, douce, intelligente, sensible et cultivée.

Ne pas vouloir perturber leur développement sexuel est une bonne chose et effectivement, il vaut mieux ne pas interférer sauf avec des contacts physiques anodins ou des rapports semi-platoniques que les enfants peuvent engager d'eux mêmes (et qui seront donc à leur niveau de compréhension et d'appréciation). Les enfants ne sont pas aussi asexuels ni même aussi ignorants du plaisir sexuel qu'on peut le penser. Les enfants se masturbent parfois très tôt, ils expérimentent leurs zones érogènes au fur et à mesure qu'ils se découvrent avec des expériences auto-érotiques, puis des échanges de rapports physiques, etc... jusqu'à en arriver à l'accouplement avec un être correspondant à leur orientation sexuelle.
Samuel commence à moins assumer sa pédophilie en raison de pulsions sexuelles qui commencent à devenir trop fortes. Néanmoins Samuel, on peut considérer qu'il a de la chances de ne pas être un pédophile exclusif. C'est à ce moment là selon moi, un pédophile boylover (donc plutôt assumé) non exclusif assez compulsif et quelque peu projectionnel et respectueux. Difficile de dire si c'est un boylover préférentiel ou non préférentiel, c'est à dire, si il préfère les femmes ou les jeunes garçons. Selon moi, c'est un coup l'un, un coup l'autre. Mais il préfèrerait visiblement être non préférentiel.
Samuel commençant à moins assumer sa pédophilie, car ses pulsions commencent à prendre le dessus sur les sentiments, souhaite alors visiblement en quelque sorte s'en débarrasser en rencontrant une femme qui pourra le combler sentimentalement et sexuellement de façon à ne plus ressentir le besoin d'aller vers les jeunes garçons. Il se peut aussi que son attraction envers les jeunes garçons vienne aussi de sa déception avec les femmes. Mais il se peut surtout que sa pédophilie ait toujours été là, mais comme cachée par son attraction envers les femmes, comme la marée cache parfois le sable d'une plage, mais qui lorsqu'elle redescend relaisse apparaître ce sable qui était toujours là.
Samuel selon moi, peut très bien combler sa sexualité avec les femmes pour avoir des pulsions sexuelles moins fortes et éventuellement combler ses besoins sentimentaux à la fois avec les femmes et les jeunes garçons (ces besoins sentimentaux diffèrent suivant si c'est envers les uns ou les autres).


Je vais sur mes 18ans et je suis en prépa. Eh bien, le diable existe ! Pendant longtemps, toujours aussi peu pragmatique, je n'imagine pas un instant chercher à rencontrer des filles en dehors du cercle de mes condisciples. Elles sont nombreuses, certes, mais aucune ne me séduit vraiment sinon Béatrice. Un ami sera toutefois plus rapide et entreprenant que moi. L'ouverture d'esprit que m'apportent la prépa et la vie parisienne achève de faire tomber mes conceptions, "le sexe sans amour, c'est dégueu". J'ai envie de faire l'amour. Or j'ai repéré un jeune seconde de 13 ou 14ans, Alexandre. Qu'il est mignon, pas un bouton!

Le problème de Samuel vient aussi de sa conception des rapports sexuels qui entre en conflit avec ses envies d'en avoir. Il s'obstine à appliquer ce principe (ridicule) de ne pas avoir de rapports sexuels sans qu'il y ait d'amour alors qu'au fond, il a des pulsions de plus en plus fortes qu'il a du coup du mal à satisfaire à cause de tout ce qu'il s'interdit.
Un élève de seconde de 13/14ans?! On est en quatrième à cet âge là, comment a-t-il pu le repérer alors qu'il est à l'université?


Autant je n'ai jamais imaginé alors avoir des relations sexuelles avec un garçon impubère, autant je ne l'exclus pas du tout avec un jeune adolescent. Cet Alexandre? Les chances sont minces, je le sais. Mais pourquoi pas?

Il fait la distinction entre les enfants peu pubères qu'il s'interdit d'avoir des rapports sexuels avec, et les jeunes adolescents de 13/14ans, qu'il considère éventuellement plus aptes à en avoir. C'est vrai cela dit qu'à 13/14ans on est plus mature et plus apte à consentir à des expériences plus érotiques et sexuelles, d'autant plus que c'est l'âge où l'on s'éveille à la sexualité, où l'on a ses premières éjaculations etc... Cela dit, on sent que Samuel commence à laisser tomber sa conception de ne pas interférer dans le développement sexuel des enfants et de ne pas faire l'amour sans être en couple. Surement dû à une augmentation de ses pulsions sexuelles, de son besoin de se satisfaire sexuellement qui est un besoin physiologique fort et que donc, il veut satisfaire, quitte à oublier ses principes.
Ses chances sont moindres en effet. D'abord, il faut qu'il aille à la rencontre de cet Alexandre, alors que lui a 18ans, ça va être difficile. Il faut qu'il sympathise avec lui, qu'Alexandre ait des tendances homosexuelles pour qu'il accepte de coucher avec lui et encore Samuel devra très certainement user d'influences voir de manipulations pour qu'Alexandre en arrive à faire l'amour avec lui. Où alors il faudrait qu'Alexandre soit curieux de faire des expériences érotiques, il a à peu près l'âge d'en faire, mais dans ce cas, il ne fera qu'expérimenter ses fantasmes et ses zones érogènes avec Samuel, mais pas à faire l'amour par contre si il n'est pas homosexuel. Donc effectivement, les chances de Samuel de faire l'amour avec Alexandre et que ce dernier y soit consentant, sont vraiment très minces selon moi en effet.


J'ai besoin de confidents. Plus jeune, je n'en ai jamais eu. Pourquoi? J'avais déduit de l'exemple de mes parents que l'amour ne devait pas s'exprimer en dehors de la relation amoureuse elle-même.

C'est donc ses parents qui lui inculqué cette idée de s'interdire le sexe sans rapport amoureux.
Niveau rapport amoureux pédophilique, généralement, les pédophiles ne cherchent pas vraiment de confidents à travers les enfants qu'ils fréquentent. Ils essayent de leur parler parfois et dans la conversation parfois ils racontent des choses à leur sujet, mais généralement, ils n'y cherchent pas un moyen de se confier, mais de transmettre quelque chose à l'enfant ou alors pour qu'ils se connaissent mieux.


Qui plus est, la crise de mes dix ans avait grandement aggravé ma tendance au repli sur moi. Mais j'avais évolué. Pourtant il m'était pas facile de m'exprimer dans mon petit groupe, notamment en raison d'un ami viscéralement homophobe. Un jour j'aperçois une affiche pour une association d'étudiants homosexuels. Dans mon esprit, il n'est alors guerre concevable que la plupart des homosexuels (surtout entre 18 et 25ans), ne soient aussi pédérastes voire pour certains, pédophiles. Gide, ma principale référence, présenté comme homosexuel, était en effet davantage pédéraste qu'homosexuel. J'imaginais naivement qu'il devait en être ainsi de la majorité des gays.

C'est sûr que quand on connait l'homophobie des gens, encore assez présente en France, il y a de quoi craindre le pire quand la pédophilie d'un individu est révélée. Il y a de nombreuses manifestations homophobes à l'heure où j'écris ces lignes. Mais l'antipédophilie, on réclame la torture, la mort, le marquage au fer, en bref, la parfaite déshumanisation.
Cela n'est pas étonnant que Samuel veuille croire que les homos sont aussi pédérastes voir pédophiles, car forcément, il se sent un peu seul dans ses attractions et cela lui plairait bien de moins se sentir seul, ce qui serait le cas si les homos étaient plus ou moins comme lui. Mais ce n'est pas le cas. L'homosexualité masculine, c'est l'attraction sexuelle d'un individu de sexe masculin pour la masculinité. Tandis que la pédophilie, c'est l'attraction sexuelle, généralement d'un homme (mais aussi d'une femme) pour l'enfance. Ce qui n'est pas du tout la même chose.


Cruelle déception. Lorsque je parle de mon bel Alexandre, je jette un froid parmi les personnes présentes. On me demande si je suis sérieux. Un de ces étudiants, me parle vaguement de détournements de mineurs et m'invite à lire le code pénal.
Ce que je ne tarde pas à faire. C'est encore à l'époque l'ancien code pénal. J'ai du mal à croire ce que je lis, "attentat à la pudeur sans violence sur mineur de moins de quinze ans". Quoi! A une époque prétendument libérée sexuellement, il n'est pas permis à un jeune homme de dix huit ans et un garçon de treize ou quatorze ans de s'aimer jusqu'à avoir des relations sexuelles, fut-ce sans pénétration! Incompréhensible, aberrant... Ce que je commence à désirer ardemment est-il donc inaccessible, impossible car interdit?

Je rappelle qu'un détournement de mineur n'a rien à voir avec le sexualité. C'est arracher un mineur qu'il ait plus ou moins de 15ans de ses tuteurs légaux.
Quant à l'interdiction d'avoir ne serait-ce des rapports sexuels sans pénétrations avec un mineur de moins de 15ans, c'est considéré comme une atteinte sexuelle, ce qui est un délit. Ce n'est d'un côté pas si aberrant, car je le rappelle encore une fois, c'est une sécurité pour protéger les enfants qui risquent d'être encore trop jeunes, pas assez matures pour apprécier pleinement ce genre de rapports. Le libertinage sexuelle ne doit pas être au dessus de quelques règles de sécurité.
Après dire que c'est impossible, non pas forcément. Puisque cette loi est une estimation, l'enfreindre est interdit, mais ça ne veut pas dire que du mal sera fait à Alexandre ou un autre mineur de moins de 15ans. Le fait que ce genre de rapport soit interdit tant que le mineur n'a pas 15ans, ne veut pas dire qu'il y aura forcément un trauma si on enfreint la sécurité, mais le risque est plus grand.
Après il ne faut pas oublier non plus les rapports semi platoniques qui restent accessibles et qui de toutes façons ne seraient pas punissables car il ne s'agit que de rapports physiques anodins mais avec une connotation sexuelle en plus. Quoique, plus le temps passe, moins on le droit de toucher les enfants, surtout pour les hommes. Bientôt il sera interdit aux pères de caliner leurs enfants. Quand on pense aussi aux faux spécialistes à moitié fou comme Mailloux qui considère que les pères n'ont pas le droit de donner de bains à leurs enfants et que seules les mères devraient en avoir le droit. Le plus important est de ne pas faire de mal aux enfants, après les contacts et rapports physiques, chacun homme ou femme, pédophile ou non pédophile, doit avoir le droit d'avoir les mêmes, c'est à dire les toucher sans faire de mal et surtout dans un cadre respectueux.


A cette période, j'aurais surtout souhaité pouvoir aimer un garçon de 8 à 10ans, de façon platonique jusqu'à l'éveil de sa sexualité, sans doute entre 12 et 13ans. J'aurais été patient et n'aurait rien entrepris sexuellement si lui n'en avait pas manifesté le désir. Je me masturbais depuis plus de six ans. Il ne m'aurait guère coûté de continuer quelques années encore pour satisfaire à mon besoin d'orgasme. Je ne voyais pas d'incompatibilité avec mes projets matrimoniaux, repoussés de toutes façons à la fin de mes études.

Un calcul quelque peu pervers, voir bien pervers. Fréquenter un enfant, afin d'en tirer profit petit à petit et l'amener à avoir des rapports sexuels quand le pédophile estime de lui même, quand l'enfant sera en âge, c'est à dire dans le cas de Samuel, 12/13ans. Sauf que l'éveil de sexualité ne signifie pas du tout qu'on est prêt à avoir des rapports sexuels, cela se fait progressivement. Et il n'est pas dit non plus que ce jeune garçon que Samuel aurait fréquenté aurait voulu en avoir avec lui. Un jeune garçon qui fréquente un pédophile, peut parfois voir ce dernier qui s'occupe de lui, plus ou moins comme un (deuxième) père, ce qui de son point de vue, exclu tous rapports sexuels. Après certains enfants voient en un pédophile qui s'occupe d'eux, comme une tierce personne avec lequel ils peuvent expérimenter des jeux de rapports physiques, de découvertes de soi, etc... mais il faut que l'enfant le fasse de lui même, pas que l'adulte (pédophile ou pas) lui fasse jouer à ce genre de jeux, car si l'enfant ne le fait pas de lui même, cela pourrait le perturber.


Depuis l'âge de 14ans environ, je connaissais le mot pédophile. Je savais que j'avais des attirances de type pédophile. Je ne m'étais jamais considéré comme un pédophile pour autant. Il fallait désormais que je me renseigne sur la question. Je me mets alors à chercher ces renseignements dans les livres.

Comment se considérait-il alors? Peut-être qu'il ne se considérait pas comme un pédophile, car il était aussi était hétérosexuel. Peut-être que le mot pédophile avait pour lui une connotation abuseur d'enfant, et comme il n'en était pas un, ce mot ne lui convenait pas. Ou alors le mot pédophile a aussi une connotation méprisante, anormale etc... donc il refuse ce mot là peut-être parce que le costume du pédophile est trop dur à porter. Peut-être aussi encore parce que ses attractions envers les jeunes garçons étaient surtout sentimentales plutôt que sexuelles. C'est selon moi cette dernière hypothèse qui lui correspond le plus. Son point de vue sur ses attractions a d'ailleurs quelque peu changé depuis qu'il est plus éveillé à la sexualité et qu'il a désormais des attractions, voire des pulsions sexuelles envers les jeunes garçons.


C'est pour prendre la claque psychologique la plus sévère de mon existence. Ainsi donc, je suis un pédophile. Et les pédophiles sont perçus comme des malades, des violeurs, souvent des assassins, des monstres! Et encore nous sommes qu'au début des années 90, bien avant l'affaire Dutroux. Moi, le garçon inoffensif, l'élève brillant, capable de réussir honorablement dans une des meilleures prépas en France, j'appartiendrais du seul fait de mes gouts à la lie de l'humanité? Mais je n'ai jamais voulu faire le mal! La violence, je l'ai toujours abhorrée. J'ai longtemps été chrétien fervent. J'ai toujours été doux et patient envers les plus jeunes. Pourquoi donc ce mépris et cette haine?

Forcément, ça fait mal de découvrir ce genre de chose. Et le point de vue de Samuel sur sa pédophilie, qu'il assumait pourtant bien auparavant, en change alors fortement et l'empêche de plus en plus de l'assumer. Il y a notamment deux raisons qui empêchent un pédophiles d'être assumé. La première, c'est le fait de n'avoir que l'attraction sexuelle envers les enfants et pas de sentiments ou alors des pulsions sexuelles trop fortes qui risquent de prendre le dessus sur les sentiments. La deuxième, c'est le regard des autres. Donc le fait d'être considéré comme un moins que rien, le fait d'être pointé du doigt, stigmatisé, rejeté, etc... Là Samuel commence à cumuler les deux.
Le problème est aussi que la pédophilie est très compliquée et très incomprise. Certes certains pédophiles sont dangereux, mais il ne suffit pas d'être pédophile pour être un prédateur d'enfants, même si Samuel n'en était pas loin un moment quand il parlait de fréquenter un enfant pour ensuite à son éveil à la sexualité avoir des rapports sexuels avec lui, c'est un peu pervers et si il usait d'influences, ça n'aurait pas été très respectueux.
Sinon le fait d'être bon aux études ne veut pas dire qu'on est exempt de tous reproches et qu'on est un saint. Etre chrétien encore moins d'ailleurs, contrairement à ce qu'on pourrait croire, malgré les beaux discours chrétiens qui prônent la tolérance et la paix, on a tendance à observer plutôt le comportement inverse chez les religieux.
Mais la pédophilie est un sujet très complexe qu'il est impossible de nos jours d'évoquer sans être diabolisé. Sauf si on dit exactement ce que les gens ont envie d'entendre, "les pédophiles sont tous des violeurs, il faut tous les tuer, blablabla..." Je ne m'étendrai pas trop ici, mais les pédophiles servent de bouc-émissaires et de défouloirs à la société. Les gens ont besoin de mépriser pour se sentir supérieurs, les pédophiles font partis des cibles prévilégiés, qu'ils soient bons ou mauvais, les gens s'en moquent, ils préfèrent les mépriser tous pour se sentir puissants. Voilà pourquoi ce mépris et cette haine. Sans compter que la haine, c'est le contraire de l'amour. Pour vivre nous avons besoin d'aimer, mais donc aussi de hair, puisque l'un ne peut exister sans l'autre. Et hair les autres permet de mieux s'aimer soi même.


Je vais très mal mais j'ai le sentiment de ne pouvoir m'en ouvrir à personne. J'ai l'impression qu'on me mépriserait, que je me ferais injurier, voire dénoncer. Je commence à craindre la police.

Samuel en fait un peu trop, il ne peut pas craindre la police si il n'a rien fait. Par contre être rejeté, méprisé, insulté, voir violenté si il devait révéler ses attirances, ce n'est pas à exclure du tout. Et aujourd'hui ça a empiré et ça continuera d'empirer tant que les lois deviennent de plus en plus idiotes. Les animateurs de centre aéré par exemple n'ont même plus le droit de prendre des photos des enfants, de crainte qu'on se serve des photos pour des pédophiles qui se masturberaient dessus, alors que cela ne traumatiserait en rien les enfants même si c'était le cas. Ce genre de loi maintient la paranoia des gens et leur donne des raisons de paniquer pour rien, car cela ne protège pas les enfants d'interdire qu'ils soient pris en photos dans des centres pour enfants en public. Au contraire, cela ne fait que priver encore plus d'éventuels pédophiles de leurs droits et donc de les frustrer encore plus, ce qui contribue aux passages aux actes et en plus comme dit plus haut, les gens en deviennent encore plus hystériques, car ils paniqueraient alors au moindre individu qui prenne leurs enfants en photos, ce qui augmente les fausses rumeurs, les fausses accusations et les fausses enquêtes qui peuvent ruiner la vie d'un individu et qui oblige aussi les enquêteurs à poser des questions aux enfants qui contrairement aux photos, pourraient réellement les traumatiser, si on lui demande genre si on lui a demandé de se mettre tout nu, si on la pénétré, etc... Et même si l'individu en question se révèle être un pédophile, mérite-t-il d'être stigmatisé et d'avoir sa vie ruiné pour avoir pris une photo normale, sans nudité, sans position sexuelle, en bref une photo en rien traumatisante d'un enfant qui lui plaît? Oui la loi l'interdit désormais, mais cette loi ne protège pas les enfants, au contraire, pour les raisons précitées. Elle ne fait que donner aux gens ce qu'ils veulent, "protéger leurs enfants à tous prix n'importe comment des méchants pédophiles", alors qu'on ne peut pas protéger les enfants de ce dont ils n'ont pas besoin d'être protégés. Là, autant interdire aux enfants de sortir de chez eux, d'aller dans des piscines, de jouer dans des films, pour les protéger des vilains pédophiles qui voudraient se rincer l'oeil en les regardant marcher dans la rue, jouer à la piscine ou dans un film, en quoi tout cela est moins traumatisant que de les prendre en photos? C'est pareil.


Pourtant je n'ai rien fait! Suis-je malade vraiment? Un adulte ne peut-il aimer un enfant, un adolescent? C'est alors que je tombe sur un livre au titre intrigant et riche de promesses : L'enfant au masculin de Tony Duvert. Ce livre a changé le cours de mon existence. Je n'ai pas dit nécessairement en bien. Il s'agit d'un ouvrage pro-pédophile, d'un écrivain qui eut son heure de gloire au cours des années 70. Personnellement, je déteste ses romans, hormis les trois derniers.

Tony Duvert n'est pas vraiment une référence en matière de pédophilie, puisque c'est un grand apologiste et militant de la pédosexualité. Donc j'espère que quand Samuel dit que ce livre a changé son existence, que ça ne l'a pas genre convaincu d'avoir des rapports pédosexuels, la suite confirmera un peu que si.


Je m'accroche à ce livre comme à une bouée de sauvetage. Non seulement je découvre que je ne suis pas le seul de mon espèce mais que les champions de l'antipédophilie sont pour la plupart des idiots, des puritains sexophobes ou des hypocrites.

C'est sûr que c'est agréable pour les pédophiles de se soutenir les uns les autres. C'est pour ça qu'il faut les laisser s'exprimer entre eux dans leurs forums, tant qu'ils ne cautionnent pas les abus sexuels ou la pédopornographie. Il y a des gens qui réclament que leurs forums soient fermés. Non. Les pédophiles ont le droit de s'exprimer aussi et ils en ont besoin. Certains en ont même besoin pour ne pas passer aux actes. Après si certains membres de ces forums sont actifs, il faut bien sûr les punir, mais qu'ils s'expriment ou pas dans ces forums ne changera pas grand chose, si ils sont actifs, ils resteront probablement actifs, par contre si ils pronent la pédosexualité, il faut sanctionner non pas le forum (et donc sanctionner tous les membres) mais le membre du forum. Après certains pédophiles peuvent parler entre eux en privé, et se fabriquer un réseau de pédopornographie ou de pédophiles actifs. Ils doivent être stoppés voir punis, mais en étant pris à propager la pédopornographie ou s'organiser à agir en prédateurs d'enfants, via des surveillances et infiltrations, mais sans censurer totalement leurs forums si ils y respectent les lois et surtout qu'ils sont respectueux. Priver des pédophiles des peu de droits qu'ils leur restent, et quand même un droit fondamental de s'exprimer, c'est les inciter à la haine et les frustrer, ce qui augmente leur chance de passer aux actes.
Après du point de vue d'un pédophile actif, comme Tony Duvert, la société qui interdit la pédosexualité est souvent idiote, puritaine, sexophobe et hypocrite. Mais est-ce objectif? Il est vrai effectivement que de nombreux antipédophiles sont hypocrites et prennent plus plaisir à dire du mal des pédophiles pour le plaisir de les écraser et les traiter inférieurement que pour protéger les enfants. Mais Tony Duvert au vu de certains de ses discours cherchait clairement à mettre en valeur que la société est castratrice envers les enfants. Si elle est effectivement quelque peu castractrice et assez puritaine envers les enfants en considérant que les enfants sont asexuels, n'ont pas de plaisir sexuel etc... Les apologistes de la pédosexualité, tels que Duvert, eux adoptent l'extrême inverse en considérant que les enfants doivent être entièrement libre de coucher avec qui ils veulent. Non! Il faut un juste milieu et des règles de sécurité pour protéger les enfants tout de même.


Après les semaines éprouvantes que je viens de vivre, il n'est que trop rassurant et soulageant pour moi d'adhérer sans réserve au discours de Duvert. En outre contre toute attente, je découvre une autre vision des enfants, des enfants envisagés comme des êtres sexués (et pas à la sauce Freudienne). Certains enfants auraient donc des désirs sexuels et une vie sexuelle? Quelques uns de mes camarades d'école élémentaire, peut-être? Me rappelant certains gestes, certains comportements, certains propos, je me dis que j'étais passé à côté d'au moins deux occasions de découvrir la sexualité avec mes copains, à onze puis à quatorze ans. Un gachis.

Voilà, c'est un peu ce que je craignais. Samuel interprête-t-il le fait que les enfants aient des désirs sexuels comme il faut? Effectivement, je le redis, les enfants ont une sexualité. En phase de découverte et d'expérimentation, mais ils ont une sexualité quand même, ils découvrent, font des expériences, essayent petit à petit de savoir ce qu'ils aiment, ce qui les attirent, leurs sentiments etc... Mais il ne faut pas interprêter cela comme un feu vert pour leur faire avoir des rapports sexuels. Les enfants se découvrent par eux mêmes petit à petit et il ne faut pas perturber leur rythme, sinon ils risquent de bruler certaines étapes par lesquelles ils doivent passer pour être de plus en plus aptes à consentir à des rapports sexuels. Après il arrive effectivement que des enfants entre eux, notamment deux garçons, expérimentent certains traits de leur sexualité ensembles. Les enfants arrivé à un certain âge, tel que 11/12ans, commencent à ne plus se satisfaire d'expériences auto-érotiques. Ils ne veulent plus se contenter de se toucher eux même à leurs zones érogènes, ils veulent aussi être touchés, puis ensuite éventuellement toucher. C'est l'apprentissage et la découverte en quelque sorte de l'empire des sens. C'est apprendre à prendre plaisir à toucher et être touché. Alors ils entrainent parfois quelqu'un à faire l'expérience avec eux. Notamment quelqu'un en qui ils ont confiance, pas forcément quelqu'un qui les attire, mais quelqu'un qui se prêtera au jeu de contact physique. Cela peut arriver notamment entre deux garçons qui se satisferont l'un l'autre dans leur jeux à connotation sexuelle. C'est ce qu'on appelle les amitiés particulières. Mais ce n'est pas à confondre avec des rapports pleinement sexuels et encore moins des rapports pédosexuels qui sont à un stade bien au dessus et souvent trop haut encore pour deux jeunes ados de 12/14ans qui en sont encore aux amitiés particulières et aux phases expérimentales et de découvertes de leurs zones érogènes et qui explorent l'empire des sens qu'ils ne connaissent alors encore pas bien.


Toutefois, si certains enfants sont actifs sexuellement dès avant la puberté, cela veut dire que mes fantasmes pédophiles peuvent trouver à se concrétiser! Incroyable! Et je ne le réalise qu'alors à 18ans, devenu pénalement responsable en cas de relation sexuelle avec un mineur de moins de 15ans. Le nouveau code pénal autorise toutes les relations sexuelles consentantes entre mineurs quels que soient leurs âges respectifs.

Et voilà, le libertinage sexuel des enfants excessif de Duvert influe sur Samuel. C'est vrai que voir un écrivain qui affirme avoir eu des rapports sexuels avec des tas de jeunes garçons dont même des enfants de 6ans, qu'il décrit comme demandeurs et consentants, de nombreux pédophiles vont vouloir suivre cet exemple.
Quand au code pénal, je suis pratiquement certain que non. Un mineur de 16ans avec une mineure de 13ans, je pense que ça passe pénalement et encore je crois que c'est autorisé genre que si il n'y a pas plus de 3ans d'écart et que les deux sont de sexe opposé, quelque chose comme ça. Mais genre un mineur de 16ans qui couche avec un gosse de 10ans, ça je suis sûr que niveau loi, c'est pas autorisé.


Mais ce livre me pousse à croire que les mentalités ont dû évoluer dans le bon sens en dix ans. Les autres bouquins que j'ai lu ne doivent pas être pris au sérieux par les gens intelligents.

Intelligents ou pas, quand les gens veulent croire ce qui leur arrange, l'intelligence est mise de côté. Donc si, ces livres qui affirment que les pédophiles sont tous malades, dangereux, violeurs, assassins etc... sont pris très au sérieux par les gens qui veulent y croire, c'est à dire la majorité d'entre eux. Sans compter les ouvrages sur les victimes ou de victimes dans lesquels on parle de "victimes de pédophiles", alors que la pédophilie n'est que l'attraction sexuelle, pas l'acte sexuel. Ce qui empire la confusion et surtout cela généralise les pédophiles qui sont considérés alors comme faisant tous des victimes, car les pédophiles passifs et abstinents eux, on en parle jamais et eux mêmes ne peuvent pas parler car ils sont souvent obligés de se cacher, même si ils n'ont rien fait. Et même les rares cas qui s'expriment, on les en empêche, on les censure, on les insulte, on déforme leurs propos, on en déduit qu'ils mentent quand ça nous arrange.
Quant aux mentalités, non elle n'ont pas évolué dans le bon sens. Ni dans le bon sens de Duvert, c'est à dire que les rapports pédosexuels restent interdits, encore plus même. Et niveau de compréhension de la pédophilie, ça n'a pas évolué dans le bon sens non plus. La société est de plus en plus hystérique, voit le mal partout, tente de priver au maximum les pédophiles de leurs droits et prônent de plus en plus la haine. Ce qui n'est pas du tout évoluer dans le bon sens, sauf le bon sens selon les antipédophiles, mais cela à plus pour effet d'empirer le problème qu'autre chose, dommage que ce soit juste pour faire plaisir aux antipédophiles et leurs besoins égoistes d'inciter aux mépris et à la haine envers les gens qu'ils veulent traiter inférieurement.


En somme, j'en suis revenu plus ou moins à l'idée que la loi ne doit pas être vraiment appliquée. De toute façon, je flotte maintenant sur mon petit nuage bleu.

Il faut que la loi ne soit pas vraiment appliquée ou il semble que la loi ne soit pas vraiment appliquée? Appliquer la loi de majorité sexuelle et de protection des enfants, il vaut mieux de grande préférence qu'elle soit bien appliquée par sécurité pour les enfants. Mais les lois sur les photos par exemple précitée, l'appliquer ou pas ne change rien pour les enfants et ne les met pas plus ou moins en danger.


Par la grâce du discours antipédophile dominant et de l'image inversée qu'en donne Tony Duvert, je suis bel et bien devenu un pédophile, cette fois, je me suis engagé dans une voie que l'on pourrait croire sans issue. Résultat spectaculaire : alors que quelques semaines auparavant je continuais d'avoir des fantasmes hétérosexuels que j'envisageais encore de me marier et de fonder une famille, du jour où je me suis défini comme pédophile, c'en a été bel et bien fini. Il n'est plus question pour moi de fonder une famille.

Pourquoi? Si c'est ça qu'il voulait avant, pourquoi renoncer à se marier et fonder une famille? Le fait de se définir désormais comme un pédophile, alors qu'il ne l'est pas devenu, il l'a toujours été, doit-il pour autant le faire diriger sa vie? Si il aime les femmes, le fait d'être pédophile ne doit pas l'interdire de continuer à aimer les femmes, au contraire même, les femmes peuvent le satisfaire sexuellement et même sentimentalement pour l'aider à contenir ses pulsions et les calmer. Ca ne l'empêche pas de continuer à aimer les jeunes garçons si il les aime. A-t-il peur, genre, d'être rejeté par son éventuelle future femme? Je pense que oui, maintenant qu'il se considère plus ou moins comme un monstre de la société, il considère très certainement qu'avoir une femme et des enfants pour lui, est à éviter absolument. Moi je trouve ça dommage pour lui. C'est à lui de décider qui il veut aimer, ce qu'il voudrait faire, la vie qu'il a envie d'avoir, ce n'est pas à la société de décider pour lui. Si il se plie aux exigences de la société qu'en tant que pédophile il doit rester dans l'ombre, ne pas se marier, etc... il lui donne raison à la société.


Fini les fantasmes hétérosexuels pour mes masturbations. Plus étonnant : mes rêves érotiques hétérosexuels se font de plus en plus rares (ils disparaissent totalement après un an environ). Tandis que mes rêves érotiques pédophiles, naguère encore peu présent , se multiplient.

Ca ne veut pas dire qu'il n'est plus hétérosexuel. C'est juste qu'il la dissimule avec sa pédophilie, tout comme il faisait autrefois l'inverse. C'est aussi un conditionnement, maintenant qu'il exploite plus sa pédophilie que son hétérosexualité, il rêve du coup plus de pédophilie que d'hétérosexualité alors qu'avant c'était l'inverse, parce qu'il se conditionnait à l'inverse.


J'ai toutefois encore un peu de mal à croire tout ce que Duvert peut écrire sur la sexualité des enfants, les tous premiers jours. Mais c'est alors que je rencontre le petit Romain. J'en tombe très vite amoureux. Moins d'une heure après que nous nous sommes rencontrés, il monte sur mes genoux, me fait des calins, veut me faire des bisous... me met la main entre les jambes! Sans aucune sollicitation de ma part. Mais sans doute a-t-il perçu le plaisir, le bien-être, le bonheur que ces gestes ont fait naître en moi.

Faut pas encore une fois que Samuel interprête ces gestes là, y compris la main à l'entrejambe, comme des incitations aux rapports sexuels de la part de l'enfant. Même si les contacts physiques essentiellement affectifs tels que les bisous, calins... participent au développement psycho-sexuel de l'enfant, cela reste souvent asexuel (sans attirances sexuelles).


Souvent c'est moi qui retire sa main ou qui me dérobe à ses bisous de peur d'être remarqué par les autres visiteurs du parc. Pourtant je ne fais pas preuve d'une grand prudence. Je ne cherche pas à dissimuler l'affection que j'ai pour lui. Je le laisse monter sur mes genoux, me faire des calins, me caresser les cheveux.

Samuel considère qu'il n'a pas à avoir honte d'aimer et d'être aimé par Romain, c'est pour ça qu'il ne s'en cache pas et effectivement, il n'y a pas de honte à cela. Même si un pédophile prend aussi un plaisir sexuel à toucher et être touché par un enfant, cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas aussi de l'affection et de la tendresse entre les deux, ce n'est donc en rien un mal, au contraire, les deux se rendent heureux mutuellement.


Sa grande sensualité, sa vive curiosité sexuelle me portent à croire qu'il appartient à la catégorie d'enfants décrits par Tony Duvert. Je pense que nous sommes au début d'une merveilleuse histoire d'amour où la sexualité aura naturellement sa place.
Un jour il ne vient plus. Ni le lendemain, ni le surlendemain. Atroce incertitude! Douleur encore jamais ressentie. Et un profond sentiment de culpabilité. Moi seul puis être à l'origine de ce changement brutal de ses habitudes. Son père continue à venir lui, il travaille au parc.

Il serait intéressant de savoir ce qu'il s'est passé entre la rencontre et la disparition de Romain. Je suis surpris que Samuel soit du genre à venir à ce parc visiblement tous les jours pour y voir Romain qui lui aussi vient tous les jours. Et effectivement, ce n'est pas très naturel pour un adulte de venir tous les jours à un parc pour y voir un gamin. Ce n'est pas une honte néanmoins, mais si son père travaille au parc, il a pu y voir quelque chose qui pour lui n'est pas normal, genre un homme qui joue et caline beaucoup des enfants, ce n'est pas perçu comme quelque chose de normal de nos jours. Souvent on soupçonne la personne d'être un pédophile et c'est assez souvent le cas. Ca ne veut pas dire que c'est une mauvaise personne, mais en tous cas, avec l'image répandue des pédophiles, ce n'est pas bon pour l'individu.


Puis Romain après quelques jours, finit par réapparaître mais accompagné de son père. Qu'il ne lâche plus d'une semelle. Ce qui confirme mes soupçons. Quelques jours plus tard, il a de nouveau le droit de venir seul. Mais la première question qu'il posera longtemps, en arrivant, sera là pour me rappeler que tout est fini : "bonjour Sam. T'as vu mon père?".Oui, tout est fini.

C'est un peu bizarre tout ça. Le père accompagne Romain, visiblement parce qu'il a peur pour lui vis à vis de Samuel. Mais après Romain vient de nouveau tout seul et demande à chaque fois à Samuel si il a vu son père. Mais pourquoi lui demande-t-il si il a vu son père? Est-ce parce que Romain le cherche et veut passer du temps avec lui? Ou est-ce parce qu'il ne veut pas être vu avec Samuel si son père est là? Ou autres? Cela ne veut pas forcément dire que tout est terminé et qu'ils ne peuvent plus jouer ensembles au parc si Romain continue de venir seul sans que son père visiblement soupçonneux n'apprécie pas leur entente. Ou alors peut-être que Romain vient au parc, mais pour y retrouver son père, d'où ses demandes. Ce serait bien qu'on ait plus de précision.

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A l'époque je ne suis pas encore opposé au passage à l'acte, mais je refuse d'entrer en rivalité avec le père, d'amener Romain, en quelque sorte, à choisir entre lui et moi. J'apprends que ses parents viennent de divorcer ; c'est le père qui a obtenu la garde. Je n'ai donc jamais déclaré mes sentiments à Romain. Aux yeux des autres, il restera un des enfants avec lesquels j'aime bien jouer, pour lequel, sans doute, j'ai une affection particulière, mon chouchou. Je l'accompagne souvent sur le chemin de l'école, à 13h20. Je joue avec lui au parc, lorsqu'il vient, rien de plus.

A l'époque, il n'est plus opposé au passage à l'acte plutôt. Parce qu'avant il l'était, quand il disait qu'il refusait le sexe sans être en couple et qu'il refusait d'interférer dans le développement sexuel des enfants. Il disait aussi cela facilement, car il ne ressentait pas trop le besoin de passer à l'acte aussi. Quand il a commencé à avoir des pulsions, ces discours n'étaient déjà plus trop les mêmes.
C'est une bonne chose de ne pas vouloir imposer à Romain de choisir entre lui et son père. Mais il ne faut pas y voir forcément une rivalité avec le père. Bien que Romain pouvait voir en Samuel une figure paternelle et non un partenaire sexuel.
Pour ce qui est de ne pas lui avoir avoué son amour et qu'il soit resté un enfant avec lequel il a développé un bon rapport affectif, c'est mieux ainsi selon moi. Dommage tout de même que ça n'ait pas continué dans ce sens là (si j'ai bien compris), mais il vaut mieux que cela se soit arrêté là que Samuel ait fini par déborder et ait tenté de faire faire à Romain des choses peut-être pas très bonnes pour bien se développer psycho-sexuellement.


Je l'ai aimé pendant deux ans. Deux ans durant lesquels je refuse de renoncer à cet amour déraisonnable auquel je m'agrippe avec la fameuse énergie du désespoir. Ma vie est terminée et je n'ai pas vingt ans. Dieu frappe à ma porte, et j'ai la faiblesse de vouloir croire encore.
Un jour je rencontre Johnathan, onze ans. Et cet adorable petit génie, sans le savoir, me tire du marécage où j'étais embourbé. J'oublie Romain. Depuis longtemps, j'ai quitté la prépa, bien qu'ayant été admis à khagne. J'étudie sans but à la Sorbonne. Mon père vient me rappeler mon statut de parasite social. Alors à 22ans, je rejoins le rang des esclaves que l'on dit actifs.

Révélation que son père est plutôt de nature dévalorisant à la vue de ce récit. Mais si Samuel est du genre à étudier quand même, malgré l'abandon de sa prépa, ce n'est pas un parasite, il étudie dans le but de trouver du travail et ça on y passe tous. Mais encore une fois, ce récit manque de précision.
Samuel rencontre et sympathise avec les enfants facilement je trouve. Et comme le montre ce récit, pour un pédophile habitué à ne pas avoir grand chose, il en faut peu pour les rendre heureux. Rien qu'une nouvelle rencontre lui a remonté le moral.


Je ne peux pas voir Johnathan aussi souvent que je le souhaiterais. Or j'ai trop souffert ces dernières années de ces amours impossibles avec Frédéric, Romain, Johnathan... Je me fais vieux, trop vieux en tous cas pour les amours garçonnières, c'est du moins ce que je me dis à l'approche de mes 22ans.

On retrouve encore une fois un symptôme typique du syndrôme de Peter Pan, Samuel semble vouloir en fait établir un rapport plutôt égalitaire avec les jeunes garçons qu'il fréquente. Il veut en effet visiblement s'imaginer être un jeune garçon à leurs côtés et éventuellement peut-être en profiter pour vivre avec eux les amitiés particulières qu'il n'a pas vécu durant son enfance et adolescence. Alors qu'à 22ans, effectivement, il n'est pas vraiment bon pour un adulte de tenter de vivre un rapport égalitaire avec des enfants. Les enfants généralement ne veulent pas et n'attendent pas d'un adulte qu'il agisse en enfant, mais plutôt qu'il apporte ce qu'un adulte leur apporterait. C'est à dire, des connaissances, des découvertes, des conseils, un modèle d'imitation pour les plus jeunes (genre jusqu'à 7ans) et d'identification pour les moins jeunes (jusqu'à 11ans environ), quelqu'un qui a des références culturelles, artistiques, sportives et aussi sans se rendre compte, de la sécurité (à travers éventuellement un adulte plus fort qu'eux) et un encadrement. Et ça, Samuel peut très bien leur apporter, surtout si c'est quelqu'un qui a beaucoup étudié.


Etre pédophile, c'est souffrir. A quoi bon donc? Il serait peut-être temps pour moi de sortir des relations platoniques inabouties. Est-il trop tard pour fonder une famille? J'ai eu des désirs hétérosexuels, est-il possible de les réveiller?

Encore une fois, son point de vue, vis à vis de la pédophilie, des enfants, de la société etc... change et donc il change encore de vie et de façon d'agir. Samuel en attend trop de ces relations avec les enfants. Il veut en arriver à faire l'amour avec eux apparemment. La souffrance vient de là, de ce désir, voir peut-être cette obsession de faire l'amour, alors qu'un pédophile sentimental qui arrive à faire abstraction de ce désir et de se contenter de rapports physiques n'est pas du tout forcément malheureux. Les conditions pour un pédophile, surtout pour un exclusif, d'être heureux sans faire de mal aux enfants sont plus difficiles que pour hétéro ou homo, certes, mais ce n'est pas infaisable. Surtout qu'avoir vécu tout de même de bonne relation avec deux enfants comme cela, c'est déjà beaucoup. Le problème de Samuel vient surtout du fait qu'il en veut plus et n'arrive pas à se contenter de ce qu'il a.
Samuel paraît quand même du coup bien instable dans ses sentiments et ses attractions. Il passe son temps à osciller entre hétérosexualité et pédophilie. Mais cela est dûe à son point de vue qui varie suivant ses déceptions entre autres.
Il n'est bien évidemment pas trop tard, surtout à 22ans pour fonder une famille. Mais il faudrait peut-être Samuel accepte qu'il est à la fois hétérosexuel et pédophile. Parce qu'il semble un coup vouloir être l'un sans être l'autre et un coup l'inverse.


C'est ce que je vais essayer de faire durant deux ans et demi. Je ne veux pas pousser la porte d'un psy. Je ne m'estime pas malade. Souffrant oui, mais pas malade. De plus j'ai pu constater que certains psy écrivent vraiment n'importe quoi! Pas seulement sur la pédophilie. Et puis j'ai peur.

Il essaye mais n'arrive pas à redevenir hétéro? C'est assez étonnant, mais cela est dû certainement à une focalisation de critères d'attraction et de sentiments sur les jeunes garçons qui ont non pas effacés mais dissimulés les sentiments et critères d'attractions envers les femmes.
Consulter un psy ne veut pas dire que l'on s'estime malade. On consulte aussi des psy car on se sent souffrant justement. Samuel n'est pas malade selon moi. Sa pédophilie paraît plutôt naturelle, malgré un syndrôme assez flagrant de Peter Pan. Dans certains cas, soigner (en quelque sorte) ou résorber le syndrôme de Peter Pan chez certains pédophiles, fait parfois disparaître la pédophilie qui en a découlé. Mais je pense, dans le cas de Samuel, que c'est sa pédophilie qui le fait avoir le syndrôme de Peter Pan et non pas l'inverse.
Sinon effectivement, je déconseille quand même la consultation de psy pour les pédophiles. Généralement, ces derniers ne sont pas très doués pour comprendre la pédophilie et ne sont pas très objectifs. Le mieux pour un pédophile en détresse, ce serait plutôt de parler à des gens de confiance. Qui d'autres à part des psy me direz vous? Je dirais des membres de sa famille ou son entourage, parents, amis, confidents. Ce n'est pas facile c'est vrai, car beaucoup risquent d'avoir une réaction de rejet. Sinon il y a certains organismes, malheureusement à part l'ange bleu, je n'en vois pas d'autres. Sinon consulter des psy ou sexologue éventuellement, mais ne pas hésiter à changer si on voit qu'ils ne conviennent pas et je pense que ça risque de prendre du temps avant d'en trouver une ou un (plutôt un de préférence) qui soit bien compétent à écouter et aider un pédophile en détresse.


J'ignore pratiquement tout des lois, à l'époque, y compris ce qui a trait au secret médical. Qui sait ce qu'il adviendrait si un psy décidait de me dénoncer à la police? Je n'ai rien fait d'illégale mais je serais sans doute fiché ou quelque chose comme ça...

Il suffit de parler de pédophilie, ne serait-ce en tant que victime, en tant qu'expert, en tant que pédophile pour être fiché que je sache.
Mais en tous cas, même si Samuel en fait encore trop et s'inquiète trop, ce genre de réaction est dûe à l'hystérie collective et la diabolisation des pédophiles par la société. Ce qui dissuade ces derniers de se faire aider comme c'est le cas ici. Alors qu'une aide peut des fois aider certains à ne pas passer aux actes. Donc cette diabolisation non seulement n'est pas constructive mais en plus elle empire le problème, en empêchant la compréhension de la pédophilie et en empêchant les pédophiles d'être aidés et de parler.


Alors je lutte seul contre moi même. Je fréquente les lieux où j'ai des chances de rencontrer des jeunes femmes mélomanes. J'intègre une chorale mixte. je fréquente de moins en moins les parcs. Je me rapproches de mes collègues femmes. Coup de foudre pour l'une d'elles. Hélas, elle est déjà en couple. Je laisse tomber. En ce qui concerne les masturbations, réintroduction volontaire de fantasmes hétérosexuels, réduction de fantasmes pédophiliques. Vais-je rencontrer l'âme soeur?
Rien à faire. Je ne fréquente plus d'enfants. Je me fais quelques amies, pour lesquelles je ne ressens aucune attirance physique ni amour.

Ca m'étonne un peu qu'il n'ait pas au moins une attirance physique pour quelques unes au moins. Qu'il n'y ait pas d'amour, okay, mais en tant qu'hétérosexuel, il devrait au moins se sentir attiré par les filles, pas forcément toutes bien sûr, mais là il dit carrément aucune. Il est peut-être plus pédophile qu'hétérosexuel. Ou alors ces années à laisser de côté son hétérosexualité fait qu'il n'a pas encore retrouvé toute son hétérosexualité dissimulée par sa pédophilie.


Je n'arrive plus à contenir mes fantasmes pédophiliques. Les voilà qui reviennent, plus forts que jamais. Chose qui ne m'était jamais arrivée auparavant, je me mets à avoir des érections dès que je croise un garçon dans la rue! Après deux ans et demi donc, c'est un échec complet, je dois bien le reconnaître.

On ne se débarrasse pas de sa pédophilie comme ça, malheureusement pour ceux qui n'assument pas leurs attractions, comme c'est assez souvent le cas au début ou durant une période. Surtout que Samuel semble être un pédophile préférentiel. Et aussi, il est clair que sa libido à ce moment là est trop forte. Il a peut-être un taux de testostérone trop élevé car il a très certainement trop exploité son plaisir sexuel à une fréquence bien trop élevée. Il parlait de se masturber en pensant tantôt à des femmes tantôt à des garçons un peu avant, tous les jours, voir peut-être plusieurs fois par jour. Il est aussi probablement insatisfait et frustré sexuellement. C'est sans doute pour cela que ses pulsions augmentent et que ses fantasmes pédophiliques ressurgissent. Surtout que la masturbation "en pensant", c'est très limité pour se satisfaire.


Moi qui n'avais cessé d'être amoureux depuis l'âge de douze ans et demi, j'ai le sentiment de ne plus pouvoir aimer personne. Mon coeur s'est racorni au point de n'etre plus qu'une sèche et dure petite balle de golf. Ne reste que le désir pédophilique. J'aurai donc tout raté, même cela, je ne suis qu'une merde.

Quand les pulsions sont fortes et en deviennent obsessionnelles, les sentiments sont alors parfois dissimulés. Les pulsions peuvent dissimuler les sentiments, car on ne ressent alors que le besoin irrepréssible de se satisfaire sexuellement en mettant alors les sentiments et les besoins qui deviennent alors secondaires, de côté. Mais l'inverse est possible aussi, quand on a besoin de se satisfaire sentimentalement en amour, cela peut mettre le besoin sexuel de côté et le dissimuler.
Ou alors on peut se satisfaire sexuellement de façon à ne pas ressentir de pulsions sexuelles, notamment ne pas en faire trop, ne pas se masturber et éjaculer sans arrêt, sinon cela peut créer une dépendance. Mais si un pédophile arrive à se satisfaire sexuellement, ses pulsions diminueront alors. Il sera moins frustré sexuellement et ressentira moins le besoin de passer aux actes et il peut alors ressentir le besoin de se satisfaire sentimentalement en aimant et se faisant aimer des enfants qui l'attirent.


Juillet-aout 1997. Nostalgie du temps où j'aimais sans me poser de questions, nostalgie de mon premier amour, Henry Thomas. J'ai l'idée de mettre à profit ma connexion à internet pour chercher des photos de lui. C'est ainsi que je découvre de fil en aiguille les sites BL (boylover) et un forum de discussion francophone. Nous sommes maintenant en février 98. Ma vie a changé. Je ne suis plus seul. Je suis bien loin d'être le seul à aimer les garçons. Ces pédophiles sur les sites, me paraissent à des années lumières du portrait brossé par les médias.

Hé oui, les médias ne s'intéressent qu'aux cas de pédocriminels les plus spectaculaires. Leur but est de se vendre et de diffuser le message qu'ils veulent diffuser. Les antipédophiles en profitent bien de travailler dans les médias pour propager ce qu'ils veulent propager et étouffer ce qu'ils ne veulent pas que les gens sachent.
Comme je l'ai dit plus haut, ce genre de forum est bénéfique pour les pédophiles afin qu'ils se soutiennent mutuellement. En effet un pédophile depressif, confus et frustré a plus de chances de passer aux actes ou de continuer à sombrer dans la depression, voir la drogue, alcool, voir le suicide. Alors qu'un endroit, même si ce n'est que sur internet, où ils sentent qu'ils peuvent parler de leurs attractions et sentiments sans qu'on vienne les juger, les insulter etc... peut être un grand soutient pour eux. Malheureusement et bien évidemment, certains utiliseront ces sites à mauvais escient. Mais c'est pour cela que ces site sont surveillés et infiltrés.


Jusqu'alors j'avais fini par adhérer plus ou moins à ce discours collectif de l'abjection qui, sans doute, sans que j'en ai eue conscience, avait joué le rôle d'une béquille pendant ma période de combat contre moi même: pour m'aider à m'éloigner de la pédophilie, il était utile de considérer les pédophiles en général comme des pervers malades ou criminels. C'est un monde tout différent que je trouve.

C'est vrai qu'il y en a beaucoup qui dise que si les homosexuels ne s'acceptent pas, c'est de leur faute. Bah non, c'est aussi parfois, voir beaucoup dans certains cas, à cause de la société qui les rejette. Il en va de même, encore plus même, pour les pédophiles.


Je ne suis pas une exception. On peut être pédophile et aimer vraiment les enfants, en les respectant. Le mouvement BL est alors tout jeune sur le web.

Je suis d'accord, il est tout à fait possible d'être pédophile et d'aimer les enfants en les respectant. D'ailleurs pédo, c'est enfant et phile, c'est aimer. Et comme je le dis souvent, il n'y a pas d'amour sans respect, sinon ce n'est pas de l'amour. Quand on aime vraiment quelqu'un, que ce soit un enfant ou un adulte ou n'importe qui. On le respecte et on l'aime comme il est, c'est à dire comme un enfant que l'on traite alors comme un enfant et non un adulte.
Par contre, si le mouvement BL se veut ou se dit respectueux, il ne l'est pas toujours. La NAMBLA, north american man boy love association (association de l'amour homme/jeune garçon d'amérique du nord) revendiquait particulièrement l'abaissement de l'âge de consentement des enfants et réclamait à ce qu'il soit baissé à 12ans. Une quantité non négligeable des adhérents du mouvement BL est pour la pédosexualité et il y en a plusieurs qui sont des pédophiles actifs. Souvent à la manière des pédophiles pervers évoqués dans le sujet suivant :
http://adep.etudiantforum.com/t67-e42-les-differents-types-de-pedophiles-les-pedophiles-pervers-la-perversion-pedophile-qu-est-ce-que-c-est


En quelques semaines, je sens renaître ma capacité à aimer : un timide frémissement d'abord, des élans affectueux envers le fils de l'un de mes anciens professeurs. J'assume à nouveau pleinement mes attirances affectives et sexuelles, restreintes alors aux garçons de 8 à 10ans.

La découverte du mouvement boylove, le fait de se sentir moins seul et donc moins marginalisé, le fait encore changer son point de vue et agir différemment.


Je tombe bientôt amoureux d'un garçon de 8ans. Mais il est trop difficile de le voir librement. Je souffre de nouveau de ce nouvel amour vain, mais en même temps je suis heureux de l'avoir aimé. Car au moins mon coeur revit.

Hé oui, la tristesse en amour et le bonheur en amour sont les deux faces d'une même médaille. Ressentir la tristesse permet de mieux ressentir le bonheur, car ce sont des sentiments contraires. Donc l'un entraîne l'autre. Il n'y a pas de bonheur sans tristesse et pas de tristesse sans bonheur. La tristesse de perdre par exemple un être qui nous est cher, vient du bonheur que cet être nous apportait. Etre triste à cause du fait de ne pas pouvoir vivre son amour, fait parti du processus pour accéder au bonheur.


A partir du moment où j'ai réappris à m'aimer et à m'accepter comme je suis, j'ai commencé à cesser de voir des menaces partout et de haïr.
Mes érections aussi, se font vite moins intempestives. Je recommence à fréquenter les jardins publics, je joue de nouveau avec les enfants.

Rien que jouer avec les enfants qu'il trouve attirant, pour un pédophile, ça peut déjà être source de bonheur et cela peut déboucher éventuellement sur une relation durable.


Je confie à certains amis l'existence de mes attirances. J'estime qu'ils ont le droit de savoir ce qui occupe une telle place dans mon existence. Je considère que le leur cacher, c'est les tromper. Je rencontre aussi des pédophiles, uniquement BL. On va au restaurant, au cinéma, on se promène. Certains sont un peu parano, mais c'est compréhensible.
Pouvoir se confier, apprendre des autres, se confronter à la diversité des gouts et expériences! Il existe des pédophiles exclusifs, des préférentiels, des bisexuels, des pédophiles pédérastes. Des pédophiles à peu près équilibrés, d'autres complètement démolis par l'existence, et beaucoup entre les deux. En m'ouvrant ainsi, je prends du recul par rapport à ma propre histoire et mes propres attirances.

Comme je le disais plus haut, pouvoir parler, s'exprimer et partager sa pédophilie (ou ses angoisses, doutes et problèmes), c'est important pour aller mieux.


Je revois Romain par hasard. Il a quinze ans, ce qui pour moi constitue encore un âge avancé. C'est comme si je l'avais quitté la veille. Mon coeur bat la chamade. Et je comprends alors que la puberté n'est vraiment pas un obstacle. Je pourrais continuer à aimer un garçon bien après le début de sa puberté et pourquoi pas, une fois adulte.

Ca, c'est inhabituel par contre. Un pédophile qui continue d'aimer un enfant une fois adolescent et même adulte. Souvent les pédophiles assumés et sentimentaux, continuent à avoir de l'affection pour les enfants qui les ont attirés, mais généralement, ils ne sont plus attirés sexuellement par eux une fois ado et pubères et encore moins adultes. Car les sentiments ne sont plus les mêmes. Les pédophiles aiment les enfants parce que ce sont justement des enfants, ce qui fait que quand ils ne sont plus des enfants, les sentiments et les critères d'attractions changent. Sauf si le pédophile continue parfois à voir l'enfant, devenu adolescent voir adulte, comme un enfant en raison de la différence d'âge. Un peu comme un parent qui continue de voir son enfant, même devenu adulte, comme son/un enfant. Mais même de cette façon, on peut continuer à voir l'ado puis adulte comme un/son enfant, mais même les parents n'aiment pas leur enfant quand ils sont bébés par exemple de la même façon qu'ils l'aiment quand il a 10ans, puis 15ans, puis 20 etc... Si l'instinct parental est toujours présent quelque soit l'âge de l'enfant, les sentiments envers l'enfants varient. Samuel pourrait donc être en quelque sorte un pédophile paternel avec un fort instinct parental. Et peut-être éventuellement quelque peu pédéraste voir homosexuel. Mais ça fait beaucoup d'orientations sexuelles tout ça. Boylover, hétérosexuel, peut-être donc aussi pédéraste voir homosexuel.


Je le pressentais, sans en être vraiment sûr. Pour la première fois, j'en fais l'expérience. Une nouvelle étape était franchie. Mes attirances affectives et sexuelles évoluent en direction des adolescents. Il m'arrive de me sentir attiré par de jeunes adultes, mais sur le plan sexuel uniquement.

Samuel est un cas décidément difficile à cerner. Le voilà qu'il devient homosexuel maintenant. Il met décidément aussi du temps à trouver ce qui l'attire ou pas. Serait-il en fait un homosexuel refoulé? C'est possible car il semblait avoir le syndrôme de Peter Pan, c'est à dire qu'il voulait rester un enfant en passant du temps avec les jeunes garçons. Peut-être était-ce de l'homosexualité et non de la pédophilie ou les deux qui sait. L'attraction envers les jeunes garçons de la part d'un homme peut être de l'homosexualité, si il est attiré par la masculinité et pour Samuel, c'était peut-être un peu le cas, car il cherchait à rester jeune et plus à être des partenaires de jeu et éventuellement sexuel que d'établir un rapport enfant/adulte avec eux. En bref, il semblait chercher un rapport égalitaire avec les jeunes garçons en se rajeunissant, ce qui est plus typique de l'homosexualité que de pédophilie. En bref aussi, l'enfance l'attirait chez les jeunes garçons parce qu'il voulait encore être enfant. Mais si cette envie d'être enfant lui est passé, ce genre d'individu peut s'orienter sexuellement et sentimentalement vers plus agé, comme ça semble être le cas pour Samuel qui correspond finalement visiblement au cas de syndrôme de Peter Pan résorbé, pédophilie qui s'atténue.


Aujourd'hui, si il fallait me coller une étiquette, je pense que la plus appropriée serait celle de pédéraste avec attirances pédophiliques. Je trouve aujourd'hui que c'est les garçons de 14/15ans qui sont les plus attirants.

Oui, ce qui n'est plus vraiment de la pédophilie en effet, c'est de la pédérastie, éphébophilie, voir une homosexualité refoulée ou immatures.


Mais je demeure toujours attiré par les garçons plus jeunes, après dix ans. Pour être plus clair : j'aime les enfants en général, garçons et filles quelque soit leur âge, mais je ne ressens plus d'attirance amoureuse ou sexuelle pour les garçons de moins de 10ans.

Il aime bien l'enfance en fait, d'où le fait qu'il ait voulu en rester un et cette attraction pour l'enfance, il lui reste toujours une certaine affection pour. D'où visiblement aussi peut-être un instinct parental plutôt fort.


Je pense que cette évolution naturelle n'a été possible qu'à partir du moment où j'ai définitivement cessé de lutter contre elles. J'ai ainsi vérifié ce curieux paradoxe de Carl Rogers "lorsque je m'accepte simplement tel que je suis alors je peux changer". Je crois vraiment que l'acceptation de soi est une étape essentielle dans le processus de changement personnel. Un changement que je n'avais même pas vu venir.

C'est un paradoxe assez bizarre à première vue en effet. Mais effectivement, si on y reflechit, il est bien plus dur de changer si on ne se connait pas soi même, car on ne sait pas comment on peut changer ni quoi changer sur soi, si on ne se connait pas. Et c'est difficile à expliquer, mais parfois il faut passer par certaines étapes pour en atteindre une autre. Le premier exemple qui me vient à l'esprit c'est le développement sexuel des enfants. Pour atteindre l'étape du plaisir sexuel de se laisser toucher par une tierce personne, il faut d'abord de grande préférence passer par l'étape auto-érotique où l'enfant se touche d'abord lui même avant de passer à l'étape suivante précitée. Un autre exemple qui me vient en tête, c'est que pour devenir adulte, il faut passer par l'enfance et l'adolescence. Certains enfants pressés de grandir veulent être adultes très vite et se désinfantilisent. Ce qui a fréquemment comme conséquences qu'une fois vraiment adulte, ils manquent de certaines choses, car ils ne sont pas passer par l'étape de l'enfance, du moins ils l'ont négligée et ils se sont mal construits (Mickael Jackson par exemple). S'accepter soi même effectivement peut être une étape vers une maturation ou une évolution. Car en acceptant ce qu'on est, on se construit alors, on construit de nouvelles bases de notre personnalité et de notre conscience et connaissance de nous même qui peuvent être les bases vers une prochaine évolution. Or si nous n'avons pas ces bases, nous ne pouvons pas nous construire dessus. Métaphoriquement parlant, c'est comme si on essayait de construire le toit d'une maison, alors qu'on a rien construit en dessous.


Ton écoute, Latifa, a été un soutient essentiel. Je t'ai rencontré à un moment de crise. J'étais toujours pédophile exclusif à l'époque. Fragilisé par le manque de sommeil et l'accumulation de frustrations sexuelles, j'avais failli passer à l'acte sans même m'en rendre compte.

Samuel n'a jamais vraiment été pédophile exclusif selon moi voir il n'a peut-être même jamais été vraiment pédophile.
A une période, il comptait éventuellement passer à l'acte sous l'influence du livre de Tony Duvert.


J'étais consterné par ce soudain manque de maîtrise, moi qui me trouvais si chanceux par rapport à d'autres de pouvoir contenir mon désir sans grande difficulté en présence d'enfants.

Cela dépend de plusieurs choses, notamment du taux de testostérone dans le sang, de l'intensité des attractions sexuelles, d'un côté dûe au taux de testostérone et aussi du fait d'être fortement pédophile ou pas, d'être exclusif ou pas, d'être pseudo asexuel ou pas. Il y a aussi le degré de sentiments et donc de respect pour les enfants. Il y a aussi la frustration sexuelle, l'état psychologique et l'état du cerveau aussi parfois, suivant si la conscience est activée ou en sommeil par exemple. Il y a aussi le point de vue, comme celui de l'influence de Tony Duvert qui prône une liberté sexuelle des enfants, ou alors l'influence et l'impact d'abus sexuels qu'on a soi même vécu éventuellement, etc...
Tous ces facteurs font qu'un pédophile passera à l'acte ou pas, ou du moins cela fait varier les chances qu'il a de passer à l'acte ou pas.


J'ai alors pensé qu'il ne fallait pas que je reste seul avec ce problème.

Métaphoriquement parlant, un problème est moins dur à porter tout seul quand quelqu'un le porte en partie avec nous.


Le contact avec mes amis pédophiles ne suffisait plus. La thérapeute vers qui tu m'as orienté m'a dit "vous n'avez pas nécessairement besoin d'une thérapie. La simple écoute et un soutient comme celui que fournit l'ange bleu peuvent très bien suffire dans votre cas". Il me laissa néanmoins seul juge de la chose, en m'offrant la possibilité de le contacter de nouveau si j'en ressentais le besoin.

D'un côté j'ai envie de dire que ce thérapeute s'est un peu déchargé de ses responsabilités et de son travail en disant à Samuel de trouver de l'écoute et du soutient ailleurs, alors que ce thérapeute pouvait très bien le faire lui même. Mais d'un autre côté, ce thérapeute a au moins le mérite de ne pas paniquer face à un pédophile même en détresse et de rester visiblement assez objectif.


Ce besoin s'est éteint de lui même. Enfin, grâce à l'ange bleu et aux amis pédophiles à qui j'ai pu en parler. J'envisage néanmoins sérieusement une thérapie en profondeur. Reste à trouver le temps, l'argent et les gens compétents pour franchir le pas.

Je pense que les thérapeutes recommandés par l'ange bleu peuvent être appropriés. Mais que cherche Samuel à travers ces thérapies? A-t-il besoin de se connaître davantage?

Voir le profil de l'utilisateur http://adep.etudiantforum.com
Je résume l'évolution de mes positions sur le sujet des relations pédosexuelles.

Effectivement, ça a beaucoup varié, sa position sur la pédophilie aussi.


1-Avant 18ans, j'excluais d'avoir des relations sexuelles sans amour. J'ai fini par l'envisager, avec des adolescents. En revanche, j'excluais avec des enfants, amour ou pas, parce que j'estimais qu'il aurait été incongru de leur proposer une activité sexuelle qui, par définition pour moi, ne pouvait pas correspondre à leur stade de développement.

Je me rappelle pas qu'il ait mentionné d'envisager d'avoir des rapports sexuels avec des adolescents avant 18ans, il oscillait à ce moment là entre Henry Thomas notamment et les femmes. Sinon je suis d'accord avec la dernière phrase, qu'il faut éviter aux enfants des activités physiques et/ou sexuelles ne correspondant pas à leur niveau de développement.


2-A partir du moment où je me suis moi-même défini comme pédophile et où j'ai rencontré Romain, j'espérais fortement avoir des relations pédosexuelles. Pendant les trois années qui suivirent, j'en ai eu à plusieurs reprises l'occasion : des enfants ou de tous jeunes adolescents qui voulaient m'impliquer dans leurs jeux sexuels voire me faisaient des propositions explicites (fellations). Je me le suis interdit parce que j'étais amoureux de Romain et uniquement pour cela, j'aurais trahi mon amour pour lui. Ce romantisme benêt a pu au moins m'éviter de faire quelques conneries.

Des propositions de jeux de contacts physiques à connotation sexuelle n'auraient pas causé de problème à priori, vu que c'est une phase expérimentale au niveau du développement des enfants du moins lorsqu'ils engagent eux mêmes ce genre de rapports. Mais qu'appelle-t-il jeux sexuels précisément? Etaient-ce des attouchements sensuels éventuellement sur les parties intimes? Cela m'étonne un peu que des enfants proposent cela, notamment à un homme et des fellations encore plus. Samuel a-t-il vraiment bien interprêter ces incitations? Il oublie aussi de préciser que c'est en lisant Tony Duvert qu'il s'est laissé convaincre d'avoir des relations pédosexuelles.


3-Durant ma tentative de changer, il était bien évidemment exclu que j'aie des relations pédosexuelles.
4-A partir du moment où j'ai cessé de lutter contre moi-même et m'accepter tel que j'étais, j'ai senti qu'il faudrait que je me positionne par rapport aux relations pédosexuelles consentantes. Dans mon cas, je l'excluais pour le moment, parce que j'estimais que j'étais trop perturbé et fragile pour pouvoir me permettre de nouer une relation amoureuse et sexuelle avec un enfant. Je ne savais d'ailleurs même pas si je pourrais aimer de nouveau. Mais s'agissant de pédophiles plus équilibrés que moi?

On remarque encore une fois que maintenant que Samuel éprouve moins le besoin d'avoir des rapports pédosexuels, voir n'en éprouve plus du tout, car il est attiré désormais par les adolescents voir les adultes, et bien son positionnement face à la pédosexualité change de nouveau.


J'ai commencé à reflechir à quelles conditions il était envisageable qu'un enfant et un adulte aient des relations sexuelles : il fallait bien sûr que l'adulte soit équilibré et respectueux des véritables désirs et besoins de l'enfant.

Moi je dis surtout qu'il ne faut pas qu'il y ait d'influences, même douces, de la part de l'adulte, ou du plus mature envers le moins mature, sinon ce dernier pourrait en arriver à faire quelque chose dont il n'est pas pleinement consentant.


D'un autre côté, différents facteurs rendaient les relations pédosexuelles dangereuses à priori : les mentalités globalement hostiles et les lois en place contraignent au silence. Certains enfants ont très tôt un goût prononcé pour le secret et savent protéger leur vie privée. Mais ce n'est pas le cas de tous. Certains enfants détestent le secret.

Les enfants ne racontent presque jamais leurs expériences sexuelles, cela est trop embarrassant et trop intime. Souvent ils se disent qu'on ne les comprendra pas et surtout vis à vis de leurs parents, ils ne mélangent généralement pas rapports parentaux et rapports sexuels même avec de simples conversations.
Par contre beaucoup d'enfants effectivement n'aiment pas les secrets, mais dans le sens où garder le silence représente pour eux un mensonge et comme ils n'aiment pas mentir, voir surtout pour les plus jeunes, ne savent pas mentir, cela les perturbe. En bref, garder le silence est pour eux culpabilisant, ils se disent éventuellement qu'ils ont fait quelque chose de mal et que c'est pour ça qu'ils doivent se taire, ce qui peut peser sur la conscience.


Dans le cas où l'enfant est suffisamment solide pour assumer cette contrainte du secret, une relation pédosexuelle n'est toutefois pas à l'abri d'être découverte par une tierce personne. Les conséquences alors peuvent être dramatiques. J'en ai eu des témoignages et le traumatisme peut être considérable.
Quand les parents hostiles s'en mêlent, quand une plainte est déposée, et que la procédure judiciaire s'enclenche, c'est le plus souvent une épreuve pour l'enfant. Certains spécialistes parlent de traumatisme secondaire. Dans certains cas, il faudrait simplement biffer le terme de secondaire. Car ce sont bien les réactions de l'entourage et la procédure qui se trouvent à l'origine du traumatisme, lorsque la relation a été bien vécue par l'enfant jusqu'au dévoilement des faits.

Effectivement, je suis d'accord et je le redis comme je l'ai souvent déjà dit, l'hystérie collective de l'entourage envers l'enfant peut être très perturbante, car on cherche alors à faire endosser à l'enfant le rôle de la victime traumatisée. Que l'enfant soit traumatisé ou pas, le problème est qu'à force de persuasion de vouloir lui faire jouer ce rôle, il finit par l'endosser et en éprouver les ressentiments comme si il l'était vraiment, c'est ce qu'on appelle une névrose de convertion. Sans compter que l'on fouille du coup dans la vie privée de l'enfant, on lui pose des questions délicates, ce qu'il a fait est alors révélé et su, ce qui n'est pas chose aisée non plus pour lui de savoir que de nombreuses personnes sont au courant de ses pratiques sexuelles, alors que comme dit plus haut, les enfants ne parlent souvent jamais de leurs pratiques sexuelles, pas même à leurs parents, alors si les parents, médecins, juges, policiers, voir camarades de classe et professeurs sont alors au courant, l'enfant peut en être profondément perturbé et considérer qu'on a violé son intimité et donc une partie de lui même.
C'est sûr que la panique et les réactions de plus en plus excessives des gens vis à vis de la pédophilie est d'autant plus perturbantes pour les enfants. Même quand ces derniers sont de vraies victimes et non des victimes par persuasion, ils attendent surtout une réaction de soutient de la part de leur entourage, pas qu'on fasse un scandale, qu'on prône la barbarie, qu'on révèle les faits à tout le monde et à n'importe qui dans le but de se venger de l'abuseur et non de venir en aide à la victime.
Si ce n'est qu'il m'est important de rappeler encore une fois qu'il faut respecter le rythme de développement sexuel, affectif et psychologique de l'enfant et qu'une relation sexuelle précoce même consentie et même avec l'enfant en éprouvant du plaisir a des chances quand même de lui faire sauter les étapes qu'il a besoin de traverser pour mieux se connaître et mieux gérer sa vie, ses envies, besoins et émotions. Même un enfant ayant des relations pédosexuelles avec plaisir, peut dans le fond être perturbé mais le trauma en est étouffé par le plaisir sexuel ressenti.


Pour moi, il est donc hors de question d'avoir des relations pédosexuelles et je désapprouve le choix de ceux qui en ont. Je deviens donc un pédophile abstinent pour des raisons extrinséques (milieu socioculturelle dans lequel nous vivons impose l'abstinence pédosexuelle). Mais je ne vois pas dans l'absolu, en soi, ce qui légitime l'interdit des relations pédosexuelles consentantes, lorsque l'adulte sait se montrer respectueux de l'enfant et son développement.

Si on suit sa logique effectivement, les rapports pédosexuels ne devraient pas être interdits car la faute des traumatismes incombe la société et non les pédosexuels eux mêmes, tant qu'ils sont selon lui respectueux envers les enfants. Effectivement à priori, un rapport respectueux, même sexuel, n'est en rien traumatisant, encore faut-il que ce soit vraiment respectueux, car de nombreux rapports pédosexuels arrivent en se prétendant respectueux alors qu'ils le sont souvent moins que le pédosexuel le prétend.
Ce qui est donc gênant dans le discours de Samuel, c'est qu'il désapprouve les rapports pédosexuels uniquement parce que la société l'interdit, mais si c'est la société qui selon lui est responsable des traumatismes des enfants (ce que je ne conteste pas non plus), alors cela devrait être à la société de se remettre en question et non aux pédosexuels de bonne foi.
En bref, selon Samuel il ne faut pas avoir de rapports pédosexuels, mais la société et les enfants se porteraient mieux si les rapports pédosexuels étaient autorisés, ce à quoi je ne suis pas d'accord pour les raisons précités.


Voilà pourquoi j'ai décidé depuis 1998 de militer pour contribuer à l'évolution des mentalités au sujet des relations sexuelles entre adulte et enfant. Je ne suis pas parti toutefois du principe que j'avais nécessairement raison. Je commence donc à me documenter abondamment au sujet de la pédophilie : je lis tout ce qui me tombe sous la main, antipédophile, pro-pédophile, mesuré... Force est de constater que la plus grande part de la production francophone sur le sujet est d'une qualité pitoyable.

C'est bien de faire des recherches, se documenter sur le sujet, de lire les deux parties, à la fois pro-pédophile et antipédophile. Seulement Samuel semble lire tout ça dans le but de prôner les rapports sexuels entre adulte et enfant. Or quand on fait de la recherche comme ça, il faut être neutre. Personnellement, ce que je cherche, c'est la vérité qu'elle soit en faveur des pédophiles ou contre les pédophiles. Samuel lui, visiblement cherche en ayant un parti pris. Si il découvre qu'il se trompe, va-t-il se remettre en question alors que son but est de faire comprendre aux gens que les rapports pédosexuels ne sont pas nocifs pour les enfants?


Certains auteurs recourent à une rhétorique déshumanisante : le pédophile est souvent décrit comme un prédateur (animal), obéissant à des pulsions bestiales, quoi de plus normal pour transgresser la loi humaine qui donc est exclu de l'humanité? Quelle somme d'ignorance et de bêtise! Pourquoi? Pourquoi cette haine, cruauté et folie?

Et ça même les faux experts comme Mailloux le font. Il dit aussi que les pédophiles obéissent à leurs instincts, sont tous dangereux, partent à la chasse et ne culpabilisent jamais et ne changent jamais. Mais lui, c'est uniquement pour faire de la publicité pour la castration car il veut tous les castrer et donc formatent son discours de façon à faire croire qu'il n'y a jamais d'autres solutions pour les pédophiles dont il ne fait pas la différence avec pédosexuels et prédateurs. Pour mieux manipuler le lecteur et lui faire adopter le point de vue que l'on veut qu'il ait, quoi de mieux que de le maintenir dans l'ignorance en révélant seulement quelques aspects de la vérité et en étouffant le reste? Hitler faisait de même d'ailleurs en ce qui concernait les races dont il prônait l'infériorité.
Et je le redis, les gens prennent plaisir à hair et mépriser. Et aussi à avoir raison, pour se donner l'illusion qu'ils ont raison, ils propagent leur haine et mépris et cela leur donne une impression de pouvoir sur les autres et un sentiment de supériorité non seulement en prônant et répandant leur version de la vérité mais en plus en prônant l'infériorité des autres, des pédophiles dans ce cas là.


Mais j'ai la chance de lire à peu près correctement l'anglais et l'allemand. Voila qui ouvre bien des horizons.

C'est vrai que la France n'est pas un pays où le problème est particulièrement bien traîté. Mais l'Angleterre, c'est encore pire. Ce pays sombre dans la paranoïa et la folie totale. Chez eux, les enfants ont des montres GPS leur interdisant de s'éloigner de chez eux et pour travailler et même écrire sur les enfants, il faut un permis spécial. Malheureusement la France sombre aussi dans cette folie, avec des lois de plus en plus ridicules qui non seulement sont inutiles mais entretiennent l'hystérie collective de la population.


Je suis très sensible aux arguments des néerlandais Spiecker et Steutel. Je deviens ainsi de plus en plus exigeant sur les critères d'une relation pédosexuelle acceptable : comme quoi il vaut mieux parler de langage de l'intelligence que de la bêtise arrogante. Mais je n'ai pas encore lu d'argument suffisamment solides justifiant l'interdit absolu de toute relation pédosexuelle.

Ah, au moins, il est capable visiblement de se remettre en question. On ne peut pas interdire toute relation pédosexuelle, car bien évidemment, une relation pédosexuelle désigne carrément toutes relations avec un mineur de moins de 15ans, car la majorité sexuelle est à 15ans. Mais je le redis encore, ce n'est qu'une estimation et une sécurité et non la réalité. Tous les ados de 15ans ne sont pas prêts à avoir de rapports sexuels. Certains sont prêts avant, d'autres après.
Cela dépend par ailleurs ce que Samuel appelle relation sexuelle. Les enfants peuvent très bien apprécier des rapports physiques à connotation plus ou moins sexuelle notamment si ça correspond à leur niveau et leur stade de développement psycho-sexuel. Après plus les enfants sont matures et éveillés à la sexualité plus ils consentiront à des rapports de plus en plus érotiques, mais cela met du temps et ce rythme de développement se doit d'être respecté.


De la tendresse à la sexualité, en passant par la sensualité, je vois là un simple continuum, et je me demande bien pourquoi il ne serait pas accessible aux enfants.

Tout simplement parce que les enfants sont en période de construction et sont beaucoup moins expérimentés sexuellement. Sans compter que les jeunes garçons ne connaissent au début que le plaisir érectile, le plaisir de la jouissance éjaculatoire n'apparaît que vers 12ans (si on ne les conditionne pas avant). Effectivement c'est un continuum la tendresse, sensualité puis sexualité. Mais les enfants ne s'y éveillent que progressivement à la sexualité. Ce qui fait que certains rapports physiques qui peuvent leur procurer un plaisir sexuel, cela arrive que les enfants en soient demandeurs, mais généralement, ils n'iront pas plus loin sans qu'on les pousse à aller plus loin. Et encore ce genre de rapports physiques qui leur procure un plaisir sexuel, c'est plus sensuel que sexuel selon moi. La sexualité, ça vient après une fois la phase des rapports sensuels autoérotiques puis la phase des rapports sensuels avec une tierce personne soient achevés, car cela permet une meilleure transition avec les rapports d'ordre sexuels.


Et il y a eu ce jour où j'aurais très bien pu déraper. C'était la première fois que cela m'arrivait, j'avais près de 27ans. Ce jour là, j'ai compris qu'il y avait des situations où c'était le seul désir sexuel qui commandait, occupant seul le devant de la scène après avoir renvoyé sensualité et tendresse dans les coulisses.

Bonne métaphore et effectivement, le désir sexuel quand il est fort, il fait barrage aux autres sentiments. Tout comme je le disais plus haut et pour reprendre la même métaphore, le plaisir sexuel pour un enfant ayant des rapports pédosexuels peut occuper le devant de la scène et renvoyer les sentiments de confusion et d'incompréhension dans les coulisses. Mais ça ne veut pas dire qu'ils ne ressortiront pas des coulisses une fois les rapports sexuels terminés. Il en va de même pour les pulsions sexuelles quand elles sont fortes et obsessionnelles. Des faux experts comme Maillou disent que les pédophiles ne culpabilisent jamais. Bien sûr que si, seulement les pulsions notamment très fortes y font barrage aux sentiments de tendresse, de culpabilité et de respect.


J'ai fini par comprendre, par sentir une chose essentielle : la différence de nature entre la sexualité enfantine et la sexualité adulte. La sexualité adulte obéit à des pulsions d'origines hormonales, alors que ce n'est pas le cas chez l'enfant. Un enfant peut aimer avoir des relations sexuelles, ou même désirer en avoir, mais ce n'est pas chez lui un besoin physiologique.


Je dirais plutôt, c'est moins le cas chez l'enfant. Le taux d'hormones fait varier l'intensité des pulsions oui, mais ça ne fait pas tout non plus. Ce qui fait que le besoin physiologique de régulation d'hormone et de satisfaction sexuelle est bien moins fort chez l'enfant pas encore véritablement éveillé sexuellement. Mais cela dépend de la fréquence d'activité sexuelle de l'enfant (je ne parle pas forcément de pédosexualité, mais aussi d'activités masturbatoires, érectiles, érotiques et auto-érotiques. Si le taux d'hormones chez les enfants est très inférieur à celui d'un adulte ou un adolescent pubère, la frustration sexuelle chez l'enfant peut exister alors aussi.


La meilleure analogie qui me soit venue à l'esprit est celle de la distinction entre faim et gourmandise. La faim répond à la nécessité vitale de s'alimenter, l'envie de prendre un dessert est un désir non nécessaire. A la puberté, l'individu doit souvent intégrer un nouveau rapport à la sexualité.

Métaphore intéressante en effet. La libido existe néanmoins chez les enfants, mais ces derniers n'éjaculant pas ont un taux hormonal inférieur et donc un besoin effectivement physiologique moins fort et qui paraît moins vital. Tandis que la libido des individus éveillés sexuellement pleinement, oblige ces derniers à se satisfaire sexuellement ou à réguler leur taux hormonal. Si leur taux d'hormones est très bas, leur besoin de se satisfaire sera forcément moins fort et les pulsions beaucoup moins fortes aussi et l'individu sera capable de se satisfaire sexuellement bien plus facilement, car il aura moins faim, donc pour se rassasier sexuellement, il lui en faudra pas beaucoup. Pareil que pour l'appétit, moins on mange plus l'estomac rétrécit et donc moins on a besoin de manger. Attention toutefois, manger est plus qu'un besoin physiologique, c'est un besoin biologique. Contrairement à la satisfaction sexuelle, qui est un besoin physiologique important à satisfaire mais moins que les besoins biologiques comme manger, boire ou dormir.
Et il est intéressant aussi de constater que plus on mange, plus l'estomac grossit et plus on ressent l'envie de manger abondamment. Le plaisir sexuel, c'est pareil, même si physiologiquement ça ne fonctionne pas pareil, plus on se masturbe et surtout plus on éjacule, plus l'appétit sexuel augmente.
Je suis bien d'accord avec la dernière phrase et c'est en partie ce changement de fonctionnement et cette nouvelle gestion de la sexualité qui fait la crise d'adolescence et modifie en partie son point de vue et sa manière d'interagir avec son entourage et la société.


La confrontation des deux sexualités différentes n'a pas nécessairement des suites négatives pour l'enfant (même dans un contexte social aussi hostile à la pédophilie, on peut trouver plusieurs dizaines de témoignages publiés).

Perso, je n'en ai pas vu beaucoup de ces témoignages, où alors c'étaient des témoignages de pédosexuels qui affirmaient que l'enfant avait aimé les rapports sexuels et n'en souffre nullement. Ce qui pour moi ne suffit pas pour démontrer que des enfants ne souffrent pas des rapports pédosexuels, même si je sais que cela existe.


Mais le risque me semble néanmoins important, sur le plan qualitatif : en accédant à la sexualité adulte, l'individu peut tout à coup opérer une relecture de ses relations sexuelles passées avec des adultes et par exemple, se sentir dupé, floué (pour moi, c'était un jeu, pour lui, c'était un besoin de se vider les couilles).

Effectivement, mais cela revient encore une fois à une réaction névrotique. Ce n'est pas la relation qui fait le traumatisme, mais juste le fait de savoir que l'adulte en tirait profit. Ce qui ne rentre donc pas vraiment dans le cadre de vraie victime si les deux y trouvaient leur compte. Sans compter quand dans ce genre de jeu à connotation sexuelle, l'enfant aussi peut y prendre du plaisir, notamment aux rapports physiques à des zones qui lui sont érogènes. Tant que le rapport est respectueux et que le plus mature respecte le moins mature en allant pas au delà de sa capacité de compréhension et d'appréciation, le traumatisme sera forcément absent et si l'enfant est suffisamment mature pour apprécier le rapport physique à tel ou tel endroit de son corps. En effet, suivant sa maturité, sa connaissance de lui même, l'érotisation de son corps et des zones érogènes et sa capacité à être touché et apprécié le rapport sur la dite zone érogène, l'enfant en ressentira du plaisir, ou du plaisir mélangé à un malaise, ou un malaise tout seul. Et si on pousse l'enfant (éventuellement devenu adulte) à croire que c'est une victime, genre que dans ce genre de relation, il était une victime, or ce n'est pas le cas si le rapport était à son niveau à lui et non celui du plus mature. Dans ces relations que j'appelle les relations semi-platoniques, souvent l'adulte prend plaisir à toucher l'enfant et l'enfant prend plaisir à être touché, ce qui fait que chacun tire profit de l'autre en fait, contrairement à ce qu'on pourrait croire où l'on dit que seul l'adulte profitait de l'enfant. Et non, l'enfant en profite aussi et si ce genre de rapports n'est pas indispensable pour la construction de l'enfant, ça y participe, car cela permet en même temps l'érotisation de diverses parties érogènes de son corps. A la condition stricte que ce genre de rapport se fasse dans un cadre respectueux, notamment du moins mature, c'est à dire que l'enfant le veuille et que cela ne soit pas imposé par le plus mature qui pourrait au contraire à force de le toucher là où l'enfant ne souhaite pas être touché, ne se sent pas à l'aise d'être touché, empêcher l'érotisation des parties de son corps supposés normalement érogènes, voir le perturber et le rendre sexuellement et affectivement frigide car non seulement ces parties de son corps risquent de ne pas être érotisés mais en plus il risque d'être mal à l'aise à l'idée qu'on y touche.


L'interdit des relations pédosexuelles est d'abord de nature morale. Il n'a nul besoin pour être justifié de discours hystériques et erronés, de généralisations abusives, du voile jeté sur la sexualité enfantine ou de la terminologie moralisatrice issue de la psychiatrie du XIXem siècle.

C'est sûr que l'hystérie, la morale, la généralisation vis à vis de la pédophilie et la sexualité des enfants induisent plus en erreur qu'autres choses. Elle étouffe plus le problème et empêche sa résolution ou au moins son amélioration. La morale n'est souvent qu'un discours de généralisation derrière lequel des gens préfèrent se cacher pour justifier leur façon de penser et pour éviter de trop reflechir sur un sujet qui les met mal à l'aise. Du style, fumer est immorale, n'empêche que fumer, aussi mauvais pour la santé que ça puisse être, cela sert de coupe-faim et d'antidepresseur, mais la morale préfère étouffer cela pour mieux convaincre les gens de ne pas fumer.


Il est inutile, pour ne pas dire stupide et dangereux de caricaturer les pédophiles en vue de les rendre conformes à l'image de monstres, qui permet de justifier ses propres envies d'exclusion et de haine. Inutile sinon pour mieux communier dans cette joie malsaine liée à l'expulsion de ses boucs émissaires.

Exacte. Comme je le dis souvent la plupart des antipédophiles les plus extrêmistes sont surtout des gens qui prennent un plaisir pervers à hair et rejeter les pédophiles plutôt que de protéger les enfants. La plupart ne sont même pas des victimes. Les antipédophiles qui cherchent à protéger les enfants sont souvent moins extrêmistes.


Peut-on anticiper avec certitude le développement psychosexuel d'un individu avant sa puberté? J'en doute fort. La pédosexualité peut procurer du plaisir à l'enfant, mais il n'est pas de même nature que celui de l'adulte.

En effet, si le rapport (pédo)sexuel n'est pas conforme au degré de développement du moins mature, ce dernier sera lésé car il a besoin de plaisir sexuel correspondant à son niveau de maturité et de développement afin qu'il puisse y prendre du plaisir sans être plongé dans la confusion. En revanche, ce n'est pas parce que l'un est plus âgé et plus mature que le rapport sera forcément abusif, mais il faut pour cela que le plus mature se mette au niveau du moins mature.


Vu les risques, un adulte devrait selon moi toujours s'interdire d'avoir des rapports pédosexuels, y compris lorsque c'est un enfant qui lui demande.

C'est difficile à dire, si l'enfant, de disons 12ans, le demande, c'est vrai qu'il y a deux possibilités selon moi. Soit il a déjà été exposé surement bien trop précocément aux rapports sexuels et en a déjà eu sous influences et il y a pris du plaisir et désire recommencer, mais si il y a eu une influence, c'est peut-être qu'il n'était pas prêt et que donc une partie de lui pourrait en être perturbé. Soit il est déjà prêt à avoir des rapports sexuels ou qu'il veut le faire mais à son niveau pour s'expérimenter davantage et éventuellement s'érotiser davantage.
Dans le premier cas, il ne faut de préférence pas accepter, car l'enfant est peut-être perturbé au fond de lui et plus de rapport pédosexuels pourrait empirer son sentiment de confusion.
Dans le deuxième cas, le rapport pédosexuel ne lui fera pas de mal si il sent qu'il le veut et qu'il n'a pas été influencé, mais il faut dans ce cas que l'autre respecte le fait qu'il n'ait pas beaucoup, voir pas du tout d'expérience et donc il ne doit pas aller au dela de ce que le plus jeune peut comprendre et apprécier. Pour un adulte plus mature, cela risque d'être plus difficile car lui, voudra peut-être aller plus loin que ce que le moins mature acceptera.
Le problème est qu'il est difficile de savoir si un enfant demandeur, qui selon moi reste très rare, de rapport pédosexuel, correspond à l'un ou l'autre. C'est pourquoi, moi-même, je suis également contre les rapports pédosexuels, mais pour les rapports semi-platoniques se résumant à des contacts physiques anodins mais qui permettent la découverte et l'érotisation de l'enfant et en même temps à l'adulte (éventuellement pédophile) d'avoir un rapport physique qui lui procure un plaisir sexuel.


Quant aux pédophiles, s'ils doivent donc faire l'objet d'une condamnation, que ce soit pour ce qu'ils font, non pour ce qu'ils sont. Merci Latifa de l'avoir compris.

Je suis d'accord. C'est comme pour tout le monde. Les pédophiles n'ont pas à être condamnés parce qu'ils sont pédophiles, mais pour leurs actes. Il y a des antipédophiles qui vont jusqu'à dire que si un pédophile touche un enfant en y prenant du plaisir, c'est criminel. Ce qui est ridicule, un non pédophile qui touche un enfant affectivement ne lui fait pas plus de mal qu'un pédophile qui touche l'enfant de la même façon. Les pédophiles ont les mêmes droits et les mêmes interdits que les autres. Dire le contraire est de l'incitation au mépris et à la haine, ce qui entraine réaction de mépris et de haine réciproque des pédophiles, ce qui contribue à ce qu'ils se comportent mal et donc augmentent les victimes.


Grâce à toi, j'ai pu prendre part publiquement à plusieurs de tes conférences. La première fois, bien sûr, j'étais particulièrement intimidé. Des amis (pédophiles et non pédophiles) m'avaient assuré que j'étais totalement imprudent, pour ne pas dire fou, que j'allais au devant de grands ennuis. Je ne cherchais même pas à leur donner tord. Pourtant ce risque, j'ai voulu le prendre plusieurs fois afin de sortir encore un peu plus de la clandestinité.

La méfiance de ses amis est très compréhensible et c'est vrai qu'il y a des tas de gens qui contrairement à l'association l'ange bleu, cherchent plus à appater des pédophiles afin des les pièger et les dénoncer. Un journaliste Québecois, Richard Martineau, s'est même permis de publier dans son article le numéro de téléphone et l'adresse d'un pédophile et d'inciter ses lecteurs à harceler le dit pédophile. Il a également tenté à plusieurs reprises d'obtenir des témoignages de pédophiles, qu'il publie ensuite sous forme de propagande antipédophile en publiant juste quelques morceaux de phrases. L'ange bleu pourrait faire pareil.
Vouloir sortir de la clandestinité est compréhensible notamment car :
-Certains pédophiles estiment que si ils se cachent c'est qu'ils ont fait quelque chose de mal. Se cacher les met donc mal à l'aise.
-Certains considèrent que se cacher veut dire qu'ils ont honte d'eux mêmes. Or certains pédophiles non seulement n'ont pas honte d'être pédophiles, mais sont même parfois fiers de l'être. Si ils sont fiers et qu'ils n'ont rien fait de mal, ils estiment alors ne pas avoir de raisons de se cacher.
-Certains sont tout simplement mal à l'aise à l'idée de dissimuler des choses, voir de mentir. Un pédophile exclusif par exemple qui se cache est un peu obligé de faire comme si il était hétérosexuel ou homosexuel alors qu'il ne l'est pas du tout, ce qui n'est pas du tout agréable.
-D'autres ont tout simplement besoin de parler et d'être reconnu comme ils sont. Parfois aussi pour mieux s'accepter. Il vaut plutôt mieux en effet pour un pédophile de s'accepter pédophile, car le refuser ne changera pas sa pédophilie et n'empêchera souvent pas sa pédophilie d'exister, surtout si il est préférentiel et encore plus si il est exclusif. Il vaut donc mieux qu'il l'accepte afin qu'il apprenne à mieux vivre avec sa pédophilie et en contrôler les attractions et les pulsions afin qu'il vive en harmonie avec en en souffrant le moins possible et en ne faisant pas souffrir les autres.


Et le fait de voir des gens m'écouter sans quitter la salle, le fait de répondre à des questions posées le plus souvent sans aucune hostilité, je dois dire que cela m'a beaucoup marqué : non seulement le ciel ne m'est pas tombé sur la tête mais je me sentais alors accepté et respecté en tant qu'humain, de manière collective.

C'est sûr que ça doit changer des crises d'hystérie, des amalgames, des caricatures, des insultes, des menaces et incitations au suicide auquels les pédophiles quand ils s'expriment, ont souvent droit.


Mais j'en viens au plus étonnant. Un petit garçon de cinq ans était présent lors d'un diner où nous étions ensembles, fils d'un couple invité. Il semblait s'ennuyer un peu. Echange de regards. Je ne pus m'empêcher de sourire. A la fin de la soirée, voila que nous jouions tous les deux. Je n'osais guère au début, imiginant que cela devait mettre les parents à la torture.

A la torture, faut pas exagérer. Mais sachant que les invités de ce diner avec Latifa Bennari, savaient tous que Samuel était un pédophile, les parents pouvaient être mal à l'aise et hostiles à l'idée que Samuel approche leurs fils.


Mais comme je ne sentais aucune hostilité, ni même aucune crainte chez eux, je commençai à jouer plus franchement. Ce furent des instants formidables. Bien que ce garçon fût encore trop petit pour éveiller mon désir, ses parents auraient pu vouloir (par prudence) m'empêcher de jouer avec lui. Il n'en fut rien. Et pour la première fois de ma vie, je jouais donc avec un enfant en présence d'adultes qui tous connaissaient mes attirances sexuelles. Jamais je ne l'oublierai.

Je le redis encore une fois, nous agissons suivant notre point de vue. La plupart des gens ayant une image de manipulateurs, faux gentils, abuseurs, sadiques, meurtriers des pédophiles, ils agissent alors en conséquences de ce point de vue en paniquant au moindre signe de pédophilie. Mais ces gens là connaissent Latifa Bennari, connaissent bien sa façon de voir les choses et ont plus ou moins assimilé sa façon de voir les pédophiles, qu'ils ne sont pas tous à l'image que l'on croit, que certains n'ont pas de mauvaises intentions et donc avec un tel point de vue, ils réagissent forcément de manière moins hostiles et surtout moins hystérique. Ils savent bien que Samuel ne va pas abuser leur fils devant eux par exemple.


Au cours de ces trois dernières années, j'ai eu des passages à vide, quasi dépressifs. Je n'ai pas réussi à rencontrer de jeune adolescent à la sensibilité homophile. Ma vie sentimentale est désertique. Mes relation avec mon père ne se sont pas arrangées. J'habite un endroit que je déteste. Je suis workalcoholic. Mais un changement de vie se profile à l'horizon.

Je ne pense pas en effet que les adolescents homophiles comme il dit se trouvent facilement. Déjà encore faut-il avoir la possibilité d'en rencontrer, ne serait-ce des ados tout court, de découvrir leurs tendances homosexuelles qui doivent être de 5% environ et en plus de pouvoir les fréquenter et éventuellement avoir avec eux des rapports érotiques. Ca me paraît très difficillement faisable.


J'approuve évidemment ton action, qui va dans l'intérêt de tous. Non seulement des pédophiles, mais de tous les enfants, qu'ils aient ou non été victimes d'abus sexuel.

Je l'approuve aussi. D'ailleurs mon but de comprendre au maximum les pédophiles est de trouver comment leur faire comprendre et comment vivre avec leurs attraction de façon harmonieuse et faire en sorte à ce qu'ils ne fassent pas de mal aux enfants aveuglément mais au contraire qu'ils les protègent.


Notre société pour partie responsable de l'émergence d'un nombre de pédophiles que je suppose amené à croitre, contribue de surcroit à les transformer en bombes ambulantes. Tu as compris qu'il était essentiel de les désamorcer.

Je ne sais pas trop si la société est responsable de l'augmentation des pédophiles. Bien que la société qui est de plus en plus sexualisée y contribue indirectement. Sinon je suis d'accord que la société a bien sa part de responsabilité dans les affaires d'abus sexuels sur enfants. Même si bien évidemment, les gens le nient souvent, par solution de facilité. L'hypersexualisation de la société oblige les gens à s'y adapter et augmente donc les désirs, les fantasmes, voire les pulsions sexuelles, ce qui forcément à des répercussions sur les abus sexuels (de toutes sortes) qui du coup augmentent.


Tu as compris aussi les effets destructeurs du statut de victime quand on cherche à y enfermer les individus et à les y maintenir, forme subtile, sournoise et particulièrement destructrice de victimisation liée à ce que certains dénoncent comme de la victimolatrie.

Oui. Et souvent ces gens là qui font de la victimolatrie sont des égoistes qui cherchent à voir des victimes et faire souffrir les victimes ou fausses victimes car cela appuie et les conforte dans leur haine envers les pédophiles. Ce qui est effectivement sournois, comme je le dis souvent aussi, c'est profiter du caractère influençable de la personne pour la persuader de penser et croire ce qui nous arrange. Ce qui est tout aussi pervers que ce que font certains pédophiles pervers actifs lorsqu'ils poussent les enfants au libertinage sexuelle pour en tirer profit.
Le terme de victimolatrie ne me convient pas trop par contre. Cela sous entend une forme d'idolatrie pour les victimes, alors que le but de ces gens là, ce n'est pas d'aduler ou idolatrer les victimes mais tirer profit d'elles en les manipulant.
Sinon comme on dit, le plus important pour une victime n'est pas d'être une victime et de rester une victime mais de savoir ce qu'elle va en faire de ce statut de victime. J'évoque dans la section victime une thérapie qui consiste à passer par une étape victime pour atteindre l'étape ensuite de survivant, puis de combattant. En bref de ne pas rester une victime et d'évoluer dans le point de vue que l'on a sur sa victimisation. Ce qui est bien plus constructif et enrichissant pour une victime de changer et modifier son point de vue afin de reprendre le contrôle de sa vie et de ses émotions que de rester bloquée à l'étape de victime.


Le rejet social est source d'une profonde souffrance pour beaucoup de pédophiles, qui ne sont pas rares à développer de graves névroses. Même en posant qu'ils étaient déjà préalablement perturbés, ce qui n'est pas systématiquement le cas, force est de reconnaître que la société actuelle ne fait que contribuer à les rendre plus malades.

La société actuelle n'aide pas c'est sûr, après je ne sais pas si le terme de maladie convient bien. Mais le rejet contribue à isoler le pédophile et plus il sera isolé plus il a des chances d'avoir des difficultés d'intégration et plus il a des chances en effet de développer des névroses, même si je ne sais pas non plus si névrose est vraiment un terme approprié.


Et si les gens se fichent du sort des pédophiles, qu'ils songent au moins que cela ne peut pas être sans conséquences pour leurs enfants! Que ces très vertueuses personnes qui réclament sans discrimination qu'on nous pende par les couilles ne viennent pas se lamenter si d'aventure leur fils de douze ans a couché avec un homme de vingt ans!

Ces personnes réclament justement la barbarie en exterminant les pédophiles en se disant que cela protégera leurs enfants, du moins c'est ce qu'ils prétendent. Mais cela est faux, cela ne fera qu'inciter à la haine et au mépris réciproques des pédophiles qui n'en réagiront que plus violemment. Et ce sont les enfants qui en payent le prix, d'un côté à cause de pédophiles qui ne font pas l'effort de se retenir mais d'un autre côté à cause de ces gens là qui font tout pour dissuader les pédophiles d'être respectueux. Ca je le dis souvent, comment voulez vous demander aux pédophiles d'être respectueux, si eux-mêmes on ne les respecte pas. Ca revient à leur dire "vous devez respecter les autres, mais vous, vous n'avez pas le droit au respect". Mais ces gens là ne vont généralement pas reflechir à ça, ils sont trop égoistes et préfèrent se contenter du minimum de reflexion et non creuser plus loin pour ne pas découvrir quelque chose qui leur ferait comprendre qu'ils ont tords. Malgré tous ses défauts, Mailloux a raison sur un point, "il n'y a pas plus sourd, qu'une personne qui ne veut pas comprendre". Cela dit, essayer de toucher les gens où ça peut leur faire mal, c'est à dire leurs enfants est une bonne initiative. En effet, leur dire "ce sont vos enfants qui en souffriront davantage", ça, ça peut les amener à reflechir. Du moins ça devrait mais ce n'est malheureusement pas trop le cas (j'ai l'impression).


J'estime qu'une prévention efficace des paraphilies, dont la pédophilie, passera nécessairement par une meilleure compréhension et une meilleure acceptation, à l'échelle de la société, de la sexualité en général, et de celle des enfants en particulier.

C'est sûr que vouloir agir sur la pédophilie sans savoir comment elle fonctionne, c'est comme soigner une personne malade sans comprendre pourquoi elle est malade, ce qui évidemment a très peu de chances de marcher.
Il en va de même effectivement pour la société, les enfants et la sexualité. Pour comprendre le lien de cause à effet de la société sur les pédophiles et inversement, il faut donc comprendre aussi la société. Pour comprendre pourquoi les enfants souffrent des abus sexuels, il faut comprendre les enfants et la sexualité et donc le lien de cause à effet entre la sexualité et les enfants.

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